vendredi 16 janvier 2015

Coeur qui saigne, regards vers Athènes, par Samy Johsua


Tout a été dit, et pourtant on le redit, dans une catharsis nationale. Les cœurs qui saignent. S’indigner, comprendre. La « guerre » réclamée par Valls. Et si l’espoir venait de Grèce ? 

La sidération, le dégoût, l’émotion, la colère. Les analyses, les contre analyses, les rares tentatives de garder la raison. L’unanimisme et les dissidents. La recherche des causes profondes, à juste titre pour y pallier, ou comme excuse à ne pas s’engager. Une semaine après, le pays cherche son équilibre, sans le trouver. Les millions de manifestant-e-s ont défilé sans se laisser voler leur mobilisation par l’incroyable aréopage d’assassins, de faux culs et de vrais responsables de la détestable marche du monde. Beaucoup parmi les marcheuses et marcheurs étaient issus du peuple de gauche. Mais ces millions là ont quitté la rue. Et laissé la place au spectacle désastreux de la Marseillaise martiale à l’Assemblée, puisque, comme nous le dit et le répète le premier Ministre, « Nous sommes en guerre ». 

jeudi 15 janvier 2015

Pour lutter contre le terrorisme, il faut plus d'égalité, de démocratie, par Ensemble!


L'assassinat de journalistes de Charlie hebdo, de salariés, de policiers et de juifs a mis dans la rue entre 3 et 4 millions de personnes pour dire leur horreur de cet acte criminel, défendre la liberté d'expression, rejeter le racisme et l'antisémitisme, dire leur volonté de vivre ensemble. 

Nulle expression de haine ou de rejet à l'égard de quiconque dans ces manifestations. Mais ces derniers jours, la recrudescence du racisme anti-arabe et d'actes anti-musulmans contre des lieux de culte appelle une réaction. 

Combattre les assassins passe par le rejet de l'islamophobie comme de l'anti-sémitisme. 

mercredi 14 janvier 2015

Loi Macron : mensonges sur le dimanche, par Gérard Filoche


La gravité de la loi Macron pour faire travailler des femmes pauvres et précaires ou des étudiants désargentés le dimanche et de nuit n’est pas encore perçue dans toute son ampleur. Parce qu’il est prétendu que c’est le règne du volontariat. Le Président a officialisé ce mensonge : or AUCUN salarié ne peut décider de travailler le dimanche, c’est le toujours le patron qui décide seul. 

Essayez d’être volontaires si votre patron ne veut pas ! 
Essayez de n’être pas volontaires si votre patron veut ! 

Désormais ce sont ministres, préfets et maires qui vont accorder des dérogations au repos dominical : 

Combattre le terrorisme, ce n’est pas restreindre les libertés, par la Ligue des Droits de l'Homme


Le peuple de France est descendu dans la rue pour dire non au terrorisme et défendre les libertés. L’un et l’autre. 

Dans ce qui est devenu une sorte de réflexe pavlovien, la classe politique française souhaite ajouter encore à l’arsenal législatif de nouvelles mesures contre le terrorisme. 

Alors même que quinze lois ont été adoptées depuis 1986 et que les décrets d’application de la dernière ne sont pas publiés, notre sécurité serait, en effet, mieux assurée par de nouveaux pouvoirs confiés aux forces de l’ordre. Il n’en est rien. C’est un mensonge de prétendre que les dramatiques événements que nous venons de vivre seraient la conséquence d’une insuffisance législative. 

mercredi 21 janvier à Nantes : soutenons le droit du peuple grec à prendre en main son destin


Les partis du Front de Gauche (Ensemble!, Gauche Unitaire, Parti de Gauche, PCF) Nouvelle Donne et l’Union syndicale Solidaires organisent une Soirée d’information et de solidarité avec le peuple grec Mercredi 21 janvier prochain à 20 heures salle de la Manufacture des Tabacs - 10 bis bd Stalingrad à Nantes.

Nous, organisations politiques et syndicales, associations citoyennes françaises, souhaitons alerter l’opinion publique au sujet de la situation politique et sociale en Grèce aujourd’hui. Nous sommes unis par le souci de voir la démocratie et la transformation sociale progresser à nouveau en Europe. 

A l’issue de près de cinq années d’austérité imposée par la troïka de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI, qui ont conduit le pays dans un désastre économique et social sans précédent, les Grecs sont appelés à exprimer leur volonté dans les urnes. 

mardi 13 janvier 2015

Soutien au peuple grec, par l'Altersommet


La crise, la résistance, les alternatives L’Europe est en plein marasme. Malgré les voix rassurantes qui prévoient déjà la sortie de crise, les détériorations des conditions de vie et de travail continuent. La pauvreté et la précarité s’accroissent dramatiquement sur tout le continent. L’Europe sociale n’est pas à l’agenda des décideurs politiques. 

Pourtant, le mouvement social ne baisse pas les bras. Au contraire, il s’organise et prend de l’ampleur. Pas assez pour s’opposer fermement aux politiques antisociales, mais des signes encourageants se font jour. La résistance commence à porter ses fruits, aussi en termes politiques. De nouvelles forces progressistes voient le jour et reprennent un peu des espaces perdus jadis. De nouvelles propositions pourraient amener des changements démocratiques en Europe.

Le jour d'après, par Clémentine Autain*


La haine ou la démocratie, la peur ou le commun : au lendemain des tragédies et de l’immense mobilisation populaire du 11 janvier, la République se trouve à un point de basculement. Nous devons peser pour qu’elle se remette durablement debout. 

L’élan populaire fut inédit, bouleversant, historique. Partout dans le pays, ensemble, nous avons marché contre les crimes politiques ayant visé Charlie Hebdo, une épicerie casher, des policiers – en somme, des assassinats qui nous visaient. 

Le peuple touché s’est levé pour défendre les principes fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité. Il n’est pas venu manifester à l’appel de tel ou tel, mais au nom de valeurs communes. Le peuple y tient et il a raison. 

L’Union populaire reste à construire, par Benoît Borrits


Ce 11 janvier a été rapidement qualifié de journée historique, de grand moment national où le peuple s’est exprimé autour des valeurs de liberté et de laïcité. Pas si simple : seule une partie de la France s’est mobilisée. Le vécu d’un participant. 

Plus d’un million de personnes ont défilé de République à la Nation. Après les trois jours fous que nous avons vécu, comme beaucoup, je ne pouvais pas être absent. Le besoin de collectivement s’opposer à la barbarie, au fanatisme et à l’antisémitisme. 

Bien sûr que la récupération politique fleurait bon. L’arrivée de ces dirigeants étrangers au cœur de la manifestation au nom de la solidarité avec la France dérangeait. Franchement, Ahmet Davutoglu, premier ministre turc, pays en 154e position sur 180 du classement de Reporters sans frontières pour la liberté de la presse, venu participer à une manifestation dont le maître-mot est « Je suis Charlie », ça fait un peu charlot. Sans parler du rôle trouble de ce pays à l’égard des kurdes syriens qui se battent de façon effective et courageuse contre Daesh. Mais leur suffisance était tellement insignifiante par rapport à l’ampleur de la manifestation que cela semblait accessoire. 

lundi 12 janvier 2015

OGM quels effets sur la santé ? débat avec Christian Vélot, vendredi 16 janvier Nantes


Depuis trente ans des multinationales cherchent à nous imposer les OGM.

• Sur le plan scientifique les études sur leurs toxicités sont insuffisantes, non contradictoires, non transparentes, réalisées par les entreprises elles-mêmes. 

• Le lobbying des firmes semencières auprès des instances décisionnelles et les situations de conflits d’intérêt au sein des agences d’évaluation ne font qu’entretenir et aggraver cette situation. 

• La seule véritable étude toxicologique de long terme indépendante est celle menée par le Professeur Séralini et son équipe. 

Oui, l'unité populaire !


Le soir même de l'attentat contre l'équipe de Charlie Hebdo, dans toute la France, ont eu lieu des rassemblements spontanées ou à l'appel d'associations, syndicats, partis de gauche. Il fallait prendre la rue pour la liberté d'expression, et ne pas la laisser aux manipulateurs racistes. 

Le samedi 10 et le dimanche 11 janvier des cortèges massifs partout, et dans la plupart des cas sans manipulations politicardes. 

La situation à Paris était différente. Des appels à l' "union nationale" et la présence de dirigeants aussi reluisants que Rajoy, Orban, Netanyaou, mais d'abord, et surtout, une formidable émotion collective, une émergence démocratique. Ce qui s'est traduit par la présence d'un million de personnes dans les rues de la capitale, de millions dans toute la France.

dimanche 11 janvier 2015

Manifester dimanche avec le peuple, loin de « l’union sacrée », par Clémentine Autain


Si les interrogations et les doutes sont légitimes quant à la récupération de la manifestation par les partis et les chefs d’État, c’est la logique du rassemblement populaire, démocratique et citoyen qui doit nous y emmener demain. 

Un soulèvement populaire se produit dans notre pays, au nom de valeurs fondamentales, la liberté d’expression, la démocratie, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Contre des actes d’une violence inouïe qui touchent aux fondements de notre République, cet élan se fonde sur une révolte juste. Il est massif, et c’est tant mieux. 

La force du nombre est l’une de meilleures armes pour combattre ce qu’il faut bien appeler un fascisme. 

Trois bourreaux du peuple Palestinien à paris le 11 janvier ! Quelle honte !, par l'Union Juive Française pour la Paix

 
Benjamin Nétanyahou, Avigdor Lieberman et Naftali Bennett représenteront le 11 janvier l’Etat d’Israël à la grande manifestation européenne de riposte aux fusillades contre Charlie Hebdo et contre le magasin casher à Paris. 

Ces trois personnages sont des criminels de guerre qui relèvent de la Cour Pénale Internationale pour les meurtres de masse commis à Gaza et ailleurs. Ce sont trois sinistres artisans de la volonté d’Israël d’écraser le peuple palestinien : Nétanyahou, le dirigeant des massacres à Gaza, Lieberman et Bennett, deux ministres colons, l’un prévoit l’expulsion de tous les Palestiniens, y compris ceux qui vivent en Israël et l’autre se vante d’avoir tué des Palestiniens. 

samedi 10 janvier 2015

A bas l’antisémitisme, hommage aux otages morts Porte de Vincennes


Un nouvel acte de terreur s’est déroulé, en plein Paris, lors de la prise d’otages porte de Vincennes. Après avoir tué une policière municipale, à Montrouge, c’est dans un magasin casher qu’Amedy Coulibaly, lié au groupe qui avait exécuté les journalistes de Charlie hebdo, a commis son ultime crime vendredi 9 janvier. Il a pris plusieurs personnes en otages, dont un très jeune enfant, et en a tué quatre. 

« Ensemble! Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire » est révolté par ce crime antisémite et dénonce l’idéologie meurtrière de ce groupe. Nous partageons la douleur des familles et nous rendons hommage aux victimes. 

Il y a aujourd’hui une recrudescence de l’antisémitisme. On constate aussi une augmentation des actes racistes contre des arabes et des lieux de culte musulmans que les attentats commis par cette mouvance risquent de renforcer. 

Tous Charlie : 100 000 à Nantes, 10 000 à Saint Nazaire


La manifestation du 10 janvier à Nantes a été un immense succès. Une foule unie extrêmement dense a marché avec détermination, recueillement et ferveur, tout autour du centre de la ville. 

Les organisateurs appellent à la vigilance pour défendre les libertés, la liberté d’expression, la démocratie et poursuivre la mobilisation pour vivre ensemble, libres, égaux et solidaires.

Le choc de l’évènement, par Gustave Massiah


Un choc, un grand choc, plusieurs chocs emmêlés. 
Le choc de l’évènement. 
Un évènement inattendu, même quand il est prévu et pressenti. Un évènement n’arrive pas par hasard. Mais, un évènement au sens fort du terme, ne se réduit pas à ses causes. Il rompt une séquence et ouvre une nouvelle situation avec ses nouveautés et ses incertitudes. 

Au-delà des outrances et des hystéries, comment penser un tourbillon quand on vit un tourbillon. Passée l’incrédulité de son annonce, on se demande qu’est-ce qui a basculé et on s’interroge sur les nouveaux possibles. On additionne les informations et on les décompose. On mesure l’horreur, on la refuse et elle vous submerge. Un massacre de sang-froid ne peut pas se relativiser. Il ne se compte pas au nombre de morts, il ne se compare pas à d’autres nombres de morts dans tant de situations. Je pense aux milliers de morts des guerres en cours, des répressions sanglantes, des migrants disparus en mer.