mardi 30 septembre 2014

"Ma vie pour mon emploi". Six ouvrier-e-s de la Seita Carquefou en grève de la faim


Depuis hier lundi 29 septembre, six salarié-e-s de la SEITA Carquefou ont entamé, devant l’usine, une grève de la faim. Epaulés par leurs collègues, présents par roulements 24h sur 24, ils entendent ainsi montrer leur colère face à la décision de la direction d’Imperial Tobacco de fermer l’usine avec ses 327 salarié-e-s et de transférer son activité en Pologne. 

Depuis l’annonce de cette fermeture, le plus souvent en intersyndicale CGT, SUD, UNSA, les salarié-e-s de la SEITA essaient de se faire entendre de leur direction et des pouvoirs publics. En vain. 

« On est laminé, écrasé, ignoré. On nous laisse crever dans notre coin…. On soufre tous les jours et ça ne se voit pas. Il y a déjà une centaine de salariés en arrêt de travail. Ils sont dans l’ombre. C’est aussi pour eux qu’on fait cette grève », déclare ce matin à la presse locale* l’un des grévistes de la faim.

CETA-TAFTA, des traités jumeaux pour détruire la souveraineté des peuples, par Raoul-Marc Jennar


Le 18 octobre 2013, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le premier ministre canadien, Stephen Harper, ont conclu ce que la Commission appelle un « accord politique » sur les éléments essentiels d’un Accord économique et commercial global (AÉCG) entre l’Union européenne et le Canada. 

Les négociations avaient commencé en 2009. Avec la complicité des gouvernements de l’UE, elles se sont tenues dans le plus grand secret. Jamais, les gouvernements, qui ont donné le feu vert à la Commission européenne pour conduire ces négociations et signer cet « accord politique », n’ont informé leur Parlement et encore moins sollicité l’accord de celui-ci pour mener de telles négociations qui, pourtant, remettent en cause des choix de société fondamentaux.

lundi 29 septembre 2014

La droite reprend la majorité au Sénat, par Ensemble !


A l'occasion du renouvellement de la moitié du Sénat, la droite - UMP et UDI - dispose d'une majorité absolue de treize sièges. 

Une parenthèse de trois ans s'est refermée. 

Le Front national fait son entrée avec l'élection de deux sénateurs qui ont recueilli un nombre de voix quatre fois supérieur par rapport à celles qui leur étaient acquises. Signe d'une porosité toujours plus forte entre droite et extrême-droite et qui installe toujours plus le Front national dans le paysage politique. 

C'est le troisième défaite majeure du parti socialiste après les municipales et les européennes. Défaite et y compris déroute dans certains départements, comme les Bouches-du-Rhône.

La réduction des dépenses publiques qui impactent fortement les moyens financiers des collectivités locales imposée par le pacte de responsabilité, la réforme territoriale à marche forcée expliquent sans doute ce résultat, qui est aussi le prolongement des municipales. 

La remontée des idées réactionnaires s'est fait sentir puisque le rapporteur du PACS et de l'ouverture du mariage à toutes et tous a été battu. 

Une fois de plus, le droit de vote des étrangers est enterré. Avec un Sénat repassé à droite, impossible d'obtenir la majorité des trois cinquièmes pour modifier la constitution. La responsabilité de F. Hollande est écrasante, lui qui n'a cessé de renvoyer à plus tard cette promesse de la campagne électorale. 

F. Hollande, M. Valls : une politique qui ouvre un boulevard à la droite et au Front national.

La construction d'une alternative sociale, démocratique et écologique n'en est que plus urgente. 

Cela passe par la mobilisation des salariéEs, précaires, chômeurs, retraitéEs en défense de leurs droits et revendications et par la tenue d'assises de toutes les forces politiques et sociales qui affirment leur opposition à la politique d'austérité.

Les retraité-e-s dans la rue demain 30 septembre


A l’appel des fédérations de retraité-e-s CGT, FSU, Solidaires et CFTC, les retraité-e-s du département sont appelés à manifester demain mardi 30 septembre à 10h30 devant la Préfecture de Nantes et la Sous-préfecture de Saint Nazaire. Dans une déclaration commune, également cosignée par FO et la CGC, les syndicats de retraités-e-s que quatre mois après l’importante manifestation nationale du 3 juin dernier, « pour l’essentiel, le gouvernement est resté sourd à nos demandes ». 

C’est principalement le cas avec le gel des retraites à l’œuvre depuis le 1er avril 2013 et que le gouvernement vient de prolonger jusqu’au 1er octobre 2015. Même la revalorisation annoncée des retraites inférieures à 1200 euros brut au 1er octobre 2014 a été annulée ! 

dimanche 28 septembre 2014

Rassembler les forces progressistes pour censurer Valls et construire une alternative, par Ensemble!


La politique de Hollande et de Valls, c’est la soumission sans fin à l’appétit sans bornes de la finance et des grands patrons. La prime misérable de 40 euros aux retraité-e-s les plus pauvres n’y change rien. Après des dizaines de milliards déjà offerts aux patrons, c’est l’heure du « pacte de responsabilité » : 35 milliards d’euros d’allègement des cotisations sociales pour les patrons, 50 milliards de coupes budgétaires pour nous. 

Le gouvernement décrète la fin de la prévention dentaire en milieu scolaire, des coupes sombres dans le budget de la CAF, le gel des aides sociales, la fermeture de services hospitaliers, la baisse des dotations pour les collectivités, des suppressions de postes dans les services publics… 

samedi 27 septembre 2014

Nantes : près de 30 000 manifestant-e-s pour la Loire Atlantique en Bretagne


13 000 pour la police, 30 000 pour les organisateurs, sans être la déferlante (trop) hâtivement annoncée, la manifestation pour la réunification de la Bretagne qui s’est tenue ce samedi après-midi dans les rues de Nantes a été un vrai succès populaire. Portée notamment par les différentes structures associatives et culturelles bretonnes des cinq départements bretons, elle a permis aux milliers de manifestant-e-s présent-e-s de sillonner la ville pendant plus de deux heures faisant résonner l’exigence d’un redécoupage régional conforme à la réalité historique, économique et humaine. 

"Les tenants de l’actuelle intervention militaire contre Daech sont les principaux responsables de sa montée en puissance" intervention de François Asensi, député porte-parole du Front de gauche lors du débat parlementaire sur l'intervention en Irak


Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais tout d’abord exprimer la solidarité des députés du Front de gauche envers les otages français Hervé Gourdel et Serge Lazarevic – qui vivent des heures terribles aux mains de fanatiques sans foi ni loi – ainsi qu’envers leur famille. Daech, cette créature monstrueuse qui sévit aujourd’hui de la Syrie à l’Irak, n’est pas un phénomène spontané. Daech a une histoire dont les racines sont ancrées dans la situation de chaos provoquée par l’intervention américaine de 2003. Depuis la guerre en Afghanistan, les foyers du terrorisme se sont multipliés. Daech est le fruit de la politique occidentale néocolonialiste dans cette région. Ruse de l’histoire, les tenants de l’actuelle intervention militaire contre Daech sont les principaux responsables de sa montée en puissance. 

vendredi 26 septembre 2014

Zone humide du Testet : saccage et violence policière pour un type d’agriculture dépassé, par Ensemble!


Le projet de barrage en plein cœur de la forêt de Sivens dans le Tarn serait, s’il se réalisait, un des plus aberrants projets inutiles et imposés. Et pourtant il n’en manque pas un peu partout aux quatre coins du pays ! Les raisons invoquées il y a une dizaine d’années, notamment l'intérêt général, ont en effet toutes disparu à une exception : les besoins en eau de quelques maïsiculteurs dont (même!) les services de la ministre de l’Écologie considèrent qu’ils sont (et seront encore plus à l’avenir), beaucoup trop consommateurs d’eau. 70% des besoins en eau seront en réalité utilisés pour l’irrigation intensive d'une petite dizaine de fermes et 30% au soutien d'étiage. 

Cerise sur le gâteau, l’absence de profondeur du fait de la topologie des lieux est « compensée » par une surface démesurée où tout, faune et flore, doit disparaître à commencer par la forêt et la zone humide du Testet, dernière zone humide d’importance du bassin versant du Tescou avec ses multiples espèces vivantes, y compris « protégées » (94 espèces au total). Tout cela alors que nombre de paysans du coin ont fait le choix d’une agriculture économe en eau, voire de petites réserves collinaires et que chacun sait que l’évaporation de l’eau est proportionnelle à la surface. 

jeudi 25 septembre 2014

Bretagne Réunie : toutes et tous à Nantes, samedi 27 septembre


Ensemble 44, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, soutient l’appel à manifester de Bretagne réunie samedi prochain 27 septembre à Nantes, 14h, Petite Hollande.

Les décrets vichyssois ont séparé, il y a plus de 70 ans, le département de Loire-Inférieure de l’entité historique bretonne. Mais notre département n’est ni mineur ni inférieur : il doit pouvoir décider dans quel territoire administratif il entend mener ses combats pour vivre et décider au pays, pour combattre les inégalités et construire les solidarités. 

Le Medef : la provocation permanente, par Ensemble


Cette fois, c'est officiel. Une semaine après les fuites dans la presse, l'enfumeur en chef du Medef a présenté son plan contre le chômage. Hier, il promettait 1 million d'emplois contre une diminution des charges de 100 milliards. Aujourd'hui, c'est encore 1 million d'emplois en échange d'un carnage dans le code du travail. 

Qu'on en juge : suppression de 2 des 11 jours fériés, fin de la durée légale du travail à 35h, mise en place d'un sous-Smic, généralisation du travail le dimanche et le soir, fin du CDI au profit d'un contrat de projet, baisse des charges, recul de l'âge de départ en retraite et remise en cause des seuils sociaux. 

Libéraux décomplexés... , par Jean-Jacques Boislaroussie


Revenir sur l’accumulation de mesures et propos illustrant l’orientation libérale du duo Hollande-Valls serait fastidieux. La mise en ordre du PS français, dans le sillage des Blair, Schröder, Zapatero, ne fait plus aucun doute. Mais la riposte massive qu’une telle orientation nécessite tarde a se construire. 

Un des facteurs de l’atonie sociale est sans doute la méthode suivie par le pouvoir, en définitive pas si différente de celle pratiquée précédemment par la Droite : une accumulation de mesures qui détricotent les solidarités, remettent en cause la protection sociale, accentuent la précarisation. Un processus plus qu’un affrontement central comme ceux vécus en Grèce, Espagne, Portugal. 

Déception, colère se mêlent donc, mais le niveau de mobilisation reste faible. L’autre donnée majeure est la nouvelle "tripolarisation" du champ électoral, entre droite, PS et Front National. 

mercredi 24 septembre 2014

Retour de Sarkozy : la droite sous tension, par François Calaret (Ensemble)

 
Si le retour de Nicolas Sarkozy ne constitue pas en soi une surprise – tant la mise en scène médiatique de ce « retour » fût outrancière – il n’en constitue pas moins un épisode qui produit des effets réels sur le champ politique dans son ensemble. En particulier, il concrétise la division politique profonde qui traverse aujourd’hui la droite française, et qui a été en partie étouffée dans la cohorte d’affaires judiciaires, de conflits d’appareils, de batailles d’égo qui se sont accumulés ces dernières années.

Les divergences et fractures au sein de la droite françaises ont une longue histoire qui en même temps se sédimente et s’accumule tout en se renouvelant face à des conditions politiques différentes et face à des problèmes économiques, sociaux propres à chaque période. « Le match a commencé » annonçait Alain Juppé qui se positionne comme un des principaux protagonistes de la compétition qui s’annonce. 

Projet de loi "contre le terrorisme" : une mise en cause des libertés publiques


C'est dans un climat d'union nationale, avec les inévitables surenchères, que le projet de loi "contre le terrorisme" présenté par le ministre de l'intérieur a été adopté par les députés le 18 septembre. 

Surfant sur l'horreur suscitée par les exactions de l'EI parmi la population des territoires conquis, la décapitation de deux journalistes et d'un travailleur humanitaire, le gouvernement a fait passer un texte qui met en place une justice préventive rendue par une autorité administrative. La confiscation du passeport pour un délai allant de 6 mois à 2 ans, sur décision administrative, sera possible à partir de l'intention de se rendre dans les territoires dominés par l'organisation terroriste. Sachant que le Hamas est considéré comme une organisation terroriste, cette mesure concerne directement les militantEs de la solidarité avec la Palestine lorsqu'ils veulent se rendre dans la bande de Gaza. 

Air France : grève contre le dumping social


A l'appel de plusieurs syndicats de pilotes de ligne, une grève sur la durée a débuté le 15 septembre. La direction a dû annulé plus de la moitié des vols. Les pilotes refusent le dumping social que la direction d'Air France veut imposer. 

Après le plan Transform 2015 qui a supprimé 8000 emplois, Perform 2020 vise à promouvoir les vols low cost au détriment des conditions d'embauche et de travail des pilotes, stewards et hôtesses et des personnels au sol. 

Pour faire des économies, développer la rentabilité du groupe, la direction d'Air France entend développer sa filiale Transavia selon des modalités bien particulières : développement de Transavia par la création d'une filiale Transavia Europe permettant d'embaucher des pilotes à l'étranger avec un contrat de droit local, salaires amputés par rapport à ceux pratiqués à Air France, quota d'heures de vol et durée du service pour les hôtesse et stewards augmentés. 

samedi 13 septembre 2014

De la parole aux actes ?, par Pierre Khalfa


Que penser des remous au PS ? S’agit-il d’un théâtre d’ombres ou de fractures internes porteuses de bouleversements politiques ? La question divise dans le Front de gauche. 

L’analyse couramment admise dans nos milieux, c’est que le PS avait, suite au “tournant de la rigueur” de 1983, basculé dans le social-libéralisme, lequel par temps de crise se transformait en néolibéralisme comme le montraient les exemples grec, portugais ou espagnol. En France, le PS ne pouvait que suivre la même trajectoire et l’existence d’une “gauche” en son sein ne pouvait être qu’anecdotique. 

Cette analyse reste juste quant aux évolutions de fond du PS. Elle a cependant sous-estimé les remous que le passage du social-libéralisme au néolibéralisme allait entraîner en son sein.