jeudi 31 janvier 2013

Notre-Dame-des-Landes : la ferme de Bellevue s’adresse au Président de la République :« La ferme de Bellevue restera debout, nous la défendrons et nous cultiverons ses terres. Ces bâtiments serviront encore et encore, au fil des saisons, et seront un des emblèmes de la lutte des paysans et des citoyens vigilants »


Notre Dame des Landes le 29 janvier 2013 

Monsieur le Président, 

Je suis Belle vue du ciel : je crois que vos hommes m’ont remarquée, ils me passent au-dessus depuis des mois, dans leur hélicoptère, chaque semaine, parfois chaque jour, parfois plusieurs fois par jour. Depuis bientôt deux siècles que des paysans et paysannes sont arrivés ici pour vivre de la terre, depuis bientôt deux siècles qu’ils m’ont construite à la sueur de leur front, apportant au fil des décennies des améliorations et extensions pour loger leur famille et leurs animaux, les fourrages et le matériel agricole, le sentiment d’être utile ne m’a jamais quittée. 

Certains disent que je ne suis qu’un tas de pierres ; je surprends des conversations inquiétantes depuis quelques années à ce sujet. 

La ferme de Bellevue L’agriculteur qui travaillait dans cette ferme d’une centaine d’hectares a quitté les lieux dimanche 27 janvier 2013, remplacé immédiatement par des opposants au projet d’aéroport. « Ce sont des paysans et des tracteurs, des citoyens, des zadistes qui s’y sont installés pour la protéger de la destruction », indique l’Acipa dans un communiqué. 

Mes habitants paysans et paysannes ont aimé trouver dans mon corps de ferme l’abri, la chaleur, la sécurité, trouver ici un sens à leur vie, la tranquillité et le refuge, le repos après des journées de travail éprouvantes. Ils ont souffert aussi, beaucoup, j’en suis témoin, mais grâce à moi ils ont tenu bon dans les périodes de doute, repère et repaire qui ne les jugeait pas. Croyez-vous qu’ils aient choisi au hasard de me nommer ainsi : Bellevue ? Certes je ne suis pas un château, je ne suis pas « moderne », je suis une vieille, mais pour moi voilà ce qui compte dans la vie d’une maison, d’un lieu de vie, d’un lieu de travail : rendre service aux gens simples, aux revenus modestes, être à leur portée, voilà ce qui me semble noble et dont je suis si fière. 
Fière de ce que j’ai permis, car je sais que vous le savez, mais je vois que les humains l’ont un peu oublié : ce que j’ai permis en abritant ces humains et leurs animaux, c’est la production de nourriture. 

mercredi 30 janvier 2013

L'éducation n'a pas pour finalité d'être asservie aux marchés, à la finance et au productivisme dominants, mais doit oeuvrer à l'enrichissement culturel et linguistique et au bien-être général, par Gilbert Dalgalian


Une refondation de l'éducation pour le 21e siècle doit prendre en compte les critères suivants :

    1.  les enfants issus aujourd'hui ou demain des systèmes éducatifs devront affronter les défis tout au long du siècle : l'éducation doit les préparer pour les 80 prochaines années ;


2.  ces défis de taille – écologique, social et économique, alimentaire, énergétique et la crise démocratique – concernent lourdement les pays du Sud, mais aussi les populations pauvres du Nord et des pays émergents ; ce qui rend urgente une éducation de tous à la solidarité, à la créativité et à l'autonomie ;

3.  l'éducation à la citoyenneté ne peut plus se contenter désormais des cours traditionnels d'éducation civique : la citoyenneté doit se construire dans un vécu quotidien et une pratique permanente à l'école, au collège, au lycée et à l'université ; c'est la condition d'une éducation à l'esprit critique dont on mesure aujourd'hui le manque partout.

 Refondée à partir de ces impératifs, l'éducation se doit de redéfinir ses finalités, ses contenus, ses structures, ses méthodes et ses moyens.

Les finalités nouvelles aboliront la compétition et tout esprit de sélection pour éduquer au travail d'équipe et à la solidarité, à l'émulation collective dans les apprentissages et en fin de parcours à la coopération internationale solidaire. L'éducation n'a pas pour finalité d'être asservie aux marchés, à la finance et au productivisme dominants, mais doit oeuvrer à l'enrichissement culturel et linguistique et au bien-être général.

mardi 29 janvier 2013

Imposer une alternative à l'austérité : agir ensemble et développer le Front de Gauche - Texte stratégique


Introduction 

La crise systémique du capitalisme s’accroît. Elle est amplifiée dans l’Union Européenne par les traités qui laissent les marchés maîtres du jeu. Elle frappe de plein fouet les peuples, creuse les inégalités sociales, aggrave la crise écologique et exacerbe les tensions internationales. Désormais la récession touche ou menace une part grandissante des Etats, la baisse de l’activité étant visible partout y compris en Allemagne. 

Ces politiques d’austérité vont à l'encontre de l'exigence des peuples et s'accompagnent d’une dérive autoritaire. Elles ne sont pas seulement injustes, elles ne marchent pas ! Leur violence renforce le nombre de celles et ceux qui refusent de capituler, l’affrontement s’aiguise : il se pose toujours plus en termes de choix de civilisation. 

Un grand mouvement de résistances au diktat de l’oligarchie financière et pour la démocratie, touche le continent sud-américain, le monde arabe et le proche orient, l’Europe… Les grèves, manifestations, révoltes parfois empreintes de pratiques alternatives sur les terrains de la production de la consommation et de la solidarité se développent dans les pays les plus touchés par la récession. C’est le cas de l’Espagne, du Portugal ou de la Grèce. Dans ce dernier pays, le peuple et les travailleur-euse-s ont reconnu dans Syriza une alternative politique au chantage et véritable putsch imposé par la Troïka devant laquelle les gouvernements sociaux libéraux et libéraux ont capitulé. 

C’est dans ce contexte que le mot d’ordre « L’humain d’abord » a rencontré les aspirations de millions de citoyen-ne-s de notre pays. Ce système mortifère ne peut échapper à des bouleversements Mais la question est posée des développements qui peuvent intervenir et de leur nature. La voie de la régression, le repli xénophobe et nationaliste ne sont pas exclus. Ils peuvent apparaître comme une issue pour des populations désorientées et désillusionnées par des décennies d’alternances. 

Le développement du Front de Gauche - texte sur le fonctionnement du Front de Gauche


Le Front de Gauche (FDG) constitue une démarche politique inédite qui associe des organisations politiques et des citoyens, dont de nombreux militants syndicaux et associatifs, dans la construction commune d’une ambition politique qui réponde aux attentes populaires et soit en rupture avec les logiques imposées par les marchés financiers. 

Evoquer le développement du Front de Gauche, implique un préambule. La question majeure c’est : comment donne-t-on envie de rejoindre le FDG à tous ceux, issus notamment des classes populaires et de la jeunesse, n’ayant jamais milité ou il y a longtemps, qui ont soutenu notre campagne ? Cela revient à poser la question de l’utilité du FDG. C’est donc d’abord une réponse politique : la nécessité d’une stratégie claire, d’initiatives concrètes, de bonnes campagnes, du soutien aux mobilisations et, de notre progression dans l’ancrage de nos idées et à travers les élections. C’est cela qui donnera envie de rejoindre notre démarche, de construire le FdG. La manifestation du 30 septembre l’a démontré car sa préparation a sensiblement remobilisé les assemblées citoyennes. Cela passe par une élaboration commune, une démarche permanente de co-construction où chaque composante peut apporter son apport, son expérience. Pour cela, il faut bien sûr les cadres qui permettent ces actions communes, l’élaboration collective et des instances qui permettent de se coordonner, de prendre des décisions et de les mettre en application. 

France - La dette sociale n’existe pas ! La protection sociale ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des marchés financiers ! par Pascal Franchet - CADTM France

La prise en charge des dépenses de soins et de médicaments par la Sécurité sociale est passée de plus de 80 % à la fin des années 1970 à 75,5 % en 2009. De plus en plus de personnes sont aujourd’hui exclues de l’accès aux soins : sont concernés tout d’abord les migrants, les femmes, les jeunes et les travailleurs pauvres. 

Aujourd’hui, c’est vers le Crédit municipal que l’État les dirige pour essayer de trouver un financement pour se soigner. Toutes les garanties sociales sont remises en cause. Voilà le résultat concret de 40 ans de réformes de la protection sociale et du mode de gestion de la crise économique. 

Il s’agit là d’un recul de civilisation auquel il faut mettre fin. La nouvelle constitution européenne imposée aux populations, le TSCG, impose de rogner sur les dépenses sociales en cas de dépassement d’un déficit « structurel » de 0,5%. Ce qu’on nous présente en France et ailleurs comme étant la « dette sociale » est un leurre destiné à faire accepter les réformes destructrices de la protection sociale et pour livrer celle-ci au secteur privé. Le gouvernement actuel n’y déroge pas. 

Pourtant, la « dette sociale » n’existe pas , pas plus qu’il n’y a de déficit de la sécurité sociale. Et il y a plusieurs raisons à cela. Des raisons de droit et de principe : L’ordonnance du 4 octobre 1945 (art. 30), qui fonde notre système de protection sociale, confirme la contribution de l’État, jusqu’à l’établissement d’une cotisation unique. Selon le préambule de la Constitution de 1946, toujours en vigueur aujourd’hui, la Nation doit la protection sociale à ses citoyens (art. 10 et 11). La France a ratifié la Charte de l’ONU (1945), la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), les deux Pactes Internationaux de 1966 sur les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). Elle vient, le 8 décembre 2012, de confirmer son engagement en signant la dernière version du PIDESC. 

lundi 28 janvier 2013

Notre Dame des Landes : Les tracteurs vigilants protègent la ferme de Bellevue - Appel à les y rejoindre !


Les tracteurs vigilants sont en protection de la ferme de Bellevue, près du Liminbout à Notre-Dame-des-Landes (44) depuis ce soir 27 janvier à 18h. Ils y resteront le temps qu'il faudra pour en empêcher la démolition. 

Des sources convergentes laissent à penser qu'une intervention policière pour sa destruction pourrait avoir lieu dès demain matin à la première heure. Les signataires, qui se sont battus pour maintenir une activité agricole sur le site de la ZAD, ne peuvent laisser détruire de nouvelles fermes et appellent à une large mobilisation sur place. 

Un point presse aura lieu sur le site de Bellevue à 11h demain matin lundi 28 janvier Signataires : ACIPA, ADECA, COPAIN44 ACIPA : Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre Dame des Landes ADECA : Association des Exploitants Concernés par l'Aéroport COPAIN : Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d'aéroport .

dimanche 27 janvier 2013

Le collectif nantais Unis Contre Une Immigration Jetable (UCIJ) reçu par la Préfecture de Loire-Atlantique : le double langage du Ministre Valls

Le collectif UCIJ (composé d’associations, de syndicats et de partis politiques) a rencontré jeudi 24 janvier la Préfecture afin de faire le point sur la situation des sans-papiers en Loire Atlantique et sur les modalités d’application de la circulaire Valls. Nous avons d’abord lu (pour transmission au Ministre de l’Intérieur) le tract dénonçant cette circulaire, extrêmement restrictive, et qui va laisser des milliers de personnes dans la précarité, la surexploitation, la peur et la discrimination. Nous avons ensuite présenté un certain nombre d’exigences sur la présentation et l’examen des nouvelles demandes de régularisation. 

L’UCIJ a obtenu très peu d’engagements de la Préfecture qui déclare ne pas pouvoir aller « au-delà » des termes de cette circulaire, dont les critères cumulatifs seront le plus souvent un obstacle à toute régularisation. 

Ainsi, en contradiction avec les termes du CESEDA (Code d’Entrée et de Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile) et des circulaires précédentes, la Préfecture refuse de remettre un récépissé, valant titre de séjour provisoire, aux personnes qui présenteront un dossier complet, pendant l’instruction de leur demande. Nous n’avons pu obtenir que la promesse de « l’étude » d’un certificat de dépôt, et l’assurance qu’aucune mesure d’éloignement ne serait exécutée pendant l’examen de la demande. 

samedi 26 janvier 2013

Projet de loi Peillon : où est la refondation de l’école ? par la commission éducation des Alternatifs


Le projet de loi présenté mercredi dernier par V.Peillon au Conseil des Ministres reste très sommaire. De nombreux points s’inscrivent déjà dans l’acte III de la décentralisation (attribution aux régions de la carte des formations professionnelles, de l’orientation scolaire) ou seront fixés par décrets. 

Sur le fond, ce projet de loi s’inscrit dans la continuité des politiques précédentes Le socle commun est maintenu dans le primaire et au collège et les inégalités demeureront entre celles et ceux qui n’obtiendront que ce socle, soit « le minimum », malgré les affirmations du ministre, et celles et ceux « qui ont du talent » et obtiendront le bac +3 et plus. Le lycée Chatel reste donc inchangé. 

Une refondation qui ne touche pas au fond. 

La priorité pour le Primaire est affirmée avec pour certains cas l’application du « plus de maîtres que de classes », mais pour quel contenu réel ? Mais pour un ministère qui affiche l’ambition de refonder l’Ecole, le silence sur l’Education prioritaire, sur l’utilisation des personnels Rased, sur la formation continue des enseignant-e-s est plus qu’inquiétant. 

En n’accordant pas la priorité absolue à la lutte contre l’échec scolaire, ce projet de loi passe à coté de son objet même, « la refondation » de l’Ecole. La question des rythmes scolaires hebdomadaires ne peut être dissociée ni de celle de la longueur de la journée des élèves ni des contenus à enseigner, ni des méthodes pédagogiques à utiliser et ne devrait en aucune façon conduire à un alourdissement de la charge de travail des enseignant-e-s. 

mercredi 23 janvier 2013

11 mai 2013 : chaîne humaine à Notre Dame des Landes ! Communiqué de presse de l’équipe organisatrice de la chaîne humaine


La coordination des opposants au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes a pris la décision d'organiser un très grand évéènement le 11 mai 2013, sous la forme d'une chaîne humaine. Celle-ci se déploiera sur les 25 kms de routes qui entourent la ZAD, en passant par les agglomérations de Vigneux de Bretagne, la Pâquelais et Notre Dame des Landes. 

La coordination des opposants veut avec cette chaîne humaine offrir à la plus large population la possibilité de dire dans la plus grande sérénité et par un geste symbolique fort, son opposition à ce projet inutile, gaspilleur d'argent public et destructeur de terres nourricières. 

Mains dans les mains, ce sera aussi un spectaculaire geste de solidarité à l'adresse des paysans et habitants de la Zone dont l'expulsion est programmée en 2013. 

Il y avait près de 40000 personnes à la manifestation du 17 novembre, la coordination compte bien en rassembler beaucoup plus le 11 mai prochain sur les 25 kms de routes qui serpentent dans le bocage encore préservé. 

Détachez vos ceintures ! Un aller-simple pour Notre-Dame-des-Luttes, une BD en librairie à partir du 15 février prochain




Quand plus de 60 auteurs et 16 éditeurs, regroupés sous le label des éditions du Kyste, s’associent pour informer sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, dénoncer le caractère absurde et obsolète de la logique qui le gouverne et soutenir ses opposants, cela donne 144 pages de textes et d’images pour dire « Vinci dégage ! ». 

Sortie lors du festival d’Angoulême 2013, en librairie le 15 février. Tous les bénéfices générés par les ventes de ce livre seront reversés à l’ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes). 

Avec les contributions de : Tanxxx (couverture), Augel, Badame L’Ambasadrise, Edmond Baudoin, François de Beaulieu, Berth, Jean-Michel Bertoyas, Catherine Binon, Jean Bourguignon, Prosperi Buri, Ivan Brun, les Camilles de la ZAD, Nicolas de la Casinière, Lucie Castel, Rémy Cattelain, Lionel Chouin, Colloghan, Jean-Luc Coudray, Hélène Coudray, Étienne Davodeau, Pierre Deruelle, Brice Dumas, Jean-Marie Dréan, Quentin Faucompré, Désirée Frappier, Alain Frappier, Pier Gajewski, Gébé, Thomas Gochi, Fabien Grolleau, Benoît Guillaume, Laurent Guizard, Simon Hureau, Aurélien Jablonka, Alexandre Kha, Klouchka, Lasserpe, Johann Le Berre, Étienne Lécroart, Sandra Lefrançois, Lefred-Thouron, LLDM, Luz, Rémi Malingrëy, Mandragore, John-Harvey Marwanny, Micaël, Mickomix, Nicolas Moog, Macduff, Morvandiau, Nardo, Jonvon Nias, Olivier Quéméré, Ramine, Olivier Rolland, Olivia Sautreuil, Tanitoc, Jean-Michel Thiriet, Tignous, Titia, Zag, ainsi que les lettres ouvertes de Stéphanie L. et Patrick Warin. Publié sous le label collectif, créé pour l’occasion, des éditions du Kyste qui regroupe les co-éditeurs suivants : Goater, l’Association, Tête rock Underground, Rackham, Flblb, 6 pieds sous terre, Les Requins Marteaux, Le Tigre, Marwanny corporation, l’Apocalypse, Cornélius, Vide Cocagne, l’œuf, Libertalia, 2024, The Hoochie Coochie. 

Attila est de retour à Notre Dame des Landes, par l'ACIPA et l'ADECA


La semaine dernière, alors que la commission de dialogue installée par le Premier Ministre avait demandé un climat propice au dialogue, M. le Préfet, lui, choisit de faire table rase. 

Une nouvelle maison a été détruite sur la zone du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Il s’agissait d’une ancienne ferme en pierre située au lieu dit « Saint Jean du Tertre » sur la commune de Vigneux de Bretagne. Elle comportait maison, étable, hangar et garage. Ses habitants l’ont quittée le 11 janvier. Aucune perturbation ou agitation n’a été signalée et, dans la semaine, les 15, 16 et 17 janvier, police, pelleteuse et camions ont fait leur sale travail. Il ne reste pas un caillou, pas même de quoi caler une roue de car de garde mobile. C’est ainsi la 14ème destruction au compteur de M. le Préfet, alors que l'hiver fait rage et que des personnes sont sans logis. 

Trois ministres ont annoncé en décembre un moratoire sur les travaux de défrichement tant que le comité d'expertise scientifique n'aura pas rendu son rapport Peut-on détruire l’habitat de l’homme quand on préserve celui de la faune ? A tout fin utile, nous informons donc le public qu’au lieu dit « Bellevue » à Notre Dame des Landes, dans une ferme qui pourrait aussi subir la colère de M. le Préfet, une espèce protégée de chauve-souris a trouvé refuge et que toute destruction de son habitat est interdite. 

lundi 21 janvier 2013

Le Collectif nantais « Uni-e-s Contre Une Immigration Jetable » appelle à un rassemblement devant la Préfecture de Nantes jeudi 24 janvier 2013 à partir de 17H en soutien à tous les sans papiers


De nombreuses personnes, hommes, femmes et enfants, dites « sans papiers » vivent, habitent et travaillent en France. Elles sont déboutées du droit d'asile, travailleurs ou travailleuses sans papiers ; elles cotisent, paient des impôts ; leurs enfants vont à l'école, ici, en France. 

Après 10 ans d'une politique de chasse aux étrangers, la victoire de la gauche aux élections présidentielles et législatives avait suscité de grands espoirs chez les «sans papiers» et les organisations qui les soutiennent. Le collectif s’est toujours prononcé pour la régularisation de tous les sans papiers et un accueil des demandeurs d’asile conforme aux textes internationaux qui régissent le droit d’asile (hébergement et aide aux démarches). 

Le 28 novembre 2012, est parue la circulaire Valls. Elle est censée faciliter les démarches de régularisation pour les personnes sans papiers. Hélas, il s'agit d'une circulaire extrêmement restrictive sur les conditions de régularisation et elle laisse aux préfets une grande liberté d'interprétation. Si elle permet, à terme, la régularisation de quelques personnes, elle va en laisser des milliers dans la même vie d’extrême précarité, de surexploitation, de peur, de discrimination. 

dimanche 20 janvier 2013

Contre l'homophobie, l'égalité ! 6000 manifestant-e-s dans les rues de Nantes


Malgré le froid et un temps exécrable, plus de 6000 manifestant-e-s se sont retrouvés dans les rues de Nantes ce samedi après-midi pour riposter à la mobilisation conjointe de la droite et des églises et dire non à l'homophobie, oui à l'égalité.
Dans cette manifestation, beaucoup de jeunes. A l'évidence le tremplin est réussi pour la manifestation nationale de dimanche prochain à Paris !

Accord de "Wagram" : premiers dégâts !

L'annonce par la direction de Renault de 7500 suppressions d'emplois, sans licenciements mais contre l'acceptation de l'abandon des 35 heures, est une première mise en oeuvre de l'accord de "Sécurisation de l'Emploi et des Parcours Professionnels" signé par le patronat, la CFDT, la CGC et la CFTC.En effet cet accord va généraliser et ériger en système les chantages à l'emploi hier limités à quelques entreprises. 

Ainsi, chez Renault, tous les sites sont concernés.Malgré des capacités d’intervention plus grandes que chez PSA ( l'Etat est actionnaire à 15% de Renault), le gouvernement ne dit mot et consent. De plus, il veut imposer aux parlementaires PS de voter les yeux fermés l'accord MEDEF - CFDT. Quitte à donner un os à ronger : les député-e-s et sénateurs/trices auront toute liberté pour amender le texte à venir sur les reprises d'entreprise. Dommage que l'os manque de moelle ! 

La contestation des licenciements est en effet rendue très difficile du fait des délais réduits pour pouvoir agir, de l'absolution des vices de forme...L'annonce des suppressions de postes chez Renault et la validation de l'accord de régression sociale marquent un pas supplémentaire dans la politique d'austérité du gouvernement. Mais ce pas est un pas de géant.

vendredi 18 janvier 2013

Chef de guerre ! par Raoul-Marc Jennar

Des avions de chasse décollent tous feux allumés dans la nuit africaine, des colonnes de blindés s’élancent sur les pistes en latérite, de vaillants soldats débarquent leur paquetage et leurs armes, un officier galvanise sa troupe. Telles sont les images que toutes les chaînes françaises de télévision nous présentent en boucle depuis une semaine. 

A la vue du déploiement de cette panoplie guerrière, les sondages favorables s’envolent, le peuple frémit et se rassemble derrière son chef. L’onction militaire le métamorphose. Voici le Président de la République devenu chef de guerre. Et les médias de claironner à l’unisson : François Hollande a acquis une nouvelle stature ; il a atteint une dimension régalienne ; il a enfin, a-t-on même entendu sur France Info, gagné sa légitimité de chef d’Etat. 

Comme si la légitimité du Président de la République ne provenait pas du suffrage universel, mais de sa capacité à décider d’engager les forces armées dans de véritables combats. 

Comme si l’acte guerrier faisait l’homme d’Etat ! Depuis le début de l’opération militaire française au Mali, ce discours domine chez bon nombre de journalistes et d’observateurs. 

Et bien des signes indiquent que l’opinion publique confère au chef de l’Etat une fermeté virile qu’il lui niait jusqu’alors.