Ce qui arrive à Richard Ferrand, devenu ministre, est une petite affaire Fillon qui tombe mal, au moment où François Bayrou annonce sa loi de moralisation de la vie publique, la première du quinquennat. Mais n’est pas Jupiter qui veut et quand on prétend nettoyer les écuries d’Augias, il faut être au clair soi-même.
Emmanuel Macron, le candidat qui a opportunément prospéré sur l’impensé politique de la droite et de la gauche, qui a profité du refus de l’extrême droite, doit aussi sa victoire au Canard Enchainé, révélateur du « penelopegate », véritable arme de destruction massive du candidat de la droite auquel tout promettait une victoire assurée… Et voilà que, quelques semaines plus tard, il se retrouve dans la position de l’arroseur arrosé.
"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
mardi 30 mai 2017
jeudi 25 mai 2017
La Grèce, mauvaise conscience de l'éditorialiste économique, par Romaric Godin (Arrêt sur images)
Cette forme moderne d'indifférence, la reprise de dépêche.
Alors que l’économie hellénique continue à s’enfoncer sous le poids des réformes et de l’austérité, les médias français feignent l’incompréhension et les éditorialistes regardent ailleurs. Il est vrai que la Grèce est une épine dans le pied de leurs certitudes…
Il est des silences très parlants. Ainsi celui des éditorialistes et chroniqueurs économiques français sur la situation grecque depuis quelques mois. Regardons le sommaire de la semaine passée : on n'y trouvera que des réflexions assez semblables sur la façon dont Emmanuel Macron a ensorcelé Angela Merkel ou sur les défis des deux nouveaux locataires de Bercy. De Grèce, point.
Alors que l’économie hellénique continue à s’enfoncer sous le poids des réformes et de l’austérité, les médias français feignent l’incompréhension et les éditorialistes regardent ailleurs. Il est vrai que la Grèce est une épine dans le pied de leurs certitudes…
Il est des silences très parlants. Ainsi celui des éditorialistes et chroniqueurs économiques français sur la situation grecque depuis quelques mois. Regardons le sommaire de la semaine passée : on n'y trouvera que des réflexions assez semblables sur la façon dont Emmanuel Macron a ensorcelé Angela Merkel ou sur les défis des deux nouveaux locataires de Bercy. De Grèce, point.
mardi 23 mai 2017
Nicolas Hulot: bon courage en territoire hostile, par Noël Mamère
On ne peut qu’être inquiet sur les marges de manoeuvre du nouveau ministre, qui va naviguer en territoire hostile. Dans ce secteur, comme dans d’autres, Il n’y a pas d’homme providentiel capable de résoudre, comme par magie, ces problèmes, surtout quand le gouvernement est dirigé par un homme d’Areva, nommé par un énarque dans la pus pure tradition nucléariste et productiviste.
Dès que j’ai connu la nouvelle de la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement, j’ai aussitôt réagi en lui adressant mes vœux de réussite. : “Bon courage, Nicolas. Nous t’aiderons s’il le faut.” Et je maintiens ces encouragements ! Nous sommes nombreux, en effet, à placer beaucoup d’espoirs dans sa nomination, désespérés que nous sommes de voir l’écologie passer systématiquement au second plan des préoccupations des pouvoirs qui se succèdent, alors que la menace climatique est plus que jamais présente, que les dégâts du « progrès » à la mode ultra libérale détruisent chaque jour un peu plus notre environnement, s’attaquant aux bases mêmes de la survie de l’humanité sur notre vieille planète.
Dès que j’ai connu la nouvelle de la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement, j’ai aussitôt réagi en lui adressant mes vœux de réussite. : “Bon courage, Nicolas. Nous t’aiderons s’il le faut.” Et je maintiens ces encouragements ! Nous sommes nombreux, en effet, à placer beaucoup d’espoirs dans sa nomination, désespérés que nous sommes de voir l’écologie passer systématiquement au second plan des préoccupations des pouvoirs qui se succèdent, alors que la menace climatique est plus que jamais présente, que les dégâts du « progrès » à la mode ultra libérale détruisent chaque jour un peu plus notre environnement, s’attaquant aux bases mêmes de la survie de l’humanité sur notre vieille planète.
vendredi 19 mai 2017
jeudi 18 mai 2017
De quoi Macron est-il le nom ?, par Myriam Martin
Dimanche 7 mai le nouveau président de la république, Emmanuel Macron a été élu, sans trop de surprises en réalité. Mais soyons clairs d’entrée, une grande majorité des votes se sont portés sur sa candidature par défaut, afin de barrer la route au FN.
Avec 66,1 % des voix exprimées, c’est à dire 43 % du corps électoral, avec 33,9 % pour son adversaire du FN, avec une abstention et des votes blancs ou nuls, très élevés (respectivement 25,5 % et 11,5%), Emmanuel Macron n’a nullement le droit de croire et d’imposer l’idée que les citoyen-nes de ce pays adhèrent à son projet !
Avec 66,1 % des voix exprimées, c’est à dire 43 % du corps électoral, avec 33,9 % pour son adversaire du FN, avec une abstention et des votes blancs ou nuls, très élevés (respectivement 25,5 % et 11,5%), Emmanuel Macron n’a nullement le droit de croire et d’imposer l’idée que les citoyen-nes de ce pays adhèrent à son projet !
mercredi 17 mai 2017
Solidarité avec les LGBT. Marche des Fiertés le 11 juin à Nantes
En cette journée internationale du 17 mai contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie, « Ensemble! » tient à exprimer toute sa solidarité avec les LGBT+ traqué.e.s et persécuté.e.s, comme en Tchétchénie où l'homosexualité est passible de la peine de mort.
Nous sommes en accord total avec les organisations qui ont déposé plainte contre Ramzan Kadyrov, devant la Cour pénale international, pour « génocide », alors même que le dictateur tchétchène est quasiment soutenu par le président russe.
En France, la situation des lesbiennes, gays, bi et trans ne s'améliore pas : les actes LGBTphobes ont augmenté de 20%, une hausse sans doute liée au climat haineux entretenu par la « Manif pour Tous » et ses avatars comme « Sens Commun ».
Nous sommes en accord total avec les organisations qui ont déposé plainte contre Ramzan Kadyrov, devant la Cour pénale international, pour « génocide », alors même que le dictateur tchétchène est quasiment soutenu par le président russe.
En France, la situation des lesbiennes, gays, bi et trans ne s'améliore pas : les actes LGBTphobes ont augmenté de 20%, une hausse sans doute liée au climat haineux entretenu par la « Manif pour Tous » et ses avatars comme « Sens Commun ».
mardi 16 mai 2017
L'avénement du jeune monarque républicain, par Noël Mamère
La cérémonie de passation des pouvoirs a confirmé la soirée électorale du second tour. Nous assistons au retour en force de la monarchie présidentielle, « old school ». Emmanuel Macron surjoue son rôle de petit prince devenant Roi.
Le nouveau Président, maitre des horloges et des images, veut montrer avec ostentation qu’il rompt avec la vulgarité de nouveau riche qu’affectionnait Nicolas Sarkozy et la normalité de son prédécesseur.
Ce retour en grâce de la fonction présidentielle a pour modèle De Gaulle. Comme si, 60 ans après, nous assistions à la renaissance de la Vème république. Pourtant l’Histoire, comme le souligne Karl Marx, l’auteur du « 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte », paraphrasant Hegel, s’écrit toujours deux fois : la première en tragédie, la seconde en farce.
Le nouveau Président, maitre des horloges et des images, veut montrer avec ostentation qu’il rompt avec la vulgarité de nouveau riche qu’affectionnait Nicolas Sarkozy et la normalité de son prédécesseur.
Ce retour en grâce de la fonction présidentielle a pour modèle De Gaulle. Comme si, 60 ans après, nous assistions à la renaissance de la Vème république. Pourtant l’Histoire, comme le souligne Karl Marx, l’auteur du « 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte », paraphrasant Hegel, s’écrit toujours deux fois : la première en tragédie, la seconde en farce.
Pour gagner, cette fois il faudra occuper les entreprises !, par Gérard Filoche
Les médias et leurs commentateurs patentés nous abreuvent de cent mille bêtises à l’heure sur le chamboule tout politique, qui recomposerait le pays. Tout serait changé, changeable, différent, bouleversé. Plus de gauche plus de droite, un centre qui dévorerait tous les clivages.
Ne vous laissez pas distraire, c’est du vent. Il n’y a que deux classes sociales, et deux camps, le centre n’existe pas, et, aussi gonflé qu’il soit, explosera, comme cela a toujours été le cas.
Ne vous laissez pas distraire, c’est du vent. Il n’y a que deux classes sociales, et deux camps, le centre n’existe pas, et, aussi gonflé qu’il soit, explosera, comme cela a toujours été le cas.
samedi 13 mai 2017
Notre-Dame-des-Landes : la bataille continue, par Katell Andromaque
Vendredi 28 avril 2017, Ouest France titrait « La commission européenne […] a fait sauter le dernier verrou au lancement du chantier d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ». Cette affirmation est erronée.
Si la commission européenne a pris la décision, politique et non juridique, de ne pas poursuivre la France pour non-respect de la réglementation européenne, les recours juridiques ne sont pas épuisés.
Les arguments contre ce chantier sont toujours aussi solides.
Les conclusions du rapport, remis à Ségolène Royal en avril 2016 et qui affirme le surdimensionnement des travaux, n'ont pas été prises en compte.
Si la commission européenne a pris la décision, politique et non juridique, de ne pas poursuivre la France pour non-respect de la réglementation européenne, les recours juridiques ne sont pas épuisés.
Les arguments contre ce chantier sont toujours aussi solides.
Les conclusions du rapport, remis à Ségolène Royal en avril 2016 et qui affirme le surdimensionnement des travaux, n'ont pas été prises en compte.
vendredi 12 mai 2017
Insoumis de tous poils, unissez-vous pour une nouvelle percée spectaculaire le 11 juin ! , par Gilles alfonsi
Emmanuel Macron n’est pas seulement un pur produit de l’élitisme
républicain de bon papa. Le jeune loup incarne à la fois la volonté
antidémocratique de casser le Code du travail, la fuite en avant libérale
de l’Union européenne et aussi un consternant désintérêt pour
les enjeux écologiques.
Jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin, il devrait en partie retenir ses coups : il doit en effet tenter à toute vitesse d’opérer une recomposition d’ampleur, sans laquelle il n’obtiendra pas de majorité pour gouverner. Il s’attachera à solliciter un consensus en vue d’une future loi sur la transparence de la vie politique, et il mettra probablement un bémol à son intention de liquider 120 000 emplois publics et de diminuer de 60 milliards les dépenses publiques.
Jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin, il devrait en partie retenir ses coups : il doit en effet tenter à toute vitesse d’opérer une recomposition d’ampleur, sans laquelle il n’obtiendra pas de majorité pour gouverner. Il s’attachera à solliciter un consensus en vue d’une future loi sur la transparence de la vie politique, et il mettra probablement un bémol à son intention de liquider 120 000 emplois publics et de diminuer de 60 milliards les dépenses publiques.
Le populisme de gauche ne constitue pas une alternative crédible au populisme de droite, par Thomas Coutrot
Performante lors de la campagne présidentielle, qui met en scène l’élection d’un monarque, la stratégie « populiste de gauche » de Jean-Luc Mélenchon risque de montrer ses limites aux législatives, faute de pouvoir accepter la diversité d’un « peuple » construit autour du leader. A la place du populisme, fût-il de gauche, il faudrait inventer une stratégie altermondialiste-libertaire de l’« arc-en-ciel » pour éviter de paver la voie à de nouvelles oligarchies.
En Europe comme aux États-Unis, l’extrême-droite
populiste prospère sur les frustrations des classes moyennes et
populaires blanches, en leur promettant un retour à un passé idéalisé
d’ordre et de prospérité. Un passé où les classes populaires
bénéficiaient d’une relative sécurité de vie à l’abri de frontières
nationales. Un passé aussi où les Noirs, les Arabes, les Chinois (et les
femmes…) « se tenaient à leur place »…
Ecologie politique : maintenant, il faut se refonder !, par Noël Mamère (Reporterre.net)
Les thèmes environnementaux ont été peu présents dans la campagne présidentielle. Celle-ci a validé la faillite d’EELV et la divergence des trois courants de l’écologie politique. Notre chroniqueur voit dans cette période l’occasion de reconstruire un courant qui porte toujours « l’idée propulsive d’un XXIe siècle » confronté à « la survie de l’humanité ».
Je ne ferai pas de commentaire sur le second tour de l’élection présidentielle. Le pire a été évité. Un président par défaut a été élu. La recomposition politique s’accélère et bien malin qui pourrait prédire la suite des évènements. Je voudrais insister ici sur l’état de notre famille politique, celle de l’écologie, à la veille des élections législatives.
Je ne ferai pas de commentaire sur le second tour de l’élection présidentielle. Le pire a été évité. Un président par défaut a été élu. La recomposition politique s’accélère et bien malin qui pourrait prédire la suite des évènements. Je voudrais insister ici sur l’état de notre famille politique, celle de l’écologie, à la veille des élections législatives.
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