"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
lundi 24 avril 2017
La gauche est vivante, par Roger Martelli (Regards.fr)
Les résultats sont tombés, sans grande surprise. Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’affronteront au second tour. Mais le résultat de Jean-Luc Mélenchon ouvre une nouvelle page dans l’histoire de la gauche : premières analyses.
Des analyses plus
fines seront proposées une fois entrées les données locales du vote. Les
réflexions qui suivent restent donc très générales. Elles s’appuient
sur les seules estimations fournies par les instituts de sondage et les
résultats partiels fournis par le ministère de l’Intérieur (à minuit).
1. La gauche était annoncée en déroute et la droite piaffait, persuadée qu’elle tirerait les marrons du feu. Le résultat est plus complexe qu’elle ne l’entendait. Si l’on additionne les voix d’Arthaud, d’Hamon, de Mélenchon et de Poutou, on obtient tout juste 27,3 % contre 48,6 % pour la droite. Mais si l’on tient compte qu’une part des voix de Macron provient de la gauche [1], on se trouve plutôt dans un rapport autour de 42-58 %.
1. La gauche était annoncée en déroute et la droite piaffait, persuadée qu’elle tirerait les marrons du feu. Le résultat est plus complexe qu’elle ne l’entendait. Si l’on additionne les voix d’Arthaud, d’Hamon, de Mélenchon et de Poutou, on obtient tout juste 27,3 % contre 48,6 % pour la droite. Mais si l’on tient compte qu’une part des voix de Macron provient de la gauche [1], on se trouve plutôt dans un rapport autour de 42-58 %.
dimanche 23 avril 2017
Battre Le Pen le 7 mai, construire une gauche digne de ce nom
Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont les seuls candidats restant en lice au second tour le 7 mai.
La gauche est éliminée, et malgré l’espoir soulevé par la campagne populaire et massive de JL Mélenchon, dans laquelle était impliqué le mouvement Ensemble !, JL Mélenchon ne sera pas présent au second tour.
Le score de Jean Luc Mélenchon avec 19 % des voix constitue évènement considérable. Il démontre la vitalité, à gauche, des aspirations au progrès social, à la préservation de l’environnement, au renouveau démocratique et notamment au passage à la 6ème République pour en finir avec le présidentialisme.
Il faut désormais empêcher une victoire de l’extrême-droite qui ferait courir un grave danger aux libertés fondamentales, aux droits démocratiques et sociaux, ce d’autant plus que la constitution de la cinquième République donne des pouvoirs considérables au président.
Le score de Jean Luc Mélenchon avec 19 % des voix constitue évènement considérable. Il démontre la vitalité, à gauche, des aspirations au progrès social, à la préservation de l’environnement, au renouveau démocratique et notamment au passage à la 6ème République pour en finir avec le présidentialisme.
Il faut désormais empêcher une victoire de l’extrême-droite qui ferait courir un grave danger aux libertés fondamentales, aux droits démocratiques et sociaux, ce d’autant plus que la constitution de la cinquième République donne des pouvoirs considérables au président.
vendredi 21 avril 2017
Jusqu'au bout du suspense, par Roger Martelli (Regards.fr)
Cette fois, nous y sommes. Les urnes dénoueront dimanche l’incroyable imbroglio d’une longue année pré-électorale. Dans l’instant, on ne sait qu’une chose : rien ne sera plus comme avant.
Il y eut dans le passé des élections présidentielles que l’on pensait décisives, dès le début, et qui l’ont été : ce fut le cas en 1981. Il y en eut d’autres qui furent des surprises totales, comme celle de 2002. Celle de 2017, elle, semblait jouée par avance. La gauche était enlisée par un quinquennat désastreux. On attendait une percée spectaculaire du Front national et, tout naturellement, une victoire de la droite. On se préparait même, bon gré mal gré, à un remake caricatural de 2012. Nicolas Sarkozy avait repris en main l’UMP et le PS cherchait à mettre en selle, au nom du vote utile, un des ténors de l’exécutif, si possible François Hollande, à défaut Manuel Valls. Dans les deux camps, des primaires étaient organisées, pour donner le plus de légitimité possible aux candidatures censées être les plus efficaces contre une Marine Le Pen sûre de parvenir au second tour.
Il y eut dans le passé des élections présidentielles que l’on pensait décisives, dès le début, et qui l’ont été : ce fut le cas en 1981. Il y en eut d’autres qui furent des surprises totales, comme celle de 2002. Celle de 2017, elle, semblait jouée par avance. La gauche était enlisée par un quinquennat désastreux. On attendait une percée spectaculaire du Front national et, tout naturellement, une victoire de la droite. On se préparait même, bon gré mal gré, à un remake caricatural de 2012. Nicolas Sarkozy avait repris en main l’UMP et le PS cherchait à mettre en selle, au nom du vote utile, un des ténors de l’exécutif, si possible François Hollande, à défaut Manuel Valls. Dans les deux camps, des primaires étaient organisées, pour donner le plus de légitimité possible aux candidatures censées être les plus efficaces contre une Marine Le Pen sûre de parvenir au second tour.
«Faire gagner la gauche passe par le vote Mélenchon»
Autour de l'écrivaine Annie Ernaux, des écrivains, artistes, cinéastes et intellectuels appellent à voter Jean-Luc Mélenchon pour « faire gagner la gauche et faire battre la droite et l'extrême-droite ». Tout en précisant qu'ils ne sont pas « le petit doigt sur la couture du pantalon » et qu'ils ont ou auront des divergences avec le candidat de la France insoumise.
Nous nous inscrivons dans la lignée de ceux qui ont combattu dès son origine les institutions monarchiques de la Vème République. Et parce que nous avons une haute idée de la démocratie, nous considérons que pour la faire vivre, il est nécessaire qu'une critique radicale du capitalisme soit possible : de sa domination économique, politique, mais aussi culturelle, cognitive, psychologique.
Nous sommes écœurés par la désinformation et la censure qui sévit partout (et notamment la caricature du programme de Jean-Luc Mélenchon et des Insoumis), orchestrée par les propriétaires de la plupart des moyens d'information.
Nous nous inscrivons dans la lignée de ceux qui ont combattu dès son origine les institutions monarchiques de la Vème République. Et parce que nous avons une haute idée de la démocratie, nous considérons que pour la faire vivre, il est nécessaire qu'une critique radicale du capitalisme soit possible : de sa domination économique, politique, mais aussi culturelle, cognitive, psychologique.
Nous sommes écœurés par la désinformation et la censure qui sévit partout (et notamment la caricature du programme de Jean-Luc Mélenchon et des Insoumis), orchestrée par les propriétaires de la plupart des moyens d'information.
« Ces quelques heures peuvent être décisives », par Pauline Graulle (Politis.fr)
Pour son ultime jour de campagne, Jean-Luc Mélenchon a prononcé un discours résolument européen, empli de chaleur et d'émotion. C'est en petit comité, devant quelques centaines de personnes réunies en haut du parc de Belleville, à Paris, pour un « apéro insoumis » sous le soleil, que le leader de la France insoumise a mis, vendredi, un point final à sa campagne de premier tour.
Pourquoi je vote et je ferai voter jusqu'au bout pour Jean Luc Mélenchon, par Myriam Martin
Ce dimanche 23 avril nous allons pouvoir voter « utile », pour un candidat qui propose un programme, un projet, en faveur de la majorité de la population. C'est à dire un projet qui concerne les salarié-e-s, les précaires, les chômeurs-ses, les retraité-e-s, les jeunes.
Un projet qui privilégie l'intérêt général à celui particulier des plus riches et des plus puissants. Un projet qui explique qu'une alternative est possible, qu'il n'est pas inéluctable de subir la disparition des acquis sociaux, des services publics, la destruction programmée de la planète, une autre société est possible, un autre horizon est atteignable.
A l'heure actuelle, la réaction, les représentants des puissances et des plus riches mais aussi les supplétifs des classes dominantes, supplétifs qui dirigent aujourd'hui le pays et qui présentent un bilan calamiteux, une partie des médias, se déchaînent contre Jean Luc Mélenchon.
Un projet qui privilégie l'intérêt général à celui particulier des plus riches et des plus puissants. Un projet qui explique qu'une alternative est possible, qu'il n'est pas inéluctable de subir la disparition des acquis sociaux, des services publics, la destruction programmée de la planète, une autre société est possible, un autre horizon est atteignable.
A l'heure actuelle, la réaction, les représentants des puissances et des plus riches mais aussi les supplétifs des classes dominantes, supplétifs qui dirigent aujourd'hui le pays et qui présentent un bilan calamiteux, une partie des médias, se déchaînent contre Jean Luc Mélenchon.
jeudi 20 avril 2017
mercredi 19 avril 2017
Pourquoi je vote Jean-Luc Mélenchon, par Clémentine Autain
Si je vote Jean-Luc Mélenchon, c’est parce que je crois que notre pays a besoin d’un changement radical de politique. Depuis trente ans, les politiques néolibérales ont aggravé la précarité du plus grand nombre et creusé les inégalités, il est temps de changer le modèle économique et social. Jean-Luc Mélenchon porte dans la durée la cohérence de la lutte pour une transformation sociale, écologique et démocratique de la société.
Pour moi, il est le candidat de la vie face à ceux qui proposent la haine, le repli et la division comme issue pour les classes populaires. Lui est tourné vers l’unité du peuple, ce qui peut faire progresser les droits, permettre la liberté de chacun et de chacune.
mardi 18 avril 2017
Pour une politique économique sérieuse et à la hauteur des enjeux, votons Mélenchon
Plus d'une centaine d'économistes de dix-sept pays à travers le monde appellent les citoyens à se prononcer, dimanche, pour le candidat de La France insoumise.
"Alors que la France n’est toujours pas sortie de la stagnation économique qui fait suite à la crise de 2007-2008, Emmanuel Macron et François Fillon veulent poursuivre et intensifier les politiques de coupes dans les dépenses publiques, de démantèlement de l’Etat social et du droit du travail, menées sans relâche par les gouvernements précédents. Ces politiques ne servent que les plus riches. Elles ne conduisent qu’à plonger le pays dans le cercle vicieux du chômage et de la précarité, terreau de la montée du FN dont le faux vernis social peine à cacher la nature profondément raciste et xénophobe et l’incohérence des propositions économiques.
"Alors que la France n’est toujours pas sortie de la stagnation économique qui fait suite à la crise de 2007-2008, Emmanuel Macron et François Fillon veulent poursuivre et intensifier les politiques de coupes dans les dépenses publiques, de démantèlement de l’Etat social et du droit du travail, menées sans relâche par les gouvernements précédents. Ces politiques ne servent que les plus riches. Elles ne conduisent qu’à plonger le pays dans le cercle vicieux du chômage et de la précarité, terreau de la montée du FN dont le faux vernis social peine à cacher la nature profondément raciste et xénophobe et l’incohérence des propositions économiques.
Attention, dangers!, par Noël Mamère
Le résultat du second tour dépendra beaucoup de la volonté de Benoît Hamon et de Jean- Luc Mélenchon de tenir compte de cette échéance, dès maintenant, dans leurs comportements, dans leurs discours et dans leurs actes…
Le verdict des « primaires » réelles, celles du premier tour des élections présidentielles, sera rendu le dimanche 23 avril à 20 h. Après une folle campagne, marquée par l’élimination sans appel des figures marquantes des deux partis de gouvernement, en particulier celle des deux derniers présidents de la République, Sarkozy et Hollande, de deux premiers ministres, Valls et Juppé, voilà que nous arrivons à l’heure de vérité.
Contrairement à ce que l’on a pu dire, y compris dans ces colonnes, cette campagne n’a pas été aussi négative qu’on le répète à longueur d’antenne dans les medias. Si les affaires l’ont minée de bout en bout, elles auront mis en évidence le besoin d’en finir avec un système politique obsolète, verticaliste, où les citoyens doivent se contenter de regarder en spectateurs les turpitudes de ceux qu’ils ont désigné comme leurs représentants.
Le verdict des « primaires » réelles, celles du premier tour des élections présidentielles, sera rendu le dimanche 23 avril à 20 h. Après une folle campagne, marquée par l’élimination sans appel des figures marquantes des deux partis de gouvernement, en particulier celle des deux derniers présidents de la République, Sarkozy et Hollande, de deux premiers ministres, Valls et Juppé, voilà que nous arrivons à l’heure de vérité.
Contrairement à ce que l’on a pu dire, y compris dans ces colonnes, cette campagne n’a pas été aussi négative qu’on le répète à longueur d’antenne dans les medias. Si les affaires l’ont minée de bout en bout, elles auront mis en évidence le besoin d’en finir avec un système politique obsolète, verticaliste, où les citoyens doivent se contenter de regarder en spectateurs les turpitudes de ceux qu’ils ont désigné comme leurs représentants.
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