lundi 6 mai 2013

Le 11 mai, Notre Dame des Landes construit sa chaîne de solidarité - Appel de huit des organisations du Front de Gauche




L'année 2013 marque une nouvelle étape dans notre combat contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes : les liens tissés entre les paysans, les élus, les 200 comités de soutien et les militants de la ZAD donnent la voie pour un abandon de ce projet.

Après les rapports accablants de la "commission du dialogue", du  "collège d'experts scientifiques" et de la "mission d'expertise de  l'impact sur l'agriculture", les promoteurs du projet sont encerclés par des contraintes de tous ordres, écologiques, politiques, économiques et même juridiques.


Symbole d'un système qui sacrifie les terres vivrières, l'emploi agricole et la préservation de la biodiversité, le projet d'aéroport et le développement du transport aérien sont aussi contraires aux objectifs de réductions d'émissions de gaz à effet de serre. 

Nous appelons donc à poursuivre la résistance, contre l'aéroport, contre le bétonnage des terres agricoles, contre la toute puissance de la multinationale Vinci, contre l'entêtement d' élus PS et UMP, et du gouvernement Ayrault à réaliser ceGrand Projet 
autant Inutile que dispendieux.

jeudi 2 mai 2013

Trait d'Union numéro 4, lettre d'information et de débat, est paru


SOMMAIRE 
◦p. 2 Hollande et la finance, un mariage inavoué 
◦p. 3 Austérité, à gauche, l’heure est à la clarification. Droite, extrême droite, ils n’ont rien oublié 
◦p. 4 Évasion fiscale : que faire ? 
◦p. 5 Demonarchiser la République 
◦p. 6 Un FSM réussi, dynamique, impacté par le processus révolutionnaire tunisien 
◦p. 7 Écho : compte-rendu de la réunion du 20 avril 
◦p.8 Construire une alternative sociale, anticapitaliste et démocratique …

Pour le consulter : http://www.alternatifs.org/spip/IMG/pdf/traitunion-no4.pdf

mercredi 1 mai 2013

Contre l'austérité et la finance, pour des droits nouveaux, Grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris - l'appel des organisations du Front de Gauche 44


Le gouvernement a offert au patronat 20 milliards d’euros de crédits d’impôt. PSA touche 100 millions d’euros alors qu’il licencie 11000 salariés. Les banques touchent 48,8 milliards d’euros d’argent public au titre des intérêts de la dette ! 

Avec le soutien de la droite, le gouvernement adopte la loi ANI du MEDEF pour licencier plus facilement, imposer baisses de salaire et augmentations du temps de travail. 

Le Front de Gauche s’y oppose et propose des droits nouveaux : le CDI à plein temps comme norme, la limitation des CDD, l’interdiction des licenciements boursiers, le droit de veto suspensif du Comité d’entreprise, un droit de préemption des salariés, la sécurité sociale professionnelle. 

Pour reconquérir des droits, le peuple doit prendre le pouvoir Il faut légiférer contre la fraude fiscale, contre la fraude et les paradis fiscaux, contre les conflits d’intérêt. 

Le Front de Gauche propose un processus constituant pour une 6ème République, celle des élus révocables, de l’égalité des droits et de la démocratie sociale. Pour le changement, ensemble, prenons nos affaires en main ! 

mardi 30 avril 2013

Après le vote de la loi pour le mariage et l'adoption pour tous, communiqué de la commission LGBTI des Alternatifs


Les Alternatifs se réjouissent du vote, par l’assemblée nationale, de la loi pour le mariage et l’adoption pour tous, ce malgré les manifestations des opposants qui ont engendré des actes d’une rare violence envers les homosexuels. On regrette toutefois le recul sur la procréation médicalement assistée qui, dans les premiers projets de loi, devait être autorisée pour toutes les femmes. 

Les Alternatifs souhaitent que la saisine du conseil constitutionnel ne mène pas à la remise en question de la loi telle que votée. La France est le 14ème pays au monde et 9ème pays européen à accepter le mariage pour tous. Nous continuerons à nous battre pour faire valoir les droits humains, en particulier dans les pays où les lois sont ouvertement homophobes, afin que l’homosexualité soit universellement décriminalisée et dépénalisée. Nous apporterons aussi notre soutien actif aux associations et mouvements qui luttent pour l’égalité : mariage et adoption partout dans le monde ! Nous continuerons à promouvoir les droits des LGBTI en France afin que toutes les revendications qui font consensus parmi les associations trouvent une issue favorable.

lundi 29 avril 2013

Contre la Finance et l'austérité, Marche citoyenne pour la 6ème République - L'appel de la fondation Copernic



Le choix fait par le président de la République de mener une politique économique et sociale se situant dans la droite ligne de celle de son prédécesseur a abouti à une crise sociale sans précédent, avec une augmentation continue du chômage, le développement de la précarité, en particulier chez les jeunes et les femmes, une baisse globale du pouvoir d’achat. La France s’enfonce petit à petit dans la récession et le gouvernement a prévu de s’attaquer maintenant à la protection sociale, et de procéder à des restrictions budgétaires massives en 2014, rajoutant ainsi de la récession à la récession.

Non seulement le gouvernement s’est avéré incapable de commencer à sortir le pays de la crise, mais la politique menée l’y enfonce chaque jour davantage. Profondément affaibli sur le plan économique et social, le gouvernement subit une tourmente politique avec ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Cahuzac. Sa légitimité politique est entamée quand le ministre chargé de mettre en œuvre la « rigueur » budgétaire est lui-même un fraudeur du fisc, ayant pu mentir effrontément pendant des semaines, alors que l’enquête journalistique avait établi les faits, tout en étant soutenu par le Premier ministre et les autres membres du gouvernement. Les réponses du président de la République, se réduisant à diverses mesures de transparence, ne sont pas à la hauteur des problèmes posés. Dans cette conjoncture, le combat contre le mariage pour tous tend à prendre une signification politique remettant en cause le bien-fondé même de la gauche à gouverner et accentue encore la porosité entre la droite et l’extrême droite. Une crise politique profonde, s’enracinant dans la crise économique et sociale, est aujourd’hui à l’œuvre.

samedi 27 avril 2013

"Nous n’avons pas viré Sarkozy pour mettre en place une équipe qui continue le travail !" - L'appel d'Anne Debregeas à la marche citoyenne contre la finance et l'austérité et pour une Sixième République


Le 5 mai, je participerai à la marche citoyenne contre la finance et l’austérité et pour une Sixième république. Parce qu’un an après son accession au pouvoir, le Gouvernement socialiste n’a rien fait pour rompre avec les politiques libérales qui creusent les inégalités, laissent se développer la pauvreté et la précarité, détruisent peu à peu nos systèmes de solidarité Le gouvernement semble s’être mis au service d’une caste de privilégiés au détriment du plus grand nombre. 

Depuis un an, aucun signe de rupture avec l’Europe ultralibérale qui prive les peuples de démocratie et leur impose une politique d’austérité catastrophique. Depuis un an, aucune politique de relance : 

 - Pas de réforme fiscale digne de ce nom : le Gouvernement se contente de faire miroiter des mesures symboliques, comme la tranche d’imposition à 75%, pour ensuite les retirer ; le capital reste moins taxé que le travail, les riches moins taxés que le classes moyennes et modestes, les niches fiscales inutiles perdurent, la lutte contre l’évasion fiscale reste un vain mot .. et on découvre que le ministre du budget en profitait ! 

 - Pas de politique de l’emploi susceptible de stopper le développement du chômage, voire de le faire régresser. Là encore, des mesurettes symboliques comme les contrats de génération. Mais aucune embauche nette dans le secteur public (les embauches dans l’Education ne font que compenser les suppressions dans les autres secteurs), secteur qui représente pourtant 20% de l’emploi total. Pourquoi ne pas annoncer des créations de postes massives dans le public ? Les effets seraient immédiats et garantis, et le coût largement finançable par une politique fiscale ambitieuse (la seule suppression des niches fiscales inutiles ou un contrôle minimum de l’évasion fiscale y suffiraient largement). Et les besoins sont gigantesques, dans l’éducation, la santé, la petite enfance, la dépendance, la justice, mais aussi dans les secteurs liés à la transition énergétique (développement de transports en commun, travaux d’isolation des bâtiments, etc.). Qu’attend le Gouvernement pour annoncer de telles mesures ? 

jeudi 25 avril 2013

1er Mai - 5 Mai : dans la rue contre la finance et l'austérité - Pour la 6ème République


Le 1er mai, refusons la régression sociale

Le gouvernement a tenté de faire passer l'Accord national interprofessionnel au moyen du vote bloqué au Sénat... La détermination des sénateurs du Front de Gauche a imposé une réouverture du débat.
Le gouvernement veut maintenant s'opposer au vote de la loi d’amnistie des syndicalistes et militants associatifs !
Le MEDEF ne doit pas faire la loi ! La manifestation du 1er mai et la marche du 5 mai sont deux occasions de dire non aux lois de régression sociale.
L'amnistie c'est maintenant !
L'alternative à l'austérité, c'est possible !
Le Front de Gauche appelle à faire du 1er mai une journée de mobilisation en manifestant partout massivement à l'appel des organisations syndicales qui refusent l'austérité, la régression sociale et la domination de la finance.

mercredi 24 avril 2013

Le gouvernement contre l’amnistie des syndicalistes traînés en justice lors des mouvements sociaux


Le ministre des Relations avec le Parlement, M. Vidalies, vient d’annoncer que le gouvernement n’était pas favorable à l'amnistie des syndicalistes traînés en justice lors de mouvements sociaux. En clair, que le gouvernement ne soutiendra pas au Parlement le projet de loi, voté en première lecture au Sénat, qui amnistiait a minima les syndicalistes poursuivis le plus souvent pour s’être mobilisés contre des plans de licenciement et des provocations patronales. 

Cette déclaration abjecte sera allée droit au cœur d’un MEDEF qui n’avait pas ménagé ses critiques après le vote du Sénat. Et de l’UMP. 

Les Alternatifs 44 considèrent que cette décision gouvernementale, ahurissante pour un gouvernement qui ose encore se réclamer de gauche, non seulement tourne le dos à ses propres engagements mais s’inscrit explicitement dans la lignée sarkozyste de la criminalisation de l’action syndicale. 

Contre l'offensive islamophobe... Un Front large et massif - appel de militant-e-s du Front de Gauche


Suite au développement des discriminations contre des mères dans l'accompagnement des sorties d'école, aux réactions à l'arrêt de la Cour de cassation dans l'affaire Baby-Loup et au projet de loi sur l'extension de l'interdiction du port du voile, nous, militant-e-s, sympathisant-e-s, électrices et électeurs du Front de gauche, voulons construire l'expression publique et collective d'une autre voix, celle de l'égalité réelle des droits pour les musulman-e-s, pour ceux et celles qui sont considérées comme tel-le-s en France et plus largement pour toutes les personnes discriminées. 

Alors que la France a été condamnée par le comité des droits de l'homme de l'ONU pour sa loi du 15 mars 2004 contre les signes religieux à l'école, les offensives contre les musulman-e-s, français-e-s et étranger-e-s, vivant en France, se multiplient, alimentent un climat d'islamophobie et de racisme grandissant et renforçant des discriminations généralisées au point de faire système (contrôles policiers, emplois, logements, éducation...) contre un nombre grandissant d'habitants de ce pays, l'Etat étant en première ligne. 

Le racisme s'attaque également à des populations sur le territoire européen depuis des siècles, comme le montrent la stigmatisation et le racisme institutionnel contre les populations roms. 

mardi 23 avril 2013

Le scandale ne doit pas cacher le système ! L'appel des Alternatifs aux manifestations du 1er mai et du 5 mai.


Un ministre socialiste pratiquant la dissimulation et l’évasion fiscales fait désordre, surtout quand ce ministre est représentatif, parmi d’autres, de la main tendue par François Hollande à la finance et le propagandiste zélé des sacrifices pour les classes populaire. Et voir s’indigner des journalistes habituellement zélateurs du libéralisme, qui hier pourfendaient les "procédés douteux" de confrères plus combatifs, est assez étonnant. 

Hélas, les mesures de "moralisation de la vie politique" proposées par le pouvoir ne s’attaqueront qu'aux effets, pas aux causes. 

"Trop de démocratie tue la liberté d'entreprendre !

Sous le terme de "gouvernance", qui relègue au rang de vieilleries superflues le conflit politique et social, voire le vote lui même, pointe la tentation autoritaire. Les oligarchies et les gouvernements qui appliquent leur politique, veulent imposer partout en Europe, contre la volonté des peuples, des politiques d'austérité et de régression sociale. 

On se souvient de la rage des dominants après la victoire du NON au projet de Traité Constitutionnel Européen en 2005, et leur promptitude à contourner la volonté populaire. Leur réponse est de plus en plus la concentration, l’opacité, la mise hors du contrôle citoyen des procédures de décision. 

lundi 22 avril 2013

Retour sur les rencontres citoyennes de Nantes, par François Longérinas (Parti de Gauche)


Il ne pleut pas sur Nantes, quand le Front de Gauche 44 tient ses Rencontres citoyennes 
Quelle plus belle démonstration pouvais-je vivre de l'inutilité de Notre-Dame-des-Landes en faisant l'aller-retour Paris-Nantes dans la journée de samedi pour ces belles rencontres du Front de Gauche de la Loire atlantique? Départ à Monparnasse à 8h53 et retour au même endroit à 22h14, avec le loisir de participer à un atelier le matin, un autre l'après-midi, puis d'intervenir en séance plénière, tout en ayant pris le temps d'un vrai bon repas et d'un apéro avant de repartir. La messe est dite. 

Nos amis nantais ont réussi l'exploit de réunir près de trois cents personnes, pour la plupart membres de l'une des organisations politiques du Front de Gauche (PC, PG, Gauche unitaire, Gauche anticapitaliste ou Alternatifs), mais beaucoup d'autres participant-e-s sont intervenus dans les débats en précisant qu'ils n'étaient pas « encartés ». 

Pourtant les relations ne sont pas toujours faciles au sein du FDG 44, nos camarades communistes étant souvent tiraillés entre la crainte de perdre des élus aux prochaines élections et la volonté de construire une véritable alternative de gauche à la politique ultra-libérale menée par le gouvernement PS-EELV. Le nucléaire en question. Il faut reconnaître que les débats étaient sereins et directs. J'en veux pour preuve l'atelier Ecologie-énergie, auquel j'ai participé, avec un scientifique, membre du PC, qui a tenté de démontrer, non sans talent, que le mix énergétique le moins coûteux et le plus efficient intégrait la relance de l'industrie nucléaire, qui, comme l'on sait, n'a que peu d'influence sur le réchauffement climatique. Pour ce monsieur, "les déchets ne sont pas un problème et puis de toute façon, on ne peut vivre sans risque!" Il a enfin fini par nous révéler qu'il était retraité du CEA et de l'agence de sûreté nucléaire; ce qui explique sans nul doute à la fois ses compétences, sa foi inébranlable dans les vertus de l'atome... et son aveuglement;-) Tout cela s'est fait avec une conscience partagée de l'urgence écologique, mais pas vraiment d'accord sur les mesures concrètes, comme la sortie du nucléaire ou la sobriété énergétique comme premier levier de baisse de la consommation. Cela dit, j'ai pu vérifier que nos amis des Alternatifs et de Gauche anticapitaliste partagent le même point de vue que nous autres du PG sur ces questions... 

vendredi 19 avril 2013

Manifestation contre l'homophobie samedi 20 avril à Nantes - L'appel du Front de Gauche 44


Le Front de gauche de Loire-Atlantique dénonce avec la plus grande vigueur les déclarations et agissements de la droite et de l’extrême droite alliées pour faire échec au mariage pour toutes et tous.

Leurs propos va-t-en-guerre, les menaces et pressions exercés sur les militantes et militants et sur les élu-e-s sont à mettre en relation avec les violences exercées actuellement contre des homosexuel-le-s et leurs organisations, comme ce fut le cas récemment à Nantes. 

Pour le Front de Gauche, le droit au mariage pour toutes et tous constitue un pas en avant décisif sur le chemin d'une réelle égalité des droits dans toute la société. La droite et l’extrême droite tentent de faire reculer ce combat aux prix de déformations délirantes de l'image du monde réel, d'appels à la haine et à la violence. Nous ne les laisserons pas faire ! 

Le Front de Gauche de Loire-Atlantique appelle à rejoindre la manifestation unitaire contre l'homophobie le 20 avril à 14H place Royale à Nantes.

jeudi 18 avril 2013

Appel des écologistes à la grande marche citoyenne du 5 mai pour la 6e République


Nous, militant-e-s écologistes, le constatons chaque jour : la question démocratique, par exemple à travers les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), vient percuter l’urgence écologique. Nous affirmons que la nécessaire bifurcation écologique de nos sociétés passe par une refondation des institutions de la République.

Que nous l’appelions écosocialiste, alterdéveloppement, objection de croissance, 6e République ou autrement, tou-te-s nous voulons un système démocratique écologique et social au service des citoyen-ne-s. 

Aujourd’hui les grandes décisions en matière d’énergie et d’aménagement du territoire n’impliquent pas ou peu les citoyen-ne-s. Pire, elles s’élaborent souvent dans l’opacité la plus totale ou en refusant d’entendre les mobilisations populaires. 

Projets d’aéroport de Notre Dame des Landes, de lignes à grande vitesse, construction de l’EPR de Flamanville, site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure sont aujourd’hui autant de symboles de la confiscation de la souveraineté populaire et de projets qui accaparent l’argent public, en totale contradiction avec les discours austéritaires. 

Les scandales financiers et les confits d’intérêt ne se cantonnent pas aux paradis fiscaux et autres banques suisses. Des soupçons de corruption planent sur les agissements d’Areva au Niger ; des conflits d’intérêts pointent les travaux du Lyon-Turin, des élus et l’entreprise Vinci ; la puissance des lobbies pétroliers et pro-gaz de schiste se confirme chaque jour. 

mercredi 17 avril 2013

Vinci dégage ! Ni dans nos Universités, ni à Notre Dame des Landes, nous ne voulons des partenariats public-privé ! - tract unitaire


Qu’est-ce qu’un « partenariat public privé » ? 

Inventés dans la Grande Bretagne de Margareth Thatcher, les PPP sont arrivés en France en 2004 et se sont développés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Lors d’un PPP, une autorité publique (mairie, université, ministère…) confie à une entreprise privée la conception, construction, entretien, maintenance et gestion d’un équipement public (prison, hôpital, collège, stade, TGV…). La collectivité acquitte ensuite pendant 15, 20, 30, voire 40 ans un loyer auprès de l’entreprise privée, avant de devenir propriétaire de l’équipement. 

Au lieu de recourir à l’emprunt et à des crédits d’investissement, la puissance publique dissimule sa dette en la transformant en coûts de fonctionnement. 

Pourquoi les PPP posent-ils problème ? 

- Les 3 ou 4 grands groupes (Vinci, Bouygues…) susceptibles de contracter des PPP cherchent avant tout à accumuler des profits. Il y a donc risque quant à la qualité et l’entretien des équipements, ainsi qu’en terme de sécurité. De nombreuses négligences ont été constatées, par exemple, à l’hôpital sud-francilien, construit en PPP. 
- Les PPP induisent un surcoût considérable pour des collectivités déjà très endettées : en moyenne, les droits qu’elles acquittent auprès de leur partenaire privé représentent un surplus 20 à 50% par rapport à une prise en charge publique. Le « pentagone français », dont le coût initial était de 745 millions d'euros, coûtera ainsi à l'Etat… 3,5 milliards d'euros. 

Reprendre la rue pour ne pas la laisser demain aux fascistes, rejoindre les mobilisations populaires qui s’exacerbent, notamment en Europe du Sud, expliquer, résister, proposer : c’est maintenant !





Démasquer un ministre socialiste pratiquant la dissimulation et l’évasion fiscales ne peut pas faire de mal. Notamment quand ce ministre est très représentatif, parmi d’autres, de la main tendue, après le poing, par Hollande à la finance, et le propagandiste zélé des sacrifices pour les classes populaire. Et voir s’indigner les journalistes de Cour, qui hier pourfendaient les "procédés douteux" de confrères plus pugnaces, est également assez réjouissant. Mais les mesures de "moralisation de la vie politique" envisagées par le pouvoir s’attaqueront aux effets, pas aux causes.

Trop de démocratie tue la liberté d'entreprendre !

Certes, le discours n’est pas aussi clair, pourtant, sous la "gouvernance", qui relègue au rang de vieilleries superflues le conflit politique et social, voire le vote lui même, pointe la tentation autoritaire. On se souvient de la rage des dominants après la victoire du NON au projet de Traité Constitutionnel Européen en 2005, et leur promptitude à contourner la volonté populaire. Mais la concentration, l’opacité, la mise hors contrôle citoyen des procédures de décision, la sanctification d’une pensée unique économique, le recours a une expertise qui n’est le plus souvent que la voix de son maître, le capital, vont dans le même sens. Ici comme au niveau de l’Union Européenne, il s’agit de vider la démocratie de tout contenu réel. Et qu’importe, en dernière instance, qu’équipes de "gauche" ou de droite se succèdent, puisque le coeur du système est préservé. 

Ainsi, il y a quelques semaines, le "Financial Times", bien représentatif des milieux d’affaires britanniques, prenait acte, avant le premier tour des élections italiennes, de l’échec prévisible de Monti, mais s’en consolait facilement en espérant un gouvernement stable de centre gauche a même de garder le cap.