mardi 25 novembre 2014

F.Hollande à Florange : le déni de trahison, par Ensemble!


Fier de lui, F. Hollande, de retour à Florange, n'a pas hésité à affirmer, avec aplomb, que ses promesses avaient été tenus. S'il n'y a pas eu de licenciements secs, il n'en reste pas moins que 629 emplois industriels ont été supprimés et des hauts-fourneaux éteints à jamais. De plus, plusieurs centaines de sous-traitants ont subi des pertes d'emploi, des baisses d'activité. 

La loi sur la reprise des sites industriels, promise pendant la campagne, n'a vu le jour, en des termes fort édulcorés, que bien après l'arrêt des hauts-fourneaux. Le projet Ulcos -critiquable par bien des aspects, tant les techniques de séquestration du carbone que le marché de droit d'émission du carbone ne constituent pas une solution écologiste- a été abandonné par l'Union européenne, sans même considérer le sauvetage des emplois. 


Les sidérurgistes de Florange ont mené une lutte sur la durée pour défendre leurs emplois mais F. Hollande a choisi de satisfaire Lakshmi Mittal, le patron d'Arcelor-Mittal. Les promesses faites autour de l'ouverture d'un centre de recherche publique ne suffisent pas à remplacer les emplois perdus. 

L'amertume, la déception , la colère règnent parmi les anciens salariés et dans la région et c'est fort compréhensible. Il n'y a pas d'autre voie que la lutte collective des salariéEs et de leurs organisations, soutenue par la population, pour défendre les emplois, empêcher les fermetures ou les délocalisations. 

Fralib, Pilpa : des luttes récentes ont permis de maintenir, sous la forme d'une coopérative ou pas, un site, des emplois. Au cours de plusieurs mobilisations, les salariéEs ont revendiqué l'appropriation sociale de leur entreprise, la nationalisation sous leur contrôle. La réduction du temps de travail est aussi une revendication qui permettrait de partager le travail entre les salariéEs. 

Contre la toute-puissance des capitaliste et des actionnaires, il faut affirmer et défendre dans les luttes, la primauté du droit de chacunE à avoir un travail avec le salaire correspondant.

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