mercredi 27 juin 2012

Prostitution : un premier pas dans la bonne direction, par la Commission féminisme des Alternatifs


Les Alternatifs se sont de tout temps prononcés contre la prostitution et ont réaffirmé leur position lors du débat sur la pénalisation du client à laquelle ils sont opposés si elle n’est pas accompagnée des mesures d’information et d’éducation nécessaires.

Même s’il est évident qu’une loi dans ce sens ne peut, par un coup de baguette magique, faire cesser la prostitution dans notre pays et encore moins dans le monde, il est important qu’une telle affirmation soit rendue publique par le gouvernement. Déclarer la prostitution illégale est un premier pas qui permet d’initier des actions fortes.

Les Alternatifs se félicitent de la déclaration de ministre des droits de femmes, N. Vallaud-Belkacem et apporteront leur soutien à des actions allant en ce sens.

lundi 25 juin 2012

Notre Dame des Landes ou comment l'éléphant blanc se prend les pieds dans le tapis - Un article de Rouge et Vert, le journal des Alternatifs



Tel le monstre du Lochness, le projet de Notre Dame des Landes (NDL) revient à la surface des grandes infrastructures telles qu'on savait les programmer sans hésitation dans les années Pompidou. Notre ancien président voulait adapter la ville à la voiture. Il s’agit là d’adapter le territoire à l’avion, considéré comme un des moteurs principaux de l’attractivité des territoires et de la croissance. Les récents développements du rouleau compresseur politico- administratif et de la résistance à ce projet, destructeur d’une terre nourricière de bocage et d’un aménagement équilibré du territoire, abordent une phase nouvelle avec l’arrivée au gouvernement du PS (allié à Europe Ecologie Les Verts).

Rappels historiques et techniques
Né dans les années 60 pour accueillir les supersoniques en partance pour les Amériques, le projet de construction d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes a été mis en sommeil à la première augmentation du prix du pétrole, passé de 4 à 12 $ le baril au début des années 70, condamnant « notre » Concorde, 4 fois plus glouton que les appareils classiques.
Rebaptisé Aéroport du Grand Ouest (AGO), Notre Dame des Landes a été ressortie des cartons  en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin, appuyé en cela par les appareils dirigeant socialistes locaux, le patronat local et la Droite de François Fillon, sans oublier le PCF44. La complicité entre ces forces a permis de conduire administrativement toutes les étapes du processus de mise en œuvre du projet NDL/AGO, depuis le débat public de 2003 jusqu’aux études de sols et acquisitions foncières nécessaires, en passant par les enquêtes publiques dont celle qui a abouti, en 2008, à la déclaration d’utilité publique et le contrat de concession avec la multinationale  VINCI pour 55ans.

Paraguay : destitution de Fernando Lugo par l’oligarchie



La destitution du Président Fernando Lugo, « l’évêque des pauvres » au Paraguay le 22 juin, qui intervient trois ans après le Coup d’Etat au Honduras, nous rappelle que les vieux démons rôdent encore en Amérique latine et que les transitions démocratiques restent toujours fragiles. Les tentatives de déstabilisation au Venezuela en 2002, en Bolivie en 2008, en Equateur en 2010 l’ont démontré amplement. Les oligarchies ne renoncent jamais pour perpétuer leur domination et leurs privilèges. Le Paraguay en est une triste illustration avec 80 % des terres détenues par 2 % de propriétaires.


Elu en 2008, à la tête d’une large coalition avec le soutien de larges couches populaires, Fernando Lugo n’a jamais bénéficié d’une majorité dans les assemblées du pays ni été en mesure d’appliquer son programme et surtout d’engager une réforme agraire. Et l’oligarchie n’a eu de cesse de contester la légitimité du président élu et d’entraver tout processus de démocratisation dans le pays.

samedi 23 juin 2012

14.600 ? Ce n’est PAS le nombre d’adhérentEs aux Alternatifs...


…c’est le total en euros des dons reçus le 20 juin 2012 pour la souscription législatives des Alternatifs.


Il s’agit d"éponger, ou au moins de réduire fortement, le déficit de 54.000 Euros lié à notre présence aux législatives. Les premiers dons nous parviennent, leur montant est parfois important merci ! Chaque don, petit ou gros, sera utile. Comment aider ?


Adresse d’envoi : Les Alternatifs souscription 40, rue de Malte 75011 Paris


Chèques à l’ordre de l’Association de Financement des Alternatifs (les dons ouvrent droit à déduction fiscale 66% pour les heureuses/eux contribuables !)

vendredi 22 juin 2012

Notre Dame des Landes : les Alternatifs exigent l'arrêt de toute poursuite contre Sylvain Fresneau, président de l'ADECA

Libéré hier soir à l’issue d’une longue garde à vue à la gendarmerie de Châteaubriant, Sylvain Fresneau, paysan à Notre Dame des Landes et président de l'Association de Défense des Exploitants Concernés par l'Aéroport (ADECA,) est poursuivi pour «violences volontaires sur dépositaire de l’autorité publique avec arme» et son tracteur, considéré comme une arme, mis sous séquestre.

Les élus et militant-e-s des Alternatifs présents à la manifestation citoyenne qui a marqué l’installation des enquêtes d’utilité publique démentent formellement les allégations des responsables de la gendarmerie à l’encontre d’un des principaux animateurs de la résistance citoyenne à la construction d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes.

Les Alternatifs exigent l’arrêt de toute poursuite contre Sylvain Fresneau et la restitution immédiate de ses outils agricoles. Les Alternatifs appellent également les autorités politiques issues des élections présidentielles et législatives à ne plus couvrir les provocations des responsables de la gendarmerie à l’encontre des syndicalistes paysans opposés à la destruction de leurs terres.

jeudi 21 juin 2012

Notre Dame des landes : installation par la force de l’enquête relative à la loi sur l’eau. Pour les Alternatifs, une entrave manifeste au processus démocratique relatif aux enquêtes publiques.



Comme d'habitude, un grand déploiement de forces de la gendarmerie était présent ce jeudi matin pour installer la commission d'enquête relative à la loi sur l'eau. Comme les tracteurs et les banderoles, et près de 200 manifestant-e-s étaient déjà sur placedès trois heures du matin rendant les accès difficiles aux autorités, sans hésitation, les forces « de l’ordre » se sont résolues à casser le carreau puis carrément la porte  d'entrée de la mairie de Notre Dame des Landes.


Aux ordres du Premier ministre, le Directeur de Cabinet du Préfet de Région était sur le terrain pour imposer ce démarrage de l'enquête coûte que coûte. Ce qui, formellement, a été fait, sans que la moindre réponse ne soit apportée à la demande conjointe de report de l’ACIPA et du CéDéPa. Conséquences, le conseils municipaux doivent donner leur avis dans les 15 jours qui suivent la clôture de l'enquête, c'est-à-dire entre le 20 juillet et le 5 Août, en pleine période de vacances , quand le quorum sera quasi-impossible à atteindre. Nous sommes donc en présence d'une entrave manifeste au processus démocratique relatif aux enquêtes publiques. Ce n’est sans doute pas grave pour les promoteurs du projet et le nouveau gouvernement Ayrault puisque l'absence de réponse vaut …. approbation. Cette absence de débat arrange bien les promoteurs du projet qui suivent à la lettre l'adage relatif aux problèmes gênants : "y penser toujours mais n'en parler jamais".


A l’évidence, le changement en matière de démocratie, ce n’est pas encore maintenant, tellement Il est vrai que la répression et la discussion restent au même niveau sous le gouvernement Ayrault que sous celui de Fillon. Si rien ne change encore, l'impatience, c'est déjà maintenant. Et, plus que jamais, la priorité commune est la réussite du rassemblent des 7 au 11 juillet prochain contre les grands projets inutiles imposés aux citoyen-ne-s.

mercredi 20 juin 2012

Pour une nouvelle politique à l'égard des immigré-e-s : 26 organisations - dont les Alternatifs - écrivent à François Hollande


Monsieur le Président de la République

La majorité qui vient de sortir des urnes va devoir très vite, en matière de politique migratoire, prendre d’importantes décisions. Il ne serait, en effet, guère concevable que nous continuions à vivre plus longtemps avec l’arsenal législatif et réglementaire, discriminatoire dans sa conception, tout-répressif dans ses modalités, en partie hérité de l’ère Sarkozy.

Le maintien de la politique migratoire sous la coupe du Ministère de l’intérieur, fustigé en son temps par le Parti socialiste, nous paraît un très mauvais signe : Alors que tous les citoyens français voient, dans leurs rapports avec l’administration, leurs affaires gérées par autant de ministères « compétents » que leur existence comporte de facettes, les immigrés continuent à se voir, eux, parqués dans un ghetto administratif unique, sous haute surveillance. Cette discrimination doit cesser, même si ce changement ne suffit évidemment pas à garantir à lui seul aux étrangers une meilleure politique.

Non au "pacte budgétaire", pas d'Europe sans citoyen-ne-s ! Lettre ouverte pétition à François Hollande


La crise européenne est arrivée à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance. Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques. François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels. A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum. Merci de la signer et de la faire circuler largement autour de vous !



http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

Monsieur le Président de la République,

lundi 18 juin 2012

C’est maintenant que tout commence !


Avec 6 élu-e-s sur 7, plus une parité parfaite pour les six élu-e-s PS, la gauche sort largement vainqueur du second tour des législatives en Loire Atlantique. La nette défaite de la droite confirme le rejet des quatre années de Sarkozy et l’espoir d’une véritable rupture avec les politiques d’austérité. La défaite de Philippe Boennec, qui n’avait pas hésité à clamer « ses » valeurs communes avec le FN, est particulièrement réjouissante pour tous les antifascistes.


Du fait d’une l’abstention record, aucun des sept élu-e-s du 17 juin n’a atteint la barre des 35% des inscrits. Ce n’est pas la moindre des fragilités de la nouvelle majorité.


Facilement réélu dans le cadre de l’accord entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts, François de Rugy pourra compter sur un groupe parlementaire autonome. Permettra-t-il une réelle prise en compte des urgences écologiques et du refus d'un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes ?

Et maintenant ? Résistance ! par Raoul-Marc Jennar


La social-démocratie dispose, en France, d’un chèque en blanc pour gouverner, pour imposer ses choix. Des choix qui ne rejettent pas l’austérité, c’est-à-dire faire payer par le salariat les appétits insatiables des bénéficiaires d’un système où la recherche du profit à n’importe quel prix tient lieu de règle unique. Sur l’essentiel, c’est-à-dire les politiques européennes qui conditionnent de manière décisive nos vies au quotidien, nous avons entendu le Président de la République s’engager à ce qu’il n’y ait aucun référendum sur les enjeux européens. Nous avons observé que sa « renégociation » du pacte budgétaire (« le traité sur le stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire ») ne s’apparente qu’à l’addition de mesures de croissance à un traité européen une fois de plus générateur de recul démocratique, de régression sociale et d’impuissance face aux défis écologiques. Nous venons de l’entendre tenir au peuple grec, avec la même arrogance que Merkel, le discours de l’austérité le plus néolibéral.


Les dérégulations réclamées par le monde des affaires et de la finance et mises en œuvre depuis une trentaine d’années autant – sinon davantage – par la social-démocratie que par la droite ont rendu possible une crise financière et économique d’une ampleur sans précédent et confirmé le caractère irrémédiablement nocif pour les humains et la planète d’un système capitaliste qui n’accepte comme variable d’ajustement à ses dérapages que les politiques salariales et sociales.

vendredi 15 juin 2012

Quel programme d’urgence face à la crise ? par Damien Millet et Eric Toussaint (CADTM)



En accord avec les exigences du FMI, les gouvernements des pays européens ont fait le choix d’imposer à leurs peuples des politiques de stricte austérité, avec des coupes claires dans les dépenses publiques : licenciements dans la fonction publique, gel voire baisse des salaires des fonctionnaires, réduction de l’accès à certains services publics vitaux et de la protection sociale, recul de l’âge de l’accès à la retraite… Le coût des prestations des services publics augmente (transports, eau, santé, éducation…). Le recours à des hausses d’impôts indirects particulièrement injustes, notamment la TVA, s’accroît. Les entreprises publiques du secteur concurrentiel sont massivement privatisées. Les politiques de rigueur mises en place sont poussées à un niveau jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Les effets de la crise sont ainsi décuplés par des prétendus remèdes, qui visent surtout à protéger les intérêts des détenteurs de capitaux. L’austérité aggrave nettement le ralentissement économique et a déclenché l’effet boule de neige : vu la faible croissance, quand elle existe, la dette publique croît de manière mécanique. Comme l’écrit Jean-Marie Harribey, le triptyque Austérité salariale + Austérité monétaire + Austérité budgétaire donne leur formule du triple A.


Mais les peuples supportent de moins en moins l’injustice de ces réformes marquées par une régression sociale de grande ampleur. En termes relatifs, ce sont les salariés, les chômeurs et les foyers les plus modestes qui sont mis le plus à contribution pour que les États continuent d’engraisser les créanciers. Et parmi les populations les plus touchées, les femmes occupent le premier rang, car l’organisation actuelle de l’économie et de la société patriarcale fait peser sur elles les effets désastreux de la précarité, du travail partiel et sous-payé. Directement concernées par les dégradations des services publics sociaux, elles paient le prix fort. La lutte pour imposer une autre logique est indissociable de la lutte pour le respect absolu des droits des femmes. Esquissons les grandes lignes de ce que nous voulons pour cette autre logique.

Conférence des Nations unies à Rio : Droits des peuples ou droits de propriété sur la nature ? par ATTAC



Alors que les négociations officielles s’enlisent, s’ouvre ce vendredi 15 juin le Sommet des peuples pour la justice sociale et écologique, contre la marchandisation de la vie et pour la défense des biens communs, qui va rassemble pendant une semaine plusieurs milliers de personnes à Rio..


Les Nations unies devraient être le lieu politique international où sont établis les droits, droits des personnes, droits sociaux et politiques, droits environnementaux et, selon certains, droits de la Terre. Elles devraient être une institution qui se donne les moyens de faire respecter ces droits, en dégageant les financements publics pour assurer la transition nécessaire de nos sociétés, et en instaurant un tribunal international pour juger les crimes écologiques contre l’humanité.


Or la Conférence des Nations unies, qui aura lieu du 20 au 22 juin à Rio, semble programmée pour ne pas répondre à ces défis. Contrairement à celle de 1992, les négociations se fondent sur le refus de tout accord multilatéral contraignant. Geneviève Azam, membre du Conseil scientifique d’Attac, l’affirme : « vingt ans de néolibéralisme sont passés par là. La crise économique et financière montre l’absurdité de la croyance en un monde régulé par les marchés et appelle un nouvel engagement des États : à l’inverse, à Rio, la crise écologique va-t-elle permettre le recyclage des recettes qui ont conduit à une crise de civilisation ? ». La conservation des richesses naturelles et la réparation des écosystèmes passeraient par l’extension des droits de propriété privée sur la nature et sur les services écosystémiques, par la déréglementation et le libre-échange de ces services, par le développement d’une finance verte. Tel est le sens donné à l’économie verte.

jeudi 14 juin 2012

Relaxe d'un policier à Nantes : adresse au nouveau Président de la République



En novembre 2007, un policier cagoulé et casqué, en armure, protégé derrière une grille, expérimentait sa nouvelle arme, un "Lanceur de Balles", en ajustant son tir dans l’œil d’un lycéen dans une manifestation. Le 3 avril 2012, la Justice prononçait la relaxe de ce policier, tireur récidiviste, au tribunal de Nantes. Est-il possible que nous vivions dans un pays où l’on peut mutiler un jeune homme pour le seul fait d’avoir manifesté pacifiquement ? Est-il possible que nous vivions dans un pays où la justice refuse de remettre en cause l’utilisation d’armes contre nos enfants et relaxe le policier tireur ? Est-il possible que la société civile soit laissée dans l’ignorance de ce déni de justice ? Qui se lèvera pour exiger une justice qui protège vraiment la jeunesse dans l’exercice de ses droits fondamentaux ?


Vous poserez un acte fort, M. le Président, en prenant fermement position dans cette affaire, symbole des attaques qui s’exercent aujourd’hui sur l’ensemble de nos droits :
1- en réaffirmant le droit constitutionnel d’expression et de manifestation sans avoir à craindre d’être brutalisé, voire mutilé par les forces de l’ordre.
2- en signifiant à la police et à la justice que l’impunité ne peut plus être de mise.
3- en interdisant immédiatement l’usage de cette arme extrêmement dangereuse.
4- en privant ce policier de son port d’arme.

L'enfer du "ni-ni", par Denis Sieffert, Politis




Sans vouloir être désobligeant, ni viser quelque candidat que ce soit (il en est de talentueux et de méritants), on a un peu l’impression qu’avec l’onction de la rue de Solferino même un âne aurait eu de bonnes chances d’entrer à l’Assemblée nationale en ce mois de juin. C’est sans doute ce qu’on appelle la logique institutionnelle. Nos concitoyens ont porté François Hollande à l’Élysée ; ils ont naturellement à coeur aujourd’hui de lui donner les moyens de gouverner. Ils ont même poussé la gentille attention jusqu’à lui épargner la contrariété qui aurait pu naître du voisinage d’alliés indociles.


Exit, donc, Jean-Luc Mélenchon et autres députés communistes sortants sortis. C’est ainsi depuis 2002 et la « géniale » inversion du calendrier électoral par Lionel Jospin : les législatives sont perçues comme un simple tour d’honneur qui suit la présidentielle. Une élection de confirmation. Il y a quelque chose de si machinal dans ce processus que beaucoup ont jugé superflu de se rendre dans un bureau de vote. C’est évidemment cette logique qui a broyé le Front de gauche. Elle n’a pas été plus clémente avec Europe Écologie-Les Verts. Il est d’ailleurs remarquable de constater qu’à partir de deux stratégies opposées, l’une de confrontation avec le Parti socialiste, l’autre d’alliance, le résultat est à peu près le même, et guère flamboyant.


Dans ce contexte, la « bataille des gauches » n’a pas fait un pli. La bipolarisation de notre vie politique est en marche. Et seule une forte dose de proportionnelle pourrait freiner ce mouvement.

mercredi 13 juin 2012

Le collectif nantais Romeurope interpelle le préfet


Le 27 mars 2012, le candidat François Hollande écrivait au Collectif National Droits de l’Homme Romeurope qui l’interpellait sur la situation faite aux Roms migrants en France, « En ce qui concerne la situation des Roms aujourd’hui sur notre territoire, ma préoccupation est aussi la vôtre …Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. Cela les conduit à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. Tant qu’il y aura des populations exclues et discriminées vivant dans les conditions indignes que nous connaissons encore en France, une politique publique d’accompagnement vers le droit commun dans tous les domaines (social, scolaire, logement, santé, travail) est nécessaire. Elle comporte la sensibilisation et la formation des acteurs-dont les élus locaux-la médiation entre ces personnes et les institutions pour que changent les représentations et les pratiques. » Depuis l’élection présidentielle, 7 terrains (1 à Saint-Herblain, 3 à Orvault, 1 à Nantes, 1 à Ligné, et 1 à Bouguenais) ont été démantelés dont 6 sur le territoire de l’agglomération nantaise, sans qu’aucune solution alternative soit proposée, ni même étudiée.