lundi 25 mai 2015

Ce 24 mai, le changement a commencé dans l’État espagnol

 
Le dimanche 24 mai ont eu lieu des élections dans 9 000 municipalités de l’État espagnol et dans 13 régions autonomes (à l’exception de l’Andalousie, la Galice, la Catalogne et le Pays Basque), pour les conseils d’Araba, Bizkaia et Gipuzkoa (Pays basque), les conseils provinciaux dans les îles Canaries et dans les conseils des trois îles Baléares.
 
La donnée principale de la journée est que le Parti populaire (PP), bien qu’il ait obtenu plus de 6 millions de voix (1er parti en voix) a perdu 2,5 millions voix par rapport aux élections municipales précédentes. Il n’a battu le Parti socialiste (PSOE) que de 400 000 voix. Le PSOE lui-même a perdu 775 000 voix par rapport aux précédentes élections municipales, en dépit d’une augmentation significative de la participation.


Le deuxième fait est que le bipartisme sur lequel est basé le régime politique créé en 1978 a connu un revers majeur ; ces deux partis dépasse

Le troisième élément est la forte irruption des candidatures d’Unité populaire (Candidaturas de Unidad Popular-CUP) soutenues par Podemos qui ont obtenu d’excellents résultats à Barcelone et à Madrid, mais aussi dans la ville de Cadix et plusieurs autres. De même que les Mareas Atlánticas dans différentes populations de Galice.

Ces succès remettent en question le monopole de la droite conservatrice – CiU à Barcelone, ou du PP ailleurs – des gouvernements des grandes villes.

Le quatrième élément est que les résultats de Podemos, ont été bons, dans les élections municipales comme dans les parlements régionaux, même s’ils restent en dessous des attentes d’une partie importante de la gauche. Dans le meilleur des cas il n’arrive qu’à être la troisième force.

De son coté, Ciudadanos, l’option pour la régénération du système construit depuis des conseils d’administration de certaines grandes entreprises, n’a pas obtenu les résultats escomptés.

En fin, il convient de souligner que la Gauche unie (Izquierda Unida-IU) a perdu sa représentation institutionnelle dans tous les parlements des autonomies, sauf dans les Asturies : son électorat a été absorbé par Podemos, ce qui constitue un échec sans précédent pour IU.

En termes de pouvoir politique institutionnel, l’effondrement du PP est encore plus élevé que ce qu’on constate à travers les suffrages exprimés. Le PP a perdu la majorité absolue en Cantabrie, Castille-La Manche et les communautés de Valence et de Madrid ; et il perd aussi leurs gouvernements en Aragon, Estrémadure et les îles Baléares. Pour l’instant, il ne détient le pouvoir qu’à La Rioja et Murcie et il n’est pas sûr de le garder à Castilla León.

Dans les élections municipales à Barcelone, Ada Colau (liste soutenue par Podemos) a obtenu 11 conseillers, CIU (droite nationaliste) : 10, Cidadanos : 5, et le PSC (Parti socialiste catalan) qui fait le pire score de son histoire : 4. A Madrid, Esperanza Aguirre (PP) obtient 21 conseillers face aux 20 de Manuela Carmena (soutenue par Podemos) et 9 du PSOE. Le PP n’arrivera pas à gouverner parce que la somme des conseillers de gauche est supérieure à ceux de la droite.

À Cadix, Kichi González, membre d’Anticapitalistas, a conduit la liste qui a obtenu 8 conseillers municipaux, contre l 10 pour Teofila Martinez du PP, qui perd donc sa majorité absolue. Cela signifie que l’ensemble de la gauche a plus de conseillers que la droite pour la première fois en deux décennies.

De la même manière, dans La Corogne et Saint Jacques de Compostelle, les Marées de l’Atlantique (Mareas Atlánticas) mettent en question le pouvoir de Feijó, le successeur possible de Rajoy à la tête du PP.

En essayant de faire une analyse partiale, Pedro Sanchez, leader du PSOE, a déclaré que les résultats « sont le début de la fin de Mariano Rajoy en tant que Premier ministre ». Ce que ne dit pas Sanchez est vers où doit changer le cap du pays. Son projet reste strictement libéral social. Pas étonnant que le prétendant socialiste pour remplacer Rajoy ait également voté la réforme de l’article 135 de la Constitution qui donne la priorité au paiement de la dette sur les dépenses sociales.

Sanchez se trompe s’il pense que la solution est une nouvelle édition de l’alternance entre les deux partis dynastiques. La défaite du PP est l’expression du rejet de la politique des coupes sociales et des remises en cause des droits et de la démocratie ; politiques qui ont conduit la majorité de la classe ouvrière et la majorité de la population dans une situation d’appauvrissement continu tandis que les élites se sont enrichies, avec comme résultat que la société espagnole est le plus inégale dans l’Union européenne.

Dans ces élections, Podemos et les candidatures de l’Unité Populaire (CUP) auxquelles il a participé, ont été consolidés comme outils pour permettre au peuple et aux classes travailleuses de s’exprimer. Le changement continue à avancer. Le message des urnes est clair : dehors le PP de toutes les institutions. Mais le défi pour Podemos et les CUP est d’approfondir ce changement pour atteindre la rupture démocratique et empêcher au PSOE de mettre en place une régénération cosmétique du vieux régime. Pour y arriver, Podemos et les CUP devraient d’abord éviter que le PP puisse gouverner, mais surtout ils doivent développer la mobilisation populaire au côté des organisations sociales et approfondir la réflexion programmatique et stratégique avec l’objectif de définir l’avenir et de promouvoir la participation active des citoyens dans les affaires publiques, en créant de nouvelles formes de décision populaire au niveau municipal et régional.

Comme c’est formulé dans la déclaration d’urgence des anticapitalistes après le 24 mai« le moment est venu d’ouvrir un vaste débat démocratique dans le mouvement populaire pour gagner les prochaines élections générales. Nous devons continuer à développer et organiser cette vague du changement, avec des assemblées ouvertes dans tous les coins de l’Etat. L’unité populaire, une rupture radicale avec la logique de la gestion de l’austérité, un engagement clair pour impliquer les personnes dans toutes les décisions qui nous attendent, notamment la politique de pactes, sont le moyen de gagner. » Telle est la tâche principale actuelle des Anticapitalistas dans l’État espagnol.

Manuel Garí, 25/05/2015. Publié sur le site d'ESSF 

Elections régionales et municipales en Espagne : séisme politique, percée des « indignés »

Elections en Espagne : percée historique des « indignés »

L’Espagne connait un bouleversement politique dimanche 24 mai, au soir des élections régionales et municipales. Le bipartisme qui organise la vie politique depuis 40 ans se voit ébranlé par la percée de forces politiques nouvelles, Ciudadanos (« Citoyens », centre) et Podemos (« Nous pouvons », gauche radicale).

Le Parti populaire (PP, conservateur) du chef du gouvernement, Mariano Rajoy, paie ainsi le prix de quatre années de politique d’austérité et de scandales de corruption, qui touchent aussi le Parti socialiste ouvrier (PSOE).

Si le PP arrive en tête, juste devant le PSOE, il réalise son pire score depuis 1991 et est en passe de perdre la majorité absolue dans la plupart de ses régions. Selon les calculs de El Pais, le PP a perdu 2,55 millions de votes par rapport aux précédentes élections, en 2011.

Le parti conservateur contrôlait 10 régions sur les 13 appelées aux urnes dimanche. Au terme du scrutin, il et n’est assuré de rester au pouvoir que dans trois Comunidad (régions). Celles de Castille-et-León, La Rioja et Murcie. Il a par ailleurs perdu sa majorité absolue dans quatre régions : Cantabrie, Castille-La Manche, Valence et Madrid, et pourrait être poussé dans l’opposition — par la constitution de coalitions de gauche, une situation qu’il n’a plus connue depuis 20 ans — à Aragnon, Estrémadure et les Îles Baléares.

Le PSOE reste le deuxième parti du pays en nombre de vote, mais il a perdu 775 000 électeurs depuis 2011. Pedro Sanchez, secrétaire général du Parti socialiste, a estimé dimanche que les Espagnols avaient montré qu’ils voulaient un coup de barre à gauche, assurant qu’il appartiendra à son mouvement de faire en sorte qu’il y ait « des gouvernements progressistes » et « un changement sûr ».
Les différents partis entame à présent une délicate période de tractations et de compromis pour former des coalitions régionales.

A Madrid, bastion conservateur depuis 1991 et berceau du mouvement des « indignés », le PP, bien qu’arrivé en tête du scrutin, pourrait perdre au profit de l’alliance de gauche « Ahora Madrid » (Maintenant Madrid), menée par l’ex-juge Manuela Carmena et soutenue par Podemos. Si le Parti socialiste la soutient, ce qui fait peu de doute, Manuela Carmena deviendra maire de la capitale espagnole.

A Barcelone, deuxième ville d’Espagne, une autre alliance de gauche dirigée par Ada Colau, fondatrice de la Plate-forme des victimes d’hypothèques qui milite contre les expulsions immobilières, et soutenue là-aussi par Podemos, l’a emporté face aux partisans de l’indépendance de la Catalogne, un coup dur pour le mouvement séparatiste. Sa liste obtient onze sièges, contre dix pour les nationalistes conservateurs de CiU, cinq pour le nouveau parti Ciudadanos (centre droit) et quatre pour le Parti socialiste catalan (PSE).

Le Monde.fr

* Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 25.05.2015 à 00h23 • Mis à jour le 25.05.2015 à 05h56.

Séisme politique en Espagne

Sur les places publiques de Madrid et de Barcelone, des centaines de personnes dansaient de joie dimanche 24 mai. Les élections municipales et régionales en Espagne font figure de véritable séisme politique. Elles marquent la fin du bipartisme qui articule les institutions espagnoles depuis la transition démocratique (1975-1982).

Après quatre ans au pouvoir, le Parti populaire (PP, droite), marqué par la politique d’austérité menée durant la crise et par une succession de scandales de corruption, s’effondre. Il perd 40 % des voix par rapport à 2011, permettant au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de remporter la victoire dans de nombreuses régions et mairies, malgré une nouvelle chute de 12,5 % des voix. L’entrée en force du parti de la gauche radicale Podemos, qui ne se présentait sous ce nom que pour les élections régionales, et du parti de centre droit Ciudadanos, va obliger les deux grands partis à sceller des accords avec ces nouvelles formations s’ils veulent gouverner.

Les clefs de Barcelone aux indignés


A Barcelone, la liste citoyenne emmenée par Ada Colau, figure de la plate-forme de lutte contre les expulsions immobilières (PAH) et du mouvement des Indignés, qui regroupe Podemos, les écologistes catalans et des activistes de gauche, a remporté la mairie avec une courte majorité de vingt et un conseillers municipaux, devant les nationalistes de droite de Convergence et Union (CIU, vingt conseillers). Les Indignés devraient obtenir, grâce à l’abstention probable des autres forces politiques, les clefs de la capitale catalane, avec un programme centré sur la lutte contre les inégalités sociales et la corruption. « Sans pouvoir médiatique, économique, judiciaire, nous avons démontré que l’on peut faire les choses autrement et (…) que le rêve et l’espoir peuvent l’emporter, » a déclaré, émue, Ada Colau, en séchant des larmes de joie devant une foule de sympathisants. La mobilisation des abstentionnistes à Barcelone, où la participation a augmenté de huit points par rapport aux dernières élections, a été la clef du scrutin.

Avec des moyens réduits, mais beaucoup d’enthousiasme et une imagination débordante, la plate-forme Ahora Madrid, emmenée par l’ancienne juge de 71 ans Manuela Carmena, soutenue par Podemos, par les écologistes d’Equo et par des membres critiques du parti des écolo-communistes de la Gauche unie, est parvenue à se hisser à la seconde position dans la capitale, à un siège du Parti populaire, qui gouvernait Madrid avec une majorité absolue depuis 1991. Il ne fait pas de doute qu’elle sera la prochaine maire de la capitale, grâce au soutien attendu du PSOE, qui a besoin de Podemos pour prendre le pouvoir dans de nombreuses régions. C’est donc en vainqueur que Manuela Carmena s’est présentée devant une foule déchaînée qui scandait son nom.

« Le plus singulier, spécial et extraordinaire de cette campagne est que notre unique monnaie pour la faire a été l’imagination, la joie et la créativité, » a-t-elle déclaré, en référence aux multiples initiatives nées en dehors de la plate-forme autour de sa candidature. Des graphistes ont créé bénévolement des centaines de logos à partir de son image et les ont diffusés sur les réseaux sociaux ; des artistes ont composé des chansons, écrit des poèmes, créé des tee-shirts et des autocollants, que des chauffeurs de taxi de la capitale arboraient sur leurs véhicules. « Cette victoire est la vôtre, » a-t-elle conclu, la voix couverte par les cris de joie de ses sympathisants, réunis devant le musée Reina Sofia.

Changement « irréversible »

La mine déconfite, Esperanza Aguirre, la candidate du Parti populaire, n’a pas vraiment cherché à démentir la victoire que s’est attribuée Manuela Carmena, se contentant de rappeler sans conviction qu’« en tant que parti qui a reçu le plus de voix, nous devrions avoir la mairie si les autres partis ne scellaient pas d’accord ».

L’ampleur de la débâcle du PP se mesurera plus clairement durant les prochains jours ou semaines. Bien qu’il soit le parti qui a recueilli le plus de suffrages en Espagne, avec 27 % des voix, il perd les majorités absolues qu’il avait arrachées en 2011, et ses principaux barons devraient se retrouver dans l’opposition. C’est d’autant plus dramatique pour le PP que les régions espagnoles disposent d’un fort degré d’autonomie et contrôlent par exemple les dépenses en matière d’éducation et de santé.
En tête dans la région de Valence, en Aragon ou en Castille-La Manche, le PP ne devrait pas pouvoir gouverner si Podemos soutient l’investiture des socialistes, comme tout porte à le croire. Dans la région de Madrid, où il gouverne depuis 1995, c’est Ciudadanos qui jouera les arbitres, comme en Murcie, dans La Rioja ou en Castille-et-Léon.

Pour Pablo Iglesias, le chef de file de Podemos, il ne fait guère de doute que la victoire de la gauche dans les grandes villes augure une défaite du PP lors des élections générales de cet automne. « Nous aurions aimé que l’usure des vieux partis soit plus rapide, » a avoué Pablo Iglesias tout en soulignant que « les grandes villes sont le moteur du changement politique » et que ce changement est « irréversible ».

Sandrine Morel (Madrid, correspondance)
Journaliste au Monde


* Le Monde.fr | 25.05.2015 à 02h52 • Mis à jour le 25.05.2015 à 08h38.

L’indignée Ada Colau, future maire de Barcelone ?

Ada Colau, 41 ans, menait la liste Barcelone ensemble, alliance de plusieurs partis de gauche, intégrant notamment la jeune formation antilibérale Podemos, portée par le souffle du mouvement des Indignés, qui avait occupé les places d’Espagne en 2011. Elle obtient onze sièges contre dix pour celle du maire nationaliste conservateur sortant, cinq pour Ciudadanos (centre droit) et quatre pour le Parti socialiste catalan.

Devant des militants euphoriques, Ada Colau, en larmes, a déclaré dimanche soir qu’avec sa liste, c’est « l’espoir » qui a gagné : « Le désir de changement a vaincu la campagne de la peur, de la résignation, et avec ça, c’est nous tous qui gagnons, surtout Barcelone. »

Premier bastion des Indignés

Accusée d’être populiste, inexpérimentée et radicale par ses rivaux, Ada Colau a rallié les suffrages de plus de 176 000 électeurs, faisant de la deuxième ville la plus peuplée d’Espagne, avec 1,6 million d’habitants, le premier bastion des Indignés.

Cheveux courts et ondulés, son visage rond était déjà célèbre dans le pays. Son travail à la tête de la PAH, organisation luttant contre les expulsions de familles surendettées, l’a convertie en héroïne des victimes de la crise.

Ada Colau veut leur consacrer ses premières mesures une fois au pouvoir : paralyser les expulsions dans la ville ; convertir les appartements vides en logements sociaux ; forcer les entreprises à réduire les prix de l’eau, du gaz, de l’électricité ; ou encore lancer un revenu mensuel minimal de 600 euros pour les familles au bord de la misère.

La liste d’Ada Colau n’ayant pas recueilli la majorité absolue, des tractations vont à présent s’ouvrir pour former des alliances avec les autres partis. Les chances qu’elle soit renversée par une coalition d’opposants sont minces.

Le Monde.fr
* Le Monde.fr avec AFP | 25.05.2015 à 06h26 • Mis à jour le 25.05.2015 à 07h48.

 A Madrid, Manuela Carmena « la rouge », a toutes les chances de l’emporter

« Je ne te comprends pas, Esperanza… Qu’après nous avoir fait tant de mal, tu veuilles encore gouverner. » C’est ainsi que Manuela Carmena, une femme blonde de 71 ans au sourire en apparence doux, s’est adressée à l’une des plus redoutables femmes politiques espagnoles, la conservatrice Esperanza Aguirre, 63 ans, lors de la campagne pour les élections municipales à Madrid.
Dimanche 24 mai, les Madrilènes ont donné vingt sièges à la liste de Manuela Carmena, candidate d’une plate-forme comprenant des Indignés et le parti antilibéral Podemos, soit seulement un de moins qu’à celle d’Esperanza Aguirre. Si le Parti socialiste (qui a obtenu neuf sièges) la soutient, elle deviendra maire de la capitale espagnole, gouvernée par la droite conservatrice depuis 1991.
Ferveur


Encore récemment, Manuela Carmena était inconnue du grand public et des médias, qui n’ont pas encore pu décortiquer son passé. Elle fait maintenant l’objet d’une véritable ferveur au sein de la gauche madrilène, y compris des sympathisants du Parti socialiste.

Issue d’une famille de commerçants madrilènes, elle est entrée en campagne en organisant des petites réunions de quartier au succès si fulgurant que les autres candidats de gauche ont rapidement disparu des radars des médias. Elle propose de lutter contre la corruption, de renforcer les transports en commun, d’aider les plus pauvres, d’ouvrir la gestion de la mairie aux citoyens et de diviser par deux son salaire, de 100 000 à 45 000 euros par an.

Ex-militante communiste, membre d’un groupe de travail sur la détention arbitraire aux Nations unies, elle a été nommée magistrate en 1981 dans une Espagne encore très machiste et a gravi les échelons, jusqu’au Tribunal suprême.

Victoire quasi assurée

En face, « Espe » — ex-ministre, ex-présidente du Sénat, présidente de la région de Madrid entre 2003 et 2012 et comtesse par mariage, entrée en politique il y a trente-deux ans — a une réputation d’indestructible en raison des nombreuses épreuves qu’elle a surmontées. Comme le cancer du sein qu’elle a vaincu, ou lorsqu’elle a échappé en chemise de nuit et pieds nus aux attentats de Bombay qui ont frappé son hôtel en 2008.

Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, l’a par contre surnommée la « comtesse de la corruption », l’accusant, comme le fait Manuela Carmena, d’avoir protégé des responsables de son parti impliqués dans des affaires.

Selon la correspondante du Monde à Madrid, Sandrine Morel, il ne fait pas de doute que Manuela Carmena sera la prochaine maire de la capitale, grâce au soutien attendu du PSOE, qui a besoin de Podemos pour prendre le pouvoir dans de nombreuses régions.

Le Monde.fr

* Le Monde.fr avec AFP | 25.05.2015 à 05h46 • Mis à jour le 25.05.2015 à 08h24.

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