"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
jeudi 30 janvier 2014
Notre Dame des Landes : la résistance se cultive au présent - Entretien avec Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA
La préparation de la manifestation du 22 février à Nantes est entrée dans sa phase active. Y compris pour les promoteurs du projet qui tentent de convaincre de l'inéluctabilité démocratique de la destruction du bocage de Notre Dame des Landes et n'hésitent pas à propager la rumeur. Dernier exemple en date, le titre en une du quotidien nantais Presse Océan du 30 janvier, « Et si l'aéroport ne se faisait pas », interrogeant sur le coût pour les contribuable d'un éventuel arrêt. C'est dans ces circonstances que nous avons demandé à Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA, Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes constituée en 2000 pour lutter contre le projet d'aéroport du Grand Ouest, de faire le point sur la situation actuelle à Notre Dame des Landes et sur les enjeux du 22.
La signature par le Préfet, fin décembre, des quatre décrets sur l'eau, la protection des espèces protégées, la desserte routière et la plate-forme aéroportuaire confirme la volonté du gouvernement de passer en force. As-tu le sentiment que nous allons vers un affrontement inexorable ?
Julien Durand : A première vue, ce n'est pas à écarter. Mais, je pense que s'ils ont su tirer les leçons de leur opération de 2012, ils devraient hésiter à revenir.
mercredi 29 janvier 2014
Quelques réponses à des questions en marge du Grand Marché Transatlantique, par Raoul-Marc Jennar
1. Etes-vous opposé au libre-échange ?
Oui, je suis opposé au libre-échange tel qu’il se conçoit et se pratique aujourd’hui. Du fait des accords de l’OMC, le principe de libre concurrence prime sur tout. Sur la santé, sur les normes sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales qui sont considérées comme des obstacles à la concurrence. Il remet en question des avancées sociales comme les services publics dont la finalité est de rendre accessible à tous un certain nombre de droits : santé, éducation, culture, logement,… J’y suis opposé car aujourd’hui ce qui domine, c’est le dumping social, fiscal et écologique. Je suis favorable à l’échange, mais un échange équitable, donc encadré, soumis au respect de valeurs qui sont à mes yeux plus importantes que la concurrence et qu’on retrouve dans les articles 22 à 27 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
2. Qu’est-ce qui vous choque le plus dans le projet de mandat ?
Pour le droit à l’IVG en Espagne et en Europe, appel du Front de Gauche à manifester samedi prochain 1er février
Le droit à l’IVG est un droit fondamental pour l’émancipation et l’autonomie des femmes. Il est le garant d’une égalité réelle entre les femmes et les hommes. Conquis de haute lutte, ce droit pour les femmes à disposer librement de leur corps est sans cesse attaqué.
En Espagne, le gouvernement du Parti Populaire dirigé par Mariano Rajoy veut remettre en cause ce droit pour les femmes espagnoles. Le projet de loi supprime l'avortement sauf en cas de danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou après un viol ayant fait l'objet d'une plainte préalable. Si cette législation rétrograde renouant avec celle ayant eu cours sous Franco est adoptée, elle signerait un recul sans précédent, une véritable régression de civilisation. De plus, non content de cette remise en cause au niveau espagnol, la droite espagnole veut porter le débat au niveau européen.
lundi 27 janvier 2014
Contre l'extrême-droite, le temps presse.....
Lorsque le prêt à penser libéral du chacun pour soi imprègne la société, conduit à stigmatiser le/la plus faible, l'assisté-e,
Lorsque vraie droite et fausse gauche au pouvoir se soumettent également aux exigences du MEDEF, contribuant ainsi à dévaloriser l'action politique,
Lorsque la porosité idéologique entre le FN et de larges secteurs de l'UMP est flagrante
Lorsque tous les racismes instillent leur poison,
Lorsque des pans entiers des classes populaires se trompent de colère,
L'extrême droite s'installe dans la société et le champ politique.
Les manifestations contre le mariage pour tous/toutes lui ont permis, coalisée avec de larges secteurs de la droite et les courants religieux conservateurs, de reprendre le rue. Le Printemps Français n'y a pas renoncé, sur une base homophobe, sexiste et réactionnaire. Encore ultra minoritaires et divisés, les groupes fascistes sont parvenus à réapparaître, et même à donner le ton des fins de "manifs pour tous". Ils ont de nouveau manifesté violemment le dimanche 26 janvier.
Non à la régression des droits des femmes en Espagne et ailleurs ! La liberté face à l’obscurantisme ! 2014 : pour nos droits, pour nos choix ! Manifestation unitaire samedi 1er février 15h Nantes
Les féministes espagnoles organisent une manifestation à Madrid le 1er février Mobilisons nous pour les soutenir. Le gouvernement espagnol Rajoy veut annuler la loi autorisant l’avortement, rappelant les sombres heures du franquisme. Il revient sur la loi obtenue en 2010 qui légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (22 pour raison médicale) au mépris des recommandations des textes internationaux de l’Organisation Mondiale de la Santé et de l’Organisation des Nations Unies. Renouant avec des pratiques qui dénient la liberté de choix aux femmes au mépris des droits humains fondamentaux, il annonce clairement son projet de société : maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission.
Cette attaque du gouvernement espagnol s’inscrit dans l’offensive européenne des opposants aux droits des femmes comme l’a illustré en décembre 2013 le rejet du rapport Estrela par le Parlement européen (rapport sur la santé et les droits reproductifs traitant de l’accès aux contraceptifs et à l’avortement, de la procréation médicalement assistée, de l’éducation sexuelle et de la liberté de conscience).
samedi 25 janvier 2014
Plus de 200 députés européens signent un appel contre la nouvelle loi espagnole sur l'avortement - déclaration urgente
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| les députés du Front de Gauche signataires |
C’est
avec la plus grande préoccupation que nous, parlementaires européens et
nationaux avons appris la proposition du gouvernement espagnol de
révoquer la législation actuelle sur la santé sexuelle et génésique et
sur l’interruption volontaire de grossesse.
Le
20 décembre le Conseil des ministres espagnols a adopté un projet de
loi sur la « protection des droits de l’enfant à naître et des femmes
enceintes ».
Victoire face à la menace d'interdiction de la reproduction des semences
La mobilisation de la centaine de paysan-ne-s de la Confédération paysanne a payé. Ils-elles ont pris possession de la salle de réunion du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour exiger une exception agricole à la loi sur les Contrefaçons afin que les paysans ne voient pas leurs récoltes saisies ou détruites à la moindre demande des multinationales.
La reproduction par des paysans de leurs semences, de leurs animaux et de leurs préparations naturelles n'est pas une contrefaçon.
Ce projet de loi aurait remis en cause le métier même de paysan. Suite à l'occupation du 21 janvier, le gouvernement a pris position : « il présentera un amendement afin que les semences de ferme ne soient plus concernées par la loi contre les Contrefaçons ».
jeudi 23 janvier 2014
Notre-Dame-des-Landes : il faut que la raison l’emporte ! par Geneviève Azam, Jacques Bankir, Jean Gadrey, Susan George, Arnaud Gossement, Marie-Monique Robin, Patrick Warin
| 26 avril 2012, le candidat Hollande répond aux opposants; |
Nous venons d’horizons divers. Et c’est pour diverses raisons que nous nous sommes intéressés au sujet controversé et singulièrement médiatisé depuis un an d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Malgré la forte mobilisation citoyenne et les failles du dossier, il semble que l’État persiste dans sa volonté de réaliser un projet vieux de plus de quarante ans. Le préfet de région vient en effet de publier les derniers arrêtés qui autorisent le démarrage des travaux. Personne ne peut croire que cela se fera dans le calme sur le terrain. Aussi, avant que l’irréversible ne se produise, nous en appelons à l’opinion publique et à la plus haute autorité de l’État, car ce dossier est symptomatique de toute une série de graves dysfonctionnements qui ne peuvent être passés sous silence.
Oui à la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, par Ensemble
Pourtant, trop longtemps le développement de la langue commune, le français, a été construit sur le refoulement, la répression des langues des régions. La diversité de ces langues et cultures est pourtant un patrimoine commun, souvent partagé au delà des frontières, dans plusieurs régions de France.
Nous voulons un monde solidaire, c'est pourquoi nous refusons un monde standardisé. Le droit à l’apprentissage de la langue nationale comme à celui des autres langues de France, dans les régions comme issues des immigrations, est un élément de l’équilibre démocratique. L'engagement d 'un processus législatif en vue de la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires est donc positif.
mercredi 22 janvier 2014
Connaissez-vous De Gutcht ? L’Europe qui nous détruit manigance à plein pot, par Jean-Luc Mélenchon
De Gutch, c'est un Commissaire européen qui vient de lancer une consultation cruciale parmi les gouvernements de "l'Europe qui nous protège" : doit-on abolir l'autorité des justices nationales pour les entreprises transnationales ? Accepte-t-on les tribunaux d'arbitrage en Europe.
Depuis juillet de l’année dernière, la Commission européenne et les Etats-Unis négocient la mise en place d’un Grand Marché Transatlantique (GMT). Pour notre bien à tous, cela va de soi. En décembre dernier, un nouveau cycle de cette négociation s’est tenu. Dans le plus grand secret. Pour notre bien à tous, évidemment. Ce secret est en réalité le seul pouvoir dont dispose la Commission européenne. Elle s’y accroche ! Elle craint par-dessus tout que nous ne soyons pas capable de comprendre tout le bien qui nous attend avec cet accord. Elle craint une coalition d’ingrats. C’est-à-dire du côté Nord-Américain une « coalition de démocrates anti-GMT » et ici une « exploitation populiste des peurs » contre cet accord. Les élites UMP et PS sont déjà ralliées. Le Front de gauche et EELV sont en opposition. A mon avis, c’est une belle base d’action commune. Pour ma part, j’aimerai qu’elle se concrétise dans les élections aussi.
Langues de France : la diversité des langues et des cultures est une richesse - Pour une politique favorisant la diversité linguistique : oui à la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires
Trop longtemps le développement de la langue commune, le français, a en partie été construit sur le refoulement, la répression des langues des régions. La diversité de ces langues et cultures est pourtant un patrimoine commun. Et, dans plusieurs régions, ce patrimoine et partagé au delà des frontières .
Nous voulons un monde solidaire, pas un monde standardisé : pour les Alternatifs, le droit à l’apprentissage de la langue nationale comme à celui des autres langues de France, langues des régions comme issues des immigrations, est un élément de l’équilibre démocratique.
L'engagement d 'un processus législatif en vue de la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires est donc positif. Dès à présent, il est possible de faire vivre et revivre les langues de France :
Ce qui coûte cher c'est le capital, pas le travail ! Débat formation avec Stéphanie TREILLET et Yves DIMICOLI mercredi 29 janvier à Nantes
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| Stéphanie Treillet |
A l'initiative du Front de Gauche en Loire-Atlantique, Yves Dimicoli (PCF) et Stéphanie Treillet (Ensemble) animeront une soirée débat formation mercredi prochain 29 janvier à 20 heures à la Maison des Syndicats à Nantes, sur le coût réel du Capital.
Yves Dimicoli est économiste, responsable de la commission « Économie » du PCF.
Stéphanie Treillet est économiste, militante de « ENSEMBLE ».
Le coût du capital
lundi 20 janvier 2014
Les annonces faites par François Hollande, mardi 14 janvier, indiquent une seule "accélération", celle de la politique libérale
Les annonces de François Hollande exaucent les vœux du patronat, qui se retient à peine de crier sa joie, et emballent dans ces cadeaux une "politique de l’offre" qui a pourtant fait la preuve de sa totale inadéquation à la situation économique.
Qui a parlé de déprime des Français, quand la magie de Noël a encore produit tous ces effets enchanteurs ? Les petits yeux illuminés de bonheur de Pierre Gattaz, après la conférence de presse de François Hollande, sont là pour en attester. Bien sûr, comme tout enfant trop gâté, il ne sera jamais complètement rassasié et il continuera à réclamer toujours plus, toujours plus vite. Mais les déclarations du président de la République exaucent presque intégralement la longue liste au père Noël que le Medef avait adressée au gouvernement au mois de novembre sous l’appellation "pacte de confiance". Le paquet cadeau a certes changé puisque la dénomination retenue est celle de"pacte de responsabilité" mais le contenu, lui, est une copie conforme.
Ferme des 1000 vaches : symbole d’une industrialisation de l’agriculture détruisant chaque jour des hommes, des ressources et des territoires
La mobilisation se poursuit contre le projet de ferme dite des "1000 vaches", dont la construction doit reprendre cette année près d'Abbeville, dans la Somme, un projet de taille inédite en France. Les Alternatifs sont solidaires de cette mobilisation.
Ce projet est une étape de plus vers un élevage industriel, inspiré des fermes géantes des Etats Unis, pour encore et toujours rentabiliser à tout prix. Alors que l’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié par les Etats-Unis et l’Union européenne tend à faire prévaloir un modèle agricole ultra productiviste, aboutissant à une baisse drastique de la qualité des produits, et ce au nom de normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, ce modèle agricole risque de se développer en France. Il faut bloquer ce processus.
jeudi 16 janvier 2014
" Nous n’acceptons pas que l'Etat soit prêt à investir dans un aéroport inutile mais s'oppose à la réalisation de travaux sur un périphérique qu'empruntent 30 millions de véhicules par an", Guy Croupy répond au vice-président de Nantes Métropole
Guy Croupy, tête de liste "Nantes à Gauche toute Place au Peuple" réagit suite aux propos de Jean François RETIERE, vice-président de Nantes Métropole en charge des transports, dans l’entretien qu’il a accordé à Ouest France du 15 janvier 2014
« Militant de longue date pour la défense de l'Erdre, et plus particulièrement de ses zones humides, je déplore les approximations et les erreurs contenues dans l'entretien de l'élu chargé des transports à Nantes Métropole.
Concernant les buses très encombrées, il est demandé depuis des années la création d'une équipe d'entretien des cours d'eau nantais (Cens, Erdre, Gesvres, Sèvres...) pour s'occuper des berges et des zones inondables. Nous estimons que le déploiement d'une petite équipe de techniciens de rivière sur l'agglomération serait largement moins onéreux économiquement que la fermeture périodique du périphérique.
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