"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
lundi 11 février 2013
Kenavo, Pierre - En hommage à notre camarade Pierre Gourmelon
Notre camarade, Pierre Gourmelon, est décédé Vendredi à l’hôpital de Brest. On savait qu'il avait de graves soucis de santé, même s'il était toujours très discret là-dessus. Mais nous étions loin d'imaginer que son cœur le lâcherait aussi brutalement.
Nos chemins militants s'étaient rejoints dans les comités Juquin en 1988, dont il fut un militant actif en Finistère, et à l'Autre Gauche, expérience de rassemblement d'une gauche alternative à l'échelle départementale déjà vieille de plus de 20 ans. Puis ce fut l'aventure de Tous Ensemble à Gauche, portée par le succès de la liste du même nom lors des régionales de 1998.
Militant des Alternatifs et de la FASE, il avait toujours des réflexions très pertinentes sur les questions dont nous débattions, une vraie vision politique d'avenir. Ses interventions étaient toujours pleines de bon sens et savaient ramener nos discussions aux fondamentaux d'une vraie politique de transformation. Il était aussi très attaché à la dimension bretonne du combat pour l'émancipation; à la culture régionale, bien sur, mais aussi aux bases économiques et sociales qui fondent une identité culturelle.
«Chokri Belaïd était un grand tribun des pauvres, des ouvriers et des femmes». Entretien de Jean-Luc Mélenchon au journal algérien El Watan
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| Jean-Luc Mélenchon dépose gerbe, au nom du Frontde Gauche, sur la tombe de Chokri Belaid |
Jean-Luc Mélenchon est le leader du Front de gauche en France qui regroupe 9 partis politiques de la gauche radicale. Lors de l’élection présidentielle française de 2012, il termine quatrième derrière Hollande, Sarkozy et sa première rivale politique Marine Le Pen, en totalisant 11,10% des voix. Né à Tanger en 1951, de parents originaires d’Oran et de Staouéli, ce philosophe de formation fait entendre la voix de la gauche radicale dans ses combats contre l’austérité en Europe. Au plan politique, sa philosophie est de privilégier les relations bilatérales franco-maghrébines. Ce qu’il nous explique dans ce long entretien, à la veille de la tournée maghrébine qu’il va entamer en Tunisie aujourd’hui, le 11 février, et qui le conduira au Maroc le 15 février. Demain (aujourd'hui lundi) il sera à Alger pour animer une conférence à l’Institut français. Avec une grande diplomatie et son franc-parler habituel, il défend ses positions politiques et appelle la gauche radicale algérienne et maghrébine à s’unifier autour d’un idéal commun.
- Le peuple algérien, notamment sa communauté établie en France, a découvert et admiré vos positions politiques lors de la présidentielle 2012. Plus de six mois après, quels enseignements tirez-vous de cette élection ?
La campagne présidentielle du Front de gauche a fait émerger une nouvelle grande force politique en France, éduquée, autonome, disciplinée et conquérante. Pour la première fois depuis 30 ans, en rassemblant 4 millions de voix, une deuxième force politique de gauche a réalisé un score à deux chiffres. Au-delà de ce résultat électoral, notre campagne a lancé un processus d’implication populaire qui se prolonge et s’élargit aujourd’hui dans la résistance aux politiques d’austérité. Nous incarnons une alternative concrète aux politiques libérales qui détruisent le pays et appauvrissent le peuple. Cette alternative s’appuie sur une nouvelle synthèse politique que nous nommons éco-socialisme. Et sur la méthode de la révolution citoyenne qui veut que le peuple reprenne le pouvoir pour imposer l’intérêt général partout où règnent aujourd’hui les intérêts marchands et financiers. Notre programme sera au pouvoir en France avant dix ans.
dimanche 10 février 2013
Notre Dame des Landes : la marche partie de Nice est arrivée !
Près d'un demi-millier de manifestants ce samedi square Daviais à Nantes pour accueillir la marche partie de Nice.
Ce dimanche le rendez-vous était dans la ZAD .... sous une pluie battante !
Le message de Michel TARIN :
"C'est avec beaucoup de regrets que je ne peux partager ce moment
ici au square Daviais avec vous, mais après nos 28 jours de grève de la faim
collective, je sors de 28 jours de chambre stérile et une carcasse un peu
affaiblie. Mais BRAVO pour votre exploit malgré la dureté de l'hiver et
la longueur du parcours. Vous apportez un grand soutien à la lutte de Notre
Dame Des Landes. Je vous remercie toutes et tous pour les plus des 300
courriers et messages de sympathie et d'amitié que j'ai reçus depuis un mois et
demi.
Grâce à vous, ma tête reste dans la lutte et je suis sûr que nous allons conserver les terres de Notre-Dame-des-Landes, symbole de la préservation des terres nourricières pour les générations futures. Ne lâchez rien".
Grâce à vous, ma tête reste dans la lutte et je suis sûr que nous allons conserver les terres de Notre-Dame-des-Landes, symbole de la préservation des terres nourricières pour les générations futures. Ne lâchez rien".
Michel TARIN, samedi 9 février 2013
Hommage à Choukri Belaîd : près de 400 manifestant-e-s à Nantes
300 à 400 nantais-es, dont de nombreux tunisien-ne-s de Nantes, se sont retrouvés samedi 9 février Place Royale à Nantes pour dénoncer l'assassinat de Choukri Belaïd. La manifestation s'est terminée très symboliquement au monuments aux 50 otages.
jeudi 7 février 2013
La Tunisie en deuil. Manifestation samedi 9 février 16h Place Royale à Nantes
Mercredi 6 février 2013, à 7h50, à Tunis, Monsieur Chokri BELAÏD a été lâchement abattu de plusieurs balles devant son domicile, à proximité d'un commissariat de police. Chokri BELAÏD est né dans le quartier populaire de Jebel Djeloud à Tunis en 1964. Avocat de profession, il a prouvé son attachement aux valeurs démocratiques et républicaines en défendant chaleureusement les opposants au régime dictatorial de Ben Ali, notamment ceux d'Ennahdha, parti au pouvoir actuellement.
Chokri BELAÏD a été parmi les premiers à soutenir les mouvements populaires de Redeyef en 2008. Il a aussi défendu les militantes et militants qui luttaient pour la dignité, le droit au travail et la justice.
Chokri BELAÏD a créé le Parti Patriotique Démocratique Unifié et a appelé la gauche à s'unir - création du Front Populaire ; il était de plus en plus écouté par l'opinion publique.
Le président du parti Ennahdha et le ministre de l'Intérieur n'ont pas cessé de le dénigrer, ce qui a incité ses ennemis à organiser son assassinat. Malgré des menaces de mort, le gouvernement ne l'a pas protégé.
Nous condamnons cet assassinat. Nous demandons la vérité et une enquête judiciaire indépendante. Nous demandons au gouvernement français d'agir en ce sens. Manifestation : samedi 9 février 2013 à 16h, Place Royale à Nantes, en direction de la Préfecture, en passant devant le bureau de la République Tunisienne, rue Boileau.
mercredi 6 février 2013
Pour une autre refondation de l’école - Grève nationale de l'Education mardi 12 février - Manifestation à Nantes, Préfecture, 11h
A près le bluff de la concertation estivale dont ont été exclus les élèves, les parents d’élèves à la base et les personnels de l’Education Nationale, le gouvernement laisse tomber le masque : une loi d’orientation très vague qui sera précisée au fur et à mesure par décret, donc sans aucun débat, comme viennent d’être signés les décrets sur les rythmes scolaires, le transfert aux régions de la carte de la formation professionnelle et de l’orientation qui démantèlent de fait l’Education Nationale. Des postes sont certes créés mais ces créations sont insuffisantes pour combler les suppressions opérées sous le quinquennat de Sarkozy , compenser les départs en retraite à venir, tenir compte de la démographie scolaire. Une lutte résolue contre l’échec scolaire nécessite d’autres moyens matériels et d’autres mesures autrement plus ambitieuses.
Une autre refondation est nécessaire
lundi 4 février 2013
Le MEDEF en rêvait : vont-ils le faire ? par Jean-Jacques Boislaroussie
Le gouvernement veut transcrire dans la loi le nouvel accord dit de « sécurisation de l’emploi » signé par trois syndicats (la CFDT, la CGC et la CFTC) et le patronat. Une telle loi favoriserait des accords d’entreprises permettant d’augmenter le temps de travail ou de baisser les salaires afin de « maintenir l’emploi ». Des accords de ce type ont déjà été signés dans quelques usines, mais une loi permettrait de généraliser les reculs sociaux. En d'autres temps, la social-démocratie allemande, avec Schröder, avait porté un projet cohérent de régression sociale : elle n'a pas fini d'en payer le prix.
Le tir de barrage des experts et éditorialistes porte-voix du MEDEF contre le syndicat CGT de l'usine Goodyear d'Amiens Nord illustre bien l'enjeu. Gaëtan de Capèle dans le Figaro : "la fermeture de l'usine d'Amiens résume ce que le syndicalisme radical, retranché derrière une lutte des classes d'un autre temps, peut produire de pire. Parce que, pour s'être opposée à toute réorganisation, à tout plan de départs volontaires et pour avoir systématiquement fait échouer les solutions de reprise, la CGT a fini par condamner le site. Et parce que, au bout du compte, ce sont les salariés, bernés par une poignée d'extrémistes, qui vont payer l'addition." Pour Jean-Marc Sylvestre : "La fermeture annoncée de l'usine Goodyear restera comme la conséquence la plus cruelle de l'archaïsme syndical français soutenue par une démagogie politique particulièrement sophistiquée".
Bref les syndicats sont invités, le pistolet de la fermeture des entreprises sur la tempe, à cautionner l'intensification du travail, le passage au 4X8, la baisse des salaires. Il est temps d'engager une riposte d'ensemble.
Projet d'aéroport de Notre Dame des Landes : non merci ! Motion votée par le congrès départemental de la FSU
Dans le débat général considérant le « grand projet d’aéroport », à vocation internationale, de Notre dame des Landes, l’approche de la FSU est strictement syndicale. Elle repose sur des mandats syndicaux locaux ou nationaux. L’objectif recherché vise à porter appréciation sur un projet politique, social, économique et écologique qui va conditionner notre vie dans un avenir proche et plus lointain. En tant que composante du syndicalisme impliquée dans les enjeux de société, la FSU entend s’exprimer sans volonté d’instrumentalisation.
Le congrès de la FSU de Loire-Atlantique porte une appréciation négative sur ce projet d’aéroport présenté comme devant se substituer à celui de Nantes Atlantique actuellement en service. Si l’aéroport actuel peut occasionner pour Nantes et une partie de son agglomération des nuisances sonores et des risques, le déménagement à Notre Dame des Landes présente des inconvénients et des incertitudes majeures qui sont à prendre en meilleure considération.
Ce projet « d’Aéroport du Grand Ouest », affiché par ses différents promoteurs comme « moteur » de développement économique et d’emploi, en pleine crise financière et environnementale, minimise la question du tarissement des ressources énergétiques, ignore le recours à du fret ferroviaire, fluvial ou maritime moins polluant, ainsi que d’autres alternatives de transports.
Le congrès de la FSU de Loire-Atlantique porte une appréciation négative sur ce projet d’aéroport présenté comme devant se substituer à celui de Nantes Atlantique actuellement en service. Si l’aéroport actuel peut occasionner pour Nantes et une partie de son agglomération des nuisances sonores et des risques, le déménagement à Notre Dame des Landes présente des inconvénients et des incertitudes majeures qui sont à prendre en meilleure considération.
Ce projet « d’Aéroport du Grand Ouest », affiché par ses différents promoteurs comme « moteur » de développement économique et d’emploi, en pleine crise financière et environnementale, minimise la question du tarissement des ressources énergétiques, ignore le recours à du fret ferroviaire, fluvial ou maritime moins polluant, ainsi que d’autres alternatives de transports.
jeudi 31 janvier 2013
Notre-Dame-des-Landes : la ferme de Bellevue s’adresse au Président de la République :« La ferme de Bellevue restera debout, nous la défendrons et nous cultiverons ses terres. Ces bâtiments serviront encore et encore, au fil des saisons, et seront un des emblèmes de la lutte des paysans et des citoyens vigilants »
Notre Dame des Landes le 29 janvier 2013
Monsieur le Président,
Je suis Belle vue du ciel : je crois que vos hommes m’ont remarquée, ils me passent au-dessus depuis des mois, dans leur hélicoptère, chaque semaine, parfois chaque jour, parfois plusieurs fois par jour. Depuis bientôt deux siècles que des paysans et paysannes sont arrivés ici pour vivre de la terre, depuis bientôt deux siècles qu’ils m’ont construite à la sueur de leur front, apportant au fil des décennies des améliorations et extensions pour loger leur famille et leurs animaux, les fourrages et le matériel agricole, le sentiment d’être utile ne m’a jamais quittée.
Certains disent que je ne suis qu’un tas de pierres ; je surprends des conversations inquiétantes depuis quelques années à ce sujet.
La ferme de Bellevue L’agriculteur qui travaillait dans cette ferme d’une centaine d’hectares a quitté les lieux dimanche 27 janvier 2013, remplacé immédiatement par des opposants au projet d’aéroport. « Ce sont des paysans et des tracteurs, des citoyens, des zadistes qui s’y sont installés pour la protéger de la destruction », indique l’Acipa dans un communiqué.
Mes habitants paysans et paysannes ont aimé trouver dans mon corps de ferme l’abri, la chaleur, la sécurité, trouver ici un sens à leur vie, la tranquillité et le refuge, le repos après des journées de travail éprouvantes. Ils ont souffert aussi, beaucoup, j’en suis témoin, mais grâce à moi ils ont tenu bon dans les périodes de doute, repère et repaire qui ne les jugeait pas. Croyez-vous qu’ils aient choisi au hasard de me nommer ainsi : Bellevue ? Certes je ne suis pas un château, je ne suis pas « moderne », je suis une vieille, mais pour moi voilà ce qui compte dans la vie d’une maison, d’un lieu de vie, d’un lieu de travail : rendre service aux gens simples, aux revenus modestes, être à leur portée, voilà ce qui me semble noble et dont je suis si fière.
Fière de ce que j’ai permis, car je sais que vous le savez, mais je vois que les humains l’ont un peu oublié : ce que j’ai permis en abritant ces humains et leurs animaux, c’est la production de nourriture.
mercredi 30 janvier 2013
L'éducation n'a pas pour finalité d'être asservie aux marchés, à la finance et au productivisme dominants, mais doit oeuvrer à l'enrichissement culturel et linguistique et au bien-être général, par Gilbert Dalgalian
Une
refondation de l'éducation pour le 21e siècle doit prendre en compte les
critères suivants :
1. les enfants
issus aujourd'hui ou demain des systèmes éducatifs devront affronter les défis tout
au long du siècle : l'éducation doit les préparer pour les 80 prochaines années
;
2. ces défis de
taille – écologique, social et économique, alimentaire, énergétique et la crise
démocratique – concernent lourdement les pays du Sud, mais aussi les populations
pauvres du Nord et des pays émergents ; ce qui rend urgente une éducation de
tous à la solidarité, à la créativité et à l'autonomie ;
3. l'éducation à
la citoyenneté ne peut plus se contenter désormais des cours traditionnels
d'éducation civique : la citoyenneté doit se construire dans un vécu quotidien
et une pratique permanente à l'école, au collège, au lycée et à l'université ;
c'est la condition d'une éducation à l'esprit critique dont on mesure
aujourd'hui le manque partout.
Refondée
à partir de ces impératifs, l'éducation se doit de redéfinir ses finalités, ses
contenus, ses structures, ses méthodes et ses moyens.
Les
finalités nouvelles aboliront la compétition et tout esprit de sélection
pour éduquer au travail d'équipe et à la solidarité, à l'émulation collective
dans les apprentissages et en fin de parcours à la coopération internationale
solidaire. L'éducation n'a pas pour finalité d'être asservie aux marchés, à la
finance et au productivisme dominants, mais doit oeuvrer à l'enrichissement culturel
et linguistique et au bien-être général.
mardi 29 janvier 2013
Imposer une alternative à l'austérité : agir ensemble et développer le Front de Gauche - Texte stratégique
Introduction
La crise systémique du capitalisme s’accroît. Elle est amplifiée dans l’Union Européenne par les traités qui laissent les marchés maîtres du jeu. Elle frappe de plein fouet les peuples, creuse les inégalités sociales, aggrave la crise écologique et exacerbe les tensions internationales. Désormais la récession touche ou menace une part grandissante des Etats, la baisse de l’activité étant visible partout y compris en Allemagne.
Ces politiques d’austérité vont à l'encontre de l'exigence des peuples et s'accompagnent d’une dérive autoritaire. Elles ne sont pas seulement injustes, elles ne marchent pas ! Leur violence renforce le nombre de celles et ceux qui refusent de capituler, l’affrontement s’aiguise : il se pose toujours plus en termes de choix de civilisation.
Un grand mouvement de résistances au diktat de l’oligarchie financière et pour la démocratie, touche le continent sud-américain, le monde arabe et le proche orient, l’Europe… Les grèves, manifestations, révoltes parfois empreintes de pratiques alternatives sur les terrains de la production de la consommation et de la solidarité se développent dans les pays les plus touchés par la récession. C’est le cas de l’Espagne, du Portugal ou de la Grèce. Dans ce dernier pays, le peuple et les travailleur-euse-s ont reconnu dans Syriza une alternative politique au chantage et véritable putsch imposé par la Troïka devant laquelle les gouvernements sociaux libéraux et libéraux ont capitulé.
C’est dans ce contexte que le mot d’ordre « L’humain d’abord » a rencontré les aspirations de millions de citoyen-ne-s de notre pays. Ce système mortifère ne peut échapper à des bouleversements Mais la question est posée des développements qui peuvent intervenir et de leur nature. La voie de la régression, le repli xénophobe et nationaliste ne sont pas exclus. Ils peuvent apparaître comme une issue pour des populations désorientées et désillusionnées par des décennies d’alternances.
Le développement du Front de Gauche - texte sur le fonctionnement du Front de Gauche
Le Front de Gauche (FDG) constitue une démarche politique inédite qui associe des organisations politiques et des citoyens, dont de nombreux militants syndicaux et associatifs, dans la construction commune d’une ambition politique qui réponde aux attentes populaires et soit en rupture avec les logiques imposées par les marchés financiers.
Evoquer le développement du Front de Gauche, implique un préambule. La question majeure c’est : comment donne-t-on envie de rejoindre le FDG à tous ceux, issus notamment des classes populaires et de la jeunesse, n’ayant jamais milité ou il y a longtemps, qui ont soutenu notre campagne ? Cela revient à poser la question de l’utilité du FDG. C’est donc d’abord une réponse politique : la nécessité d’une stratégie claire, d’initiatives concrètes, de bonnes campagnes, du soutien aux mobilisations et, de notre progression dans l’ancrage de nos idées et à travers les élections. C’est cela qui donnera envie de rejoindre notre démarche, de construire le FdG. La manifestation du 30 septembre l’a démontré car sa préparation a sensiblement remobilisé les assemblées citoyennes. Cela passe par une élaboration commune, une démarche permanente de co-construction où chaque composante peut apporter son apport, son expérience. Pour cela, il faut bien sûr les cadres qui permettent ces actions communes, l’élaboration collective et des instances qui permettent de se coordonner, de prendre des décisions et de les mettre en application.
France - La dette sociale n’existe pas ! La protection sociale ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des marchés financiers ! par Pascal Franchet - CADTM France
La prise en charge des dépenses de soins et de médicaments par la Sécurité sociale est passée de plus de 80 % à la fin des années 1970 à 75,5 % en 2009. De plus en plus de personnes sont aujourd’hui exclues de l’accès aux soins : sont concernés tout d’abord les migrants, les femmes, les jeunes et les travailleurs pauvres. Aujourd’hui, c’est vers le Crédit municipal que l’État les dirige pour essayer de trouver un financement pour se soigner. Toutes les garanties sociales sont remises en cause. Voilà le résultat concret de 40 ans de réformes de la protection sociale et du mode de gestion de la crise économique.
Il s’agit là d’un recul de civilisation auquel il faut mettre fin. La nouvelle constitution européenne imposée aux populations, le TSCG, impose de rogner sur les dépenses sociales en cas de dépassement d’un déficit « structurel » de 0,5%. Ce qu’on nous présente en France et ailleurs comme étant la « dette sociale » est un leurre destiné à faire accepter les réformes destructrices de la protection sociale et pour livrer celle-ci au secteur privé. Le gouvernement actuel n’y déroge pas.
Pourtant, la « dette sociale » n’existe pas , pas plus qu’il n’y a de déficit de la sécurité sociale. Et il y a plusieurs raisons à cela. Des raisons de droit et de principe : L’ordonnance du 4 octobre 1945 (art. 30), qui fonde notre système de protection sociale, confirme la contribution de l’État, jusqu’à l’établissement d’une cotisation unique. Selon le préambule de la Constitution de 1946, toujours en vigueur aujourd’hui, la Nation doit la protection sociale à ses citoyens (art. 10 et 11). La France a ratifié la Charte de l’ONU (1945), la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), les deux Pactes Internationaux de 1966 sur les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). Elle vient, le 8 décembre 2012, de confirmer son engagement en signant la dernière version du PIDESC.
lundi 28 janvier 2013
Notre Dame des Landes : Les tracteurs vigilants protègent la ferme de Bellevue - Appel à les y rejoindre !
Les tracteurs vigilants sont en protection de la ferme de Bellevue, près du Liminbout à Notre-Dame-des-Landes (44) depuis ce soir 27 janvier à 18h. Ils y resteront le temps qu'il faudra pour en empêcher la démolition.
Des sources convergentes laissent à penser qu'une intervention policière pour sa destruction pourrait avoir lieu dès demain matin à la première heure. Les signataires, qui se sont battus pour maintenir une activité agricole sur le site de la ZAD, ne peuvent laisser détruire de nouvelles fermes et appellent à une large mobilisation sur place.
Un point presse aura lieu sur le site de Bellevue à 11h demain matin lundi 28 janvier Signataires : ACIPA, ADECA, COPAIN44 ACIPA : Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet dAéroport de Notre Dame des Landes ADECA : Association des Exploitants Concernés par l'Aéroport COPAIN : Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d'aéroport .
dimanche 27 janvier 2013
Le collectif nantais Unis Contre Une Immigration Jetable (UCIJ) reçu par la Préfecture de Loire-Atlantique : le double langage du Ministre Valls
Le collectif UCIJ (composé d’associations, de syndicats et de partis politiques) a rencontré jeudi 24 janvier la Préfecture afin de faire le point sur la situation des sans-papiers en Loire Atlantique et sur les modalités d’application de la circulaire Valls.
Nous avons d’abord lu (pour transmission au Ministre de l’Intérieur) le tract dénonçant cette circulaire, extrêmement restrictive, et qui va laisser des milliers de personnes dans la précarité, la surexploitation, la peur et la discrimination.
Nous avons ensuite présenté un certain nombre d’exigences sur la présentation et l’examen des nouvelles demandes de régularisation.
L’UCIJ a obtenu très peu d’engagements de la Préfecture qui déclare ne pas pouvoir aller « au-delà » des termes de cette circulaire, dont les critères cumulatifs seront le plus souvent un obstacle à toute régularisation.
Ainsi, en contradiction avec les termes du CESEDA (Code d’Entrée et de Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile) et des circulaires précédentes, la Préfecture refuse de remettre un récépissé, valant titre de séjour provisoire, aux personnes qui présenteront un dossier complet, pendant l’instruction de leur demande. Nous n’avons pu obtenir que la promesse de « l’étude » d’un certificat de dépôt, et l’assurance qu’aucune mesure d’éloignement ne serait exécutée pendant l’examen de la demande.
L’UCIJ a obtenu très peu d’engagements de la Préfecture qui déclare ne pas pouvoir aller « au-delà » des termes de cette circulaire, dont les critères cumulatifs seront le plus souvent un obstacle à toute régularisation.
Ainsi, en contradiction avec les termes du CESEDA (Code d’Entrée et de Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile) et des circulaires précédentes, la Préfecture refuse de remettre un récépissé, valant titre de séjour provisoire, aux personnes qui présenteront un dossier complet, pendant l’instruction de leur demande. Nous n’avons pu obtenir que la promesse de « l’étude » d’un certificat de dépôt, et l’assurance qu’aucune mesure d’éloignement ne serait exécutée pendant l’examen de la demande.
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