Plus de 300 personnes étaient présentes ce samedi 9 juin pour accueillir Marie Monique Robin et assister à sa remise de la légion d'honneur par Dominique Meda. Beaucoup d'émotion quand le bus qui amenait la récipiendaire et ses amis et proches est arrivé à la Vache Rit, et cette émotion allait aller croissante pendant toute la cérémonie, nullement protocolaire mais très militantes, qui a suivi.
Après l'accueil de Brigitte et de Sylvain Fresneau, rappelant que le combat de Notre Dame des Landes était d'abord « un combat paysan pour sauver la terre qui nourrit les hommes », et rappelant que si les paysans de la ZAD peuvent encore cultiver leurs terres et vivre dans leurs maisons, ils ne le doivent qu'au courage des grévistes de la faim mais que celles-ci sont désormais propriétés de Vinci, et une rapide intervention de Yannick Jadot, député européen d'Europe Ecologie Les Verts, dénonçant l'annonce faite le jour même par le Préfet de Région, dans la presse locale, d'une reprise des travaux à la Toussaint 2013, Dominique Meda, dans une longue et époustouflante intervention – qui devrait rapidement être disponible – fit le lien entre le fil à plomb qui a guidé la carrière professionnelle et militante de Marie-Monique Robin et la dégradation dramatique de la situation écologique, environnementale et sociale mondiale.
Puis Marie Monique Robin a rappelé pourquoi, après avoir hésité à accepter une décoration qu'elle n'avait pas sollicité, elle avait décidé de se la faire remettre ici à Notre Dame des Landes, lieu aujourd'hui emblématique de la mobilisation paysanne et citoyenne pour défendre la terre nourricière.
Deux heures de prises de parole d'une rare qualité qui resteront longtemps dans les mémoires des participant-e-s, la plupart militant-e-s de longue date contre le projet d'aéroport et toutes et tous indignés par les annonces du Préfet de Lavernée et du Président de Région Auxiette indiquant la reprise des travaux à la Toussaint 2013.
"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
dimanche 9 juin 2013
vendredi 7 juin 2013
En hommage à Clément Méric, plus d'un millier de personnes dans les rues de Nantes ont crié leur rejet absolu du fascisme - Nouveau rassemblement samedi 16h Place Royale Nantes
Une première mobilisation massive et déterminée qui appelle à la poursuivre et à construire la riposte la plus large et la plus massive possible face aux menées de
l'extrême-droite.
Appel unitaire
Appel unitaire
Levons-nous face aux
extrêmes-droites
Le 5 juin, Clément Méric, 18
ans, a été tué pour ses idées. Clément Méric était un militant syndicaliste et
antifasciste. La mort de Clément est le
résultat de la montée des idées de rejet de l’Autre et d’intolérance. Cet
assassinat fait suite à de nombreuses agressions homophobes, sexistes et
racistes. La mort de Clément est le résultat de la banalisation des idées
d’extrême droite.
Turquie : « Un printemps de la jeunesse et des gauches turques »
Les Alternatifs condamnent la répression extrêmement violente exercée par le gouvernement réactionnaire turc sur les manifestant-e-s mobilisés pour la défense du parc Gezi dans le quartier de Taksim à Istanbul.
Ils réaffirment leur solidarité avec les militant-e-s « rouges et verts » de Yeşil ve So, certaines sévèrement blessées, et avec leur lutte contre la destruction du parc en vue de la construction d'un centre commercial géant et d'une grande mosquée.
Plus globalement, Les Alternatifs apportent leur soutien au mouvement qui se développe au sein de la population turque, selon ses propres termes : "contre l'autoritarisme pour la liberté d'expression, pour une politique respectueuse de l'humain et de l'environnement, pour une vie plus humaine et plus égalitaire".
jeudi 6 juin 2013
Clément Méric assassiné par des fascistes ! Crions notre horreur face à ce crime odieux ! Mobilisation contre l'extrême-droite !
Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans et militant antifascite a été assassiné par des membres de mouvances d'extrême droite radicale, dans un contexte de violences fascistes qui s'est amplifié ces derniers mois, entre autres a la faveur de campagnes homophobes ou racistes.
Les Alternatifs saluent sa mémoire et s'associent à la peine et à la colère de ses camarades de Sud Etdiants et des combats antifascistes
Deux rassemblements sont organisés ce jour 17h au passage du havre, Métro Havre Caumartin
A l'appel du Collectif de Paris antifasciste et de Solidaires 18h30 Place St Michel A l'appel de diverses organsations, dont celles du Front de Gauche,...
lundi 3 juin 2013
Réforme des collectivités, décentralisation, quels moyens pour la démocratie locale - Base de l’intervention de Bertrand Vrain à la Fête des Nouvelles de Loire-Atlantique (PCF) à Saint-Nazaire le 19 mai 2013

Nous vivons un triple et monumental paradoxe surréaliste. La situation économique dépressive étouffe les peuples mais laisse émerger une caste de riches, accaparant le travail social pour leur seul profit avec la complicité de bien des gouvernements. Cette situation génère des bouleversements sociaux dont on ne voit, ni l’évolution positive, ni l’issue. Alors que nos pays d’Europe n’ont jamais été aussi riches, la pauvreté et le chômage ne cessent de se développer et c’est la concurrence de tous contre tous.
Deuxième paradoxe : la situation écologique de la terre n’a jamais été aussi inquiétante, tant du point de vue des multiples pollutions qui mettent à mal la santé publique que du point de vue du réchauffement climatique qui met en péril l’évolution même de nos territoires et qui générera dès demain migrations et guerres. Et pourtant les politiques publiques et les autorités internationales ne réagissent qu’avec timidité et restent dictées par des considérations d’accaparement des ressources et de gaspillage pourvu qu’il y ait à la clef création des profits pour les actionnaires.
Troisième paradoxe : l’exercice démocratique n’arrête pas de se détériorer ou de se déliter, aidé par les injustices que les gouvernements n’arrivent pas à endiguer, lorsqu’ils en ont l’intention, ou par le cynisme des écarts entre les décisions prises par les peuples et celles des représentations, parlementaires ou européennes ; on a toutes et tous en mémoire le NON au TCE en 2005 suivi aussitôt de l’adoption par voie parlementaire du traité de Lisbonne, clone du même TCE. La légitimité des assemblées élues rentre ici en contradiction avec les mouvements de fond de la société. Avec de tels écarts, on ne s’étonnera pas que les taux d’abstention augmentent.
samedi 1 juin 2013
Le PS, complice des délocalisations, par Raoul-Marc Jennar
Vous connaissez la BEI ? La Banque européenne d’investissement. Créée en 1957 par le traité de Rome, c’est la banque de l’Union européenne. Les actionnaires sont les 27 Etats membres de l’UE. Chaque Etat est représenté par son ministre des finances ou la personne qu’il délègue. Les décisions se prennent à l’unanimité.
Et la BERD ? Banque européenne pour la reconstruction et le développement, créée en 1991 pour encourager les pays d’Europe de l’Est à s’adapter à l’économie de marché. Les actionnaires sont un grand nombre d’Etats, l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement. La France est représentée au Conseil d’Administration par une personne désignée par le ministre des finances. Donc, c’est le ministre socialiste Moscovici qui est responsable des décisions prises par ses représentants dans ces deux banques.
Or, selon le Canard Enchaîné du 29 mai 2013, la BEI accordé en 2009 à Renault un prêt de 200 millions d’euros pour construire une usine au Maroc et, fin de l’an passé, un crédit du même montant à Ford Europe pour financer d’importants investissements en Turquie au moment où Ford Europe supprimait 4.500 emplois en Belgique et en Grande-Bretagne.
Toujours selon mon palmipède préféré, la BERD a offert en 2012 à PSA, qui ferme son usine d’Aulnay, un prêt de 110 millions pour la production de voitures en Russie. Un prêt de 100 millions doit ’être octroyé à l’équipementier automobile Faurecia (filiale de PSA), qui vient de décider de la suppression de 3000 emplois en Europe occidentale, pour financer ses activités au Maroc, en Russie, en Tunisie et en Turquie.
vendredi 31 mai 2013
Explosion du chômage en Loire Atlantique : 1800 chômeurs de plus en avril. 59 310 chômeurs officiels dans le département et 98 500 demandeurs d’emplois
Cette explosion du chômage, dans le département +15,9% en un an, est le plus explicite et le terrible des bilans pour le PS qui, depuis cette date, détient tous les leviers politiques : Présidence de la République, Gouvernement, Parlement, Sénat, Région, Département, Métropoles.
En adhérant aux diktats du libéralisme – « baisser le coût du travail », « améliorer la compétitivité des entreprises », « réduire les déficits publics » - le gouvernement socialiste s’enferre et nourrit chaque jour davantage dans une crise sociale effrayante.
Avec ses partenaires du Front de gauche, les Alternatifs en appellent à une toute autre politique : refuser l’austérité en augmentant le pouvoir d’achat, interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices, accorder au Comité d’entreprise un droit de veto sur les licenciements, arrêter les suppressions d’emplois dans les services publics et embaucher massivement dans ceux où les manques d’effectifs sont criants, dans la santé notamment, lancer une vraie réforme fiscale condition première de l’indispensable partage des richesses.
"Je pourrais être la tête de gondole idéale d’un gouvernement qui se manifeste davantage par son respect des logiques industrielles et financières, que par un quelconque volontarisme écologiste" - Notre Dame des Landes, samedi 8 juin 11h30 à la VacheRit, Dominique Méda remettra la Légion d’honneur à Marie-Monique Robin
Marie-Monique Robin a souhaité que la Légion d'Honneur lui soit remise par Dominique Méda à Notre-Dame-des-Landes en signe de son engagement à la lutte contre le projet d'aéroport. C'est avec plaisir que l'ACIPA et la Coordination ont accepté ce soutien et mettent tout en oeuvre pour que la journée du 8 juin à la Vache Rit soit une belle réussite après celle de la Chaîne Humaine du 11 mai.
Voici comment se déroulera cette journée :
- 11h30 : accueil de Marie Monique Robin, Dominique Méda et des participants par Brigitte et Sylvain Fresneau et Jean Paul Naud, maire de Notre Dame des Landes
- 12h00 : prise de parole de Marie Monique Robin et remise de la Légion d'honneur par Dominique Méda + interventions de participants éventuels
- 12h30 : point presse et vin d'honneur
- 13h15 : repas sur inscription : grillades, fromage, dessert, café
- 15h : présentation du film : "Les moissons du futur" de MM Robin suivi d'une discussion.
- 18h : fin de l'évènement
Le repas sera proposé avec une participation libre de soutien : afin d'en faciliter l'organisation, il est impératif que les inscriptions arrivent au plus vite et avant le mardi 4 juin. Merci de contacter Geneviève Coiffard à ou g.coiffard@grosdoy.eu ou acipa.contact.s@free.fr pour les inscriptions à ce repas
Extrait du blog de Marie-Monique Robin
"... Car ça n’a échappé à personne : honorée sur le contingent du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie pour mes « 28 ans de service », je pourrais être la tête de gondole idéale d’un gouvernement qui se manifeste davantage par son respect des logiques industrielles et financières, que par un quelconque volontarisme écologiste.
jeudi 30 mai 2013
Municipales à Nantes : les Alternatifs pour une liste de la gauche de transformation sociale et écologique à gauche du PS
La présence, à titre personnel, de notre amie Louisette Guibert lors de la déclaration de candidature de Johanna Rolland, (Ouest-France et Presse Océan du 30 mai) n’engage en rien les Alternatifs.
Pour les municipales de 2014, les Alternatifs ont décidé de « travailler à la présence d’une liste de la gauche de transformation sociale et écologique à gauche du PS et en alternative à sa politique d’austérité et pour faire barrage à la droite et à l’extrême-droite ».
Membres du Front de Gauche, les Alternatifs entendent contribuer à la présence au 1er tour à Nantes d’une liste rassemblant toutes les forces du Front de Gauche, et, au-delà, à rechercher la participation des partis et courants de la gauche écologique et anticapitaliste.
Jaurès ou Schröder ? Nos socialistes au gouvernement ne croient pas au combat social. Ils croient à la « prise de conscience » des grands patrons - L'éditorial de Politis, par Denis Sieffert
Rien de tel parfois qu’un bon mot pour résumer la situation. Voyez celui-ci qui arrache, paraît-il, des sourires crispés à beaucoup d’électeurs de François Hollande : « Le Parti socialiste est formidable, il arrive à décevoir même ceux qui n’avaient aucune illusion… » [1]. Toute l’ambivalence de nos sentiments est là. Même ceux qui croyaient avoir tout vu et tout connu des rapports des socialistes avec le pouvoir sont saisis par le doute. Certains en viennent à s’interroger sur la pertinence de leur vote de mai 2012.
Un an après, on en oublierait presque le climat de l’époque entretenu par une droite extrême qui, peu à peu, avait pris les commandes à l’Élysée, et répandait un discours de haine sur le thème de l’identité nationale. La présence de MM. Copé, Guaino et autres Hortefeux, aux avant-postes de la manifestation moyenâgeuse de dimanche, aura au moins eu le mérite de rafraîchir nos mémoires défaillantes.
En politique, tout est toujours relatif. Nous le savions déjà quand, au lendemain de la victoire du candidat socialiste, notre journal titrait un « Dépêchons-nous de rêver ! » qui nous préservait de trop d’illusions. À proprement parler, nous ne sommes donc pas déçus aujourd’hui par les choix économiques de MM. Hollande et Ayrault, mais étonnés tout de même par cette sorte d’impudeur avec laquelle ils tournent le dos à leurs engagements.
mercredi 29 mai 2013
Municipales à Nantes et conditions de l'union
L’annonce de la candidature de Johanna Rolland à la mairie de Nantes a coïncidé ce mercredi avec l’annonce des recommandations de la Commission européenne à la France. Cette coïncidence n’est évidemment pas du fait de la dirigeante socialiste nantaise, mais les questions politiques qu’elle pose déterminent largement la possibilité d’une liste de gauche rassemblée pour les prochaines municipales à Nantes.
Car seules deux attitudes sont possibles : assumer l’austérité et les potions libérales exigées par la Commission européenne, comme le fait le gouvernement Ayrault, ou les combattre.
Pour les Alternatifs, la première hypothèse serait clairement un casus belli. La seconde, une condition nécessaire de l’union.
Les recommandations de la Commission européenne : nouveaux tours d'austérité, nouvelles potions libérales
Réformer les retraites dès cette année, réformer le marché du travail, réformer l'assurance chômage, simplifier la législation sur les heures d'ouverture des magasins, supprimer les tarifs réglementés du gaz et de l'électricité, généraliser l'ouverture du rail au privé, simplification administrative de l'Etat et décentralisation, transférer la fiscalité sur le travail vers l'environnement et la consommation : les "recommandations" de la Commission européenne à la France rendues publiques ce mercredi sont explicites (lire la dépêche AFP ci-dessous). La Commission européenne exige un nouveau tour de vis d'austérité contre les salariés, les chômeurs et les services publics pour "gagner en compétitivité".
Les réponses de François Hollande et du gouvernement Ayrault ne font, hélas, aucun doute car c'est la même feuille de route qu'ils se sont donnés, les mêmes potions libérales qu'ils veulent imposer au peuple.
Comme l'affirme l'appel de Lisbonne, qui sert de ciment aux appels à se rassembler samedi 1er juin partout en Europe - et à Nantes à 15 heures Place du Change - :
"L’Europe subit une violente attaque du capital financier représenté par la Troïka (FMI, BCE, CE) et par les différents gouvernements qui appliquent les politiques concoctées par ces institutions qui méprisent les personnes. Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples en les rendant esclaves de la dette et de l’austérité. Cette attaque concerne toute l’Europe et elle doit être également vaincue par la lutte internationale. Chacun-e de nous, dans chaque pays, dans chaque ville, avec ses spécificités, ressent dans ses chairs les mesures qui détruisent les droits conquis par des décennies de luttes ; des mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays avec la propagande de « l’aide externe ».
mardi 28 mai 2013
"Du Nord au Sud de l’Europe : prenons la rue contre l’austérité !" - Contre l'austérité, le Front de Gauche 44 appelle à se rassembler samedi 1er juin à 15h Place du Change à Nantes
L’Europe subit une violente attaque du capital financier représenté par la Troïka (FMI, BCE, CE) et par les différents gouvernements qui appliquent les politiques concoctées par ces institutions qui méprisent les personnes. Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples en les rendant esclaves de la dette et de l’austérité.
Cette attaque concerne toute l’Europe et elle doit être également vaincue par la lutte internationale. Chacun-e de nous, dans chaque pays, dans chaque ville, avec ses spécificités, ressent dans ses chairs les mesures qui détruisent les droits conquis par des décennies de luttes ; des mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays avec la propagande de « l’aide externe ».
Il est urgent d’unir nos forces pour mieux combattre cette attaque. L’appel de que nous lançons pour une manifestation internationale décentralisée circulait déjà parmi des dizaines de mouvements sociaux en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, à Chypre, en Irlande, en Angleterre, en Ecosse, en Allemagne, en Slovénie…
Lors de notre réunion d’hier, le 26 avril à Lisbonne, des camarades de plusieurs pays d’Europe ont discuté ensemble de cette proposition. Il a été décidé par consensus international que nous descendrons dans les rues le 1er juin prochain sous le mot d’ordre : « Les peuples unis contre la Troïka ! »
lundi 27 mai 2013
Dimanche 9 juin : marche des Femmes contre l'austérité
Femmes debout contre l’austérité : nous refusons de trinquer
- Politique d’austérité budgétaire, poursuite des politiques d’« abaissement du coût de travail » et de « flexibilité du marché du travail ».
- Un nouveau budget de l’État qui entérine des coupes sombres dans les dépenses publiques alors que, dans un même temps, les patrons se voient offrir 20 milliards d’euros d’allègement de leurs cotisations.
- Un accord dit de « sécurisation de l’emploi » signé entre les organisations patronales et trois syndicats de salarié-es. Accord qui autorise l’utilisation du chantage à l’emploi pour imposer la diminution des salaires. S’il était voté au parlement, il faciliterait les licenciements et validerait l’utilisation du temps partiel comme variable d’ajustement à l’activité des entreprises.
Complétons ce décor en rappelant l’augmentation dérisoire du Smic, les plans de licenciements boursiers, sans oublier les menaces qui planent sur la Sécurité Sociale, les indemnités de chômage, les allocations familiales et le système des retraites.
Les inégalités se creusent, les profits s’envolent et les riches deviennent toujours plus riches. Incontestablement, ce sont nous, les femmes, qui sommes aux premiers rangs du temps partiel imposé, des bas salaires et de la pauvreté. Indiscutablement, nous sommes très majoritaires à vivre la précarité et les retraites au rabais. Ce sont nous qui formons sans conteste la majorité des salariés de l’État et des Collectivités territoriales.
Le processus de convergence vers une nouvelle force politique progresse - Résolution de la coordination générale des Alternatifs
I - Un processus de convergence dans une étape décisive
En 2013 Initié début 2012 par l'appel «Ce monde n'a aucun sens, inventons-en un autre » puis par la convergence de plusieurs organisations politiques, le processus de regroupement de la gauche alternative à l'échelle nationale est en marche. Ce processus s'appuie sur deux démarches complémentaires toutes les deux indispensables : l'impulsion partagée par des militant-e-s d'organisations et de mouvements sociaux et altermondialistes d'une part, l'engagement d'organisations politiques d'autre part.
Elles sont toutes les deux indispensables car :
- l'engagement des organisations politiques est indispensable pour mettre fin à l'émiettement et construire une nouvelle force politique commune. Le processus de convergence doit en effet s'enrichir des apports théoriques et des enracinements militants de chaque organisation ou courant.
- la participation au processus, dès le départ, de militantes et militants de mouvements sociaux et altermondialistes est tout aussi indispensable pour construire une force politique large rompant avec des formes politiques à l'ancienne et une cartellisation étriquée.
Elle sera une concrétisation du refus de la logique de subordination du mouvement social à la sphère politique.
Malgré des tensions inévitables, le pari de la complémentarité contre la concurrence ou la mise à l'écart s'est révélé positif, et les Alternatifs -d'autres aussi- s'y sont employés de manière constante. C'est l'un des éléments du mandat donné par le congrès de 2012 et les coordinations qui ont suivi aux représentant-e-s des Alternatifs dans le processus.
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