"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
mardi 13 décembre 2011
Les Alternatifs pour la défense des Rroms, citoyens européens stigmatisés de nouveau
Un vent mauvais souffle sur l’Union européenne, celui de la stigmatisation des couches populaires étrangères ou prétendues telles. Symboliques de cette évolution, le sort réservé aux populations Rroms.
Ainsi de la stigmatisation des Rroms et les actes racistes dont ils peuvent être victimes en France. Les Alternatifs condamnent le discours ouvertement anti-rroms du gouvernement mais aussi l’absence ou la faiblesse des réactions ayant accompagnées la multiplication des actes racistes contre les lieux de vie des Rroms.
Ainsi, aussi, du statut de sous-citoyen européen réservé en France aux Rroms.Cette politique raciste anti-rrom se répand dans toute l’Europe.
dimanche 11 décembre 2011
Sommet de Durban sur le climat : La COP17 succombe dans l'apartheid climatique. L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba.
Alors que les commentaires officiels laissent entendre que la réunion de Durban s’est conclue sur un relatif succès, c’est le contraire qui est vrai. Il s’agit même d’un résultat catastrophique. En clair : on repousse l’éventualité d’un nouvel accord à 2015, accord qui, s’il se réalisait, ne prendrait effet qu’en 2020 ! Aucun nouvel engagement concret. Comme toutes les études sérieuses le montrent, le déjà maigre objectif de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés, est en train de se transformer en la réalité d’un réchauffement proche des 4 degrés, avec toute une série de conséquences aggravées, alors que chacun peut voir déjà les conséquences de ce réchauffement et dérèglement climatiques (sachant que le dérèglement est à mon avis plus grave encore que le réchauffement).
“L'ONG Oxfam a pour sa part regretté des décisions allant bien en-deçà de ce qu'exige l'urgence climatique, et qualifié cet accord de "strict minimum possible" qui laisse "le monde se diriger comme un somnambule vers un réchauffement de 4°C".
Ci-dessous le communiqué de Climate Justice Now! coalition dans laquelle sont engagés Attac France, l'Aitec, les Amis de la Terre, la Via Campesina, etc....
La COP17 succombe dans l'apartheid climatique. L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba.
Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.
jeudi 8 décembre 2011
Aline Chitelman, nouvelle conseillère municipale nantaise
Suite à la démission de Michelle Meunier, élue sénatrice de Loire Atlantique, notre camarade Aline Chitelman est devenue nouvelle conseillère municipale de Nantes. Nous lui avons demandé de se présenter et de nous dire dans quel état d'esprit elle entamait cette nouvelle et importante responsabilité publique.
Aline Chitelman : "Je suis membre des Alternatifs depuis leur création. Je suis arrivée à Nantes à l’automne 1986. J’étais déjà militante et je le suis restée. Ca a certainement contribué à mon intégration dans la ville. J’ai d’abord habité dans un HLM à Port Boyer. A l’époque, lorsqu’on remplissait les conditions de ressources, on n’attendait pas aussi longtemps que maintenant pour se voir proposer un logement. J’y suis restée jusqu’à mon emménagement sur Nantes Sud il y a une dizaine d’années.
Je travaille aux Impôts. On dit Finances Publiques aujourd’hui. J’étais agente à mon arrivée à Nantes. Deux concours internes plus tard, je suis devenue contrôleuse principale. Ce qui explique mon départ de Port Boyer. Payer un surloyer fait réfléchir aux priorités d’attribution des logements sociaux.
mardi 6 décembre 2011
Le viriarcat* à l’œuvre…toujours, encore en 2011.
Presse Océan du 5 décembre nous donne à lire un article sur quatre pleines pages intitulé Vingt visages à découvrir pour les vingt ans des nouveaux décideurs nantais. Le masculin de «décideur» n’est pas ici une simple règle orthographique, parmi les vingt décideurs, une femme, Sandrine Godfroid, une seule, la nouvelle SGAR (Secrétaire Générale pour les Affaires Régionales) – merci à l’Etat de permettre le tout petit minimum de présence des femmes parmi les nouveaux décideurs nantais.
Comment peut-on, dans une démocratie qui affirme l’égalité comme un fondement du droit afficher sans honte une telle réalité ?
Il est vrai que dans la page de Presse Océan qui précède, page 7, nous trouvons un bel article intitulé «Concours. Mathilde Couly élue première dauphine de Miss France samedi soir». Comment les femmes nantaises peuvent-elles accepter sans colère la place sociale qui leur est faite ? Les femmes sont des poupées qui participent à des concours. Les hommes décident.
vendredi 2 décembre 2011
"Je travaille comme ouvrière en 2 x 8" - témoignage de Corinne Nicole au meeting de Jean-Luc Mélenchon à Lorient
« Bonjour, je m’appelle Corinne NICOLE, j’ai 44 ans, je suis mariée, mère de cinq enfants , militante CGT depuis des années. Je travaille comme ouvrière en 2 x 8 et j’insiste sur le mot « ouvrière » pas opératrice comme on nous appelle maintenant, dans un abattoir de poulets comme il y en a beaucoup en Bretagne. Il y aurait tant de chose à vous dire sur les conditions de travail des salariés de l’agro-alimentaire, ce qui me prendrait évidemment plus de temps qu’il m’est imparti. C’est pourquoi j’ai décidé de vous décrire la journée d’une ouvrière dans ce secteur. Cette ouvrière je l’appellerai NADINE, 27 ans d’ancienneté, 43 ans, maman de 3 enfants de 8 à 14 ans. »
« Nadine se lève à 4 heures pour une prise de poste à 5H40. Cette semaine elle est du matin. Après avoir avalé vite fait son café (elle n’arrive toujours pas à prendre son petit déjeuner si tôt), Nadine vérifie les cartables des enfants, dresse la table du petit déjeuner, prend sa douche et part au travail. Pendant le trajet, elle se dit qu’heureusement que les enfants ont grandit et qu’elle n’a plus à les emmener chez la nourrice, qu’elle à bien eu du mal à trouver d’ailleurs. L’aînée de 14 ans lèvera les petits vers 6h30 et les déposera à la garderie à 7h30 avant de prendre elle-même le bus pour se rendre au collège. »
« Ouf ! Il n’y a pas de brouillard aujourd’hui, les enfants seront plus visibles par les automobilistes sur le parcours de l’école car il y a un kilomètre à faire. Nadine arrive sur le parking de l’entreprise à 5h15, se rend au vestiaire, prend sa tenue : pantalon, vareuse, charlotte, manchette, gant. Elle met son pantalon et commence à enfiler sa vareuse. Aïe ! Ce bras et cette épaule qui recommence à la faire souffrir, elle arrive de justesse à le lever à l’horizontale, il va falloir qu’elle demande la taille du dessus pour la vareuse, elle sera plus facile à enfiler, elle dira qu’elle a pris du poids. Vite fait, elle avale son anti-douleur (Lamaline). Deux en cas de douleur lui a dit son médecin-traitant qu’elle a consulté il y a un mois. Du repos qu’il lui a dit ! Il est marrant lui, c’est pas lui qui va perdre 230 euros sur sa paie du mois ! Bon, ça tiendra au moins jusqu’à la pause. »
mercredi 30 novembre 2011
« La maison brûle. Mais l’environnement, ça commence à bien faire ». De Durban à Paris, en passant par 2012 : misère du climat et climat de misère
Le sommet de l’ONU sur le changement climatique s’est ouvert lundi dans une quasi indifférence, et peu d’intérêts de la part des médias. Pourtant, rappelons-nous il y a deux ans, l’opinion publique était suspendue à « la conférence de la dernière chance ». Sans accord, la planète allait s’arrêter de tourner.
Il n’y a pas eu d’accord. La Terre tourne toujours aussi mal, mais la planète finance va bien ! Copenhague a engendré Flopenhague. Et depuis, les émissions de gaz à effets de serre ne cessent de monter.
Déjà se font sentir les conséquences : feux de forêt en Russie, montées des eaux menaçant certaines îles, sécheresses en Afrique, inondations au Pakistan et en Indonésie, changement des saisons des pluies dans les Andes ou en Asie du Sud-Est, premiers réfugiés climatiques, etc.
lundi 28 novembre 2011
Notre Dame des Landes : des certitudes aux doutes ! Présentation de l'étude du CE-Delft vendredi 9 décembre à Nantes, 20h30 salle Coligny
Les certitudes des promoteurs du projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (saturation de Nantes Atlantique, nécessité pour l’attractivité de l’agglomération, bruit envahissant, danger du survol de Nantes) ont été démontées les unes après les autres au cours de débats menés aussi bien dans les communes de Loire-Atlantique que dans les assemblées d’élu-e-s au Conseil Régional, au Conseil Général ou à Nantes-métropole. Les principaux arguments avancés ne sont pas fondés.
Le CéDpa, qui regroupe un millier d’élus, a demandé à un cabinet indépendant, CE-Delft :
- d’expertiser le projet d'un point de vue économique ;
- de le comparer avec une optimisation de Nantes Atlantique (récemment primé meilleur aéroport régional européen)
L'étude indépendante montre que le projet de Notre Dame des Landes repose sur des bases économiques tronquées, des omissions et des données en partie erronées.
Le CéDpa et la Coordination vous invitent à la présentation des résultats de l’étude, avec débat vendredi 9 décembre 2011 à 20h30*salle Coligny, place Edouard Normand à Nantes
samedi 26 novembre 2011
« La sécu, elle est à nous ! On se battra pour la garder ! » - 500 manifestant-e-s dans les rues de Nantes pour défendre la sécu et l’hôpital public
A l’appel d’un large collectif unitaire*, quatre à cinq cent personnes se sont relayées tout l’après-midi dans les rue de Nantes, de l’Hôtel Dieu à la Place Bretagne, pour dénoncer et alerter la population sur la privatisation rampante par le gouvernement Sarkozy-Fillon de notre système de santé qui fait progressivement de la Sécurité Sociale un outil de couverture "a minima" des plus démuni-es, transférant vers les mutuelles et les assurances privées la couverture des risques en matière de santé de la population solvable. Et sur les manques de moyens humains criants dans les hôpitaux.
Ponctué par cinq prises de paroles symboliques (le trou de la Sécu face aux travaux de l’immeuble Neptine, le cours des dépassements d’honoraires légalisés sur les 50 otages, , etc… ) ce rassemblement aura aussi permis que se retrouvent au coude à coude tous les partis de gauche (PS, PCF, PG, GU, NPA, LO, Alternatifs… à l’exception surprenante des Verts) et, surtout, de nombreuses associations et syndicats.
vendredi 25 novembre 2011
A bas le Parti de Goldman-Sachs ! Le coup de force contre la souveraineté des Peuples accompagne la mise à bas des droits sociaux.
"Nouvelle gouvernance», «rigueur», «compétitivité», «réformes douloureuses mais nécessaires», le matraquage des forces du Capital se poursuit. Et, afin de donner cohérence à l’offensive de ces forces, ont été constitués dans plusieurs pays européens des gouvernements sous la direction de représentants de la sphère financière, du Parti de Goldman-Sachs. Le coup de force contre la souveraineté des Peuples accompagne la mise à bas des droits sociaux.
Les pays européens suivent la même voie : blocage des salaires et/ou réduction du nombre des fonctionnaires, réformes des retraites, de l’assurance-maladie, remise en cause des protections et droits des salariéEs, réduction des prestations sociales, privatisations… La récession menace, aggravée par la crise bancaire.
Des affrontements majeurs sont devant nous. Le consensus entre partis de droite et partis sociaux sociaux- libéraux sur les choix économiques essentiels est partout recherché, et partout obtenu, au risque de voir la colère contre le système captée et dévoyée par les extrêmes droites. Le pari des dominants et que la révolte de quelques unEs sera compensée par la résignation du plus grand nombre. Dans l’abstention de masse aux élections espagnoles se mêlent sans doute ces deux dimensions, et l’effondrement électoral du PSOE est loin d’être compensé par la progression de la Gauche Unie et des formations de gauche dans les régions autonomes.
mardi 22 novembre 2011
Lettre ouverte au réseau « Sortir du Nucléaire » par Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Fédération Anarchiste, Nouveau Parti Anticapitaliste - suivi de la réponse du CA du Réseau
Cher-e-s ami-e-s et camarades,
Nous nous inquiétons de voir quelles sont les priorités d’actions anti-nucléaires menées par le réseau Sortir du Nucléaire depuis plusieurs semaines. En effet, les seules mobilisations d’ampleur depuis Fukushima, à savoir les manifestations du 15 octobre, n’ont pas été initiées par le réseau mais par des coordinations régionales auxquelles le réseau a apporté un soutien qui aurait pu être plus affirmé.
Par contre, depuis plusieurs jours, nous sommes inondé-e-s d’e-mails afin d’interpeller le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts, en fait pour soutenir EELV dans ses négociations avec le PS quant aux objectifs de sortie du nucléaire. La conclusion de cet accord montre que la question du nucléaire n’était finalement pas si importante pour les négociateurs.
samedi 19 novembre 2011
Langues régionales et minoritaires : le combat pour la diversité linguistique dans le monde et la défense des langues partout est un combat indivisible - Les Alternatifs répondent au Parti de Gauche
Cher-e-s camarades du Parti de Gauche,
Nous avons eu connaissance de votre motion « A propos des langues régionales et minoritaires ». Avant d'entrer dans le fond de cette question, permettez-nous d'exprimer notre étonnement sur le principe et le moment choisis pour cette motion. Si la promotion des langues régionales n'avait pas pour votre parti l'importance que nous les Alternatifs lui accordons, quelle était l'urgence d'une telle motion clivante ? Au risque évident de placer une pomme de discorde entre le PG/FdG et les Alternatifs dont la position ancienne sur le sujet est bien connue de vous …
Voyons maintenant ce qui dans ce texte fait problème. Car il contient un grand nombre d'erreurs.
1. Il n'y a pas d'atteinte à l'égalité républicaine dans la promotion des langues régionales à l'école : chacun a le droit de choisir une éducation bilingue pour son enfant. Donc ce n'est pas l'exigence d'un "droit particulier pour des groupes particuliers". C'est le refus de ce droit éducatif pour tous qui est une entrave à l'égalité des droits. Dire le contraire relève de l'idéologie.
2. Personne, aucun système scolaire en France ne propose ni ne pratique l'immersion "pendant toute la scolarité" comme l'affirme votre motion : l'immersion chez Diwan ou dans les Ikastolas et les Calendretas prépare un cursus bilingue qui donne au français toute sa place dès le milieu du primaire. Il s'agit donc là d'une contre-vérité pure et simple.
vendredi 18 novembre 2011
Fralib, SeaFrance : avons-nous besoin des patrons ?
Deux décisions de justice viennent de contrecarrer les plans patronaux de liquidation ou de démantèlement d'entreprises, élargissant ainsi dans les faits les possibilités de mobilisation des salariéEs. Dans son arrêt, la Cour d’appel d’Aix en Provence annule le Plan de Sauvegarde de l’Emploi présenté par la société Fralib et le groupe Unilever. Et elle annule les licenciements intervenus. Le Tribunal de Commerce de Paris vient quant à lui de rejeter l'offre de reprise de SeaFrance par DFDS Seaways au motif qu'elle était insuffisante, ne maintenant que 460 des 880 emplois actuels - auxquels s'ajoutent en moyenne 200 CDD - et de nouveaux accords collectifs "défavorables aux salariés". Le Tribunal maintien l'activité de SeaFrance jusqu'au 28 janvier
Chez Fralib comme chez SeaFrance, les 182 travailleurs/ses en lutte et leurs syndicats ne se résignent pas à négocier des plans de licenciements mais posent publiquement la question de la reprise de l'entreprise sous leur direction.Et les Fralib, dans leur projet alternatif, posent tous les jalons d'une alternative, de la qualité des produits au lien équitable avec les paysans fournisseurs, ici et dans les pays du Sud, en passant par la nécessaire solidarité des collectivités territoriales.
Les Alternatifs, autogestionnaires et écologistes, saluent et soutiennent ces luttes qui posent une question décisive : si les patrons ont besoin de nous, avons nous besoin d'eux ?
jeudi 17 novembre 2011
Les marchandages des uns … et la longue marche des autres ! - Un article de Bernard Langlois
Quand on parle des écologistes, de qui, de quoi parle-t-on ?
De tout ces gens, solidement ancrés à gauche (c’est-à-dire à gauche, pas au Parti solférinien …), depuis longtemps convaincus que la préservation de notre écosystème — de la vie de l’espèce sur la planète Terre, pour le dire autrement — passe par une vraie rupture avec la capitalisme, mais plus encore : un abandon pur et simple du système industriel productiviste et de la religion de la croissance, qui nous entraînent tout droit vers le gouffre (et là, on voit comme les choses se compliquent : car ce modèle, en vertu d’une longue histoire marquée par le marxisme-léninisme, reste populaire au sein de la gauche radicale, dont les vrais écolos sont tout de même plus proches que du PS …) ;
Ou de ce parti Vert, devenu EELV — une farce, à l’heure où l’Europe s’écrabouille sur le mur de la réalité —, dont l’appareil, fidèle à lui-même en ses avatars, est tout simplement en train de bousiller la campagne d’Eva Joly et de finir de se discréditer en abandonnant, dans les négociations avec les Solfériniens, ses exigences cent fois claironnées, tant sur le nucléaire (Flamanville vivra) que sur ce projet crétin de nouvel aéroport dans la campagne nantaise auquel tient si fort le maire de la cité des Ducs et connétable PS Jean-Marc Ayrault (Notre Dame des Landes) en échange de quelques plats de lentilles électoraux (dont un siège à Paris pour la patronne, Duflot, qui a au moins pour avantage de flanquer un joli bazar dans le clan Delanoë, inquiet de la concurrence ainsi créée pour Mme la Dauphine …) ?
Hein, de qui, de quoi ?
mercredi 16 novembre 2011
Santé : fraudeurs et menteurs ! La chasse aux fraudeurs n'est qu'un écran de fumée destiné à masquer les inégalités sociales et la destruction de la Sécurité Sociale.
Il y a peu de temps, Denis.Kessler, PDG du réassureur mondial SCOR, affirmait que "les valeurs de solidarité et de redistribution gravées dans le marbre lors de la fondation de la Sécurité Sociale, étaient dépassées" Effectivement, nous assistons à la destruction de la Sécurité Sociale au profit des assurances, donc du monde de la finance. La "chasse à la fraude et aux fraudeurs" est une fois de plus montée en épingle, cette fois pour "sauver" ce qui reste des principes de la Sécurité Sociale. La fraude est quantifiée (comment ? c'est en fait un effet d'annonce) et les malades et les médecins culpabilisés. Ce n'est qu'une affirmation démagogique.
Sarkozy prend prétexte d'abus commis par une infime minorité, alors qu'il y a des lois pour les sanctionner. Lois qui seraient bien mieux respectées si les médecins contrôleurs spécifiques étaient plus nombreux. Sarkozy ne fera pas rentrer beaucoup d'argent dans les caisses pour combler le soi-disant déficit qui plomberait la dette publique. Déficit construit et voulu, dans l'optique de la logique comptable actuelle. il est dû pour une grande part au manque à gagner des cotisations réduites ou non payées par le patronat, à la stagnation des salaires et à l'explosion du chômage !
La chasse aux fraudeurs n'est qu'un écran de fumée destiné à masquer les inégalités sociales et la destruction de la Sécurité Sociale. Nous ne sommes pas aveugléEs, dénonçons cette manœuvre honteuse et appelons à lutter pour le système Public de santé !
Rassemblement unitaire devant le CHU de Nantes samedi 26 novembre à 14 heures !
mardi 15 novembre 2011
Vive la Sécurité Sociale ! Défendez-la ! Rendez-vous le samedi 26 Novembre 14 h 30 devant l’Hôtel Dieu CHU de Nantes
La casse de la Sécu : une fatalité ? Déficit de la Sécu, déficit budgétaire, dette publique, le gouvernement nous prêche l’austérité. L’ austérité pour qui ?
En 1945, au sortir de la 2ème guerre mondiale, la France a mis en place la Sécurité Sociale : un projet novateur, économique, rationnel organisant un système de soins solidaire. La socialisation des dépenses de santé basé sur le principe "chacun cotise selon ses moyens et est soigné selon ses besoins" reste une importante avancée sociale.
Régulièrement le gouvernement agite le chiffon rouge du « trou de la Sécu » pour nous infliger de nouvelles potions amères qui creusent les inégalités et remettent en cause le principe même de la Sécurité Sociale.
Inscription à :
Articles (Atom)











