samedi 14 avril 2018

« Maintenant le Peuple ! Pour une révolution citoyenne en Europe » , appel commun Bloc de gauche, Podemos, France Insoumise

Catarina Martin, pour le Bloc de  gauche portugais, Pablo Iglesias pour Podemos, Etat espagnol et Jean-Luc Mélenchon pour la France Insoumise viennent de signer, jeudi à Lisbonne, ce texte d'accord sur l'Europe.  Nous le publions ci-dessous intégralement.

"L'Europe n'a jamais été aussi riche qu'aujourd'hui. Elle n'a jamais non plus été aussi inégalitaire. Dix ans après l'explosion d'une crise financière pour laquelle nos peuples n'auraient jamais dû avoir à payer, nous constatons aujourd'hui que les gouvernants européens ont condamnés nos peuples à une décennie perdue. 

L'application dogmatique, irrationnelle et inefficace des politiques d'austérité n'a réussi à résoudre aucun des problèmes structurels causés par cette crise. Au contraire, elle a généré une immense souffrance inutile pour nos peuples. 

jeudi 12 avril 2018

Toutes et tous sur la ZAD dimanche midi !

« L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué » a déclaré ce midi le Président de la République, après une matinée où les forces de gendarmerie s’étaient essentiellement consacrées à la protection du déblaiement de la trentaine de lieux de vie détruits. 

S’il est difficile, en l’attente d’une déclaration officielle de la Préfète de Région- officielle cheffe de guerre – et alors que les grenades en tous genres pleuvent toujours sur les terres de Notre-Dame-des-Landes, d’affirmer que cette déclaration présidentielle signifie la fin de l’offensive militaire, il apparaît cependant probable que le (pieux) mensonge présidentiel sur la réussite de l’évacuation exprime bien la volonté de sortir de ce qui s’apparente de plus en plus pour le gouvernement à un bourbier politique.

mercredi 11 avril 2018

ZAD, 3ème jour de l'intervention : l'urgence de la solidarité

Ignorant les appels multiples à l’arrêt à un cessez-le-feu, le Premier Ministre a estimé ce matin que cette intervention militaire pour évacuer la ZAD de Notre Dame des Landes «a fait l’objet d’une très grande préparation pour éviter au maximum les incidents» et qu’elle se déroule avec «beaucoup de maitrise». Au vu de l’ampleur des destructions et du nombre croissant de blessés, on croit rêver ! 

Sur le terrain, malgré les très nombreuses fermetures de route – qui, à juste titre, excède de plus en plus les riverains – plusieurs centaines de personnes sont venus pique-niquer sur la ZAD et, à l’appel de la Confédération Paysanne, plusieurs dizaines de tracteurs sont déjà entrés ou convergent vers la ZAD pour protéger les exploitations agricoles menacées. 

mardi 10 avril 2018

Déclaration des porteurs d'activités agricoles et autres de la ZAD face aux expulsions en cours

Aujourd'hui, (mardi 10 avril), à la Rolandière, nous étions une trentaine de personnes représentant les diverses activités agricoles, paragricoles, artisanales et culturelles sur la ZAD. Nous avons porté un message collectif pour répondre aux contre-vérités répandues depuis hier par ceux qui nous expulsent. 

Nous avons des projets extrêmement divers dans leurs formes mais nous sommes absolument solidaires, d'autant plus quand la préfecture essaie de nous diviser par des chantages à la destruction de nos activités et lieux de vie. Hier, la ferme des cents noms a été détruite. 

Ce matin encore, les gendarmes cherchaient à s'attaquer au grand potager collectif des Rouge et Noir et au jardin de plantes médicinales qui le jouxte.

Aujourd'hui toutes les activités et les habitations de la zone sont menacées. Le gouvernement a fait le choix d'interrompre le dialogue, de militariser la zone, de venir détruire avec des tractopelles, des blindés et des milliers de gendarmes mobiles l'espoir qui a été semé sur les terres de Notre-Dame-des-Landes. 

ZAD Notre-Dame-des-Landes : la politique de la terre brulée

Au deuxième jour de l’intervention militaire sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une évidence s’impose : ce n’est pas seulement évacuer la ZAD que veut le gouvernement mais c’est aussi briser celles et ceux qui, depuis des années, ont choisi de lier leurs vies au refus de la destruction du bocage et des zones humides de Notre-Dame-des-Landes. 

En détruisant par la force des dizaines de lieues de vie et de nombreuses parcelles cultivées, en blessant et mutilant des dizaines de personnes qui s’opposent à cette politique de la terre brûlée, le gouvernement sait très bien qu’il ment en reniant ses propres engagements antérieurs de modération et de dialogue. 

Evacuation de la ZAD :une "opération délicate et respectueuse de l'humain". Valérie Oppelt, députée La république en marche de Nantes

Ci-dessous les communiqués des quatre principales composantes de la résistance citoyenne au soir de la première journée d'expulsion de la ZAD.

L’ACIPA est scandalisée par les évènements en cours sur la ZAD 

L’ACIPA est scandalisée par les évènements en cours sur la ZAD. L’ACIPA a toujours défendu que la RD281 devait rester libre après l’abandon du projet d’aéroport pour la circulation de la population et l’accès aux parcelles agricoles. Mais cette route ne sert-elle pas aujourd’hui de prétexte à une intervention plus générale ? 

L’ACIPA avait appelé à protéger les lieux de vie, qui doivent pouvoir concrétiser leurs projets agricoles, culturels, sociaux et ruraux. Le mouvement est en train de travailler sur ces projets et était en réflexion pour apporter des solutions plus individuelles sous forme de convention d’occupation précaire dans ces projets collectifs. Des réunions de concertation ont d’ailleurs déjà eu lieu avec la préfecture de Loire-Atlantique. 

lundi 9 avril 2018

 Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Après l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, le gouvernement affiche son obstination en expulsant une partie des habitants de la ZAD. Loin des journalistes, interdits de pénétrer sur la zone, les forces de l’ordre ont commencé à évacuer et à détruire cette nuit de nombreux lieux de vie. 

Alors que la préfecture de Loire-Atlantique prétendait chercher une solution apaisée, c’est la violence de l’Etat qui se manifeste aujourd’hui. Cet Etat qui cherche à diviser les habitants de la zone à défendre, alors que tous et toutes ont construit à travers à les résistances, un de ces nombreux autres mondes possibles. 

Le gouvernement refuse ainsi une sortie pacifique du conflit, comme cela avait pu être possible au Larzac dans les années 1980, et revient sur ses propres engagements en expulsant le lieu Les Cent Noms ; ce dernier devait pourtant être préservé de l’expulsion puisque faisant partie des projets agricoles reconnus. 

dimanche 8 avril 2018

Urgence au Brésil : résister à l’attaque contre la démocratie

L’emprisonnement, par décret et sans aucune preuve de l’ex-président Lula, le 5 avril, représente une nouvelle offensive contre les libertés démocratiques. De tous les jugements prononcés contre les hommes politiques impliqués dans le scandale Lava-Jato, celui de Lula a été le plus expéditif, et correspond à la volonté de la classe dominante de tout faire pour empêcher sa participation aux futures élections, de bloquer tout espace d’expression pour la gauche. 

Car Lula conserve une grande popularité, une immense sympathie auprès des travailleuses et des travailleurs, et recueillerait 40% des intentions de vote. Il symbolise ce que la bourgeoisie haït le plus : qu’un ouvrier dirige le pays. C’est dans ce contexte que le juge Sergio Moro avait prononcé la condamnation sans preuves de Lula à douze ans de prison. 

ZAD de Notre-Dame-des-Landes : déclaration d'Ensemble! 44

Le Premier Ministre vient encore de confirmer ce week-end la décision du gouvernement d’évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, au mépris des appels convergents des associations et collectifs citoyens d’œuvrer, par le débat, à une issue pacifique respectueuse de tous les actrices et acteurs de la résistance citoyenne qui ont conduit à l’abandon du projet d’aéroport. 

Seules des raisons tactiques et politiciennes peuvent expliquer cet acharnement du gouvernement. 

mercredi 4 avril 2018

Non à la casse du service public ferroviaire ! Pour la défense et le développement de tous les services publics ! Appel unitaire

Le mouvement unitaire du 22 mars a constitué un beau premier succès en défense du service public. En réponse, le gouvernement apporte pour seule perspective la casse de la SNCF. Elle s’accompagne d’une attaque frontale contre les cheminot-es, la préparation de la privatisation de l’entreprise publique via la mise en concurrence et la fermeture programmée de milliers de kilomètres de voies ferrées . 

Depuis trop longtemps, l’abandon progressif du transport de marchandises par train qui s’est traduit par la fermeture de gares de triage et la prime accordée à la route et au transport routier plombe la SNCF et notre environnement. De plus, l’ouverture par E. Macron de lignes de transports par cars au détriment du rail est un non-sens écologique et un mépris pour les personnes à faibles revenus, alors qu’il faudrait plutôt développer des tarifs sociaux SNCF. 

samedi 31 mars 2018

Tandis que reviennent en Europe les démons de l'entre-deux guerres, empêchons que Puigedemont subisse le sort de Companys , par Yorgos Mitralias

Voici donc que l’indomptable Catalogne et son peuple intrépide se trouvent de nouveau, après 80 ans (!), à l’épicentre de cette tragédie européenne toujours recommencée! 

Aujourd’hui comme alors les protagonistes du drame, qui menace – une fois de plus – de foutre en l’air notre vieux continent, sont exactement les mêmes : 

- D’un coté, les présidents traqués bien que très démocratiquement élus de la République Catalane en révolte, qui demandent l’asile à nos « démocraties » européennes. 

- Et de l’autre, l’Allemagne qui les emprisonne avant de les livrer à leurs bourreaux de Madrid qui défendent par tous les moyens « l’unité » de l’État des Bourbons et des épigones de Franco !… 

Nouveaux assassinats de Palestiniens : l’impunité de Natanyahou doit cesser ! , par Clémentine Autain

L’armée israélienne a de nouveau fait preuve d’une brutalité meurtrière contre le peuple palestinien. Ses snipers ont tué 12 manifestants palestiniens et blessé des centaines d’autres aux frontières de Gaza. 

Ces manifestants gazaouis étaient réunis ce vendredi 30 mars était pour « La journée de la terre » en référence au soulèvement palestinien du 30 mars 1976 contre la confiscation de 2.500 hectares de terres en Galilée. Cette « Journée de la Terre » marquait le début d’un processus de masse « La marche du retour » qui doit durer jusqu’à la mi-mai. 

Gaza subit un blocus par l’Etat d’Israël avec la complicité du régime égyptien depuis une douzaine d’années. L’évacuation par les forces israéliennes est en trompe l’oeil puisqu’elles contrôlent toujours les frontières. 

mardi 27 mars 2018

Fin de la trêve hivernale : refusons les expulsions ! Plus personne à la rue ! Mobilisation samedi 31 Mars 2018

NANTES Commerce 12 h 00 Banquet de rue – 14 h 00 Manifestation 

La trêve prend fin le 31 mars, tout comme le programme hivernal d’hébergement des sans abris. Sur le territoire de Loire Atlantique, des centaines de personnes vont se retrouver sans toit, dès le 1er Avril, jetées à la rue avec le concours des forces publiques. 

Qui sont-elles ? Précaires, chômeurs, travailleurs pauvres, jeunes, retraités, demandeurs d’asile, militant-e-s mobilisé-es sur des occupations, sont celles et ceux qui subissent : la précarisation généralisée, l’exclusion et la répression, une crise du logement et de l’hébergement sans précédent. Mais aussi d’anciens expulsés non relogés, alors que la loi DALO oblige à un relogement. 

Toujours plus d’expulsions : 

lundi 26 mars 2018

Nouvelles incarcérations en Catalogne, arrestation en Allemagne de Puigdemont : Catalans et Catalanes, vous n’êtes pas seul.e.s ! Liberté pour les prisonnier.e.s politiques !

Communiqué de Anticapitalistas (section de la IVe Internationale dans l’Etat espagnol) à propos des nouvelles incarcérations survenues en Catalogne. 

Ce vendredi 23 mars, le juge Llarena a donné un nouveau coup à la démocratie, en emprisonnant et en lançant des mandats d’arrêt contre différent-e-s représentant-e-s du peuple de Catalogne. Pour cela, il a utilisé une fausse accusation de rébellion (en appliquant, en outre, de manière également abusive, la prison préventive, grâce à des jugements préconçus aussi aberrants comme la supposée conclusion à propos des inculpé-e-s selon laquelle « on n’apprécie pas dans leur sphère politique interne un élément puissant permettant d’apprécier que le respect envers les décisions de ce juge instructeur soit permanente ») contre ceux et celles qui simplement, avec plus de 2 millions de personnes, ont participé à un processus de mobilisation populaire, de forme non-violente, afin d’exercer leur droit à voter pour pouvoir décider de leur futur.