"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
mardi 12 juin 2012
Philippe Boennec, président départemental de l’UMP, choisit d’entrer dans la nasse du Front National !
« Le FN est un parti républicain. Et je suis beaucoup plus proche des électeurs du FN que du PS. Je suis contre le droit de vote aux étrangers et le mariage homosexuel, favorable à la proportionnelle et pour durcir la politique d’immigration ». Dépassé au premier tour par la socialiste Monique Rabin sur la 9ème circonscription de Loire Atlantique, le président de l’UMP 44, Philippe Boennec, maire de Pornic et député sortant n’hésite plus à revendiquer de « vraies valeurs communes avec le FN » : « je suis d’accord avec eux sur la maîtrise de l’immigration, les peines planchers et d’autres sujets. Je ne cache pas mes opinions ».
Pour tenter de sauver son siège de député, M. Boennec affirme sa proximité avec les pires ennemis de la démocratie et des droits humains. En affichant ainsi son voisinage idéologique avec le Front National et en décernant même un brevet de républicanisme au parti des Le Pen, le maire de Pornic, président de l’UMP 44 et secrétaire national de ce même parti, choisit d’entrer dans la nasse frontiste. Il n’en sortira plus.
Après les aveux du candidat Boennec - désormais soutenu par l’UMP et le FN - et parce que les « valeurs » du Front National sont totalement et intégralement incompatibles avec celles de la démocratie, des droits humains et de la République, Les Alternatifs 44 appellent à refuser et à s’opposer à cette effarante radicalisation de l’UMP en votant massivement pour Monique Rabin dimanche prochain 17 juin.
Législatives : premier bilan, par Jean-Jacques Boislaroussie, porte-parole des Alternatifs
L'abstention massive au premier tour des législatives ne constitue pas une surprise. Elle témoigne du poids de l'hyper-présidentialisation à la française, à l'opposé d'une démocratie active. Le PS semble en très bonne position pour constituer une majorité parlementaire, la défaite de Sarkozy se prolonge par le désaveu de la droite. Le vote d’extrême droite reste à un niveau élevé, la pression du Front national sur l'UMP se prolongera : le but du parti de Marine Le Pen est bien une restructuration d'ensemble du champ politique en vue de faire émerger une nouvelle droite radicale, candidate au pouvoir.
Le bilan est négatif pour les gauches antilibérales et alternatives. Les scores des candidatures hors Front de Gauche, dont celles que nous avions présentées, souvent en commun avec la Gauche Anticapitaliste, sont en règle générale marginaux. Le Front de Gauche, si il progresse par rapport au score du PCF en 2007, est en net recul après le succès de la campagne Mélenchon. Il retrouve le socle électoral des élections européennes et régionales. Les sortants PCF ont amélioré en pourcentage les résultats de Jean-Luc Melenchon, mais sont souvent dépassés par les candidatEs du PS, notamment dans ce qui restait de la "ceinture rouge" de la banlieue parisienne.
Législatives : Triomphe du bipartisme et de l’abstention, par Michel Soudais (Politis)
Le bipartisme triomphe dans une marée d’abstention. Le présidentialisme et l’inversion du calendrier ont tué les législatives et la politique. Le PS et, dans une moindre mesure, l’UMP sont les seuls gagnants du scrutin de dimanche.
Le Parti socialiste et l’UMP sont bien les seuls à pouvoir se réjouir des résultats du 1er tour des élections législatives. Le parti de François Hollande parce qu’il arrive en tête du scrutin et semble en passe d’obtenir avec ses alliés (PRG, MRC et divers gauche) la majorité absolue en sièges (289). Le parti de Jean-François Copé et François Fillon parce qu’il talonne de 2 points le PS et devrait « limiter la casse » en maintenant une forte représentation de la droite dans la future assemblée (entre 210 et 263 sièges avec ses alliés Nouveau centre, Parti radical, divers droite, plus que jamais satellisés). Le bipartisme s’impose. La contrepartie, sinon la cause, de cette évolution politique est un nouveau record d’abstention : 42,77 % des électeurs ont boudé un scrutin présenté par le gouvernement, le Parti socialiste et les mass medias comme un simple vote de confirmation. Et donc dénué de véritable enjeu. A chaque élection législative organisée dans la foulée de la présidentielle, le désengagement des électeurs s’accroît : de 34,3 % en 1988, l’abstention est passée à 35,6 % en 2002, 39,6 % en 2007.
lundi 11 juin 2012
Législatives en Loire Atlantique : l’appel des Alternatifs pour le second tour
Malgré une très forte abstention, près 4 électeurs sur 10 se sont abstenus, le premier tour des législatives en Loire Atlantique a confirmé et amplifié le rejet de la droite au profit des candidat-e-s présentés et soutenus par le PS. L’élection dès ce premier tour de Jean-Marc Ayrault, Dominique Raimbourg et Odile Bouillé traduisent cette mobilisation. Dimanche prochain, les Alternatifs 44 appellent à conforter cette dynamique en votant sans réserve pour les candidats PS et Europe Ecologie Les Verts en lice contre les candidats de droite :
- François de Rugy, dans la 1ère circonscription,
- Marie-Françoise Clergeau, dans la seconde,
- Michel Ménard dans la cinquième,
- Yves Daniel, dans la sixième
- Hélène Challier, dans la 7ème,
- Monique Rabin dans la 9ème,
- Sophie Errante dans la 10 ème.
La pression de l'Union Européenne et des marchés financiers va maintenant s'exercer avec force pour amener le futur gouvernement PS à assumer une politique d'austérité aggravée par le Pacte budgétaire. Pour les dominants poursuivre cette politique est d’autant plus important que les résistances populaires s'affirment en Europe, y compris sur le terrain électoral comme en Grèce avec Syriza. Les mobilisations sociales, citoyennes, écologiques sont donc vitales pour un vrai changement, maintenant. Les Alternatifs seront activement partie prenante de ces mobilisations. Ils poursuivront une démarche visant à rassembler toute la gauche de transformation sociale et écologique et à constituer, au sein du front commun de cette gauche, une force anticapitaliste rouge et verte.
Après le 1er tour des législatives, déclaration de la Gauche alternative
Le premier tour des élections législatives est marqué par une abstention massive dans le droit fil de l'instauration du quinquennat et de l'inversion du calendrier plaçant les élections législatives à la suite de la présidentielle, ce qui renforce le caractère antidémocratique de la V° République. Le PS semble en très bonne position pour constituer une majorité parlementaire et la défaite de Sarkozy se prolonge par le désaveu de la droite. Le vote d'extrême droite reste à un niveau élevé et la pression du Front national va s'exercer sur l'UMP dans bon nombre de circonscriptions.
Au second tour, la gauche alternative appelle a voter partout contre les partis de droite et le FN, et à assurer, chaque fois que possible l'élection de députés à gauche du PS, en particulier des candidatEs du Front de Gauche.
Les premières mesures plutôt positives du gouvernement Ayrault restent très limitées. Plutôt qu'une simple alternance nous voulons une vraie alternative sociale et écologique.
samedi 9 juin 2012
Khimki : les Alternatifs condamnent les violences insensées contre les militants écologistes et exigent la remise en liberté immédiate d’Evguenia Tchirikova et de ses camarades
Avec le début du printemps, les travaux de destruction de la forêt de Khimki, dans la banlieue de Moscou, ont repris le 1er juin dernier. Au mépris des engagements pris par les plus hautes autorités du pays, dont le Président Medvedev, la trouée dans la forêt va bien au-delà des 100 mètres indiqués pour atteindre jusqu’à 300 mètres. Dès qu’ils ont constaté ces dégâts irréversibles, les défenseurs de la forêt se sont mobilisés et se sont regroupés pour faire obstacle aux engins déployés par les groupes Vinci et Rotenberg. Alors qu’ils faisaient appel aux forces de police pour faire respecter les engagements pris, plusieurs militants écologistes ont été violemment agressés par les hommes de main de ces deux multinationales. Semyon Kolobayev a eu la mâchoire fracturée, Evgeny Vlasenko un doigt cassé et Ivan Kuzmin une grave blessure aux cervicales.
Alors qu’ils protestaient contre ces violences insensées, six militants dont notre amie et camarade Evguenia Tchirokova, ont été arrêtés par la police le 6 juin dernier et emprisonnés tandis que le camp de la résistance était envahi et dévasté.
vendredi 8 juin 2012
Doux : dure est la chute pour les salariés et pour les paysans, victimes de la gestion et de la stratégie hasardeuses d'un patron omnipotent, et du laxisme des pouvoirs publics.
3500 emplois salariés menacés, au total près de 10 000 emplois directement ou indirectement concerné. les fournisseurs et 800 producteurs sans garanties quant à leur avenir ! La mise en règlement judiciaire du groupe Doux a des allures de séisme en Bretagne. Les difficultés de trésorerie qui ont provoqué cette déclaration proviennent de deux choix stratégiques totalement erronés :
- Premier choix : l'achat en 1998 du Brésilien Frangosul, très gros producteur de poulets mais actuellement en redressement judiciaire et repris, sauf ses dettes, par le géant de l'agro-export brésilien, JBS Friboi. Cet achat était destiné à conserver le poids de Doux dans le poulet standard fortement exporté au Moyen Orient, mais désormais surtout par le Brésil.
- Second choix, lié au premier : production et exportation, y compris avec de l'aliment du bétail en grande partie importé (soja), d'une production standard, de qualité médiocre, le tout avec le concours des pouvoirs publics, notamment grâce à un important financement européen. La pression sur les prix de la grande distribution n'est pas non plus pour rien dans cette situation.
jeudi 7 juin 2012
"Ce pour quoi nous nous battons avec les électeurs et les militants de Syriza, ce n’est pas la disparition de l’Europe mais sa refondation" - Appel unitaire
Dans l’enchaînement d’événements qui ont jeté la Grèce au fond du gouffre, chacun sait que les responsabilités des partis au pouvoir depuis 1974 sont écrasantes. Ils n’ont pas seulement bénéficié de la corruption et des privilèges, ils en ont fait bénéficier largement les fournisseurs et les créanciers de la Grèce.
On pourrait s’étonner, dans ces conditions, que les dirigeants européens et le FMI, transformés en parangons de vertu et de rigueur, s’emploient à ramener au pouvoir ces mêmes partis faillis et déconsidérés, dénonçant le «péril rouge» incarné par Syriza et promettant de couper les vivres si les nouvelles élections du 17 juin confirment le rejet du «Mémorandum». Cette ingérence n’est pas seulement contradictoire avec les règles démocratiques, ses conséquences sont dramatiques pour notre avenir commun.
Il y aurait là une raison suffisante pour que nous refusions de laisser faire. Mais il y a plus grave. Depuis deux ans, les dirigeants de l’Union européenne travaillent à déposséder le peuple grec de sa souveraineté. Sous prétexte d’assainir les finances publiques et de moderniser l’économie, ils imposent une austérité qui étouffe l’activité, réduit la majorité de la population à la misère, démantèle le droit du travail. Ce programme de «redressement» néolibéral se solde par la liquidation de l’appareil productif et le chômage de masse. Pour le faire passer, il n’a fallu rien de moins qu’un Etat d’exception sans équivalent en Europe occidentale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : le budget de l’Etat est dicté par la troïka, le Parlement grec réduit à une chambre d’enregistrement, la Constitution contournée.
Retraites : les salariés ne doivent pas payer deux fois !
Promesse de campagne du candidat Hollande, le droit à la retaite à 60 ans va être restauré pour les salarié-e-s ayant commencé à travailler avant 20 ans et ayant tous leurs trimestres cotisés (41 ans immédiatement et 41,5 ans prochainement).
Reste maintenant à abroger la contre-réforme des retraites de Nicolas Sarkozy qui a reporté l'âge légal de la retraite à 62 ans et de la retraite à taux plein à 67 ans. Cette réforme avait été imposée contre l'avis et la mobilisation de millions des salarié-e-s pour permettre l'équilibre des régimes de retraites. Cet équilibre aurait aussi pu être obtenu par une hausse des cotisations, en particulier patronales et par de nouvelles recettes sur les transactions financières, option qui avait alors été écartée d'office. Ce sont donc les salarié-e-s et uniquement les salarié-e-s qui ont fait les frais de cette contre-réforme.
Soyons clairs : cette retouche de la contre-réforme Sarkozy n'est que justice. Mais, à ce stade, il ne s'agit que d'un aménagement à la marge et non d'une annulation de la contre-réforme. De plus cet aménagement va être financé par une augmentation des cotisations sociales salariales et patronales de 0,1% puis de 0,25%. Dit autrement, les salarié-e-s verront leur salaire net baisser de 0,1% puis 0,25%. Et cette baisse risque d'être encore aggravée par une hausse des cotisations salariales portant sur les régimes complémentaires Agirc-Arrco.
« Syriza est l’expression d’une nouvelle radicalité à gauche ». Entretien avec Stathis Kouvélakis par Philippe Marlière
Stathis Kouvélakis est maître de conférences en philosophie politique au King’s College de Londres. C’est aussi un intellectuel public bien connu dans les gauches française et grecque. Il a été candidat (en position non-éligible) sur les listes de Syriza lors de l’élection du 6 mai 2012 et l’est de nouveau au prochain scrutin du 17 juin. A quelques jours de nouvelles élections législatives, alors que la plupart des sondages donnent l’avantage à Syriza sur la Nouvelle Démocratie (droite), il apparaît utile d’en savoir plus sur Syriza, une formation de la gauche radicale qui reste relativement méconnue hors de Grèce. Dans cet entretien, Stathis Kouvélakis analyse Syriza et revient sur les origines de cette coalition partisane. Il décrit la sociologie de ses membres et de son électorat, et aborde ses références idéologiques. Il explique les raisons de la percée électorale remarquable de Syriza en mai dernier, ainsi que sa position vis-à-vis de la dette et des partenaires de la zone euro.Philippe Marlière Pourrais-tu présenter Syriza : quand et comment cette coalition de partis de la gauche radicale a-t-elle vu le jour ?
Stathis Kouvélakis Syriza se constitue en tant qu’alliance électorale entre plusieurs formations distinctes en 2004. Ses principales composantes sont, d’un côté, Synaspismós - la Coalition de la Gauche (qui s’appelle maintenant la Coalition de la Gauche, des Mouvements et de l’Écologie), c’est le parti d’Alexis Tsipras, qui existe en tant que formation distincte depuis 1991. Ce parti est issu de scissions successives du mouvement communiste. D’autre part, il existe dans Syriza d’autres formations beaucoup plus petites.
mardi 5 juin 2012
Rio+20 : pour l'unité et la mobilisation des peuples, pour la vie et les biens communs, la justice sociale et environnementale, contre la marchandisation de la nature et l'”économie verte”
La Conférence mondiale des Nations unies sur le développement durable se réunira à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin prochain, vingt ans exactement après le premier grand Sommet de la Terre de 1992. Plus de 80 chefs d’Etat et de gouvernement y sont attendus. Les discussions annoncées porteront principalement sur deux sujets centraux :
1) une "économie verte" dans le contexte du développement durable et l’éradication de la pauvreté ;
2) le cadre institutionnel du développement durable.
http://www.conference-rio2012.gouv.fr/
Parallèlement à cette Conférence officielle, un grand Sommet des peuples est organisé par de très nombreux mouvements sociaux et organisations écologistes du monde du 15 au 23 juin. Il devrait réunir des centaines de milliers de participant-e-s, dont notre camarade Rémy Lebreton.
http://rio20.net/fr/
Nous publions ci-dessous une déclaration des organisateurs de ce Sommet des peuples.
Rio+20: Journée internationale de luttes Les peuples du monde contre la marchandisation de la Nature - L'appel de Via Campesina
La Via Campesina appelle toutes les organisations paysannes du monde ainsi que ses alliées et alliés à organiser des actions au cours du mois de juin. Sur tous les continents, nous avons vu que, même pendant la crise, l’élan du capitalisme n’a pas diminué. Car nous constatons les accaparements illégaux des terres par des sociétés étrangères, l’avance de l’industrie extractive (minière et pétrolière), les cultures génétiquement modifiées de plus en plus présentes dans les champs, les agro-carburants, les pesticides vendues à une échelle gigantesque. En fin de compte, la crise du capitalisme ne veut pas dire que le système fait volte-face. Au contraire, c’est à ce moment précis, qu’il avance avec le plus d’intensité, parce que les entreprises profitent de la crise pour étendre leur domination aux territoires qui n’ont pas encore été conquis. |
lundi 4 juin 2012
Grèce : le manifeste économique de la coalition SYRIZA pour les prochaines élections
Le manifeste du SYRIZA sur les politiques sociales et économiques se compose de neuf points principaux et est à la base du programme économique mis à jour et amélioré par le parti de la Coalition de la gauche. Une présentation complète du programme par Alexis Tsipras a eu lieu le vendredi 1 Juin, à midi, à Athinaida. Voici les principaux points et les « questions essentielles » dans le détail :POSITIONS SUR DES ENJEUX ESSENTIELS
1. ANNULATION DES MÉMORANDUMS
Comme première mesure de sa gouvernance du pays, SYRIZA procédera à une annulation immédiate des mémorandums et plus particulièrement du 2e mémorandum, qui a été créé en collaboration avec la troïka [UE, BCE, le FMI] et que le gouvernement de Papademos -soutenu principalement par le PASOK et la Nouvelle Démocratie- a commencé à appliquer.
Au lieu de cela, SYRIZA soumettra une législation au Parlement d’un plan national pour le développement économique et social, la reconstruction de la production, la redistribution équitable des revenus et l’assainissement équitable des finances publiques.
dimanche 3 juin 2012
Les Alternatifs et les législatives - communiqué national
Pour les législatives, le combat contre la droite et l’extrême droite, pour une gauche de transformation sociale et écologique indépendante du PS, se poursuit. Les Alternatifs y participent dans plusieurs régions ou départements dans des cadres larges de rassemblement, avec le Front de Gauche ou avec le NPA et le Front de Gauche. Lorsque les conditions de l’unité large ne sont pas réalisées, des candidatures de gauche alternative sont présentée, en alliance avec d’autres forces, notamment la Gauche Anticapitaliste, et en lien avec les mobilisations citoyennes.
Premières informations sur les campagnes de gauche alternative sur le site : http://gauchealternative2012.org/
Dans cette campagne, les Alternatifs porteront le projet d’une gauche alternative : anticapitaliste, féministe, écologiste, unitaire et altermondialiste. Une gauche qui combat un système qui veut faire de nous des salarié-E-s exploité-E-s et précarisé-E-s, des consommateurs/trices aliéné-eE-s, des citoyenn-E-s manipulables. L’alternative est pour nous est un but, un moyen, un chemin…
vendredi 1 juin 2012
Grèce : le FMI et Lagarde ont tout faux, par Damien Millet et Eric Toussaint, CADTM
Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a fait une déclaration à propos de la Grèce et de l’Afrique qui exige une mise au point. Voici 30 ans, éclatait la crise de la dette du tiers-monde. Poussés à s’endetter et à exporter de plus en plus, les pays du Sud subissaient de plein fouet la forte hausse des taux d’intérêt et la dégringolade des cours des matières premières orchestrées par les milieux financiers internationaux. Bien sûr, la corruption, l’autoritarisme et la mégalomanie de certains dirigeants de ces pays ont exacerbé la crise, mais ils ne l’ont pas provoquée. L’Afrique a été un continent particulièrement touché, les conditions de vie se sont nettement détériorées et les indicateurs sociaux sont alarmants. Les services publics de santé et d’éducation, entre autres, ont été laminés par les exigences des créanciers, mises en musique par le FMI. Interrogée sur la Grèce, Christine Lagarde déclare au quotidien britannique The Guardian : « Je pense davantage aux petits enfants d’une école d’un petit village du Niger qui n’ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui ont soif d’apprendre ». Christine Lagarde ne précise pas que le Niger a été soumis aux exigences du FMI pendant plus de 25 ans. Elle n’ignore pas que si des enfants nigériens sont privés d’une scolarité normale, le FMI en est largement responsable.
Inscription à :
Articles (Atom)







