mardi 26 juillet 2016

Turquie : La purge d'Erdogan s'intensifie !, infos du Syndicat de la Magistrature


Avant hier, en Turquie, 2745 magistrats ont été suspendus et plus de 200 visés par des ordres d’arrestation et d’incarcération, dont des membres de l’association de juges et de procureurs turcs Yarsav, les mêmes qui avaient lancé en mars « le dernier SOS des juges turcs libres », sont aujourd’hui détenus. 

Le Syndicat de la magistrature et l’ensemble des organisations professionnelles de magistrats membres de MEDEL (Magistrats européens pour la démocratie et les libertés) sont mobilisés. Des initiatives sont en cours pour soutenir nos collègues turcs.

lundi 25 juillet 2016

En défense des journalistes en Turquie, lettre ouverte à François Hollande, par le SNJ, le SNJ-CGT, CFDT Journalistes


La situation en Turquie, après la tentative de coup d’Etat et la répression à une échelle sans précédent qui a suivi et se poursuit ne peut que provoquer colère, indignation et inquiétude. 

En qualité de syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes), nous sommes aux côtés de nos collègues turcs et kurdes qui subissent encore plus que précédemment, les foudres du régime de l’AKP et du chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan. 

La mainmise du pouvoir sur les médias, les arrestations et poursuites de journalistes, les fermetures de titres, le blocus des sites et des réseaux sociaux transforment ce pays en un no man’s land pour la liberté d’informer, pour la libre expression. 

Le mouvement contre la «loi travail»: une embellie sociale, par Laurent Dégousée (Solidaires)


La «loi travail», c’est au départ une réforme dictée par la Commission européenne qui juge notre droit du travail trop protecteur, «Le minimum de ce qu’il faut faire» selon Jean-Claude Juncker, son président. C’est ensuite l’ultime transgression, après le débat avorté sur la déchéance de la nationalité, d’un Président de la République, Francçois Hollande, dont on peut affirmer, au vu de son quinquennat, que son ennemi, c’est le Code du travail. C’est enfin un Premier ministre, Manuel Valls, dont la brutalité fait partie de l’identité politique, qui foule au pied les libertés publiques comme jamais depuis… la guerre d’Algérie?!

C’est surtout une formidable mobilisation, dont le déclenchement en plein état d’urgence était loin d’être assuré, qui remet spectaculairement en avant la question sociale au mépris de la question identitaire, le plus long mouvement social depuis 1968, de surcroît sous un gouvernement dit de gauche. Un mouvement? Non, des mouvements qui se succèdent à un rythme soutenu.

samedi 23 juillet 2016

Des chars allemands à 150 km de Leningrad, par Raoul-Marc Jennar


Qui connaît ce que fut le sort d’une ville qui s’appelle aujourd’hui St-Pétersbourg ?  Il fut un temps où elle s’appelait Leningrad.

L’ignorance de l’Histoire étant devenue une caractéristique des jeunes générations, rappelons que le siège de Leningrad par les troupes allemandes a commencé début septembre 1941. Parties des pays baltes conquis en juillet-août, les divisions allemandes du groupe d’armée nord de la Wehrmacht sont arrivées à proximité de la ville en quelques jours. 

vendredi 22 juillet 2016

Après Nice: Résilience, résistance, responsabilité, par Noël Mamère

 
Notre souveraineté ne réside pas dans la seule protection de nos frontières, elle est alimentaire, climatique, sociale, humaine. Après Charlie, après l’hyper casher, après le Bataclan, après Nice, il est temps de changer notre manière de penser. Et voici déjà 7 évidences. 
 
Comment une société qui n’a pas été véritablement en guerre depuis plus de cinquante ans peut-elle résister à une épreuve qui la frappe régulièrement depuis janvier 2015 ? Telle est la question à laquelle nous devons répondre au delà de l’écume des événements et des digressions politiciennes.

Anatomie d'une période d'exception politique, par Hugo Melchior


5 juillet 2016. Il était 15h passé. La manifestation parisienne, ayant rassemblé sensiblement moins de monde que les semaines précédentes, n’était pas encore achevée lorsque Manuel Valls prit la parole devant les députés de l’Assemblée nationale pour annoncer son intention de recourir à nouveau à l’article 49.3 de la Constitution, afin de faire adopter le projet de loi « Travail » sans débat. 

Cette annonce allait-elle susciter un ultime sursaut à Paris et ailleurs en France parmi les opposants à cette loi ? Ils ne furent finalement que 300 à se rendre devant le Palais Bourbon en fin d’après-midi, à l’appel du collectif Nuit debout, pour dénoncer ce deuxième « passage en force », et finir bloqués, pendant plusieurs heures, par des centaines de policiers qui en sécurisaient l’accès.

Attentat de Nice : À ceux qui vantent le « modèle » israélien, par Denis Sieffert (édito de Politis)


Avec inconscience ou avec d’inavouables arrière-pensées, on ne sait pas. Toujours est-il que nombreux sont les médias qui, depuis le massacre de Nice, donnent en exemple de résilience au terrorisme le « modèle » israélien. 

Tous ne le font pas de la même façon. Rendons justice au correspondant du Monde qui prend soin de rappeler le contexte colonial du conflit israélo-palestinien. Mais, la plupart s’en tiennent à une approche apparemment « technique ». Les Echos, le JDD, France 2, France Inter (avec l’ex-porte parole de l’armée israélienne), entre autres, suggèrent que la France devrait s’inspirer d’Israël. 

jeudi 21 juillet 2016

Après Nice, quelles réponses ?, par François Calaret



L’attentat de Nice a foudroyé la société française.  Par son mode opératoire d’une banalité quotidienne : l’usage d’un camion. Par le lieu de son déroulement : une ville de province censée être la plus « sécurisée » de France. Par les victimes qu’il a touchées : une foule populaire, comprenant de nombreuses familles avec enfants, rassemblée pour un évènement – le feu d’artifice du 14 juillet -  qui fait partie du quotidien. C’est une onde de choc qui s’imprime dans une société déjà à vif, travaillée par de multiples sources de tension. 


Évidemment le besoin de comprendre, de resituer l’évènement dans un cadre plus général est irrépressible. Et dans ce type de situation, il y a toujours le risque d’éviter de prendre la mesure du phénomène auquel nous sommes confrontés. 

Et six mois de plus !, par le collectif national "Nous ne céderons pas"


Une nouvelle fois, la France vient d’être confrontée à l’horreur des attentats. Face au nombre de victimes, aux circonstances et au mode opératoire choisis, nous ne pouvons que ressentir colère et douleur. 

La réponse gouvernementale, formulée au soir même de cet acte odieux, consiste à proroger une quatrième fois l’état d’urgence pour une durée d’au moins six mois. 

Après s’être livrés à une lamentable surenchère sécuritaire et démagogique, les parlementaires ont avalisé à une très large majorité cette prorogation d’un état d’urgence sans fin, aggravé par des dispositions qui accroissent encore les possibilités d’arbitraire ou qui valident des mesures sans rapport avec l’objet du texte. 

Prorogation de l'état d'urgence : " Ne laissons pas triompher les passions sécuritaires et les divisions identitaires" par André Chassaigne


Seuls 26 députés se sont opposés à la prorogation pour 6 mois de l'état d'urgence. Et c'est l'honneur du groupe Front de Gauche d'avoir été le seul à intervenir, par la voix d'André Chassaigne, pour expliquer son opposition.



"Monsieur le Président, monsieur le Premier Ministre, messieurs les Ministres, mes chers collègues, 

au soir de notre fête nationale, une nouvelle fois, le terrorisme aveugle a frappé des innocents. Nos pensées vont tout d’abord aux victimes et à leurs proches. 

mardi 19 juillet 2016

Notre-Dame-des-Landes : l'affrontement qui vient...., par Hugo Melchior

 
Après la nette victoire du «oui » lors de la consultation publique, organisée par l’État le 26 juin en Loire-Atlantique dans le but de conférer au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes l’onction du suffrage universel, et ainsi espérer renforcer considérablement sa légitimité auprès de l’opinion publique et d’une classe politique censée être respectueuse de la règle majoritaire, alors que des milliers d'opposants se réunissent ce week-end à Notre-Dames-des-Landes, le gouvernement socialiste semblerait ne plus vouloir perdre de temps. En effet, la date de la nouvelle tentative d'évacuation par la force publique de la ZAD (« Zone à défendre») et de ses habitants, condition de possibilité pour que les travaux puissent, enfin, effectivement débuter, semblerait se préciser. 

Ainsi, comme il y a quatre ans, une opération de « pacification » du territoire de Notre dame des landes, sur lequel doit voir le jour l’aéroport du Grand Ouest, devrait intervenir au début de l’automne, alors que la campagne présidentielle aura déjà commencée, notamment chez les Républicains.

lundi 18 juillet 2016

Notre-Dame-des-Landes : le scandale du transfert


Démocratie universelle contre terrorisme, par Jean-Claude Mamet (Ensemble!)




Cette fois, la démonstration est limpide et terrible à la fois : aucune technologie militaire, aucun arsenal sécuritaire, aucune loi répressive, aucun quadrillage étatique, ne peuvent prémunir la population contre une agression terroriste.  Les failles éventuelles de tel ou tel service le 13 novembre 2015 existent peut-être, mais cela ne pèse de rien. A Nice, personne ne pouvait rien faire, ni prévoir.  Surtout que la ville, comme l’explique le Monde du 16 juillet, s’était considérablement entrainée à une attaque, au moment du carnaval, de l’Euro2016, ou autre hypothèse, avec des renforts, des exercices de simulation, des hypothèses d’attaques « nucléaires, bactériologiques, chimiques »,  des cyberattaques au festival de Cannes, des attaques venant de la mer, etc. 

Après l'horreur : un autre monde est plus que jamais nécessaire, communiqué d'Ensemble Alpes Maritimes


C'est tout d'abord compassion et solidarité qu' ENSEMBLE ! 06 tient à exprimer aux familles et aux proches des victimes de l'attentat de Nice du 14 juillet. 

Mais, alors que l'heure est toujours à la douleur, au deuil et au recueillement après l'horreur de jeudi soir, tout continue comme avant : récupérations politiciennes indécentes, déclarations guerrières irresponsables, propos ultra-sécuritaires inquiétants... 

Ainsi F. Hollande, qui le soir même de l'attentat, et sans prendre la peine d'attendre les avancées de l'enquête, annonce, dans une fuite en avant belliciste et impérialiste, l'intensification des frappes en Syrie et en Irak. Il annonce dans la foulée la prolongation d'un état d'urgence non seulement inefficace, mais aussi contre-productif car anxiogène pour la société et mortifère pour les libertés démocratiques.