Pour la 17ème année consécutive, se tenait ce premier week-end de juillet le rassemblement estival des opposant-e-s à la construction d’un aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes. Et une fois de plus, malgré une chaleur suffocante le samedi et un orage musclé le dimanche en fin d’après-midi, ce sont près de 20 000 personnes qui s’y sont retrouvées dans une ambiance à la fois festive et fraternelle.
Ponctués de nombreux débats sous chapiteaux (et il fallait être courageux pour participer à ces débats tellement il faisait chaud et lourd !) et de concerts qui ont largement rassemblé le samedi soir (plus de 9000 participant-es), un peu moins le dimanche quand l’orage a salué à sa façon l’arrivé d’HK, ces deux jours ont montré l’unité et le fort ancrage populaire du mouvement.
"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
lundi 10 juillet 2017
vendredi 7 juillet 2017
Le Plan climat de Nicolas Hulot comporte plusieurs failles majeures, par ATTAC
Le plan climat présenté ce jeudi 6 juillet par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, ne permet pas de mettre fin aux tergiversations de l’exécutif français depuis la COP 21 : les chantiers annoncés sont nombreux mais les mesures concrètes insuffisantes.
Il fait l’impasse sur une série de points durs : la taxe sur les transactions financières, les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement ou encore la primeur qui doit être donnée aux engagements climatiques sur les politiques de compétitivité économique.
La focalisation sur la neutralité carbone en 2050 ouvre la porte à des options technologiques inappropriées et dangereuses et à la généralisation d’inefficaces et défaillants marché carbone.
Il fait l’impasse sur une série de points durs : la taxe sur les transactions financières, les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement ou encore la primeur qui doit être donnée aux engagements climatiques sur les politiques de compétitivité économique.
La focalisation sur la neutralité carbone en 2050 ouvre la porte à des options technologiques inappropriées et dangereuses et à la généralisation d’inefficaces et défaillants marché carbone.
Avortement, les femmes décident ! Pour le droit à l’avortement partout en Europe ! Mobilisation partout en Europe autour du 28 septembre 2017 !
En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.
Aujourd’hui, le droit à l'avortement au sein de l'Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l'avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.
Aujourd’hui, le droit à l'avortement au sein de l'Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l'avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.
mercredi 5 juillet 2017
L'exigence de la vérité, par Noël Mamère
Au moment où la France s’apprête à rendre hommage à Simone Veil, l’une des figures les plus marquantes de ce court et tragique vingtième siècle, qui toute sa vie durant a œuvré sans relâche pour que les générations gardent la mémoire du génocide des Juifs d’Europe, nous ne pouvons rester taisant devant le silence accablant de la France quant à sa responsabilité dans le génocide des Tutsis au Rwanda.
Près d’un million de personnes, hommes, femmes, enfants, exterminés en moins de cent jours pour le seul crime d’être nés Tutsis. Cinquante ans plus tôt, six millions d’hommes, de femmes et d’enfants, assassinés pour le seul crime d’être nés Juifs et Tsiganes.
On nous avait répété « plus jamais ça », sur tous les tons, la main sur le cœur. De Primo Levi et Raul Hilberg à Simone Veil, des Klarsfeld à Benjamin Ferencz, de Robert Antelme à Sebastian Haffner, nous avons lu, entendu ces nombreux témoignages, glaçants, sur l’innommable ; nous avons compris comment un peuple a pu participer dans son immense majorité à une entreprise de destruction massive, méthodique, industrielle et de négation de l’humanité, qui définit pourtant notre condition…
Près d’un million de personnes, hommes, femmes, enfants, exterminés en moins de cent jours pour le seul crime d’être nés Tutsis. Cinquante ans plus tôt, six millions d’hommes, de femmes et d’enfants, assassinés pour le seul crime d’être nés Juifs et Tsiganes.
On nous avait répété « plus jamais ça », sur tous les tons, la main sur le cœur. De Primo Levi et Raul Hilberg à Simone Veil, des Klarsfeld à Benjamin Ferencz, de Robert Antelme à Sebastian Haffner, nous avons lu, entendu ces nombreux témoignages, glaçants, sur l’innommable ; nous avons compris comment un peuple a pu participer dans son immense majorité à une entreprise de destruction massive, méthodique, industrielle et de négation de l’humanité, qui définit pourtant notre condition…
lundi 3 juillet 2017
"Je ne participerai pas au Congrès de Versailles", par Clémentine Autain
Je ne participerai pas au Congrès de Versailles imposé ce lundi par le Président de la République. C’est une décision que nous avons prise au sein du groupe des députéEs de la France Insoumise, position également adoptée par le groupe des députés PCF (GDR). Nous ne voulons pas participer à cette mascarade visant à sacrer la toute puissance présidentielle.
Que nous est-il proposé ? D’écouter le Président de la République sans aucun débat possible puisque Mr Macron s’en ira dès son allocution terminée. L’affaire est d’autant plus incongrue que le Premier ministre doit prononcer son discours de politique générale le lendemain même pour obtenir un vote de confiance à l’Assemblée nationale. La politesse lui est donc grillée, signe d’une concentration des pouvoirs à l’Elysée.
Que nous est-il proposé ? D’écouter le Président de la République sans aucun débat possible puisque Mr Macron s’en ira dès son allocution terminée. L’affaire est d’autant plus incongrue que le Premier ministre doit prononcer son discours de politique générale le lendemain même pour obtenir un vote de confiance à l’Assemblée nationale. La politesse lui est donc grillée, signe d’une concentration des pouvoirs à l’Elysée.
vendredi 30 juin 2017
Nouveau paysage à gauche, l'édito de Denis Sieffert (Politis)
La gauche a toujours été pluraliste. Elle ne peut se réduire à aucune hégémonie. Malgré ses déconvenues électorales, Hamon incarne solidement une autre gauche que celle de Mélenchon.
C’est une figure de style dont il faut toujours se méfier, surtout en politique : la prétérition. Le fameux « je serai clair » (ou le « je serai bref »), qui n’augure généralement rien de bon… Dans son communiqué d’après conseil national, le Parti socialiste affirme « clairement » son appartenance à l’opposition, dix jours avant le vote de confiance au gouvernement d’Édouard Philippe. Mais pas besoin de creuser bien profond pour voir combien cette clarté est obscure. On a d’abord appris qu’une première version de la résolution finale avait oublié le mot « opposition ». Quant à la seconde, 15 % des présents ne l’ont pas votée. Plus édifiant encore : il a été dit que le texte n’engage pas de « façon impérative » les derniers députés socialistes survivants de l’hécatombe. Chacun pourra donc en faire à sa tête. Le groupe d’une trentaine d’élus se diviserait ainsi en trois tiers : un tiers favorable à la confiance au gouvernement ; un autre qui la lui refusera, et un dernier d’abstentionnistes. Qui a dit que le Parti socialiste n’est pas éternel ?
C’est une figure de style dont il faut toujours se méfier, surtout en politique : la prétérition. Le fameux « je serai clair » (ou le « je serai bref »), qui n’augure généralement rien de bon… Dans son communiqué d’après conseil national, le Parti socialiste affirme « clairement » son appartenance à l’opposition, dix jours avant le vote de confiance au gouvernement d’Édouard Philippe. Mais pas besoin de creuser bien profond pour voir combien cette clarté est obscure. On a d’abord appris qu’une première version de la résolution finale avait oublié le mot « opposition ». Quant à la seconde, 15 % des présents ne l’ont pas votée. Plus édifiant encore : il a été dit que le texte n’engage pas de « façon impérative » les derniers députés socialistes survivants de l’hécatombe. Chacun pourra donc en faire à sa tête. Le groupe d’une trentaine d’élus se diviserait ainsi en trois tiers : un tiers favorable à la confiance au gouvernement ; un autre qui la lui refusera, et un dernier d’abstentionnistes. Qui a dit que le Parti socialiste n’est pas éternel ?
Le 1er juillet, contre l’état d’urgence permanent. Rassemblement unitaire 15h devant la Préfecture de Nantes
« Ensemble ! » sera présent au rassemblement unitaire du 1er juillet, à Nantes, 15h devant la Préfecture, aux côtés de nombreuses associations (Amnesty International, Association France Palestine Solidarité, ATTAC, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement et le Syndicat des Avocats de France,…), contre la sixième reconduction de l’état d’urgence, à compter du 15 juillet, et contre sa pérennisation à terme.
Le gouvernement du tandem E. Macron et E. Philippe compte en effet faire passer dans le droit commun des dispositifs en vigueur dans l’état d’urgence au travers d’une loi pour « renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ». Ces dispositifs ainsi banalisés concernent les assignations à résidence, les perquisitions administratives, les fouilles de véhicules, de bagages, notamment. C’est tout pouvoir donné à la police, aux préfets.
Le gouvernement du tandem E. Macron et E. Philippe compte en effet faire passer dans le droit commun des dispositifs en vigueur dans l’état d’urgence au travers d’une loi pour « renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ». Ces dispositifs ainsi banalisés concernent les assignations à résidence, les perquisitions administratives, les fouilles de véhicules, de bagages, notamment. C’est tout pouvoir donné à la police, aux préfets.
mardi 27 juin 2017
Macron est dans l'erreur. Solidarité avec le peuple syrien
Le tournant imposé par Emmanuel Macron, à propose de la Syrie, est concentré en une formule terrible : « Bachar n’est pas l’ennemi de la France, mais l’ennemi du peuple syrien » (dans un grand entretien accordé à plusieurs journaux internationaux, dont Le Figaro).
Rompant avec l’orientation que la diplomatie française a cependant tenue jusqu’à présent, le discours de Macron vise à imposer quelques innovations décisives qui peuvent se résumer ainsi : Il n’existe qu’un « ennemi absolu » : les groupes terroristes ; contre cet ennemi, il faut la coopération entre tous ceux qui le combattent, en premier lieu la Russie ; la solution politique à rechercher pour la Syrie ne doit pas inclure le départ de Bachar al-Assad car il n’existe pas de « successeur légitime ».
Rompant avec l’orientation que la diplomatie française a cependant tenue jusqu’à présent, le discours de Macron vise à imposer quelques innovations décisives qui peuvent se résumer ainsi : Il n’existe qu’un « ennemi absolu » : les groupes terroristes ; contre cet ennemi, il faut la coopération entre tous ceux qui le combattent, en premier lieu la Russie ; la solution politique à rechercher pour la Syrie ne doit pas inclure le départ de Bachar al-Assad car il n’existe pas de « successeur légitime ».
lundi 26 juin 2017
Nantes : agression fasciste à l’arrêt de tram Duchaffault, par Ensemble! 44
Le 7 mai dernier, au terme d’une soirée électorale où une manifestation avait lieu à Nantes, deux jeunes, qui n’y avaient pas participé, étaient violemment agressés. L’un d’entre eux, Erwan, sorti du coma, est toujours hospitalisé et les médecins lui ont délivré une interruption de travail d’un an.
La semaine dernière, quatre individus ont été arrêtés, dont trois militants du GUD et un sympathisant. Ils ont avoué avoir participé à l’agression et s’être trompés de personne, ayant eu l’intention de s’attaquer à un militant antifa, ce que n’est pas Erwan.
La semaine dernière, quatre individus ont été arrêtés, dont trois militants du GUD et un sympathisant. Ils ont avoué avoir participé à l’agression et s’être trompés de personne, ayant eu l’intention de s’attaquer à un militant antifa, ce que n’est pas Erwan.
vendredi 23 juin 2017
Vive la France de Danièle Obono ! Nique la France du racisme !!
Danièle Obono, nouvelle députée de France Insoumise, vient de faire l'objet sur RMC d'une opération indigne : les animateurs de l'émission « Les Grandes Gueules » l'ont en effet sommée de dire devant leurs micros : «Vive la France ! »
La raison : elle avait, en 2012, signé une pétition – également signée par Clémentine Autain, Eric Coquerel, Noël Mamère, Eva Joly, Olivier Besancenot et de nombreuses autres personnalités – en soutien au chanteur Saïdou, du groupe ZEP et au sociologue Saïd Bouamama, poursuivis par une officine d'extrême-droite pour « racisme anti-Français », accusation dont ils ont été relaxés par les tribunaux.
La raison : elle avait, en 2012, signé une pétition – également signée par Clémentine Autain, Eric Coquerel, Noël Mamère, Eva Joly, Olivier Besancenot et de nombreuses autres personnalités – en soutien au chanteur Saïdou, du groupe ZEP et au sociologue Saïd Bouamama, poursuivis par une officine d'extrême-droite pour « racisme anti-Français », accusation dont ils ont été relaxés par les tribunaux.
jeudi 22 juin 2017
mardi 20 juin 2017
vendredi 2 juin 2017
Les Etats-Unis dénoncent l’accord de Paris sur le climat : Trump joue son va-tout national-populiste. What did you expect ?, par Daniel Tanuro
Les Etats-Unis dénoncent l’accord de Paris sur le climat, annulent toutes les mesures décidées par les Etats-Unis en application de cet accord et se retirent du Fonds Vert pour le Climat. Telles sont les décisions majeures que Donald Trump a finalement annoncées, jeudi 1 juin, après un long suspense.
Ces décisions sont dans le droit fil des promesses que le nouveau Président avait faites durant sa campagne électorale. Au cours des derniers mois, certains observateurs avaient voulu croire que Trump ferait entendre une autre musique, mais il n’en a rien été. Au contraire, l’allocution qu’il a prononcée dans le Jardin des Roses de la Maison-Blanche dégoulinait d’une inquiétante démagogie nationaliste et populiste. What did you expect ? comme dit la publicité…
Ces décisions sont dans le droit fil des promesses que le nouveau Président avait faites durant sa campagne électorale. Au cours des derniers mois, certains observateurs avaient voulu croire que Trump ferait entendre une autre musique, mais il n’en a rien été. Au contraire, l’allocution qu’il a prononcée dans le Jardin des Roses de la Maison-Blanche dégoulinait d’une inquiétante démagogie nationaliste et populiste. What did you expect ? comme dit la publicité…
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