"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
samedi 10 septembre 2016
Lettre à Caroline, par Thomas Coutrot
Chère Caroline de Haas, lorsque tu m'as contacté il y a trois mois, avec d'autres, pour lancer un collectif destiné à « pirater la présidentielle », j'ai trouvé l'idée excellente et absolument opportune. Malgré ton départ, je continue de le penser.
Contre « la loi Travail et son monde », des centaines de milliers de citoyen.ne.s sont entré.e.s en résistance, et tu y as contribué avec la pétition « Loi travail non merci ». Sans jamais perdre le soutien de l'opinion publique, nous avons inventé de multiples manières de harceler les puissants. Nous n'avons pas été défait.e.s par la violence d'État, celle de la police, des médias et du 49.3. De nouveaux acteurs sont entrés en lice et des alliances inédites se sont forgées sur les places publiques des centre-villes et des banlieues, dans les manifestations, les actions de blocage et d'occupations...
vendredi 9 septembre 2016
En 2017 faisons Front commun ! Appel
Citoyennes et citoyens de gauche,
organisés ou non, nous voulons que les élections présidentielle et
législatives de 2017 soient utiles pour ouvrir dans notre pays une
perspective politique de progrès humain, démocratique, social et
écologique.
Après cinq ans de gouvernements se réclamant de la gauche tout en poursuivant les politiques néolibérales et autoritaires de la droite, l’écœurement et la colère risquent de se traduire par une abstention record de l’électorat populaire, une défaite historique du parti socialiste et la victoire d’une droite radicalisée flanquée d’une extrême droite plus menaçante que jamais.
Après cinq ans de gouvernements se réclamant de la gauche tout en poursuivant les politiques néolibérales et autoritaires de la droite, l’écœurement et la colère risquent de se traduire par une abstention record de l’électorat populaire, une défaite historique du parti socialiste et la victoire d’une droite radicalisée flanquée d’une extrême droite plus menaçante que jamais.
Après l'annonce de la fermeture du site de Belfort : Alstom tue l'emploi, par Ensemble
Après l'annonce par la direction générale d'Alstom de l'arrêt de la production de trains à Belfort d'ici 2018, « Ensemble! » partage la stupeur, l'indignation et la colère des 480 salarié-e-s, de leurs familles et de la population.
C'est un véritable coup de massue qui détruit plusieurs centaines d'emplois directs et indirects dans un site industriel historique et met à mal tout un bassin d'emploi.
C'est un véritable coup de massue qui détruit plusieurs centaines d'emplois directs et indirects dans un site industriel historique et met à mal tout un bassin d'emploi.
mercredi 7 septembre 2016
Alep : solidarité ! Appel unitaire
A Alep se livre une bataille terrible et décisive. De son issue dépend pour une bonne part l’avenir de la Syrie.
Hormis les souffrances immenses de la population, rien n’est assuré. Tant est grande la détermination des opposants au régime. On n’oubliera pas l’image de ces enfants qui enflamment des pneus, pour tenter par la fumée dégagée d’aveugler les avions porteurs de mort. Symbole d’une terrible disproportion des forces.
D’un côté, une population assiégée, quotidiennement massacrée, menacée de famine. De l’autre, l’armée de Bachar, les troupes du Hezbollah, de l’Iran, et surtout l’aviation russe qui bombarde massivement, et dont il est établi qu’elle détruit systématiquement les hôpitaux.
mardi 6 septembre 2016
Pour libérer six millions de personnes du chômage et de la précarité, imposons le salaire garanti à vie, par Pierre Cours-Salies
La
CGT, depuis son congrès de 2003, affirme : « Nous voulons gagner des
droits nouveaux, passer d’une vision réparatrice de l’indemnisation du
chômage et du droit sur les licenciements à un droit de l’individu tout
au long de sa vie qui le libère de sa dépendance au devenir et à la
gestion de telle ou telle entreprise. Une protection pour chaque
salarié, de la fin de la scolarité obligatoire jusqu’à la mort. » Cette
proposition a son équivalent du côté de l’Union syndicale Solidaires et
des textes portant les mêmes choix ont été adoptés par la FSU.
Cette continuité des droits sociaux y compris de la
protection sociale serait la reconnaissance d’un statut professionnel
permanent. Notons ici que cette discussion a été mise en lumière par des
travaux animés par Alain Supiot depuis des années. La nécessité de
nouvelle règle générale correspond à la situation réelle des salarié-e-s
du secteur privé : trois sur quatre sont dans des entreprises de moins
de 200 employés, où la présence syndicale est rare et fragile.
lundi 5 septembre 2016
L'économie est (vraiment) un sport de combat !, par Thomas Coutrot
La boule puante de MM. Cahuc et Zylberberg contre le
"négationnisme" des économistes critiques le confirme : le combat
idéologique tombe parfois dans le caniveau. Depuis vingt ans pourtant,
s'est construit en France une contre-expertise économique crédible qui
veut fournir aux dominés des outils pour penser (et résister à) la
pseudo-rationalité néolibérale.
Dans un pamphlet abject à paraître contre les économistes critiques ("Le négationnisme économique et comment s'en débarrasser", à retrouver ici),
Pierre Cahuc et André Zylberberg se laissent aller. Assimilation des
contradicteurs aux négationnistes du génocide juif, attaques ad hominem,
appel à l'épuration : nos deux experts néolibéraux, bien en phase avec
l'odeur pestilentielle de cette rentrée, ne rechignent pas à se salir
les mains. Leurs dérapages ne font que refléter l'arrogance, d'habitude
mieux maîtrisée, de dominants aveugles aux dégâts de leur
mondialisation.
Le TAFTA sacrifié… pour sauver les traités de libre-échange, par Séverin Horvais (Mediapart.fr)
En France, en Allemagne et aux États-Unis, plusieurs dirigeants ont annoncé la mort d’un traité transatlantique déjà moribond. Un renoncement qui cache la volonté de poursuivre la libéralisation des marchés mondiaux et de conclure sans encombre le CETA.
TAFTA.
« Il n’y a plus de soutien de la France à ces négociations », a affirmé ce lundi 29 août Matthias Fekl, évoquant le cycle de déjà quatorze rounds qui vise à mettre en place le TTIP (ou TAFTA) – cet accord instaurant une zone de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.
« Il n’y a plus de soutien de la France à ces négociations », a affirmé ce lundi 29 août Matthias Fekl, évoquant le cycle de déjà quatorze rounds qui vise à mettre en place le TTIP (ou TAFTA) – cet accord instaurant une zone de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.
Une rentré sous le signe des luttes écologistes, par Vincent Gay
Le début du quinquennat de François Hollande avait été marqué par « l’opération César », vaste opération policière visant à vider de ses occupants la Zone à Aménagement Différé (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes° devenue alors une Zone A Défendre. Cette première phase d’affrontement avait permis de stopper net les projets de destruction du bocage et des terres agricoles devant lancer la construction de l’aéroport par Vinci.
Autour de la ZAD se sont agrégées différentes composantes de la lutte, qui ont appris au fil des ans à agir ensemble dans le respect de la diversité des tactiques et des pratiques de chacun, soutenus par 200 collectifs à travers tout le pays.
Nicolas Sarkozy, un suprématiste blanc, chrétien, radicalement opposé à la laïcité, par Pierre Rousset
Les
arrêtés « anti burkini » adoptés cet été par 31 communes côtières de
France ont été soigneusement rédigés de façon à permettre l’interdiction
sur les plages concernées du port du voile, quel qu’il soit – cette
« dérive » était en fait inscrite dans leur logique même [1].
Ainsi, sur la base de l’arrêté de Cannes, trois policiers municipaux ont pu verbaliser sur la plage de La Bocca, une femme vêtue d’un legging, d’une tunique et d’un simple foulard : il s’agissait, selon le maire, de bannir les « tenues ostentatoires » [2]. Avec ou sans verbalisation, il en fut de même dans d’autres municipalités qui semblent s’être passé le mot, jusqu’à la fameuse vidéo de Nice où les « forces de l’ordre » obligent une musulmane à se dévêtir partiellement.
Ainsi, sur la base de l’arrêté de Cannes, trois policiers municipaux ont pu verbaliser sur la plage de La Bocca, une femme vêtue d’un legging, d’une tunique et d’un simple foulard : il s’agissait, selon le maire, de bannir les « tenues ostentatoires » [2]. Avec ou sans verbalisation, il en fut de même dans d’autres municipalités qui semblent s’être passé le mot, jusqu’à la fameuse vidéo de Nice où les « forces de l’ordre » obligent une musulmane à se dévêtir partiellement.
Laïcité ou identité ? – Ne pas dériver de l’Etat de droit vers l’Etat d’exception, par Etienne Balibar
Alors que
le Conseil d’Etat vient d’invalider l’interdiction du burkini, il faut
mettre fin au développement de la « laïcité identitaire ». Cette
conception, obsédée par le communautarisme en vient à construire un
« communautarisme d’Etat ».
Grâce à
l’ordonnance du Conseil d’Etat, on évitera de voir en France une police
des mœurs, chargée non de forcer les femmes à porter le voile, mais de
les forcer à l’ôter. L’exercice des libertés doit primer dans toute la
mesure du possible sur les exigences de l’ordre public, qui par
définition les restreignent. En démocratie les droits des femmes
relèvent de leur décision, et non d’une grille d’interprétation plaquée
sur leur comportement pour les « forcer d’être libres ». La laïcité est
une obligation de neutralité de l’Etat envers les citoyens et non pas
une obligation idéologique des citoyens envers l’Etat.
samedi 3 septembre 2016
Mineurs isolés étrangers : Lettre ouverte à Monsieur le Recteur de l'Académie de Nantes,
Nous voulons par la
présente vous informer de la réussite scolaire d'un certain nombre
de Mineurs Isolés Etrangers (MIE) et vous alerter sur les problèmes
que rencontrent beaucoup d'autres MIE à propos de leur scolarisation
à Nantes et dans la périphérie nantaise. Depuis l'été 2012, les
militants d'associations défendant les droits des étrangers
constatent l'arrivée croissante de ces jeunes à Nantes. Outre la
non reconnaissance de leur minorité et leur non prise en charge par
l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) dépendant du Conseil
départemental, se pose le problème de leur intégration à la
société française par l'école.
Financer les mosquées pour les contrôler est un leurre, par Henri Peña-Ruiz
Faut-il financer des lieux de culte musulmans sur fonds publics ? La question vient de ressurgir, rendue plus vive par la radicalisation islamiste. Le but serait d’éviter des prêches peu compatibles avec les principes de droit républicains et de tarir ainsi une des sources du fanatisme religieux. Dans cette hypothèse, les causes de nature sociale sont un peu vite passées sous silence.
Résumons pour l’heure un argument ressassé : payons des lieux de culte au lieu de laisser l’Arabie Saoudite le faire. Ainsi nous pourrons contrôler les discours qui s’y tiennent et leurs auteurs patentés afin d’éviter la propagation d’un islamisme fanatique. Bref, payons la salle de concert ainsi que l’orchestre et nous dicterons la musique. L’apparence de vérité d’un tel raisonnement n’est qu’un leurre.
vendredi 2 septembre 2016
Urgences écologiques et sociales : construire des alternatives aux défis eco-sociales. Appel à la 3ème rencontre éco-socilaiste, Bilbao 23 au 25 septembre
L’humanité est confrontée à un choix crucial : Soit nous changeons de
système économique et politique, soit nous allons dans la barbarie.
Nous sommes dans une grave crise écologique, sociale, dont le changement
climatique est la manifestation la plus alarmante, autant que la perte
de la biodiversité, l’épuisement des ressources naturelles ou la
destruction des forêts. Nous sommes confrontés à une somme de crises
interconnectées qui constituent une menace sans précédent pour
l’humanité et le reste du monde vivant. En outre, l’appropriation des
richesses par une minorité est la source d’un partage injuste qui
augmente les inégalités économiques et de genre, ce qui empêche l’accès à
une vie digne des peuples dans nos sociétés.
jeudi 1 septembre 2016
Leçons et conséquences d’un été révélateur : la construction progressive des conditions d’un pogrome, par Saïd Bouamama
L’été 2016 a été marqué par trois faits de nature différente :
un ignoble attentat endeuille le pays le 14 juillet, une loi détruisant
le code du travail massivement rejetée par la population et les
travailleurs est votée le 21 juillet et un arrêté municipal interdisant
l’accès à la plage pour les femmes portant un « burkini » est pris à
Cannes, déclenchant en quelques jours une véritable épidémie d’arrêtés
similaires dans d’autres villes. Les réactions sociales et les
commentaires politiques et médiatiques qui ont suivis ces trois
événements constituent un excellent analyseur de l’état de notre
société, des contradictions qui la traversent et des intérêts qui s’y
affrontent.
Ensemble ! La refondation de la gauche en point de mire (l'Humanité)
Une
gauche dispersée, mais bien vivante. C’est d’abord le deuxième
qualificatif que retiennent les quelque 400 participants à la 3e
université d’été d’Ensemble !, qui a débuté le 27 août et doit s’achever
aujourd’hui à Guidel (Morbihan). « Le fait qu’une gauche franche se
manifeste et bouge est une bonne nouvelle », apprécie Clémentine Autain,
porte-parole du mouvement, sans se voiler la face sur le problème posé
par le nombre de candidatures alternatives à Hollande, dont plusieurs au
sein du PS en cette rentrée. « Certes, la gauche est atomisée. Certes,
la primaire du PS n’est pas notre cadre, mais je trouve très positif le
nombre de voix, d’Arnaud Montebourg à Benoît Hamon, qui s’élèvent de
façon différente pour contester la politique néolibérale et austéritaire
de François Hollande. »
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