Dimanche, Jean-Luc Mélenchon lance sa campagne pour l’élection présidentielle 2017. Refus de la primaire, présidentialisation, insoumission, divisions à gauche, programme, méthode : il explique sa démarche.
Regards. Dimanche prochain, le 5 juin, vous lancez votre campagne présidentielle par un rassemblement place Stalingrad. En vous engageant dans ce processus, n’aggravez- vous pas la présidentialisation de la vie politique ?
Jean-Luc Mélenchon. Je connais bien cette critique depuis l’élection du président de la République au suffrage universel en 1965. Mais je constate que cette élection s’est installée dans notre pays, qu’elle est devenue une culture collective et je crois que nous pouvons et devons l’utiliser. Quand commence un match de foot, il vaut mieux ne pas le jouer comme une partie de volley… Une campagne politique comme la présidentielle est globale et totale. Elle transforme tous ceux qui y participent. Cette idée est largement partagée quand il s’agit de la lutte sociale. Cela vaut aussi pour le combat électoral.
"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
mercredi 1 juin 2016
A propos de Notre-Dame-des-Landes, en réponse au PCF 44, par Thomas Lermusiaux (PCF 93)
Militant
communiste, aiguilleur du ciel dans le civil, je suis depuis plusieurs
années l'épineux dossier de Notre-Dame-des-Landes. Je n'aurais pas
l'outrecuidance de me prétendre "expert" sur le sujet, mais au regard de
mon expérience professionnelle, de mes quelques formations sur
l'économie du transport aérien, je pense pouvoir apporter quelques
éléments de réflexion au débat, débat que je souhaiterais national dans
notre parti, plutôt que voir des fédérations se déchirer entre les pro
et les anti...
Si
au regard des conditions économiques, environnementales et techniques,
le projet pouvait avoir un certain intérêt à la fin des années 90 avec
la libéralisation totale du transport aérien et une croissance qui
semblait encore sans limite, je regrette aujourd'hui que les
thuriféraires du projet refusent de prendre en compte ce qui a changé
depuis... Et je ne parle pas seulement des consciences. Des éléments
techniques et économiques ont fondamentalement changé la donne. Ne pas
en tenir compte, c'est faire preuve d'aveuglement, c'est refuser de
penser dialectiquement, ce qui nous éloigne de toute pensée
d'émancipation réellement communiste.
Mépris de caste, par Noël Mamère
Décidément, rien ne nous sera épargné ! Emmanuel Macron dans son style «cool en marche », jeune premier en mode « start-up », est un adepte forcené de Guizot : Après les ouvrières « illettrées » des abattoirs Gad, après le refrain éculé sur les jeunes qui rêvent de devenir « milliardaires », voici la séquence « Rolex» du fringant ministre de l’Economie.
En déplacement vendredi à Lunel, dans l’Hérault, il a donc insulté un chômeur en fin de formation et en lutte contre la loi EL Khomri, en lui rétorquant : « vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ».
mardi 31 mai 2016
Le 2 juin, la Loire-Atlantique dans l’action contre le projet de loi Travail - Appel intersyndical CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF
Face à une opinion qui continue majoritairement à désapprouver le projet de loi antisocial du gouvernement sur la loi Travail, le Premier Ministre et le Président maintiennent une position cabrée, agressive à l’égard des organisations syndicales. Le MEDEF en rajoute dans l’insulte et la caricature.
Face à ce mépris la réponse syndicale demeure celle du maintien de notre unité et de notre volonté d’amplifier et d’articuler une lutte prévue pour tenir dans la durée.
« Pourquoi, dès que la victime est policier, y a-t-il deux poids, deux mesures ? », par Noël Mamère, Olivier Besancenot, Annick Coupé, Jean-Baptiste Eyraud
Les faits sont têtus. Le 18 mai, une voiture de police est incendiée par des manifestants. Une vidéo montrant des individus non identifiables tourne en boucle sur les chaînes d’information en continu.
Le soir même, puis le lendemain matin, quatre personnes sont arrêtées et mises en examen « pour tentative d’homicide volontaire, destruction du bien d’autrui en bande organisée, violences en bande organisée et participation à un attroupement armé », passibles d’un déferrement devant une cour d’assises, sur la seule base de leur participation à la manifestation parisienne non déclarée du mercredi 18 mai et d’un témoignage sous X ultérieur d’un policier, probablement infiltré dans les réseaux « antifa ».
lundi 30 mai 2016
Loi Travail : panique au sommet, par Guillaume Liégard
Devant la persistance du mouvement contre la loi travail, la condescendance le cède à un franc mépris de classe, et à un affolement palpable. Médias de garde, Medef, majorité et opposition ont compris que la contestation était proche d’une victoire.
Hier encore, ils affichaient leur morgue et leur arrogance. Vous refusiez la loi travail ? Une lubie liée à une altération du jugement, on allait donc vous ré-ex-pli-quer la modernité, le réel. Le Français moyen (tellement moyen, c’est aberrant à la fin), souillé, déformé par des décennies d’égalitarisme absurde se révèle souvent un peu benêt. Et après tout, la pédagogie c’est aussi la répétition, alors éditorialistes, représentants du gouvernement et "économistes" officiels en tout genre se sont relayés jusqu’à la nausée pour expliquer tous les charmes cachés de cette loi El Khomri injustement incomprise.
Nantes : solidarité avec le centre LGBT, par Ensemble!
Ensemble, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, condamne avec la plus extrême fermeté la nouvelle dégradation des locaux du centre LGBT perpétrée ce week-end dernier à Nantes.
A quelques jours de la 20ème édition de la marche des fiertés Pride Nantes 2016 du 11 juin prochain et à l’avant-veille de l’ouverture du festival Cinépride le 31 mai au cinéma Katorza à Nantes, cet acte de vandalisme porte clairement la signature abjecte de l’homophobie.
samedi 28 mai 2016
Notre-Dame-des-Landes, consultation du 26 juin 2016 en Loire Atlantique : On a tous une bonne raison de voter NON !
La Coordination des opposants (plus de 50 groupes - associations, collectifs, syndicats et mouvements politiques) a décidé, après discussion lors de sa réunion exceptionnelle du 31 mars 2016, de dénoncer haut et fort la mascarade que représente cette consultation mais d'appeler aussi les citoyens à aller voter massivement NON pour ne pas laisser le champ libre aux porteurs du projet.
La Coordination a toujours su s'adapter et réagir aux différentes turpitudes de ce dossier, aussi bien sur le terrain que sur les volets juridique et politique. Les fortes mobilisations de janvier et février 2016 autour de Nantes ont démontré la détermination et la cohésion de l'ensemble du mouvement.
"Halte à la division. tous ensemble, nous pouvons, nous devons gagner!", par Solidaires 44
L'Union syndicale Solidaires de Loire-Atlantique dénonce l'interdiction de manifester dans le centre-ville de Nantes ( pour la 2ème fois après celle du jeudi 19 mai. Ces interdictions, qui commencent à faire système, sont une réelle et très grave atteinte à un droit démocratique essentiel, garanti par la Constitution : celui de manifester!
La manifestation qui a réuni plus de 3000 personnes a bravé cette interdiction, et a réussi à se dérouler pendant 1h30, comme le jeudi 19 mai. A nouveau, les forces de l'ordre ont bloqué tous les accès menant au Centre Ville de Nantes, obligeant la manifestation à se diriger vers l'île de Nantes, sans la moindre possibilité de se dégager de la nasse mise en place par le Préfet.
Rennes : "Soyons fiers de ce que nous avons fait depuis deux mois et demi". Entretien avec Hugo Melchior
Notre camarade Hugo Melchior est l'un des animateurs en vue du mouvement sur Rennes. Il a été victime d'une mesure d'interdiction de manifestation. Il a bien voulu répondre longuement à nos questions et tirer un premier bilan de 2 mois et demi de lutte, au moment où se met en place un comité de soutien à toutes les victimes de la répression.
Hugo, peux-tu nous expliquer pourquoi le Préfet t'a interdit l'accès au centre-ville de Rennes pendant 15 jours et comment as-tu réagi ?
Valls dégage, la loi travail on n'en veut pas, par Ensemble!
300 000 personnes ont manifesté le 26 mai pour le retrait de la loi travail à l'appel de l'intersyndicale et des organisations de jeunesse. C'est un succès.
« Ensemble! » dénonce les violences policières et les arrestations arbitraires qui ont eu lieu aujourd'hui à Paris et dans plusieurs villes.
La montée en puissance des blocages, des barrages, de la grève dans des secteurs névralgiques de l'économie, comme les raffineries, les dépôts de carburant, les ports, les transports, les centrales nucléaires et thermiques fracture la cohésion gouvernementale. En cause, l'article 2, celui qui est la charpente du texte de loi puisqu'il institue l'inversion des normes et donc le dumping social.
vendredi 27 mai 2016
« Valls veut substituer la question de l’identité à la question sociale ». Entretien avec Clémentine Autain
Depuis plusieurs mois, une polémique oppose Manuel Valls à Clémentine Autain, porte-parole du mouvement de gauche radicale Ensemble, à propos de l’islamologue suisse Tariq Ramadan. Actuellement en visite en Israël et dans les territoires palestiniens, le premier ministre est revenu dimanche 22 mai sur le sujet, dénonçant, dans une interview à Radio J, « l’islamo-gauchisme », « ces capitulations, ces ambiguïtés avec les Indigènes de la République, les discussions avec Mme Clémentine Autain et Tariq Ramadan, ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de la violence et de la radicalisation ». A la suite de ces propos, la conseillère régionale d’Ile-de-France a menacé, «sans excuse » de la part de M. Valls, de porter plainte . Elle s’explique.
mercredi 11 mai 2016
Amplifier la mobilisation : face au déni de démocratie !, par CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
Alors que les salarié-es, les jeunes, les privé-es emploi, les retraité-es sont mobilisés depuis plus de 2 mois pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, alors que l’opinion publique reste massivement opposée à ce texte, le gouvernement décide de passer en force en utilisant le 49.3. Inacceptable !
Ce sont les mobilisations qui ont contraint le gouvernement, à proposer des modifications au projet de loi pour tenter d’en minimiser les impacts. Le compte n’y est toujours pas !
mardi 10 mai 2016
Non au passage en force ! Non au 49.3 !
Le débat à l'Assemblée nationale tourne court. Le gouvernement a autorisé M. Valls à utiliser le 49.3.
La répression et les violences policières à l'égard de jeunes, de syndicalistes ou de simples manifestantEs, a montré que le gouvernement avait peur de la mobilisation populaire, de la convergence des luttes et des colères.
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