"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
samedi 26 décembre 2015
Etrange moment, inquiétant pouvoir..., par Francis Sitel
Le pays est confronté à de grands dangers, dont celui des crimes terroristes.
Il est étrange et inquiétant, en de tels moments, de voir à quel degré d'abaissement est tenu le débat politique. Au centre de tout : l'état d'urgence. Instauré, prolongé, peut-être demain constitutionnalisé... Avec l'extension et la constitutionnalisation de la possibilité de déchéance de nationalité pour des binationaux nés français. Tout cela, dit-on à Matignon, est symbolique. Et d'ajouter : « Mais les symboles, dans la République, ça compte ». En effet !
Appel urgent à la mobilisation et la solidarité avec la résistance du peuple kurde, par le Conseil Démocratique Kurde en France (CDKF)
Après avoir délibérément rompu le processus de paix avec le mouvement kurde en juillet de cette année, l’Etat turc a déclenché une guerre sans merci contre les Kurdes. Face à ces attaques, ces derniers ont adopté une position de défense. Dans de nombreuses villes kurdes, les habitants, réunis en assemblées populaires, ont décidé de mettre en place des structures locales d’autogestion. Ce mouvement est totalement civil et fondé sur des bases démocratiques.
mercredi 23 décembre 2015
Déchéance de nationalité : le pas de plus, le pas de trop ?, par Clémentine Autain
En promouvant finalement l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution, l’Élysée et Matignon poursuivent une grave dérive vers leur droite, et cautionnent les idées du Front national. Un point de rupture est atteint, voire dépassé.
Le coup est sévère. Au
conseil des ministres du mercredi 23 décembre, François Hollande et
Manuel Valls ont décidé d’introduire dans la Constitution une mesure
hautement symbolique : la déchéance de nationalité pour les binationaux
nés Français, reconnus notamment coupables d’actes terroristes.
L’ultime rupture, par Edwy Plenel - Mediapart.fr
L’introduction dans notre Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français serait un attentat contre la République, ruinant son principe d’égalité de tous les citoyens sans distinction d’origine. En portant ce projet, la présidence Hollande et le gouvernement Valls actent leur propre déchéance politique en signifiant leur ultime rupture avec le peuple de gauche qui les a élus.
mardi 22 décembre 2015
"Au fond, qu'ai-je en commun avec Manuel Valls ?", par Clémentine Autain
«Au fond, qu’ai-je en commun avec Manuel Valls?» Manuel Valls porte aujourd’hui une responsabilité de premier plan dans l’avenir du pays et de la gauche. Je mesure la difficulté de sa tâche et je crois qu’il occupe ses fonctions avec conviction. Après tout, c’est bien sur une ligne néolibérale et autoritaire que Manuel Valls avait obtenu 6% des voix lors de la primaire socialiste en 2011. Il se trouve qu’il est aujourd’hui Premier Ministre et qu’il gouverne au nom de la gauche. L’homme a de la suite dans les idées. Moi aussi.
Ce que Podemos dit de l’état de la gauche française, par Stéphane Alliès et François Bonnet (Médiapart)
Soyons lucides, la gauche française est à court terme incapable de faire bon usage des leçons du vote espagnol comme, avant elles, du vote grec.
D’accord, Podemos n’est pas parvenu à « prendre le ciel d’assaut », comme
l’ambitionnait son slogan de campagne. Mais le mouvement est sur un
petit nuage. Moins de deux ans après son entrée dans l’arène électorale
(européennes de mai 2014, 8 % des voix), une grosse année après son
congrès fondateur, Podemos a déjà réussi un exploit : dynamiter le vieux
système politique espagnol construit au lendemain de la mort du
dictateur Franco. Le bipartisme PP (droite)/PSOE (gauche) est à
l’agonie. Ces deux formations ont réuni dimanche à peine plus de la
moitié de voix (50,7 %) quand, depuis plus de trois décennies, elles
totalisaient 70 à 80 % des suffrages.
Notre-Dame-des-Landes : "Maintenant nous accusons"
Devant le silence assourdissant des responsables face à nos arguments contre le "transfert" de l'aéroport de Nantes-Atlantique à Notre Dame des Landes, devant la poursuite implacable d'un projet inutile, coûteux et destructeur, devant les annonces réitérées de reprise imminente des travaux, nous sommes contraints de dénoncer les comportements irresponsables et condamnables qui ont mené à cette impasse.
Nous accusons de rétention d'informations capitales :
lundi 21 décembre 2015
Notre-Dame-des-Landes : rien n’arrêtera la résistance citoyenne
Sur fond de déclaration péremptoire du premier Ministre et de surenchère belliciste de la droite récemment élue à la tête du Conseil régional, le trimestre qui vient s’annonce crucial pour le devenir de Notre Dame des Landes.
« Projet d’aéroport la veillée d’armes » (mardi 15 décembre), « Evacuation de la ZAD l’étau se resserre » (mercredi 16 décembre), les unes du quotidien nantais Presse Océan sont au diapason. Il faut donc se préparer au pire, c’est-à-dire à la résistance citoyenne face à une intervention massive des forces de gendarmerie dans les semaines qui viennent, et en même temps conserver la certitude que l’abandon de ce grand projet inutile, notre victoire, ne peut être que politique.
Espagne : quelques remarques sur les résultats, par Richard Neuville
Quelques remarques sur les résultats sans spéculer sur les alliances :
Résultats
- Parti
populaire : 28,7% (123 s)
- PSOE :
22,02% (90s) Le pire score depuis la transition
- Podemos :
20,66% (69s) pénalisé par le mode de scrutin proportionnel par province
- Ciudadanos :
13,93% (40s)
"Un processus long de construction est indispensable", par Jean-Jacques Boislaroussie
La nouvelle donne politique après les attentats du 13 novembre et les élections régionales percute l'ensemble des courants de gauche. Elle confirme la dégradation des rapports de forces politiques pour notre camp.
Les coordonnées principales en sont connues :
- après les choix libéraux, le tournant autoritaire pour l'exécutif, et la réactivation du projet de constitution d'un bloc aujourd'hui et peut être demain d'une force politique "démocrate et républicaine", assumant pleinement les orientations libérales de l'Union Européenne et les contre-réformes sociales qu'elles impliquent
vendredi 18 décembre 2015
C'est l'avenir de la gauche qui est en jeu, par Pierre Khalfa
Le sursaut citoyen du second tour pour faire barrage au FN ne doit pas faire illusion. Certes, ce dernier échoue à s’emparer d’un certain nombre de régions, mais il continue de progresser, dépassant en nombre de voix celui de la présidentielle de 2012 alors même que la participation était moins importante à cette élection.
La gauche, toutes composantes confondues, est à un niveau historiquement bas et si le PS a pu sauver des régions, c’est avant tout grâce à des triangulaires. Le Front de gauche (FdG), même allié dans certaines régions à EELV, n’a pas réussi à apparaître comme une alternative et enregistre au premier tour un de ses plus mauvais résultats.
La gauche, toutes composantes confondues, est à un niveau historiquement bas et si le PS a pu sauver des régions, c’est avant tout grâce à des triangulaires. Le Front de gauche (FdG), même allié dans certaines régions à EELV, n’a pas réussi à apparaître comme une alternative et enregistre au premier tour un de ses plus mauvais résultats.
jeudi 17 décembre 2015
Sortir de l'état d'urgence, appel unitaire
Le Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence mis en place à Nantes et composé d’associations, de syndicats et de citoyens avec le soutien de partis politiques, dont Ensemble!44, a décidé de signer et faire circuler cet appel national. Le Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence est constitué avec pour premiers membres AFPS, LDH, SAF, Solidaires et le soutien de Ensemble. L’Observatoire nantais des libertés dans l’état d’urgence est constitué avec pour premiers membres AFPS, LDH, SAF, Solidaires.
Néo-républicanisme vs. extrême droite : un clivage mortel pour la gauche, par Philippe Marlière
L’échec social et économique de Hollande et Valls ne les déroute pas de leur objectif politique : marginaliser la gauche sociale et faire du PS un rempart centriste contre le FN. En attendant que Valls accomplisse son projet de république autoritaire.
Le Front national est le vainqueur des élections régionales : il a encore progressé en termes de voix, triplé le nombre de ses élus et repoussé vers le haut le fameux "plafond de verre" qui le prédestine, en théorie, à demeurer un parti d’opposition ad eternam. Le parti d’extrême droite n’a certes pas remporté de régions, mais il n’a été battu que grâce à la fusion des votes de droite et d’une partie des voix de gauche. Ce ne sont ni l’appel à un "front républicain" des caciques de Solférino, ni le profil détestable des candidats Les Républicains qui ont découragé ce vote d’autodéfense. C’est un réflexe populaire anti-FN qui a terrassé le clan Le Pen. Tout, sauf le parti héritier de Vichy et de l’Algérie française, a estimé une large majorité de Français !
Le gouvernement vole au secours du secret fiscal des entreprises, par Dan Israel (Médiapart)
Pour son dernier budget portant sur une année pleine, le gouvernement avait prévu d'imposer une baisse des dépenses publiques. Mais rien ne s'est passé comme prévu et il a du faire plier sa majorité sur plusieurs mesures.
Un court instant, ils y ont cru. Et puis le gouvernement, qui a
failli se faire déborder, a repris la main in extremis. Non, les
entreprises françaises ne seront pas obligées de rendre publics tous les
détails sur leurs filiales, à commencer par leur localisation, leurs
bénéfices et les impôts qu’elles payent où qu’elles soient dans le
monde. Non, les ONG militant en faveur de cette transparence, meilleur
outil contre l’optimisation fiscale abusive des multinationales,
n’auront pas remporté la partie. Et non, les députés écologistes et ceux
de la gauche du PS, qui se battent parfois depuis plusieurs années en
faveur de cette transparence, n’ont pas fait plier le gouvernement sur
ce « reporting public pays par pays ».
mardi 15 décembre 2015
Smic: Hollande ne veut rien entendre de la colère du pays, par Laurent Mauduit (Médiapart)
À ceux qui espéraient une inflexion économique, même symbolique, en réponse à la colère qui est sortie des urnes, le gouvernement n’a pas tardé à répondre : pas question ! Dès ce lundi matin, il a annoncé que le veto à tout coup de pouce au Smic, en vigueur depuis 2008, se poursuivrait en 2016. Au risque d'alimenter encore un peu plus la désespérance sociale sur laquelle prospère le Front national.
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