samedi 26 janvier 2013

Projet de loi Peillon : où est la refondation de l’école ? par la commission éducation des Alternatifs


Le projet de loi présenté mercredi dernier par V.Peillon au Conseil des Ministres reste très sommaire. De nombreux points s’inscrivent déjà dans l’acte III de la décentralisation (attribution aux régions de la carte des formations professionnelles, de l’orientation scolaire) ou seront fixés par décrets. 

Sur le fond, ce projet de loi s’inscrit dans la continuité des politiques précédentes Le socle commun est maintenu dans le primaire et au collège et les inégalités demeureront entre celles et ceux qui n’obtiendront que ce socle, soit « le minimum », malgré les affirmations du ministre, et celles et ceux « qui ont du talent » et obtiendront le bac +3 et plus. Le lycée Chatel reste donc inchangé. 

Une refondation qui ne touche pas au fond. 

La priorité pour le Primaire est affirmée avec pour certains cas l’application du « plus de maîtres que de classes », mais pour quel contenu réel ? Mais pour un ministère qui affiche l’ambition de refonder l’Ecole, le silence sur l’Education prioritaire, sur l’utilisation des personnels Rased, sur la formation continue des enseignant-e-s est plus qu’inquiétant. 

En n’accordant pas la priorité absolue à la lutte contre l’échec scolaire, ce projet de loi passe à coté de son objet même, « la refondation » de l’Ecole. La question des rythmes scolaires hebdomadaires ne peut être dissociée ni de celle de la longueur de la journée des élèves ni des contenus à enseigner, ni des méthodes pédagogiques à utiliser et ne devrait en aucune façon conduire à un alourdissement de la charge de travail des enseignant-e-s. 

mercredi 23 janvier 2013

11 mai 2013 : chaîne humaine à Notre Dame des Landes ! Communiqué de presse de l’équipe organisatrice de la chaîne humaine


La coordination des opposants au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes a pris la décision d'organiser un très grand évéènement le 11 mai 2013, sous la forme d'une chaîne humaine. Celle-ci se déploiera sur les 25 kms de routes qui entourent la ZAD, en passant par les agglomérations de Vigneux de Bretagne, la Pâquelais et Notre Dame des Landes. 

La coordination des opposants veut avec cette chaîne humaine offrir à la plus large population la possibilité de dire dans la plus grande sérénité et par un geste symbolique fort, son opposition à ce projet inutile, gaspilleur d'argent public et destructeur de terres nourricières. 

Mains dans les mains, ce sera aussi un spectaculaire geste de solidarité à l'adresse des paysans et habitants de la Zone dont l'expulsion est programmée en 2013. 

Il y avait près de 40000 personnes à la manifestation du 17 novembre, la coordination compte bien en rassembler beaucoup plus le 11 mai prochain sur les 25 kms de routes qui serpentent dans le bocage encore préservé. 

Détachez vos ceintures ! Un aller-simple pour Notre-Dame-des-Luttes, une BD en librairie à partir du 15 février prochain




Quand plus de 60 auteurs et 16 éditeurs, regroupés sous le label des éditions du Kyste, s’associent pour informer sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, dénoncer le caractère absurde et obsolète de la logique qui le gouverne et soutenir ses opposants, cela donne 144 pages de textes et d’images pour dire « Vinci dégage ! ». 

Sortie lors du festival d’Angoulême 2013, en librairie le 15 février. Tous les bénéfices générés par les ventes de ce livre seront reversés à l’ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes). 

Avec les contributions de : Tanxxx (couverture), Augel, Badame L’Ambasadrise, Edmond Baudoin, François de Beaulieu, Berth, Jean-Michel Bertoyas, Catherine Binon, Jean Bourguignon, Prosperi Buri, Ivan Brun, les Camilles de la ZAD, Nicolas de la Casinière, Lucie Castel, Rémy Cattelain, Lionel Chouin, Colloghan, Jean-Luc Coudray, Hélène Coudray, Étienne Davodeau, Pierre Deruelle, Brice Dumas, Jean-Marie Dréan, Quentin Faucompré, Désirée Frappier, Alain Frappier, Pier Gajewski, Gébé, Thomas Gochi, Fabien Grolleau, Benoît Guillaume, Laurent Guizard, Simon Hureau, Aurélien Jablonka, Alexandre Kha, Klouchka, Lasserpe, Johann Le Berre, Étienne Lécroart, Sandra Lefrançois, Lefred-Thouron, LLDM, Luz, Rémi Malingrëy, Mandragore, John-Harvey Marwanny, Micaël, Mickomix, Nicolas Moog, Macduff, Morvandiau, Nardo, Jonvon Nias, Olivier Quéméré, Ramine, Olivier Rolland, Olivia Sautreuil, Tanitoc, Jean-Michel Thiriet, Tignous, Titia, Zag, ainsi que les lettres ouvertes de Stéphanie L. et Patrick Warin. Publié sous le label collectif, créé pour l’occasion, des éditions du Kyste qui regroupe les co-éditeurs suivants : Goater, l’Association, Tête rock Underground, Rackham, Flblb, 6 pieds sous terre, Les Requins Marteaux, Le Tigre, Marwanny corporation, l’Apocalypse, Cornélius, Vide Cocagne, l’œuf, Libertalia, 2024, The Hoochie Coochie. 

Attila est de retour à Notre Dame des Landes, par l'ACIPA et l'ADECA


La semaine dernière, alors que la commission de dialogue installée par le Premier Ministre avait demandé un climat propice au dialogue, M. le Préfet, lui, choisit de faire table rase. 

Une nouvelle maison a été détruite sur la zone du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Il s’agissait d’une ancienne ferme en pierre située au lieu dit « Saint Jean du Tertre » sur la commune de Vigneux de Bretagne. Elle comportait maison, étable, hangar et garage. Ses habitants l’ont quittée le 11 janvier. Aucune perturbation ou agitation n’a été signalée et, dans la semaine, les 15, 16 et 17 janvier, police, pelleteuse et camions ont fait leur sale travail. Il ne reste pas un caillou, pas même de quoi caler une roue de car de garde mobile. C’est ainsi la 14ème destruction au compteur de M. le Préfet, alors que l'hiver fait rage et que des personnes sont sans logis. 

Trois ministres ont annoncé en décembre un moratoire sur les travaux de défrichement tant que le comité d'expertise scientifique n'aura pas rendu son rapport Peut-on détruire l’habitat de l’homme quand on préserve celui de la faune ? A tout fin utile, nous informons donc le public qu’au lieu dit « Bellevue » à Notre Dame des Landes, dans une ferme qui pourrait aussi subir la colère de M. le Préfet, une espèce protégée de chauve-souris a trouvé refuge et que toute destruction de son habitat est interdite. 

lundi 21 janvier 2013

Le Collectif nantais « Uni-e-s Contre Une Immigration Jetable » appelle à un rassemblement devant la Préfecture de Nantes jeudi 24 janvier 2013 à partir de 17H en soutien à tous les sans papiers


De nombreuses personnes, hommes, femmes et enfants, dites « sans papiers » vivent, habitent et travaillent en France. Elles sont déboutées du droit d'asile, travailleurs ou travailleuses sans papiers ; elles cotisent, paient des impôts ; leurs enfants vont à l'école, ici, en France. 

Après 10 ans d'une politique de chasse aux étrangers, la victoire de la gauche aux élections présidentielles et législatives avait suscité de grands espoirs chez les «sans papiers» et les organisations qui les soutiennent. Le collectif s’est toujours prononcé pour la régularisation de tous les sans papiers et un accueil des demandeurs d’asile conforme aux textes internationaux qui régissent le droit d’asile (hébergement et aide aux démarches). 

Le 28 novembre 2012, est parue la circulaire Valls. Elle est censée faciliter les démarches de régularisation pour les personnes sans papiers. Hélas, il s'agit d'une circulaire extrêmement restrictive sur les conditions de régularisation et elle laisse aux préfets une grande liberté d'interprétation. Si elle permet, à terme, la régularisation de quelques personnes, elle va en laisser des milliers dans la même vie d’extrême précarité, de surexploitation, de peur, de discrimination. 

dimanche 20 janvier 2013

Contre l'homophobie, l'égalité ! 6000 manifestant-e-s dans les rues de Nantes


Malgré le froid et un temps exécrable, plus de 6000 manifestant-e-s se sont retrouvés dans les rues de Nantes ce samedi après-midi pour riposter à la mobilisation conjointe de la droite et des églises et dire non à l'homophobie, oui à l'égalité.
Dans cette manifestation, beaucoup de jeunes. A l'évidence le tremplin est réussi pour la manifestation nationale de dimanche prochain à Paris !

Accord de "Wagram" : premiers dégâts !

L'annonce par la direction de Renault de 7500 suppressions d'emplois, sans licenciements mais contre l'acceptation de l'abandon des 35 heures, est une première mise en oeuvre de l'accord de "Sécurisation de l'Emploi et des Parcours Professionnels" signé par le patronat, la CFDT, la CGC et la CFTC.En effet cet accord va généraliser et ériger en système les chantages à l'emploi hier limités à quelques entreprises. 

Ainsi, chez Renault, tous les sites sont concernés.Malgré des capacités d’intervention plus grandes que chez PSA ( l'Etat est actionnaire à 15% de Renault), le gouvernement ne dit mot et consent. De plus, il veut imposer aux parlementaires PS de voter les yeux fermés l'accord MEDEF - CFDT. Quitte à donner un os à ronger : les député-e-s et sénateurs/trices auront toute liberté pour amender le texte à venir sur les reprises d'entreprise. Dommage que l'os manque de moelle ! 

La contestation des licenciements est en effet rendue très difficile du fait des délais réduits pour pouvoir agir, de l'absolution des vices de forme...L'annonce des suppressions de postes chez Renault et la validation de l'accord de régression sociale marquent un pas supplémentaire dans la politique d'austérité du gouvernement. Mais ce pas est un pas de géant.

vendredi 18 janvier 2013

Chef de guerre ! par Raoul-Marc Jennar

Des avions de chasse décollent tous feux allumés dans la nuit africaine, des colonnes de blindés s’élancent sur les pistes en latérite, de vaillants soldats débarquent leur paquetage et leurs armes, un officier galvanise sa troupe. Telles sont les images que toutes les chaînes françaises de télévision nous présentent en boucle depuis une semaine. 

A la vue du déploiement de cette panoplie guerrière, les sondages favorables s’envolent, le peuple frémit et se rassemble derrière son chef. L’onction militaire le métamorphose. Voici le Président de la République devenu chef de guerre. Et les médias de claironner à l’unisson : François Hollande a acquis une nouvelle stature ; il a atteint une dimension régalienne ; il a enfin, a-t-on même entendu sur France Info, gagné sa légitimité de chef d’Etat. 

Comme si la légitimité du Président de la République ne provenait pas du suffrage universel, mais de sa capacité à décider d’engager les forces armées dans de véritables combats. 

Comme si l’acte guerrier faisait l’homme d’Etat ! Depuis le début de l’opération militaire française au Mali, ce discours domine chez bon nombre de journalistes et d’observateurs. 

Et bien des signes indiquent que l’opinion publique confère au chef de l’Etat une fermeté virile qu’il lui niait jusqu’alors. 

Pour l'alternative et l'autogestion, c'est maintenant !


La course au profit entraîne la remise en cause permanente des droits sociaux, menace et dégrade l’environnement, plonge dans la misère des peuples entiers, comme en Grèce. 

Le projet du capitalisme c’est d’augmenter toujours plus l’intensité et la productivité du travail. Son rêve : une consommation aliénante pour certain-e-s, une démocratie réduite pour toutes et tous, et la précarité pour un nombre chaque jour plus grand.

Rechercher les compromis avec le MEDEF en allant jusqu’à renoncer aux acquis sociaux, comme le fait le gouvernement et l’acceptent certains syndicats, c’est préparer des lendemains qui déchantent. C’est le cas lorsque ces accords répondent au chantage du patronat en validant les baisses de salaires au nom de la sauvegarde de l’emploi. 

Nos vies valent mieux que leurs profits : l’humain d’abord !

C’est pour cela qu’il faut imposer une autre répartition des richesses, contre les spéculateurs et au bénéfice des salarié-e-s , en premier lieu des bas salaires, des chômeurs et précaires. Mais il faut aussi nous rassembler pour, ensemble, porter des alternatives : 

jeudi 17 janvier 2013

Non à l'austérité et au chômage ! Une alternative est possible ! Il faut gouverner pour l'emploi ! Le Front de Gauche propose 25 premières mesures pour changer d’orientation


François Hollande et son gouvernement ont fait le choix de l’austérité. Partout en Europe, cette politique a entraîné une contraction de l’activité économique et une explosion du chômage. Il en va déjà de même en France, avec 4,6 millions de demandeurs d’emplois. Le Front de Gauche ne l’accepte pas et propose une alternative. Celle-ci s’appuie sur le refus de la soumission au traité européen, aux marchés financiers et sur la volonté de promouvoir une autre répartition des richesses en faveur du salariat, un autre type de développement économique non productiviste, s’appuyant notamment sur la ré-industrialisation de note pays et la planification écologique afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques du plus grand nombre. Il est urgent de mettre en place une politique de création massive de millions d’emplois.

DÉGAGER LES MOYENS FINANCIERS POUR L’INVESTISSEMENT ET L’EMPLOI

Des mesures immédiates pour dégager des recettes nouvelles

1 - Suppression des niches fiscales et sociales sans utilité sociale, et économique et écologiques (a minima 42 milliards selon l’Inspection générale des finances) à commencer par les niches fiscales liées à l’impôt sur les sociétés (80 Mds€)

2 - Réforme de l’impôt sur le revenu pour le rendre progressif avec 14 tranches dont la dernière à 100% (au delà de 360 000 euros net par an) ; taxation de tous les revenus du capital au même niveau que le travail (20 Mds€)

3- Suppression des exonérations de cotisations sociales (30 Mds€)

Mali, la guerre, mais jusqu'où ?, par Denis Sieffert (Politis)


Les Alternatifs n'ont pas, à ce jour, pris collectivement de position publique sur la guerre au Mali. Nous avons besoin d'informations et de repères que nous n'avons pas toujours. Les points de vue de partis de gauche et des altermondialistes du Mali et d'Afrique de l'ouest nous semblent également particulièrement importants. L'éditorial de Denis Sieffert, dans le numéro de Politis qui sort ce jour, nous parait bien formuler nombre des échanges et débats qui nous traversent, nous Alternatifs comme beaucoup de militant-e-s de gauche.

Moins de deux ans après l’intervention franco-britannique en Libye, voilà donc la France de nouveau en guerre ou, comme l’on dit pudiquement, « engagée dans une opération militaire ». On se gardera bien ici de réciter le catéchisme anti-impérialiste, car il n’y a dans cette affaire malienne que des mauvaises solutions. Ne rien faire et laisser les jihadistes conquérir les villes du centre du Mali, voire s’ouvrir la route de la capitale, Bamako, eût abouti à livrer la population à la barbarie. Et il semble bien – ce qui n’est guère étonnant – que l’immense majorité des Maliens appelait cette intervention de ses vœux.

Nous éviterons donc les condamnations quasi pavloviennes, plus faciles à prononcer à Paris qu’à Tombouctou ou à Gao, où les jihadistes font régner la terreur depuis mars 2012. Mais une fois qu’on a dit cela, viennent les questions. À commencer par celle-ci : était-ce bien à la France d’intervenir ?

L’ancienne puissance coloniale est prise dans une contradiction redoutable. On a bien compris qu’elle était militairement la mieux à même d’agir dans l’urgence, alors que les mouvements jihadistes lançaient une attaque surprise sur le centre du pays.

mardi 15 janvier 2013

Ensemble, agissons pour montrer que l’alternative à l’austérité c’est possible ! - Appel du Front de Gauche


Le Front de Gauche a contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy. Il souhaite maintenant une politique qui réponde à la nécessité de sortir notre pays de la crise et qui réponde aux attentes nombreuses en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture… 

Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas à ces attentes. François Hollande et le gouvernement ont d’abord fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques et met en place des politiques d’austérité. Ils ont ensuite accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparés par les actionnaires des grandes entreprises. Enfin, s’il ratifiait un accord sur l’emploi initié par le MEDEF il s’engagerait sur une voie qui, si elle devient une loi, va entraîner toujours plus de flexibilité et de nouvelles dégradations du code du travail. 

Cette politique social libérale va à l’échec. 

lundi 14 janvier 2013

Accord sur la réforme du marché du travail : en attendant la Troïka, par ATTAC


En signant avec le Medef un accord « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi », trois syndicats minoritaires ont donné en France un aval anticipé aux réformes structurelles du marché du travail imposées par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI dans le Sud de l’Europe. 

Tout y est : baisse des salaires en cas de menace sur l’emploi, prédominance de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements. Le Wall Street Journal félicite les patrons français d’avoir « gagné une nouvelle flexibilité ». 

L’accord signé le 11 janvier par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC confirme la possibilité, déjà adoptée par la majorité précédente, d’accords d’entreprise dits de « maintien dans l’emploi », avec une baisse des salaires, en cas de « graves difficultés conjoncturelles ». Les salariés qui refuseraient la baisse de salaire seraient licenciés pour « motif personnel », exonérant l’entreprise de toute obligation de reclassement. De même, tout salarié qui refuserait un changement de poste ou une mutation géographique pourra être licencié pour « motif personnel », dès lors que l’entreprise a signé un accord sur la mobilité. 

"L'accord" sur l'emploi ne doit pas devenir une loi, par le Front de Gauche


Le Front de gauche regrette la signature des accords sur l’emploi. Ce texte inspiré par le MEDEF marque une avancée pour celui-ci. Cette organisation patronale s’en est d’ailleurs aussitôt réjouie. 

S’il y a sécurisation c’est celle qui permet plus de flexibilité ! Le CDI est toujours plus attaqué comme norme de notre droit du travail. La hiérarchie des normes est contestée : les salariés ne pourront plus refuser un avenant à leur contrat de travail si un accord d entreprise le prévoit. 

Sur bien des aspects, cet accord rompt avec notre modèle social et républicain. Cet accord est en réalité minoritaire puisque les syndicats qui, à juste titre, le refusent, qu’ils aient participé ou non à la négociation, sont ensemble les plus représentatifs des salariés. 

La bataille n’est donc pas finie : ce texte ne vaut pas loi. 

samedi 12 janvier 2013

Accord sur la sécurisation de l’emploi : une régression sociale historique - Communiqué de l’union syndicale Solidaires


L’Union syndicale Solidaires juge inacceptable le texte sur lequel vienne de tomber d’accord le patronat et des organisations syndicales.

Cet accord : 
-  institutionnalise davantage la précarité par la généralisation des contrats de projets et les contrats à durée indéterminée intermittents. 
-  instaure une super-flexibilité par de nouvelles mesures de mobilité, la généralisation de l’accord compétitivité/emploi, et de nouvelles modalités pour les PSE, en se dégageant systématiquement des obligations légales et conventionnelles du licenciement économique. 
-  spolie les salariés-es par une barèmisation plafonnée en cas de licenciements sans cause réelle et sérieuse. 
- réduit les délais de recours des syndicats en matière de licenciements économiques collectifs et de contestation aux prud’hommes. 

La logique patronale est claire : renforcer la flexibilité de la force de travail, poursuivre la destruction du code du travail et la hiérarchie des normes. Il n’y a pas de sécurisation de l’emploi mais sécurisation des droits, déjà exorbitants, des patrons.