"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
mardi 17 novembre 2015
Etat d'urgence, par le Syndicat de la Magistrature
Vendredi soir, des attentats meurtriers ont touché la France en plein cœur, faisant plus de cent vingt morts et plusieurs centaines de blessés dans une salle de concert, des bars ou dans la rue. Le Syndicat de la magistrature apporte son entier soutien et exprime toute sa solidarité aux victimes et à leurs proches, ainsi qu’aux nombreux professionnels mobilisés, chacun dans leur domaine, après ces attentats.
Guerre
Nous appartenons à une génération qui n'a pas connu la guerre.
Du moins nous ne l'avons pas faite, on ne nous a pas collé un uniforme sur le dos et une arme entre les mains. Pas même le temps d'un service militaire, bien souvent.
Alors nous avons forcément été sensibles, même malgré nous, au mythe de la fin de l'histoire - fin de la guerre froide, fin de la guerre tout court. Comme dans le Golfe en 1991, la guerre ne pouvait plus exister que comme une anomalie, le résultat toujours évitable des agissements d'un fou.
La justice, pas « l’état de guerre », par Roger Martelli
L’horreur des massacres nourrit l’univers de la guerre. Or, couplée à la peur, l’obsession de la guerre mine un peu plus la démocratie. Ne rien faire face à la barbarie est impensable. Glisser vers l’état de guerre et le choc des civilisations est une folie. Que faire, donc ?
Le phénomène Daesh ne relève pas d’une rationalité classique. Il n’est pas à proprement parler le fruit des politiques occidentales, pas plus que le nazisme de l’entre-deux-guerres n’était le résultat du traité de Versailles qui humilia l’Allemagne meurtrie.
lundi 16 novembre 2015
Se sortir de la guerre, par Roger Martelli
Comment échapper à la logique qui a conduit aux tueries d’hier soir à Paris, quand celles-ci l’alimentent, comment lui substituer un sursaut civique pour enrayer la spirale d’une guerre qui nous atteint aujourd’hui de plein fouet ?
Un pays abasourdi par un déchainement de violence inouïe… La sidération devant l’horreur d’un massacre inédit chez nous, depuis bien longtemps… Ce qui, depuis si longtemps et la plupart du temps dans l’indifférence, est le lot récurrent de nombreux pays d’Afrique et d’Asie envahit notre horizon. Ni Karachi, ni Bombay, ni Bagdad, ni Mogadiscio, ni Ankara, mais Paris.
Ce sont des monstres mais ce sont vos monstres, par José Fort
Les barbares qui ont semé la mort et la désolation vendredi soir à Paris sont des monstres. Personne ne le conteste. Mais s'en tenir à ce constat et à la compassion pour les familles martyrisées ne suffit pas.
Ces monstres ont été enfantés par le désordre mondial enclenché par les guerres menées au nom de la « démocratie » par les Bush, Sarkozy, Cameron et quelques autres.
Des questions de bon sens n'obtiennent étrangement aucune réponse. D'ou vient l'argent ? D'où viennent les armes ?
dimanche 15 novembre 2015
D’abord, faire de la politique !, par Pierre Khalfa
Face au massacre opéré par Daesh, c’est d’abord la sidération qui l’emporte. Les mots, quel que soit le sentiment qu’ils expriment - condamnation, écœurement, solidarité, recueillement –, semblent toujours en deçà de l’événement lui-même.
Le premier réflexe est celui de serrer les rangs. Face à une agression intolérable, l’unité nationale semble s’imposer. « Nous sommes en guerre » nous répètent à satiété la plupart des responsables politiques. Et à la guerre, tout est permis pour gagner.
samedi 14 novembre 2015
Face à la terreur, opposons la liberté et la démocratie, par Clémentine Autain
Les attaques terroristes meurtrières de vendredi sont effroyables. Je veux exprimer toute ma solidarité et ma compassion à l’égard des personnes touchées par ce drame. L’injustice se mêle à l’horreur. Nous devons redoubler de solidarité et de fraternité.
Ces attentats constituent une suite particulièrement sanglante des attaques contre Charlie Hebdo et l’hypercasher, contre le musée du Bardo, à Sousse en Tunisie ou encore à Beyrouth il y a trois jours. Elles font écho aux tragédies que vit le Moyen-Orient. Ces actes sont le fait de groupes terroristes inspirés et organisés par Daesh, à l’idéologie totalitaire et sectaire, et porteuse de guerres entre les peuples.
Après les attentats de Paris : contre la peur, la solidarité !
Aujourd’hui, nous sommes dans un moment de deuil.
Les attaques terroristes meurtrières qui ont eu lieu vendredi 13 novembre ont causé de très nombreuses victimes. Elles constituent une tragédie effroyable.
Notre compassion et notre solidarité vont à toutes les personnes qui sont touchées par ce drame, aux familles des victimes et à tous leurs proches.
Ces attentats s’inscrivent dans la suite des attaques de janvier dernier contre Charlie Hebdo et l'hypercasher, contre le musée du Bardo ainsi qu'à Sousse en Tunisie. Elles font écho aux tragédies que vit le Moyen-Orient (Liban, Syrie, Irak, Turquie, Palestine...).
La peur est notre ennemie, par Edwy Plenel
Vendredi
13 novembre, toute une société fut, à Paris et à Saint-Denis, la cible
du terrorisme : notre société, notre France, faite de diversité et de
pluralité, de rencontres et de mélanges. C’est cette société ouverte que
la terreur voudrait fermer ; la faire taire par la peur, la faire
disparaître sous l’horreur. Et c’est elle qu’il nous faut défendre car
elle est notre plus sûre et plus durable protection.
Un vendredi soir d’automne, sous un temps clément. Fin de
semaine, temps de sortie, moment de détente. Joies des retrouvailles
amicales, des concerts musicaux, des matchs sportifs. Sociabilités
populaires et juvéniles. Hommes et femmes mêlés, jeunesses sans
frontières, plaisirs variés où l’on peut, selon les goûts ou les envies,
boire, fumer, danser, se côtoyer, se mélanger, se séduire, s’aimer,
bref aller à la rencontre des uns et des autres.
"Résister à la haine et à la peur que les assassins veulent incruster en nous", par Jean-luc Mélenchon
Qu’il est douloureux, ce froid qui monte dans les os quand on vit des moments comme celui-ci dans Paris, sachant la souffrance des autres, retenus en otages et sentant la mort rôder, blessés transis, familles des morts sidérées et déchirées. De là où nous sommes chacun, nous leur tenons la main.
Sur les lampions de la fête, dans les bars et les lieux de gaieté vidés, une bise d’angoisse passe. Je vois sur mon écran de télé ce que les navettes de voitures à gyrophares en bas de ma rue me font deviner.
Sur les lampions de la fête, dans les bars et les lieux de gaieté vidés, une bise d’angoisse passe. Je vois sur mon écran de télé ce que les navettes de voitures à gyrophares en bas de ma rue me font deviner.
vendredi 13 novembre 2015
Vengeance patronale à Air France
Quatre salariés licenciés pour « faute lourde », un cinquième - délégué syndical – dont le licenciement sera demandé à l'inspection du travail. Onze autre mis à pied sans solde pendant quinze jours pour « effraction ». Les cinq licenciés seront de plus traduits devant le tribunal de Bobigny le 2 décembre prochain.
C'est ce que la direction d'Air France appelle une décision « juste, équitable, proportionnée et rigoureuse ».
jeudi 12 novembre 2015
Vous avez aimé la loi Macron ? Vous allez adorer Macron 2, par Thomas Clerget (Regards)
Emmanuel Macron a présenté la future loi "Noé", visant à adapter l’économie aux bouleversements du numérique. Préparant, au passage, les esprits à une nouvelle libéralisation qui s’annonce encore plus profonde que les précédentes.
Pour la présentation des grandes lignes du projet de loi Macron 2, lundi 9 novembre au ministère de l’Économie, celles et ceux qui s’attendaient à une conférence de presse classique en ont été pour leur étonnement. Emmanuel Macron avait une nouvelle fois décidé de casser les codes. Sous des lumières bleues tamisées, une douzaine d’intervenants, dont le ministre de l’Économie, se sont succédé micro en main pour convaincre un parterre de journalistes, de chercheurs et de représentants d’organisations professionnelles des réformes à conduire face à la révolution numérique.
mercredi 11 novembre 2015
Nous toutes contre les violences faites aux femmes
Le week-end dernier plus sieurs centaines de milliers (entre 250 et 500 000 selon les estimations) de femmes ont manifesté à Madrid contre les violences machistes. C’est de très loin la plus grande démonstration de force des femmes contre les violences dont elles sont victimes, en Espagne comme en France et dans le monde. En France justement, une marche est organisée à paris le 21 novembre prochain à l’appel des associations féministes et d’un large front d’organisation, dont Ensemble ! En publiant ci-dessous le texte de l’appel, nous vous invitons à le partager le plus largement possible.
mardi 10 novembre 2015
Philippe Grosvalet : surenchère dans la goujaterie
Jusqu’où ira-t-il ? Lors du précédent mandat, Philippe Grosvalet s’était déjà illustré par son agressivité à l’encontre de Françoise Verchère, à chaque fois où, opposante à la construction d’un nouvel aéroport, elle défendait le maintien et le développement de Nantes Atlantique et des milliers d’emplois en sud Loire qui y sont liés.
Cette fois-ci, M. Grosvalet franchit une nouvelle étape en s’en prenant directement à la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, en l’invitant à fermer sa G… ou à démissionner.
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