mardi 10 avril 2018

Evacuation de la ZAD :une "opération délicate et respectueuse de l'humain". Valérie Oppelt, députée La république en marche de Nantes

Ci-dessous les communiqués des quatre principales composantes de la résistance citoyenne au soir de la première journée d'expulsion de la ZAD.

L’ACIPA est scandalisée par les évènements en cours sur la ZAD 

L’ACIPA est scandalisée par les évènements en cours sur la ZAD. L’ACIPA a toujours défendu que la RD281 devait rester libre après l’abandon du projet d’aéroport pour la circulation de la population et l’accès aux parcelles agricoles. Mais cette route ne sert-elle pas aujourd’hui de prétexte à une intervention plus générale ? 

L’ACIPA avait appelé à protéger les lieux de vie, qui doivent pouvoir concrétiser leurs projets agricoles, culturels, sociaux et ruraux. Le mouvement est en train de travailler sur ces projets et était en réflexion pour apporter des solutions plus individuelles sous forme de convention d’occupation précaire dans ces projets collectifs. Des réunions de concertation ont d’ailleurs déjà eu lieu avec la préfecture de Loire-Atlantique. 

lundi 9 avril 2018

 Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Après l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, le gouvernement affiche son obstination en expulsant une partie des habitants de la ZAD. Loin des journalistes, interdits de pénétrer sur la zone, les forces de l’ordre ont commencé à évacuer et à détruire cette nuit de nombreux lieux de vie. 

Alors que la préfecture de Loire-Atlantique prétendait chercher une solution apaisée, c’est la violence de l’Etat qui se manifeste aujourd’hui. Cet Etat qui cherche à diviser les habitants de la zone à défendre, alors que tous et toutes ont construit à travers à les résistances, un de ces nombreux autres mondes possibles. 

Le gouvernement refuse ainsi une sortie pacifique du conflit, comme cela avait pu être possible au Larzac dans les années 1980, et revient sur ses propres engagements en expulsant le lieu Les Cent Noms ; ce dernier devait pourtant être préservé de l’expulsion puisque faisant partie des projets agricoles reconnus. 

dimanche 8 avril 2018

Urgence au Brésil : résister à l’attaque contre la démocratie

L’emprisonnement, par décret et sans aucune preuve de l’ex-président Lula, le 5 avril, représente une nouvelle offensive contre les libertés démocratiques. De tous les jugements prononcés contre les hommes politiques impliqués dans le scandale Lava-Jato, celui de Lula a été le plus expéditif, et correspond à la volonté de la classe dominante de tout faire pour empêcher sa participation aux futures élections, de bloquer tout espace d’expression pour la gauche. 

Car Lula conserve une grande popularité, une immense sympathie auprès des travailleuses et des travailleurs, et recueillerait 40% des intentions de vote. Il symbolise ce que la bourgeoisie haït le plus : qu’un ouvrier dirige le pays. C’est dans ce contexte que le juge Sergio Moro avait prononcé la condamnation sans preuves de Lula à douze ans de prison. 

ZAD de Notre-Dame-des-Landes : déclaration d'Ensemble! 44

Le Premier Ministre vient encore de confirmer ce week-end la décision du gouvernement d’évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, au mépris des appels convergents des associations et collectifs citoyens d’œuvrer, par le débat, à une issue pacifique respectueuse de tous les actrices et acteurs de la résistance citoyenne qui ont conduit à l’abandon du projet d’aéroport. 

Seules des raisons tactiques et politiciennes peuvent expliquer cet acharnement du gouvernement. 

mercredi 4 avril 2018

Non à la casse du service public ferroviaire ! Pour la défense et le développement de tous les services publics ! Appel unitaire

Le mouvement unitaire du 22 mars a constitué un beau premier succès en défense du service public. En réponse, le gouvernement apporte pour seule perspective la casse de la SNCF. Elle s’accompagne d’une attaque frontale contre les cheminot-es, la préparation de la privatisation de l’entreprise publique via la mise en concurrence et la fermeture programmée de milliers de kilomètres de voies ferrées . 

Depuis trop longtemps, l’abandon progressif du transport de marchandises par train qui s’est traduit par la fermeture de gares de triage et la prime accordée à la route et au transport routier plombe la SNCF et notre environnement. De plus, l’ouverture par E. Macron de lignes de transports par cars au détriment du rail est un non-sens écologique et un mépris pour les personnes à faibles revenus, alors qu’il faudrait plutôt développer des tarifs sociaux SNCF. 

samedi 31 mars 2018

Tandis que reviennent en Europe les démons de l'entre-deux guerres, empêchons que Puigedemont subisse le sort de Companys , par Yorgos Mitralias

Voici donc que l’indomptable Catalogne et son peuple intrépide se trouvent de nouveau, après 80 ans (!), à l’épicentre de cette tragédie européenne toujours recommencée! 

Aujourd’hui comme alors les protagonistes du drame, qui menace – une fois de plus – de foutre en l’air notre vieux continent, sont exactement les mêmes : 

- D’un coté, les présidents traqués bien que très démocratiquement élus de la République Catalane en révolte, qui demandent l’asile à nos « démocraties » européennes. 

- Et de l’autre, l’Allemagne qui les emprisonne avant de les livrer à leurs bourreaux de Madrid qui défendent par tous les moyens « l’unité » de l’État des Bourbons et des épigones de Franco !… 

Nouveaux assassinats de Palestiniens : l’impunité de Natanyahou doit cesser ! , par Clémentine Autain

L’armée israélienne a de nouveau fait preuve d’une brutalité meurtrière contre le peuple palestinien. Ses snipers ont tué 12 manifestants palestiniens et blessé des centaines d’autres aux frontières de Gaza. 

Ces manifestants gazaouis étaient réunis ce vendredi 30 mars était pour « La journée de la terre » en référence au soulèvement palestinien du 30 mars 1976 contre la confiscation de 2.500 hectares de terres en Galilée. Cette « Journée de la Terre » marquait le début d’un processus de masse « La marche du retour » qui doit durer jusqu’à la mi-mai. 

Gaza subit un blocus par l’Etat d’Israël avec la complicité du régime égyptien depuis une douzaine d’années. L’évacuation par les forces israéliennes est en trompe l’oeil puisqu’elles contrôlent toujours les frontières. 

mardi 27 mars 2018

Fin de la trêve hivernale : refusons les expulsions ! Plus personne à la rue ! Mobilisation samedi 31 Mars 2018

NANTES Commerce 12 h 00 Banquet de rue – 14 h 00 Manifestation 

La trêve prend fin le 31 mars, tout comme le programme hivernal d’hébergement des sans abris. Sur le territoire de Loire Atlantique, des centaines de personnes vont se retrouver sans toit, dès le 1er Avril, jetées à la rue avec le concours des forces publiques. 

Qui sont-elles ? Précaires, chômeurs, travailleurs pauvres, jeunes, retraités, demandeurs d’asile, militant-e-s mobilisé-es sur des occupations, sont celles et ceux qui subissent : la précarisation généralisée, l’exclusion et la répression, une crise du logement et de l’hébergement sans précédent. Mais aussi d’anciens expulsés non relogés, alors que la loi DALO oblige à un relogement. 

Toujours plus d’expulsions : 

lundi 26 mars 2018

Nouvelles incarcérations en Catalogne, arrestation en Allemagne de Puigdemont : Catalans et Catalanes, vous n’êtes pas seul.e.s ! Liberté pour les prisonnier.e.s politiques !

Communiqué de Anticapitalistas (section de la IVe Internationale dans l’Etat espagnol) à propos des nouvelles incarcérations survenues en Catalogne. 

Ce vendredi 23 mars, le juge Llarena a donné un nouveau coup à la démocratie, en emprisonnant et en lançant des mandats d’arrêt contre différent-e-s représentant-e-s du peuple de Catalogne. Pour cela, il a utilisé une fausse accusation de rébellion (en appliquant, en outre, de manière également abusive, la prison préventive, grâce à des jugements préconçus aussi aberrants comme la supposée conclusion à propos des inculpé-e-s selon laquelle « on n’apprécie pas dans leur sphère politique interne un élément puissant permettant d’apprécier que le respect envers les décisions de ce juge instructeur soit permanente ») contre ceux et celles qui simplement, avec plus de 2 millions de personnes, ont participé à un processus de mobilisation populaire, de forme non-violente, afin d’exercer leur droit à voter pour pouvoir décider de leur futur. 

jeudi 22 mars 2018

22 mars : 10 000 manifestant.e.s à Nantes, 3000 à Saint-Nazaire

Forte mobilisation des fonctionnaires ce jeudi 22 mars en Loire-Atlantique. A l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, CGC et des syndicats étudiants UNEF et SUD étudiants, près de 10 000 personnes ont longuement manifesté dans les rues de Nantes, beaucoup, beaucoup de fonctionnaires, mais aussi des salariés du privé, un bon nombre de retraités et plusieurs centaines de jeunes, étudiants et lycéens. A Saint-Nazaires, ils et elles étaient près de 3000. 

Et partout une même détermination : faire obstacle à la casse des services publics, défendre le pouvoir d’achat et des conditions de travail des fonctionnaires et salariés de l’Etat et des collectivités locales, et l’espoir partagé que la mobilisation des cheminot.e;s mettra en échec Macron et son gouvernement. 

lundi 19 mars 2018

Défendons tous les services publics ! Solidarité avec les cheminots et les cheminotes ! Déclaration unitaire

Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l’égalité et le social : sous-investissent dans le rail et investissement massif vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds. 

Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations préconisées par les « directives » européennes. 

Aujourd’hui Macron pousse au bout la logique, de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer produisent la disparition de lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et des trains, la disparition du fret. 

« La sélection à l’entrée de l’université ne passera pas par nous »

« Nous soussignés, membres du personnel de l’Université de Nantes, refusons l’instauration de barrières à l’entrée de nos filières de formation en Licence, induite par le tri et le classement des dossiers envoyés par les lycéens. 

Nous réaffirmons le principe de l’université comme service public ouvert à tous les bacheliers qui le souhaitent, dans les formations de leur choix, le baccalauréat constituant le premier grade universitaire. 

Les dysfonctionnements d’APB (admission post-bac) sont attribuables à une pénurie de places et à l’accumulation de manques de moyens. Ils ne sauraient légitimer le filtrage systématique de toutes les demandes. 

Brésil : notre camarade Marielle Franco assassinée !, par la rédaction d'Inprecor/international Viewpoint

Militante active du mouvement LGTB, de la Marche mondiale des femmes, conseillère municipale du Parti socialisme et liberté (PSOL) à Rio de Janeiro et en charge de la commission d’enquête sur les violences commises par l’armée et la police contre les jeunes afro-descendants à Rio, Marielle Franco a été assassinée la nuit du 14 mars 2018. 

Elle avait 38 ans et, selon le politologue Maurício Santoro, elle « incarnait un espoir de renouveau, à l’heure où la plupart des leaders politiques de Rio sont en prison ou sur le point de l’être », pour corruption. 

Samedi 10 mars, elle relayait sur son compte Twitter des accusations des habitants de la favela d’Acari contre le 41e bataillon de police, l’un des plus brutaux de Rio. « Cette semaine, deux jeunes ont été tués et jetés dans une fosse. Aujourd’hui, la police a menacé les habitants. Ça arrive depuis toujours mais ça a empiré avec l’intervention ». « Marielle Franco enquêtait sur des assassinats apparemment commis par des policiers désireux d’éliminer des gens qui en savaient trop sur leurs agissements », expliquait à Libération Zeca Borges, coordinateur du Disque-Denúncia de Rio, un service qui permet à la population de dénoncer anonymement des faits de violence. Elle revenait d’une réunion publique de femmes noires « qui font bouger les choses ». 

lundi 5 mars 2018

8 Mars : pour l'égalité professionnelle, nous voulons des actes, l'appel des huit grands syndicats français

Peu d'échos dans les médias pour ce qui est pourtant un événement social majeur : les huit plus grandes organisations syndicales françaises, CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, CGC, CFTC, Solidaires viennent de rendre publique une déclaration commune formalisant leurs propositions pour une égalité professionnelle réelle et exigeant du gouvernement des actes. A lire ci-dessous cette déclaration intégrale.

Le mouvement déclenché par la révélation des violences sexuelles subies par des actrices dans le cadre de leur travail a permis de rendre visible l’ampleur des violences sexistes. 

Nos organisations syndicales alertent sur la nécessité d’agir globalement sur les questions d’égalité professionnelle et sur les violences au travail, dans le public comme dans le privé.