Enseignant
en sociologie à Paris-I Panthéon-Sorbonne, Christophe Aguiton, l’un des
fondateurs de SUD en 1988 et de l’association altermondialiste Attac,
est reconnu comme un des spécialistes des mouvements sociaux.
Le mouvement syndical et les animateurs de Nuit debout
semblent vouloir amorcer un rapprochement. Est-ce qu’ils peuvent
converger ou sont-ils condamnés à s’observer sans se comprendre ?
Il y a deux différences importantes. La première porte sur les
revendications. Le mouvement syndical, par tradition, se base toujours
sur des revendications précises. Là, en l’occurrence, c’est le retrait
du projet de loi El Khomri et la négociation sur d’autres bases. Du côté
de Nuit debout, si le point de départ a été aussi le projet El Khomri,
c’est devenu un lieu d’agrégation des contestations et de réflexion sur
les alternatives à construire. Des contestations qui viennent de la
question sociale mais aussi des questions morales, avec le choc qu’ont
représenté le débat sur la déchéance de nationalité et la position de
Manuel Valls sur les réfugiés, mais aussi les questions
environnementales qu’il ne faut pas sous-estimer.
Parti de France le 28 avril, Valls fera escale en Kanaky. Pour la France, puissance coloniale, ce territoire s’appelle Nouvelle Calédonie, nom que lui avait donné l’Anglais James Cook, premier occidental à y accoster en 1774.
Valls se rendra ensuite en Nouvelle Zélande. Il ne sera plus sur l’île le 5 mai, pour le 28ième anniversaire du massacre d’Ouvéa, où dix-neuf kanaks furent assassinés par les soldats français lors de l’assaut de la grotte où s’étaient réfugiés des indépendantistes qui avaient pris en otage des gendarmes de l’île.
La manifestation du 28 avril a rassemblé 20 000 personnes à Nantes, ce qui témoigne du maintien d’une forte mobilisation contre la remise en cause du code du travail.
ENSEMBLE s’en félicite, mais tient à dénoncer l’attitude de la Préfecture. Elle a fait bloquer par les policiers des rues prévues pour le passage des manifestantEs ; le cortège a été arrosé sans raison de grenades lacrymogènes.
Non contents de détruire la gauche et de mener une politique misérable, les hérauts du gouvernement tentent de jeter l’anathème sur ceux qui les contestent. Seraient-ils aux abois ?
Après Julien Dray et Manuel Valls, c’est au tour de Jean-Marie Le Guen de s’en prendre à moi, non sur le cœur de mon projet politique mais sur une question, aussi brûlante qu’épineuse par les temps qui courent, l’une de ces questions avec lesquelles on ne devrait pas jouer en méprisant les faits et les arguments.
Depuis début mars 2016, des centaines de milliers de jeunes, de salarié-es en CDI ou précaires, de retraité-es descendent dans la rue ou sur les places, en manifestation ou lors de Nuit debout.
Avec le soutien de la majorité de la population, les deux tiers des personnes interrogées se prononçant pour le retrait du projet de loi « travail », qui remet en cause des décennies de conquêtes sociales.
Pour mettre en œuvre une directive européenne relative à l'efficacité énergétique dans l’Union, la France a décidé, en 2012, de procéder au remplacement de tous les compteurs électriques par de nouveaux compteurs joliment appelés « Linky », capables de communiquer directement à une centrale EDF, sans l’intervention de son personnel.
Ce n’est pas là sa seule fonction, il permettra aussi d’adapter le contrat, autorisera la mise en service ou la coupure à distance et le client pourra surveiller sa consommation en KW en se connectant sur un site dédié et non directement sur le compteur...
Rappelons-nous, il y a 30 ans, le 26 avril 1986, le plus grand
accident nucléaire de l’histoire ravageait l’Ukraine. A Tchernobyl, près
de la vile de Pripiat, un réacteur de la centrale
nucléaire, de type RBMK, explosait à la suite d’une montée en puissance
incontrôlée. Un énorme nuage contenant de grandes quantités radioactives
de césium 137 et d’iode 131, passait au-dessus de nombreux pays
européens.
En France, les hommes du lobby nucléaire prétendaient que le
nuage avait été arrêté à nos frontières ! Alors présentateur du journal
d’Antenne 2-Midi, je me souviens des difficultés rencontrées, y compris
auprès des journalistes « spécialisés », pour qu’enfin on admette que la
France n’était pas épargnée par cette catastrophe.
Avec 55,4% des suffrages exprimés, c’est nettement que Karine Daniel a été élue hier députée de la 3ème circonscription de Loire-Atlantique, en remplacement de Jean-Marc Ayrault.
Présent à la soirée électorale, le Ministre des Affaires étrangères y a vu « une victoire de nature à redonner confiance à ceux qui croient que tout est perdu et que la droite à un boulevard devant elle avec son programme ultra conservateur », tandis que la nouvelle élue affirmait que son élection était « un signe pour reconquérir l’opinion ».
La mobilisation des cheminot-e-s le 9 mars s’est révélée exceptionnelle, du fait de l’appel de toutes les organisations syndicales représentatives (CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT), de l’ampleur de la grève avec 40 % de grévistes globalement et 50 % à l’exécution, et de la coïncidence de date sur le 9 mars, cumulant l’appel des 4 organisations de la SNCF sur la future convention collective des entreprises ferroviaires, et l’appel interprofessionnel des 7 organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL pour le retrait de la Loi Travail.
Je suis révoltée par les propos de Jean-Marie Le Guen à mon
égard. Où a-t-il vu que je souhaite remplacer nos règles républicaines par des
normes religieuses ? Jamais je n'ai défendu une telle ineptie.
Que signifie
"islamo-gauchiste" ? Jamais je n'ai défendu le "différentialisme
culturel", je suis profondément universaliste et laïque mais je défends la
mixité culturelle, comme une richesse, et je me bats et continuerai à me battre
contre le rejet des musulmans dans notre pays, qui est une forme de racisme
contemporain - raison pour laquelle je suis taxée de soi-disant
"islamo-gauchiste". Ecoeurant.
70% de la population rejette ce projet de loi. F. Hollande ne veut pas entendre. Il ne veut pas la retirer. Rejetés par leurs anciens électeurs, le tandem Hollande-Valls s'obstine.
Ce gouvernement tente de désamorcer la mobilisation avec quelques rectifications. Le fond du projet reste : l'inversion des normes en faveur de l'accord d'entreprise et la banalisation des licenciements économiques, notamment.
Après le mot “référendum” c'est celui de “consultation” qu’on nous sert. Il est annoncé après le débat public de 2003, l’enquête publique de 2006, la Déclaration d’Utilité Publique de 2008, les jugements Loi sur Eau et Espèces protégées toujours en appel, les jugements en expropriation et en expulsion de 2015 et 2016, ceci pour couvrir un mensonge d’État sur le dossier de Notre Dame des Landes pour lequel il devrait être sanctionné.
Que peut Nuit Debout ? Déclencher la grève générale ? Rédiger une nouvelle Constitution ? Changer les structures de la société ? Oui, ce serait souhaitable. Mais que peut réellement Nuit Debout aujourd’hui ? D’où vient le mouvement et quelle contribution originale peut-il apporter au projet de mettre en échec la loi Travail et son monde ?
Contribution collective aux débats qui agitent le mouvement par Annick Coupé (ancienne porte-parole de Solidaires), Thomas Coutrot (Attac), Nicolas Haeringer (350.org) et Aurélie Trouvé (économiste atterrée).
Les 1 000 délégués réunis en congrès à Marseille du 18 au 22 avril 2016 ont analysé la situation économique et sociale, le contexte des mobilisations désormais ancrées dans le pays depuis plus d’un mois et demi.
La CGT lance un appel fort et déterminé à l’ensemble des salariés du privé et du public, des jeunes, des privés d’emploi, des retraités et de ses syndicats, à poursuivre et amplifier partout le rapport de force jusqu’au retrait du projet de la loi dite « Travail » dynamitant notre modèle social.
Face à la crise de l’emploi, le revenu de base inconditionnel est l’un des thèmes fétiches des occupants de la place de la République des « Nuits debout ». Il est souvent présenté comme la mesure radicale et novatrice appropriée par les promoteurs de la thèse de la « fin du travail », autant que par les tenants de la flexibilité du marché du travail. Nombre d’entre eux se sont rassemblés dans le Mouvement Français pour un Revenu de Base. Les fondements théoriques mobilisés par ses membres sont hétéroclites, allant des thèses revendiquant l’hétérodoxie marxiste aux théories néoclassiques les plus traditionnelles.