vendredi 10 octobre 2014

Kobanê : les Kurdes sont seuls, par Ensemble!


À la frontière syro-turque, devant et à Kobanê, se joue actuellement une bataille qui, sous les yeux de l'armée turque, l'arme au pied, expose les Kurdes de Syrie, à un risque de génocide. Faute d'armement suffisant en quantité et en qualité, faute de frappes aériennes coordonnées avec eux, les combattants kurdes risquent d'être submergés par les troupes de Daesh dont on sait par expérience (cf le sort des Yézidis ou des Chrétiens en Irak) que viols, rapts de femmes, massacres et exil accompagnent la victoire. 

Les Kurdes sont seuls. Seuls, face au gouvernement turc, trop heureux de se débarrasser de combattants du PKK ou liés au PKK. Seuls devant une intervention de la coalition (dont le Qatar dont on sait le rôle dans le financement des extrémismes), dont les motivations, très largement impérialistes, font litière du droit du peuple kurde à se défendre lui-même par tous les moyens, et opèrent sans se coordonner avec les combattants, donc de manière inefficace. 

jeudi 9 octobre 2014

Notre-Dame-des-Landes : nouveau mensonge dans le dossier du projet d'aéroport, par le CéDpa et l'ACIPA


Le Canard Enchaîné vient de révéler un nouveau mensonge de taille dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes. Le permis de construire déposé par AGO/Vinci en avril 2013 montre à l'évidence que la Direction Générale de l'Aviation Civile a fait une bien curieuse étude sur le réaménagement de Nantes-Atlantique, en surestimant les surfaces nécessaires alors qu'elle a accepté pour Notre-Dame-des-Landes une qualité de service à l'usager inférieure : halls départ et arrivée, comptoirs d'enregistrement, postes de contrôle, aires de stationnement des avions, rien ne ressemble à ce que l'on prétend nécessaire pour Nantes-Atlantique. 

Cela montre aussi que la "concertation " mise en place à la demande de la commission du dialogue n'a été qu'un simulacre. Les élus du CéDpa avaient demandé une comparaison entre Notre-Dame-des-Landes et le projet proposé pour Bouguenais. En vain. On comprend pourquoi... 

SEITA Carquefou : le Front de Gauche solidaire des salariés


En mouvement depuis maintenant six mois, les salarié-e-s de la SEITA Carquefou s’opposent à la fermeture de la Manufacture et défendent les 327 emplois, dont la suppression est annoncée pour la fin de l’année. Tout ça pour que les propriétaires et actionnaires d’Imperial Tobacco puissent augmenter encore leurs dividendes qui, pour la seule usine de Carquefou, se montaient déjà à 575 millions d’Euros pour l’année 2013 ! 

Le mépris, le refus du dialogue social et les multiples provocations de la direction a conduit 6 salarié(e)s à entamer une grève de la faim et l’un d’entre eux a déjà été hospitalisé. 

Mais que fait le Gouvernement ? 

mercredi 8 octobre 2014

Les chômeurs ciblés, les patrons choyés


Après F. Rebsamen, ministre du travail, en septembre, coup sur coup, M. Valls, chef du gouvernement, et J.M. Le Guen, secrétaire d’état aux relations avec le parlement, ont tous les deux attaqués, récemment, les droits acquis par les chômeurs et chômeuses en matière d’indemnisation. 

Pavé dans la mare, provocation ! Le gouvernement jette les chômeurs en pâture au Medef avec une indication claire : feu vert pour remettre en cause le montant et la durée de l’indemnisation. La renégociation de l’assurance-chômage devrait avoir lieu en 2016, à moins que d’ici là, le gouvernement ne précipite les choses. 

Tollé, à juste titre, du côté des organisations syndicales et des mouvements de chômeurs qui refusent tout révision à la baisse de la convention existante. Plus de 5 millions de demandeurs d’emploi en septembre 2014, toutes catégories confondues, moins de la moitié touche une allocation. 

SEITA Carquefou : l'appel à soutien des syndicats CGT, SUD, UNSA


La situation industrielle et économique de notre bassin Carquefolien est en berne. Avec plus de 1000 licenciements sur nos entreprises, Trelleborg, la SEITA, ainsi que les sous-traitants, impactant l’économie artisanale et les commerces mais aussi le domaine public. Sans industrie, pas de travail, pas de pouvoir d’achat, donc pas d’avenir à Carquefou ! 

La SEITA est depuis 2008 une filiale d’IMPERIAL TOBACCO, qui est en tête des grands groupes côtés en bourse. 

Cette fermeture est intolérable car ce site est plus que rentable, dans un groupe qui fait d’énormes profits (en 2013, La SEITA a rapporté 576 000 000 d’€ de dividendes) et engraisse ces actionnaires à coup de délocalisation abusive tout en profitant des largesses de notre politique. 

mardi 7 octobre 2014

SEITA Carquefou : un gréviste de la faim hospitalisé en urgence


Au 9ème jour de grève de la faim, la fatigue grandit. La météo maussade n’arrange rien. Et, côté direction d’Imperial Tobacco, le silence, le mépris. Toujours. 

Le Plan dit de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) pourrait tomber cette semaine. Si le gouvernement ne s’y oppose pas. De son côté d’ailleurs, c’est aussi le mutisme. Le Premier Ministre qui aime « le business » et est venu le proclamer hier à la « City de Londres » aurait pu en profiter pour interpeller la direction d’Imperial Tobacco. Il n’a même toujours pas eu le moindre mot pour les salariés de la SEITA. 

Reste la mobilisation et la solidarité interprofessionnelle. Ce matin, c’est au Château des Ducs que les salarié-e-s se sont retrouvés pour affirmer leur détermination. D’autres initiatives sont en préparation. C’est la seule voie pour défendre les 327 emplois directs menacés par la fermeture de la Manufacture et les dizaines d’emplois indirects. Et jour après jour, l’urgence grandit . 

Face à la "Manif pour tous", quelle riposte ?, par François Calaret (Ensemble!)


La « Manif pour tous » du dimanche 5 octobre qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes, marque sans doute une évolution et une étape dans un mouvement fluctuant, au caractère hybride et multiforme, qui se trouve confronté à des repositionnements et à des questions de perspective. 

Ceux qui s’éloignent, ceux qui hésitent, ceux qui y vont… 

La plus spectaculaire évolution a été la prise de distance très nette des autorités de l’Eglise Catholique. 

lundi 6 octobre 2014

Stop TAFTA : rassemblement samedi 11 octobre à Nantes 11h Place du Change


La Commission Européenne et les USA négocient actuellement un traité dit de »libre-échange », le TAFTA (Transatlantic Free Trade Area) dans la plus grande discrétion. Cet accord, préfiguré par un accord entre l’UE et le Canada ( CETA) dont la ratification est imminente, représenterait, s’il aboutissait, un très grave danger pour les populations et l’environnement. 

Cet accord de libre-échange est officiellement négocié depuis l’été 2013, à l’abri des regards indiscrets. Il concerne un marché de 820 millions de consommateurs , représentant presque la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux. S’il est adopté, il s’imposera comme modèle partout dans le monde. 

Ce traité,véritable « OTAN de l’économie » fera du libre-échange sans entrave la règle absolue en matière de droit. la hiérarchie des normes juridiques et des lois serait complètement remise en cause. 

Palestine : our ne pas laisser se réinstaller un silence de mort, que pouvons-nous faire ? L’ambassadeur de Palestine à Nantes samedi prochain


À Nantes, Samedi 11 octobre 2014 Journée d’information et de sensibilisation sur la situation en Palestine a vec Monsieur Hael AL FAHOUM, Ambassadeur et Chef de la Mission de Palestine en France et Claude LEOSTIC, Présidente de la Plateforme nationale des ONG pour la Palestine. 

Les évènements tragiques de cet été confirment la nécessité d’une intervention internationale pour contraindre Israël à respecter le Droit : levée du blocus de Gaza, l’arrêt de la colonisation, le respect des frontières. 

A 15 h Rassemblement Square Daviais ( proche du tram « Médiathèque » ) 
A 16h, Intervention publique des 2 invités sur le parvis du Palais de justice de Nantes. 
A 18h, à la Maison des Syndicats, questions et débat avec la salle, notamment sur les différents moyens d’agir, déjà engagés ou en préparation, localement et nationalement. 

samedi 4 octobre 2014

Assistance médicale à la procréation, GPA, familles: la grande régression, par Mathieu Magnaudeix - Mediapart.fr


À chaque démonstration de force de la "Manif pour tous", le gouvernement socialiste, comme tétanisé, ne cesse de donner des gages aux plus conservateurs. Au nom de l'« apaisement », le PS au pouvoir a renoncé à imposer les termes du débat. Les derniers propos de Manuel Valls sur les mères porteuses n'en sont qu'une illustration supplémentaire. 

« La GPA est et sera interdite en France. » Dans le quotidien catholique La Croix, à deux jours d'une nouvelle manifestation de la "Manif pour tous", le premier ministre Manuel Valls a donné ce vendredi 3 octobre de nouveaux gages à la droite conservatrice. Pas question, dit-il, d'autoriser le recours à la gestation pour autrui (GPA), autrement dit le recours aux mères porteuses. « C’est le choix très ferme du président de la République et de son gouvernement, explique-t-il. La France n’a jamais varié sur ce sujet. Elle est opposée à la légalisation de la GPA qui est, il faut le dire, une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes. » 

vendredi 3 octobre 2014

Seita Carquefou : la mobilisation continue


Vendredi 3 octobre. Cinquième jour de la grève de la faim des six salarié-e-s de la SEITA Carquefou. Ce matin, les traits sont un peu plus tendus, les corps un peu plus fatigués. Plusieurs dizaines de salarié-es sont présents. Les responsables et militants du Front de Gauche (PCF et Ensemble) sont chaleureusement accueillis, comme le sont toutes celles et ceux, élu-e-s, syndicalistes, militants politiques ou simples citoyen-ne-s qui passent prendre des nouvelles et témoigner de leur soutien. Mais sur le fond, toujours pas d’évolution. 

Prétextant la nécessité de nettoyer l’usine, la direction a annoncé hier aux délégués du personnel au moins trois semaines de travaux interdisant toute réouverture. Argument grotesque pour laisser les salarié-e-s hors l’usine. Une pré-fermeture en quelque sorte. 

jeudi 2 octobre 2014

Budget 2015 : en trompe l'oeil !, par Ensemble !


En lieu et place d'une réforme fiscale basée sur un impôt fortement progressif, le gouvernement a choisi la suppression de la première tranche qui concernera 9 millions de foyers fiscaux. Cette mesure destinée à frapper les esprits et être une réponse gouvernementale à la campagne contre le ras le bol fiscal c'est l'arbre qui cache la forêt. 

L'impôt sur le revenu arrive loin derrière les impôts indirects que tout le monde paye quelque soit son revenu. Les différents taux de TVA ont augmenté depuis le 1er janvier dernier. 

Le projet de budget 2015 acte l'augmentation de la taxe sur le diesel de 2 centimes par litre pour remplacer la défunte écotaxe, taxe que ne paieront pas les gros pollueurs que sont les transporteurs routiers. Il en est de même pour la redevance télé à hauteur de 3 euros supplémentaires. Le prix du timbre va faire un bond en avant de 7 à 10 centimes et les tarifs du gaz vont également progresser. 

Au nom des économies, le gouvernement fait reculer l'égalité femmes-hommes


Le partage du congé parental, tant vanté par l'ex-Ministère des Droits des Femmes sert aujourd'hui à faire des économies. En effet, le gouvernement utilise la politique familiale pour trouver de l'argent. Il ne propose pas moins que le partage égalitaire du congé parental de trois ans : 18 mois pour les pères et vive l'égalité ! 

Ce gouvernement nous prend vraiment pour « des cruches ». Il remet en cause ses propres décisions puisque dans la loi sur « L'égalité réelle », il était prévu un congé de 6 mois pour les pères. En allongeant à 18 mois, indemnisé très faiblement - 576 euros -, c'est encore moins de pères qui prendront ce fameux congé : 3% actuellement. 

Appel à soutien financier du combat juridique à Notre-Dame-des-Landes


Le rassemblement d'été a montré notre détermination à proposer un autre avenir à Notre Dame des Landes que ce projet d'aéroport, inutile, coûteux et écologiquement désastreux. Aujourd'hui tout s'oppose à la construction de cette ineptie, mais il nous faut encore arracher la victoire ! 

Les trois piliers de notre lutte sont la mobilisation militante et citoyenne, qui ne cesse de s’accroître, la lutte politique, avec les nombreux soutiens nationaux et internationaux, et l’indispensable combat juridique qui représente un enjeu fort pour obtenir l'abandon du projet. 

Plusieurs recours sont actuellement déposés par les 4 cabinets d’avocats travaillant à nos côtés, auprès de plusieurs juridictions (Tribunal Administratif, Conseil d’Etat, Cour de Cassation, Commission Européenne) et cela nécessite de gros moyens financiers. Nous avons face à nous des porteurs du projet qui financent leurs actions devant les tribunaux avec des deniers publics et l’argent des puissants. 

Nous devons répliquer, répondre, attaquer ! Parce que nous sommes forts de notre légitimité et de notre engagement, nous devons gagner du terrain sur le plan juridique ! 

mercredi 1 octobre 2014

SEITA Carquefou : "ma vie pour mon emploi"


Troisième jour de grève de la faim pour les six ouvriers de la SEITA Carquefou (5 hommes et 1 femme) qui ont décidé cette forme de lutte pour en finir avec l’indifférence qui accompagne l’annonce de la fermeture de leur usine au début 2015 et la délocalisation de la production en Pologne. 

Le choc de l’annonce de cette grève de la faim passé, la mobilisation s’organise. Alors que la direction maintient la fermeture de l’usine et des parkings « pour raison de sécurité » (sic), les salarié-e-s, avec leurs syndicats CGT, SUD et UNSA, ont repris les 3/8 pour accompagner leurs collègues en grève de la faim. 

Après les toiles de tente trop froides pour la nuit, un préfabriqué a été posé devant l’usine pour que les grévistes puissent s’y reposer. Il empiétait d’1,5m sur « l’emprise d’Imperial Tobacco », la direction a exigé qu’il soit déplacé ! Il a fallu aussi trouver un médecin pour assurer le suivi médical des six. Et maintenant la priorité est de tout faire pour débloquer la situation et, face à une direction intraitable, imposer au gouvernement qu’il interdise cette fermeture de la manufacture « pour convenance boursière ».