vendredi 5 janvier 2018

Palestine : Libérez Ahed, Nour, Nariman TAMIMI, Salah HAMOURI, Munther AMIREH… et tous les prisonniers politiques. Marche pour leur liberté lundi 8 janvier à Nantes

Ahed TAMIMI, jeune fille de 16 ans du village de Nabi Saleh a été arrêtée à son domicile le 19 décembre dernier. Inculpée pour s’être rebellée contre les soldats de l’armée d’occupation israélienne qui envahissent régulièrement ce village, emprisonnent, blessent et parfois tuent les manifestants. Sa mère Nariman qui a voulu la défendre a été également arrêtée et inculpée de même qu’une cousine : Nour TAMIMI. Jugées ce lundi 8 janvier par un tribunal militaire, elles risquent de lourdes peines de prison. 

À travers ces arrestations, c’est la résistance palestinienne non-violente qui est visée. 

En 1977 une colonie israélienne ultra-orthodoxe s’installe sur les terres du village de Nabi Saleh. Quelques années plus tard, c’est la seule source d’eau du village qui est confisquée. 

Palestine-Israël. «Ma fille, ce sont des larmes de lutte», par Gidéon Levy et Bassem Tamimi

Gideon Levy, dans un article d’Haaretz daté du 20 décembre 2017, écrit sobrement: 

«Mardi dernier, les dites Forces de défense d’Israël (FDI) ont abattu Hamed al-Masri, 15 ans, d’une balle dans la tête, blessant grièvement l’adolescent de Salfit qui, par ailleurs, ne portait pas d’arme. 

Vendredi, les militaires ont fait de même avec Mohammed Tamimi, de Nabi Saleh, sans arme lui aussi, le blessant tout aussi grièvement à la tête. Vendredi encore, les militaires ont tué – toujours d’une balle dans la tête – Ibrahim Abu Turaya amputé des deux jambes [voir l’article d’Amira Hass publié sur ce site en date du 20 décembre 2017]. 

Et, le même jour, Ahed Tamimi était dans la cour de sa maison avec une amie et a giflé un homme des FDI qui avait fait irruption chez elle. Du coup, Israël est sorti de sa colère vasouilleuse: mais comment ose-t-elle? 

dimanche 31 décembre 2017

10 février - Pour un avenir sans aéroport - tous et toutes sur la ZAD --- Rdv à 10h30.

Pourquoi converger massivement sur la ZAD le 10 février ? 

Depuis des décennies, les 1650 ha de la ZAD sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. 

En lieu et place de ce projet, des paysan.ne.s résistant.e.s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant.e.s sont arrivé.e.s dans les 10 dernières années. Il s’invente sur la ZAD des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs. 

Le 9 février, la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Si le gouvernement, à l’issue de la médiation nommée il y a 6 mois, décide enfin d’abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d’Utilité Publique. 

vendredi 22 décembre 2017

« Évacuer la Zad » ? Et si on se calmait, plutôt ? , par Françoise Verchère (Reporterre.net)

À peine les médiateurs avaient-ils remis leur rapport sur le projet de Notre-Dame-des-Landes que les médias s’obsédaient de l’« évacuation de la Zad », explique l’auteure de cette tribune. Qui juge cette prise de position malhonnête et simpliste. D’autant qu’une évacuation immédiate serait, selon elle, illégale. Françoise Verchère est membre du Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (CéDpa). 


 « Évacuer la Zad » : trois petits mots répétés sur tous les tons pour ajouter à la confusion et empêcher une sortie non violente de l’impasse de Notre-Dame-des-Landes. 

À peine le rapport des médiateurs sur le projet de nouvel aéroport était-il rendu et analysé — et parfois déformé — que beaucoup de médias sont passés au seul sujet qui leur semble d’importance : l’évacuation de la Zad, quel que soit le choix du gouvernement. 

Balayé le fond même du dossier, c’est-à-dire la preuve enfin faite que le processus de décision a été pipé dès 2003. Que l’on n’avait pas étudié l’alternative de l’optimisation de Nantes-Atlantique, et que des mensonges (pardon, des « constats erronés », page 19 du rapport des médiateurs), sont à la base de la déclaration d’utilité publique. 

jeudi 21 décembre 2017

" D’ici la fin de l'année, nous ne voulons plus que personne soit contraint de vivre dans les rues". lettre ouverte de 47 associations et syndicats de Loire Atlantique

« D’ici la fin de l'année, je ne veux plus personne dans les rues » 
Déclaration d'Emmanuel Macron le 27 juillet 2017 à Orléans 

Lettre ouverte à Madame la préfète de Loire-Atlantique, 
à Madame la présidente de Nantes Métropole, 
à Monsieur le président du Conseil départemental de Loire-Atlantique. 

Aujourd’hui à Nantes et son agglomération : 

- 23 personnes sont mortes de la rue en 2016 

- 300 Mineurs Non Accompagnés sont à la rue, en squat ou en hébergement solidaire faute de solutions 

- 1 974 personnes vivent en bidonvilles 

- 4 200 personnes sans domicile ont fait une demande d’hébergement d’urgence en 2016 dans le département de Loire-Atlantique, le 115 ne disposant que de 25 places par jour - 60 000 appels sont décrochés par an par le 115, qui apporte 70% de réponses négatives.

mercredi 20 décembre 2017

Notre-Dame-des-Landes : "Ils ne mettront pas un sou dans le réaménagement de Nantes-Atlantique ? Eh bien tant mieux !"

Les principaux élu-e-s du Syndicat Mixte Aéroportuaire du Grand Ouest – Mme Morançais, présidente LR de la région Pays de la Loire, M. Retailleau, sénateur LR, M. Grosvalet, président PS du département, Mme Rolland, Présidente PS de Nantes Métropole, M. Samzun, Président PS de la Métropole de Saint Nazaire, etc… – viennent de rendre publique lors d’une conférence de presse une lettre au Président de la République contestant le rapport de la Commission de médiation et plaidant une nouvelle fois pour la construction de Notre-Dame-de-Landes. Le CéDpa, collectif des élu-es doutant de la pertinence de ce projet d’aéroport, leur répond. 

Ils ne mettront pas un sou dans le réaménagement de Nantes-Atlantique ? Eh bien tant mieux ! 

jeudi 14 décembre 2017

Notre Dame des Landes : de l’envol à la raison ?, par Ensemble! 44

La Mission de médiation sur l’ « Aéroport du Grand Ouest » a rendu un rapport plein de surprises pour les partisans, principalement institutionnels, du déménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique vers Notre Dame des Landes (NDDL). Ses conclusions implicites montrent que ce transfert ne serait pas raisonnable. Il confirme largement les évaluations et analyses des opposant-e-s : 

 • L’aménagement complet de Nantes Atlantique pour accueillir 9 millions de passagers en 2040, y compris avec une piste refaite, est non seulement possible mais il serait à peu près deux fois moins cher que la construction d’un nouvel aéroport. 

 • La faune et la flore du lac de Grandlieu ne seraient pas impactées par le maintien de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique et son aménagement. 

 • L’impact sonore ne serait pas plus important avec neuf millions de passagers qu’avec les actuels cinq millions et les aménagements urbains prévus en Sud Loire et sur l’Ile de Nantes ne seraient pas contraints par le maintien de Nantes Atlantique. 

Le retour au premier plan du droit à l’autodétermination des peuples, par Richard Neuville

Passé le temps de la décolonisation et de la poussée nationalitaire des années 1970, le droit à l’autodétermination des peuples semblait oublié dans l’Hexagone et voilà, qu’en cet automne, il resurgit avec une grande acuité. 

La victoire des formations nationalistes (autonomistes et indépendantistes réunis) en Corse, les litiges dans la définition du collège électoral pour le référendum d’autodétermination prévu en Kanaky en 2018 et la proclamation symbolique de la République catalane (même si le sentiment nationaliste s’exprime peu en Catalogne du Nord) sont l’expression du retour au premier plan de la question nationale. 

La République française, chantre des droits humains, ne concède même pas les droits culturels en métropole, elle n’a toujours pas signé ou ratifié les conventions du Conseil de l’Europe : la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales de 1991 (non signée) et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires de 1992 (non ratifiée par le Parlement). 

mercredi 13 décembre 2017

One Planet Summit : la finance verte ne sauvera pas le climat, par ATTAC

Annoncé comme le moyen de donner un nouvel élan international à la lutte contre les dérèglements climatiques et d’apporter une réponse à la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris, le sommet organisé par Emmanuel Macron ce 12 décembre 2017 a été marqué à la fois par le désengagement des États et le transfert de la charge de l’action aux marchés et acteurs privés.

Alors que de sérieuses menaces pèsent désormais sur la possibilité de contenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C ou, idéalement, de 1,5°C, le One Planet Summit n’a clairement pas permis de relever l’ambition des politiques climatiques internationales. 

Entasser des annonces disparates, provenant pour une bonne part d’acteurs économiques, financiers et institutionnels dont les activités et (in)décisions des années passées ont nourri l’aggravation du réchauffement climatique, ne peut se substituer aux mesures courageuses et visionnaires dont nous avons besoin aujourd’hui. 

dimanche 10 décembre 2017

Le CRIF ne représente pas les Juifs de France. Il nous mène à la catastrophe, par le bureau national de l'UJFP

L’UJFP s’adresse solennellement aux Juifs de France. 

Donald Trump vient de violer un peu plus le droit international en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël et en mettant fin pour longtemps à toute perspective de paix fondée sur l’égalité des droits et la justice au Proche-Orient. Il confirme son alignement complet sur les Chrétiens sionistes américains (qui sont des antisémites) et sur un gouvernement israélien d’extrême droite qui a totalement libéré la parole raciste ou la déshumanisation de « l’Autre ». 

La dernière déclaration du CRIF demandant que la France imite Trump est ahurissante. Le CRIF est issu de la résistance. Il a été fondé avec le souci de représenter les Juifs de France dans toute leur diversité après le génocide nazi. Cette diversité était encore perceptible quand Théo Klein en était le président (1983-89). Théo Klein a rompu avec le CRIF en 2012. 

Solidarité avec les mineur-e-s isolé-e-s étrangers et avec les migrants

Plus de 1000 personnes ont manifesté leur soutien aux mineur-e-s isolé-e-s étrangers hier après-midi 9 décembre dans les rues de Nantes. Tous les syndicats – à l’exception de FO – soutenaient cette marche de solidarité ainsi que de nombreuses associations et mouvements politiques (dont Ensemble! et la France Insoumise). 

Cette mobilisation est un succès important pour contraindre les autorités à donner enfin une réponse aux mineurs toujours sans solution de logement et à tous les réfugié-e-s et, dans cette attente, faire obstacle à l’expulsion des locaux occupés sur le campus universitaire. 

Nous publions ci-dessous le tract d’Ensemble!44 distribué hier matin sur les marchés nantais : 

lundi 4 décembre 2017

Nantes : les Insoumis-es se frottent avec délice au Jardin des Ronces !, par la France Insoumise

Les militant-e-s locaux de la France Insoumise était présents samedi après-midi, Place du Vieux Doulon à Nantes, au rassemblement organisé par le collectif du Jardin des Ronces. 

Nous avons écouté avec intérêt ce collectif autogestionnaire expliquer vouloir défendre l’identité historique du quartier. Installé sur un lopin de terre en friches, ses jardinier-e-s en ont fait un lieu d’expérimentations écologiques et démocratiques : du jardinage bio, de la convivialité et un accueil ouvert à tous publics. 

Aujourd’hui le collectif du Jardin des Ronces voit ses actions mises en péril par le projet urbanistique Doulon Gohards , pourtant présenté aussi par la mairie comme vert et bien dimensionné. Il lui reproche une métropolisation à marche forcée après une concertation biaisée. 

Les militant-e-s du Jardin des Ronces refusent que le commencement des travaux de la ZAC se traduise par la destruction du jardin. Les groupes d’action Doulon et Bottière Chênaie de France Insoumise considèrent au contraire avec intérêt une expérimentation qui va dans le sens de la réappropriation de la ville par ses habitants et qui, par une autogestion citoyenne dans une logique écologique et sociale, ouvre le débat sur la question des communs. 

Vive l'APL ! Pas d'économie sur le dos des locataires ! Rassemblement le 9 décembre à Nantes

6,5 millions de locataires ont perdu 5 euros d’APL début Octobre. Et ce n’est qu’un début, car en 2018, le gouvernement compte retirer 50 à 60 € en moyenne de plus à chaque locataire HLM qui perçoit l’APL ! 

Le gouvernement reste sourd aux revendications et interpellations, et persiste dans sa logique destructive pour le logement social. L’accès aux logements HLM est menacé à moyen terme pour les ménages les plus modestes. 

Il annonce une baisse de loyer équivalente pour ces locataires mais cela coûtera 1,4 milliard aux HLM ! En faisant main basse sur cette part des recettes des HLM, le gouvernement menace le bon entretien des logements, la réhabilitation thermique, la production de nouveaux HLM, l'encadrement humain et les missions sociales des HLM…. Des bailleurs sociaux pourraient être mis en liquidation. 

jeudi 30 novembre 2017

Quel sens des responsabilités pour le Syndicat Mixte Aéroportuaire ?, par le CéDpa

A quelques jours de la remise du rapport des médiateurs au gouvernement et de la décision de ce dernier, le syndicat mixte aéroportuaire (SMA) publie le résultat d’un sondage indiquant qu’une majorité des sondés estime que le président Macron doit « tenir son engagement de faciliter le début des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à l’issue de la médiation d’apaisement qui se terminera le 1er décembre ». 

La formulation même de la question avec l'expression « tenir son engagement » ne peut que favoriser la réponse positive. Il n’a pas été demandé dans ce sondage, si le gouvernement devait tenir son engagement « d’identifier la mesure la mieux apte à satisfaire les besoins de transport à long terme et de préservation de l’environnement...», tel qu’il est écrit dans la lettre de mission des médiateurs.

Nous ne répéterons pas tout ce que nous avons exprimé sur les pièges de la consultation de juin 2016 que nous avons dénoncés dès le début ; aucune des parties ne s’était d’ailleurs engagée à respecter le résultat de cet avis, un parmi d’autres sur ce dossier. 

lundi 27 novembre 2017

COP23 : du fossé au précipice, par Daniel Tarnuro

La vingt-troisième conférence des Parties signataires de la convention cadre des Nations unies sur le climat vient de se terminer à Bonn, en Allemagne. Il s’agissait d’une réunion intermédiaire entre la COP21 à Paris en 2015 et la COP24 qui aura lieu à Katowice (Pologne) en 2018. 

Comme on le sait, Paris avait débouché sur un accord dit « historique » concernant le réchauffement à ne pas dépasser à la fin du siècle (par rapport à l’ère pré-industrielle): « rester bien au-dessous de 2°C et continuer les efforts pour ne pas dépasser 1,5°C ». 

Katowice sera une étape plus importante que Bonn : les Etats signataires devront dire comment et dans quelle mesure ils hausseront le niveau de leurs ambitions afin de combler le fossé entre les réductions d’émissions de gaz à effet de serre prévues effectivement dans leurs « plans climat » nationaux, d’une part, et les réductions qui seraient nécessaires globalement pour atteindre les objectifs globaux fixés sur le papier à Paris, d’autre part. La Belgique, pour sa part, n’a pas de plan climat digne de ce nom.