samedi 31 mai 2014

Appel pour un nouveau départ du Front de Gauche


Cet Appel, rédigé à la veille des élections européennes, s’impose d’autant plus au vu des résultats. Il est plus que jamais temps d’en finir avec la dictature de la Finance et de mettre en œuvre une politique qui réponde aux attentes des peuples. Nous aurons à débattre des voies à suivre pour y parvenir. Mais nous ne pourrons le faire que dans l’unité. Nous appelons tous nos camarades à faire un nouveau pas en ce sens. Rassemblons toutes les forces pour les combats qui s’annoncent. 

Appel pour un nouveau départ du Front de gauche 

vendredi 30 mai 2014

Clémentine Autain : « Pour un rassemblement plus large que le FDG ! - Entretien à Politis


Porte-parole d’Ensemble !, composante du Front de gauche, Clémentine Autain nous livre sa lecture des résultats et les leçons à en tirer. Elle appelle les forces politiques qui le composent à s’unir dans un projet attractif et à s’ouvrir dans une organisation politique plus souple, plus horizontale, qui lui permette de retrouver un véritable élan populaire. 

Quel est votre sentiment au lendemain de ces élections européennes ? 

Clémentine Autain : Comme beaucoup de personnes de gauche, je suis malheureuse de voir cette France bleu marine, cette abstention structurelle et la gauche défaite. Cependant, je ne partage pas cette idée de « séisme politique ». Même s’ils sont pires que prévus, les résultats me semblent raccords avec la situation telle qu’elle se trame depuis trente ans. Les politiques néolibérales produisent la désespérance qui est le terreau de l’extrême droite. Face à la crise de régime et de civilisation que nous traversons, la tentation du repli, d’un retour à l’ordre ancien est forte. C’est à nous d’imaginer l’autre chemin, celui de l’émancipation humaine, et de rendre cette voie désirable.

jeudi 29 mai 2014

Contre l’austérité, les retraité-es dans la rue à Paris le 3 juin


Les retraité-es étaient relativement à l’abri de l’austérité, les efforts des gouvernements ne portaient que sur les futurs retraité-es, en agissant sur le calcul des pensions pour les diminuer fortement : dans le privé, intégration de plus mauvaises années en faisant la moyenne des 25 (et non 10) meilleures années de salaire et en cessant d’indexer ces anciens salaires sur le salaire moyen ; pour tout le monde, allongement de la durée de cotisation jusqu’à 43 ans (alors que les salarié-es du privé ne cotisent en moyenne que 37 ans), double peine de la décote. A long terme, le cumul de ces mesures divise par 2 le poids du stock des pensions dans le PIB (rapport Moreau commandé par le gouvernement). 

Soutien aux salariés de la Seita Carquefou qui refusent la fermeture de l'usine et les provocations patronales


Depuis l'officialisation par la direction d'Imperial Tobacco de la fermeture de l'usine de Carquefou, délocalisée en Pologne avec seulement 130 emplois annoncés à la clé , et le licenciement des ses 327 salariés, la colère s'est transformé en mobilisation dans l'usine nantaise. Rappelons un seul chiffre, le travail de chacun des salariés nantais entraîne un bénéfice de 40 000 euros/mois pour l'entreprise et ses actionnaires.

Pas question donc pour les salariés et leurs syndicats CGT, majoritaire, et SUD, de poursuivre la production dans ces conditions. Face à la mobilisation ouvrière, la direction a annoncé qu'elle considérait les salariés grévistes et missionné huissiers et entreprise de sécurité pour assurer leur surveillance. 

mercredi 28 mai 2014

Face à l’extrême droite, tou-te-s mobilisé-e-s pour l’égalité et la solidarité - Appel des organisations de jeunesse progressistes pour la manifestation du 29 mai


La jeunesse progressiste s’est rassemblée pour lancer un appel. Réunis dans un collectif, La maison des potes, l'UNEF, l'UNL, la FIDL, Osez le féminisme, la gauche unitaire, les jeunes écologistes, Ensemble jeunes, les jeunes socialistes, les jeunes communistes, les jeunes du parti de gauche, et les jeunes radicaux de gauche ont pris position. Ils ont appelé la jeunesse et l'ensemble de la population se retrouvant dans les valeurs d'égalité, de liberté et de solidarité à se rassembler le jeudi 29 mai à 14h et à lancer un mouvement contre les politiques d'austérité et pour l'alternative. Vous trouverez cet appel unitaire ci-dessous. 

Face à l’extrême droite, tou-te-s mobilisé-e-s pour l’égalité et la solidarité 

Parlement européen, la gauche radicale passe la quarantaine, par Guillaume Liégard


Avec au moins 42 députés (contre 34 auparavant), le groupe GUE/NGL voit sa représentation progresser très sensiblement. La conséquence de poussées nettes, mais inégales et localisées dans certains pays seulement. Tour d’Europe des notes d’espoir. 

Les élections européennes ont d’abord été marquées par une poussée de la droite populiste. Les faits ont été abondamment commentés, notamment avec la victoire de UKIP au Royaume-Uni et du Front national en France. Pourtant, même si la progression est plus modeste, le scrutin du 25 mai traduit aussi une poussée du côté de la gauche radicale. Le groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) qui comptait 34 membres dans la précédente législature devrait, désormais, réunir au moins 43 députés 

mardi 27 mai 2014

"Le succès du FN est la rançon de notre faiblesse" , par Alain Bihr


A l’annonce des résultats – dimanche soir 25 mai 2014 – des élections européennes en France, ce fut la consternation générale dans les composantes de ladite gauche et, y compris, au sein de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) marquée par une crise de leadership. Le Front national (FN) arrivait largement en tête, avec 24,85% des suffrages exprimés en moyenne nationale, ce score s’élevant même à 33,6% dans la circonscription Nord-ouest où se présentait Marine Le Pen, 29 % dans la circonscription Est où se présentait son conjoint Louis Aliot et à 28,2% dans celle du Sud-est où se présentait son père Jean-Marie Le Pen. 

Pourtant, à y regarder de plus près, ce résultat n’a rien d’exceptionnel, ni rien de surprenant. Si l’on veut bien ne pas rester fasciné par le pourcentage des suffrages exprimés et considérer leur nombre absolu, la performance du FN apparaît plus modeste : les listes «Bleu marine» n’ont totalisé «que» 4’711’000 voix, alors que Marine Le Pen elle-même recueillait plus de 6’400’000 voix il y a deux ans lors du premier tour de l’élection présidentielle. 

Européennes – Ni séisme, ni surprise : les résultats d’une politique


Le résultat des élections européennes s’annonçait désastreux en France, ce fut bien pire. Triomphe du FN et effondrement de la gauche gouvernementale sont les deux enseignements majeurs de ce scrutin. Dont il ne faut pas s’étonner tant ces résultats sont inscrits dans les coordonnées de la situation française depuis 2002. 

Les élections européennes de 2014 ont été marquées par une forte abstention, estimée à 57,5 %. Ce désenchantement vis à vis de l’Europe n’a rien de nouveau : 57,2% en 2004 et même 59,5% en 2009, il s’agit désormais d’une donnée structurelle de presque tous les scrutins. Selon un sondage Ipsos, l’abstention apparaît très différenciée en fonction des revenus et des classes d’âge. Ainsi 70% des personnes vivant dans un foyer dont les revenus sont inférieurs à 20 000 euros ne se sont pas rendus aux urnes alors qu’ils sont « seulement » 50% dans les foyers de plus de 50 000 euros. De même, « la participation au scrutin n’a concerné qu’un quart des moins de 35 ans (27%) alors qu’elle a réuni 60% des personnes âgées de 60 ans et plus ». La suite de cette analyse porte sur les résultats en France métropolitaine (hors Dom-Tom et Français de l’étranger). 

lundi 26 mai 2014

Après les résultats des élections européennes, par Ensemble


Les conditions de cette campagne électorale européenne, éclair et sous-médiatisée, ont contribué au triste résultat majeur de ce soir : une victoire du Front National et une forte abstention qui amplifie la crise démocratique. Le rejet des politiques en place, à l'échelle européenne et nationale, s'est largement exprimé. 

Le PS, seul aujourd'hui à gouverner, avec moins de 15%, subit une défaite cinglante qui contribue à délégitimer l'orientation de François Hollande et Manuel Valls. La droite ne profite pas pour autant de cette situation (sans gommer en quoi que ce soit les différences entre droite et gauche, le cumul des scores du centre, de l’UMP, du PS et du PRG, les partis de l’alternance qui gouvernent le pays depuis la création de la Vème République, est de 45%). 

C’est un désaveu massif des politiques menées depuis des années tant par la droite que par la gauche et c’est le signe de la crise de la crise politique française qui va s’accélérer et le signe de la crise majeure des institutions de la Vème République qui, derrière une impression de stabilité, réduisent d’années en années la légitimité des gouvernements en place. 

Au soir de l'élection, communiqué de la liste Front de Gauche Ouest


Le score du Front de Gauche*, bien qu’en légère progression, est décevant et reste en dessous des possibilités ouvertes par la campagne des présidentielles. Ce scrutin des européennes est à nouveau marqué par une abstention importante. Tout a été fait pour qu’il en soit ainsi, un gouvernement aux abonnés absents dans cette campagne, des médias relayant l’idée que quoi qu’il arrive l’abstention sera forte, et le FN deviendra la première force politique, et une campagne pour le moins atone. 

Cette abstention qui touche toutes les catégories de la population est d’abord le signe d’un rejet des formes actuelles de la délégation de pouvoir, nos concitoyens considérant que de toute façon, les élus ne tiennent pas compte de leur avis. L’expérience du référendum qui a conduit au rejet du Traité constitutionnel européen aussitôt resservi au congrès et voté par une majorité de parlementaires leur donne en partie raison. 

vendredi 23 mai 2014

Le 25 mai, votons Front de gauche pour refonder une autre Europe, par Myriam Martin


Un seul tour pour les élections européennes qui auront lieu dimanche 25 mai. Le sentiment que l’Europe est loin des problèmes et des préoccupations quotidiennes est largement partagé. L’Union européenne s’est préoccupée de sauver les banques quand la crise a éclaté à partir de 2008-2009. Mais pour les populations, ce sont des politiques d’austérité sans fin qui font grimper le chômage et la pauvreté, politiques d’austérité appliquées aussi bien par les partis de droite que par le parti socialiste en Europe et dans les pays constituant. 

jeudi 22 mai 2014

Je suis solidaire des cheminots en grève le 22 mai, par Myriam Martin


Plusieurs organisations syndicales appellent aujourd'hui, 22 mai, les cheminots à une journée de grève et de manifestation contre le projet loi de réforme ferroviaire qui doit être examiné par le conseil des ministres en juin prochain. Ils dénoncent, à juste titre, sous couvert d'ouverture à la concurrence imposée par l'Union européenne, un démantèlement de la SNCF et des suppressions d'emplois au nom de la rentabilité. 

Le projet de Jean-Louis Bianco veut mettre mettre en place trois sociétés autonomes au lieu des deux actuellement en vigueur. C'est tourné le dos au service public ferroviaire que les syndicats, avec le soutien du Front de gauche, défendent. 

Katell Andomaque et Myriam Martin en meeting - vidéos



Myriam Martin à Nantes le 15 mai 2014

Katell Andromaque à Nantes le 15 mai 2014

mercredi 21 mai 2014

Alstom : appropriation collective ! - Appel / pétition


Siemens, General Electric ? On nous tient en haleine pour savoir qui va dépecer Alstom, fleuron de l’industrie et de la technologie française. Bouygues la cède à qui paie afin de récupérer du cash pour d’autres opérations financières. Le gouvernement se résigne à accompagner le processus pour « limiter (momentanément ?) la casse sociale ». 

Il faut se mettre en travers de cette route ! Il est temps de crier « aux voleurs ! » Il est temps que le pillage par les actionnaires cesse. 

Comment prétendre être un gouvernement de gauche si devant un tel démantèlement on se contente de commenter, et d’intervenir à la marge ? L’entreprise a déjà été plus que largement payée à des actionnaires qui se sont engraissés au dépend de tous.

"La machine va se bloquer. Et le système tout entier va passer par dessus bord" - Entretien de Jean-Luc Mélenchon à Reporterre

 Reporterre - L’Europe institutionnelle est–elle réformable
 
Jean-Luc Mélenchon - Elle n’est pas réformable. Il faudrait revenir sur le traité de Lisbonne et à démanteler le traité budgétaire : ce n’est pas une réforme, c’est tout remettre à plat. Une fois qu’on a dit qu’elle n’est pas réformable, la question se pose : faut-il une Europe ? Je dis : oui, l’union de l’Europe est une nécessité parce que c’est le moyen d’empêcher la guerre. La matrice de la plupart des guerres sur cette planète est la vieille Europe.