mardi 5 mars 2013

Amnistie sociale, le combat continue !


Le Front de gauche tient à saluer l'adoption par le Sénat de la proposition de loi déposé par le groupe CRC/Front de Gauche pour l'amnistie sociale. La lutte contre la criminalisation des syndicalistes et de toutes celles et tous ceux qui se battent pour l'égalité des droits et la justice est un enjeu démocratique fondamental. Il s'agit d'un premier succès qu'il faut amplifier jusqu'au vote de l'Assemblée Nationale afin que l'amnistie n'oublie personne. 

Les protestations de Laurence Parisot et de tous les libéraux démontrent que le patronat n'a en rien abandonné la lutte de classe ! Ils s'étouffent dans leur propre arrogance, face à la juste reconnaissance du combat mené par des hommes et des femmes qui n'acceptent pas l'arbitraire et la toute puissance du pouvoir patronal. Le projet de loi voté permettra l'amnistie de faits commis à l'occasion de conflits du travail, d'activité syndicale ou revendicatives y compris dans le cadre de manifestations sur la voie publique et pour des faits relatifs à la défense du droit au logement ou à l'école. 

Le Front de gauche regrette que les amendements du groupe socialiste aient amoindri la portée de cette loi en excluant du bénéfice de l'amnistie les faits liés a des actions concernant la santé, l'environnement (OGM...) ou encore les droits des migrants (RESF) et cela en contradiction avec une loi récente votée au parlement abrogeant le délit de solidarité. 

lundi 4 mars 2013

Notre-Dame-des-Landes aujourd’hui, un article du bulletin Trait-d'union


Depuis la violente opération César menée en octobre 2012 par le gouvernement Ayrault pour préparer le chantier de Vinci, le petit village résiste encore et toujours à l’envahisseur. Les comités de soutien mènent régulièrement des actions (péages Vinci gratuits, investissement de conseils municipaux, réunions d’information, installation de centaines de panneaux visuels au bord des routes). 

Sur place, les opposants (toutes organisations confondues) résistent par des rassemblements de soutien devant les tribunaux, des actions de protection des maisons menacées de destruction, des interventions dans les quasi quotidiennes réunions publiques dans toute France. Sans oublier les réunions où se discutent les actions juridiques, politiques, matérielles... 

Les constructions de cabanes, de lieux de réunion, de cantines, se poursuivent sur la Zone à défendre (ZAD), sous la protection des tracteurs du CoPain (Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d’aéroport). Se préparent aussi dans l’enthousiasme le fest-noz de la coordination, l’opération de semis printanier des zones abandonnées, la grande chaîne humaine du 11 mai et le rassemblement des 3 et 4 août où 100 000 personnes sont attendues. 

dimanche 3 mars 2013

Contre les expulsions de familles étrangères de leurs hôtels Le Collectif Uni-e-s Contre une Immigration Jetable (UCIJ) appelle à un RASSEMBLEMENT devant le Tribunal de Grande Instance quai François Miterrand (face à la passerelle Victor Schoelcher) Jeudi 7 mars 2013 à partir de 9h


Beaucoup de familles sans-papiers, déboutées du droit d’asile et hébergées dans des hôtels ou des résidences hôtelières, sont assignées par AIDA ce jour-là au Tribunal, menacées d’expulsion et risquant de se retrouver à la rue. La Préfecture, considérant qu’ils n’ont pas vocation à rester en France, refuse d’assurer le financement de leur hébergement. 

En complète contradiction avec ses obligations légales : hébergement inconditionnel des personnes à la rue et non remise à la rue de personnes déjà hébergées, sans solution de relogement. Pressions, intimidations pour quitter les lieux, passage à l’acte d’hôteliers, excédés par les impayés, violation de domicile, la Préfecture est responsable de ces expulsions illégales et de ces menaces d’expulsion. 

NON AUX EXPULSIONS, SOYONS NOMBREUX A VENIR SOUTENIR LES ETRANGERS SANS-PAPIERS, MENACES DE (RE)MISE A LA RUE . 

samedi 2 mars 2013

Premières leçons italiennes


Les élections italiennes ont sanctionné sans appel les politiques d'austérité désastreuses imposées de manière autoritaire aux peuples d'Europe par la troïka et les marchés financiers. La déroute de la coalition de leur candidat Monti en témoigne avec éclat. Pour la première fois dans ce pays, c'est aussi une construction européenne sous la coupe des orientations économiques libérales qui a été désavouée tant elle est associée désormais à un mépris absolu de la démocratie. 

Mais ces élections n'ont rien réglé : laboratoire de l'UE, l'Italie est aussi un labyrinthe à la sortie introuvable. 

Le centre-gauche, après avoir mis en œuvre ou soutenu depuis plus de vingt ans les politiques économiques libérales, a cautionné l'expérience Monti et voté sa politique : il ne constitue en rien une alternative ni à Monti ni à Berlusconi. C'est ce qui explique sa victoire à la Pyrrhus : en recul par rapport au précédent scrutin, il n'a gagné que de justesse et s'avère incapable de gouverner avec une majorité stable, à la recherche d'un accord improbable avec le mouvement de Grillo ou la coalition Monti.

Le mouvement de Grillo apparaît comme le véritable vainqueur du scrutin : avec un quart des voix, il devient le troisième groupe parlementaire du pays. Ce résultat est l'expression d'une crise majeure de la politique et de sa représentation et un vote d'opposition à la barbarie libérale, notamment dans la jeunesse. Mais, s’il constitue un phénomène de type nouveau, dans lequel se mêlent les thématiques écologique et sociale, l'aspiration à la démocratie réelle, le refus de la corruption, ce mouvement reste très ambigu avec notamment une extrême personnalisation, une absence totale de démocratie interne du mouvement et, plus grave encore, le souhait de voir disparaître les syndicats, le refus de l'antifascime, et la reprise de thématiques xénophobes. 

vendredi 1 mars 2013

Le COPAIN appelle à maintenir l'occupation de la ferme de Bellevue.


Les paysans et les tracteurs vigilants protègent la ferme de Bellevue de la destruction depuis 1 mois. Aujourd'hui, le tribunal d'instance de St Nazaire a rendu jugement suite au dépôt de plainte d'AGO Vinci. Occupants, tracteurs et animaux sont expulsables immédiatement dès notification d'huissier. 

Ce jugement ne change rien à la détermination du Copain 44 et de tous les paysans qu'il représente, de protéger les fermes, habitations et habitants de la zone concernée. La mise en application du jugement dépend aujourd'hui d'une décision du pouvoir politique en place qui s'avérerait en opposition au travail de la commission de dialogue, aux recours en justice nationale et européenne non aboutis, à l'accord politique du 8 mai 2012. 

En conséquence, le COPAIN 44 - Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d'aéroport - et tous ses correspondants nationaux appellent à maintenir l'occupation de la ferme de Bellevue, à protéger toutes les fermes de la ZAD et demandent encore une fois, la remise à plat de la DUP de 2008. 

jeudi 28 février 2013

Notre Dame des Landes : après la décision du tribunal de Saint Nazaire, indignation et résistance !


En ordonnant aux paysans de quitter immédiatement la ferme de Bellevue sous peine de payer 50 euros par jour de retard et en condamnant les occupants à verser 1000 euros à la société Aéroport du Grand Ouest – groupe Vinci, le tribunal de Saint Nazaire vient de donner un sérieux coup de main aux promoteurs  de la destruction du bocage de Notre Dame des Landes. A Saint Nazaire, l’indignation et la résistance auraient à l’évidence conduit Stéphane Hessel en prison !


Parce qu’ils refusent la politique de la terre brûlée par la destruction systématique et méthodique des fermes tant que l’examen de tous les recours contre le projet de nouvel aéroport n'est pas épuisé, les Alternatifs affirment leur indignation face à cette décision d’(in)justice et se joignent à l’appel à la résistance des organisations paysannes.

Nouvelle victoire des Fralib : Unilever doit prendre ses responsabilités


Le Tribunal d'instance vient d'invalider le troisième PSE que le groupe Unilever a initié pour fermer l'usine de conditionnement de thés et d'infusions de Fralib de Gémenos (13) . Il s'agit d'une nouvelle victoire des salariés de cette entreprise. 

En lutte depuis maintenant 884 jours (presque deux ans et demi), les salariés exigent d'Unilever le maintien de la production sur place. Pour cela, ils ont développé un projet de reprise en SCOP de l'entreprise qui intègre une dimension politique et écologique. L'objectif est, non seulement le maintien de la production, mais l'abandon de tout composant chimique grâce à la relance d'une filière locale de production d'arômes. De même, ce projet cherche à s'inscrire dans une démarche de commerce équitable tant du point de vue des fournisseurs que des réseaux de distribution. 

Mais un tel projet ne peut prendre forme en un jour. C'est la raison pour laquelle les salarié-es exigent d'Unilever un plan de commandes sur plusieurs années ainsi que le transfert de la marque Eléphant, marque marseillaise plus que centenaire, que le groupe ne compte plus exploiter. 

mardi 26 février 2013

L'appel du Front de Gauche : sécuriser l'emploi, pas le patronat ! Mobilisons-nous le 5 mars ! Manifestations à Nantes, Saint Nazaire, Ancenis, Châteaubriant 10h30 à l'appel des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires.


Pas de transcription dans la loi de l’accord du 11 janvier

Le conseil des ministres du 6 mars examinera le projet de loi qui transcrit fidèlement l’accord dit de «sécurisation de l’emploi», initié largement par le MEDEF. Ce texte, minoritaire, signé par des organisations représentant seulement 38% des salariés, est une régression sociale inédite : temps partiel ajustable, expérimentation du CDI intermittent, mobilité forcée et modulation du salaire et du temps de travail quand il y a des difficultés dans l’entreprise. C’est le retour des accords « compétitivité emploi » de Sarkozy ! 

Les parlementaires s’apprêtent donc à légiférer à partir d’un projet de loi qui satisfait le patronat, et pour cause : il facilite les possibilités pour les grands groupes de rendre l’emploi toujours plus flexible et précaire. Le chantage de la direction de Renault sur les salariés avec l’accord de compétitivité anticipe ce que serait cet accord. 

Pour les parlementaires du Front de gauche, cet accord minoritaire du 11 janvier ne peut pas être imposé à la représentation nationale. Le Parlement n’est pas une chambre d’enregistrement ! 

dimanche 24 février 2013

Lettre ouverte des journalistes de France Bleu Loire Océan à notre PDG, Monsieur Jean-Luc HEES, suivi communiqué CGT radio France


Les porteurs du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes viennent de lancer une campagne de communication sur des médias de Bretagne et des Pays-de-laLoire, parmi lesquels France Bleu Loire Océan. Les collectivités du Syndicat Mixte Aéroportuaire, partenaires de la réalisation du futur Aéroport du Grand Ouest, financent du 18 au 28 février 2013 une campagne de communication. Un slogan : l’aéroport du Grand Ouest « un vrai + pour nous tous ». Cette campagne de 300 000 euros doit toucher les habitants des Pays de La Loire et Bretagne. Le plan médias se décline dans les espaces publicitaires des gares de Nantes, Angers, Rennes, des centres commerciaux de Nantes (Atlantis et Beaulieu) et Rennes (Colombia) ainsi que dans la presse quotidienne régionale (Ouest-France, Presse Océan et Courrier de l’Ouest, 20 minutes Nantes et Rennes) et la presse hebdomadaire régionale (L’Hebdo de Sèvre et Maine, Le courrier du Pays de Retz, L’Echo de la Presqu’île et L’Eclaireur). Des spots radio sont également diffusés sur les antennes de FBLO, Chérie FM, NRJ, RTL2, Hit West et Virgin radio 85. 

Lettre ouverte des journalistes de France Bleu Loire Océan à notre PDG, Monsieur Jean-Luc HEES 

Nous, journalistes de France Bleu Loire Océan demandons solennellement à la direction de Radio France d’empêcher la diffusion sur notre antenne d’un spot publicitaire acheté par le Syndicat Mixte Aéroportuaire, et qui vante les mérites du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. 

Nous estimons qu’il porte atteinte à notre travail et à notre crédibilité. Nous craignons d’en subir les conséquences sur le terrain. Sur ce sujet polémique, nous ne cessons de faire vivre le débat entre les pro et les anti-aéroport sur notre antenne, nous ne cessons de respecter une stricte neutralité, en lien avec les valeurs du service public de l’audiovisuel, nous ne cessons de résister aux pressions exercées sur nous de part et d’autre en toute indépendance. 

samedi 23 février 2013

ANI, énumération résumée des 54 reculs qu’il contient en 27 articles - par Gérard Filoche

Voici un résumé de l’ANI point par point.  Un résumé quantitatif : sur les 27 articles de l’accord, les 2 seuls prétendument favorables aux salariés ne le sont pas. Un résumé qualitatif : rien contre le chômage, tout pour les grands patrons et les actionnaires l’ANI ne fera pas un emploi en plus, pas un précaire en moins Les 54 reculs, énumérés un par un : 

 1/ Acceptation, déjà dans le titre de l’accord, d’un changement de « modèle économique et social » qui dit son nom : « au service de la compétitivité des entreprises ». On ne peut mieux dire que la vie, le salaire, les conditions de travail des salariés seront subordonnés aux bénéfices des actionnaires. 

 2/ Acceptation de démanteler toujours plus la sécurité sociale en réservant au passage au CAC 40 (AXA, Allianz…) le gâteau des cotisations d’une nouvelle complémentaire santé (4 milliards d’euros), payé à moitié par les salariés et les petites entreprises (article 1). Anticipation de la « mise en concurrence de la sécurité sociale », préparation pour 2016 de la mise en cause du monopole de l’URSSAF de collecter les cotisations. 

 3/ Acceptation que la seule chose qu’on peut, sans trop y regarder, oser mettre en avant pour dire qu’on n’a pas tout perdu dans cet accord « historique » (l’extension de la complémentaire santé ci-dessus évoqué) soit un engagement conditionnel : si le gouvernement touchait un tant soit peu aux exonérations de cotisations sociales des contrats en question. (article 1) 

 4/ Acceptation d’une simple promesse d’engagement de…négociation…dans un délai d’un an (couverture santé) ou deux (prévoyance) pour « améliorer l’effectivité de la portabilité de la couverture santé et prévoyance pour les chômeurs » (article 2) Alors que précédents ANI sur le même sujet de 2008 et 2009 pour allonger cette « portabilité » n’ont toujours pas donné lieu au bilan qui y était prévu.

mercredi 20 février 2013

Un ANI qui nous veut du mal - Appel unitaire national


L’accord national interprofessionnel (ANI), ou « accord emploi » du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur du patronat portent des coups sévères au droit du travail. 

Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail, chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne. 

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problèmes conjoncturels et surtout qui en juge ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. 

Le budget et la stratégie Hollande sont scratchés ! par Jean-luc Mélenchon


La stratégie économique de François Hollande est dans le mur. Le fait mettra son temps à se montrer dans toute son ampleur mais il est, hélas, avéré. La nouvelle équipe nous a englués dans les sables mouvants de l’austérité sans fin vers laquelle se dirigeait déjà le précédent gouvernement. Plus elle se débattra plus elle s’enfoncera. En plus de la récession et d’un chômage sans précédent il va falloir subir l’outrageante inquisition de la commission européenne et des ordres en allemand de la nuée de dogmatiques au pouvoir outre-Rhin. Voilà le cadre d’action des prochains mois et le sens des prochaines rencontres au suffrage universel. 

Et ce n’est pas le numéro de boniments hypocrites servi aux Grecs cette semaine par François Hollande qui changera cette triste réalité. D’ailleurs eux-mêmes répondent aux problèmes posés par une nouvelle grève générale. 

Plus vite on remplace le gouvernement de Jean Marc Ayrault par une gauche de combat, plus courte sera la souffrance. Nous, nous sommes prêts. 

La stratégie Hollande, avec la mise en place du gouvernement Ayrault, a misé sur la paix des braves avec la Finance moyennant de gros câlins au patronat et une indifférence paternaliste très ostentatoire envers les souffrances du populaire. Ici le symbole binaire de la meute des ministres aux universités du MEDEF, d’un côté, et du freinage pendant neuf mois de la loi d’amnistie sociale a bien fonctionné.

lundi 18 février 2013

Quand Auxiette aime, il ne compte pas… surtout quand c’est avec l’argent public ! Le syndicat mixte aéroportuaire dépense 300 000 euros pour faire la pub du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.


Les six collectivités locales qui financent le syndicat mixte aéroportuaire pour l’aéroport de Notre Dame des Landes (Région Pays de Loire, région Bretagne, conseil général de Loire Atlantique, Nantes Métropole, CARENE et Cap Atlantique) viennent d’investir 300 000 euros d’argent public pour mener une campagne de publicité pour promouvoir le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. 

Mis en échec par la mobilisation citoyenne, Auxiette, le président de la Région Pays de Loire et du syndicat mixte aéroportuaire, tient sa revanche : des 190 000 euros initialement prévus pour la campagne sur les réseaux sociaux, auxquels il avait été contraint de renoncer, il passe à 300 000 euros en espaces publicitaires, spots radios et ouverture d’un nouveau blog pour tenter de convaincre du bienfondé de la construction d’un nouvel aéroport. 

Les payeurs, c'est-à-dire les citoyens des six collectivités locales, apprécieront ce véritable gaspillage d’argent public. Sans compter qu’il faut vraiment prendre les habitants pour des c… pour croire que cette campagne de pub fort onéreuse convaincra du bien-fondé de la fermeture de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique pour construire Notre Dame des Landes !

Mali : Il est indispensable de sortir de la spirale du conflit qui aggrave cette situation et appauvrit encore la population, résolution de la coordination générale des Alternatifs des 16 et 17 février


La réaction à l'intervention des forces françaises n'a pas fait consensus au sein des Alternatifs : pour certains, il s'agissait de stopper l'avancée d'une colonne jihadiste en direction de Bamako ; pour d'autres, il s'agissait d'une intervention impérialiste pour défendre les intérêts de la France et de l'Union européenne. 

En revanche, ceux ci se retrouvent pour : 
- condamner avec la plus grande fermeté l'agression dont est victime le Mali depuis plusieurs années de la part de groupes islamistes liés à la mouvance jihadiste de al-Qaïda. Il condamnent avec la même vigueur les enlèvements d'étrangers, les exactions de ces groupes islamistes contre la population civile (lapidations, amputations, mutilations...) qui ont entraîné le départ d'un quart de la population du Nord Mali de ses foyers (plus de 400 000 personnes) 

- défendre les droits des peuples enfermés dans des frontières héritées de la période coloniale, et notamment l'autonomie du peuple touareg dont certains éléments, suite à l'oppression étatique malienne, ont conclu une alliance mortelle avec les jihadistes. 

-dénoncer l'absence de débat démocratique préalable à toute intervention militaire française (sur ses objectifs politiques et sur sa nature) et sur la concrétisation des suites politiques de cette intervention (les aides apportées à l'Etat malien ne se traduisent aujourd'hui par aucun engagement concret) 

- condamner la tonalité va-t-en guerre de la majorité de la classe politique française et en particulier d'un chef de l'Etat parlant, comme finalité politique, de la destruction d'êtres humains, fussent-ils terroristes. 

Convergence pour une gauche alternative, résolution adoptée par la coordination générale des Alternatifs des 16 et 17 février


Le congrès des Alternatifs de novembre 2012 proposait un processus de convergence pour une gauche alternative s'engageant en 2013 et pouvant aboutir à une organisation commune rouge et verte après la séquence électorale de 2014. 

Les Alternatifs se réjouissent que plusieurs courants (C&A, FASE, G.A), membres comme eux du Front de Gauche, se soient prononcés en faveur d'une convergence de gauche alternative. D'autres (GU) sont encore en débats . 

Dans une vingtaine de départements, des convergences locales se mettent en place, les configurations politiques sont diverses mais la volonté de rassemblement commune. 

Les Alternatifs avaient proposé que se mettre en place un collectif de liaison associant, au niveau national, des représentant-e-s de courants politiques qui publient le bulletin de débat "Trait d'Union" et des militant-e-s non organisé-e-s politiquement et partie prenante de l'Appel Médiapart/Collectif Tous ensemble : c'est aujourd'hui chose faite. Une démarche est engagée, dans la perspective d'un mouvement politique commun pleinement démocratique, plusieurs réunions l'accompagneront en 2013.