mercredi 14 avril 2010

Total Raffinerie des Flandres de Dunkerque : avec les grévistes,nous voulons des réponses écologiques et socialement acceptables


Depuis le 12 janvier 2010 les salarié-e-s de la Raffinerie des Flandres sont en grève ; le mouvement est animé par une intersyndicale SUD/CGT/FO. Nous avons déjà eu l’occasion sous des formes diverses de manifester notre soutien (manifestations, appels, motions, interpellation des pouvoirspublics, etc.).

Alors que les salarié-e-s de Total sont en grève depuis bientôt trois mois, nous voulons redire ici l’urgence de trouver dessolutions à ce conflit social.

Cette grève pose deux questions essentielles : la question sociale et la question écologique. Les salarié-e-s de Total nous montrent à quel pointles deux sont liées.

jeudi 8 avril 2010

SAH Leduc : 1500 manifestant-e-s à Ligné !



Très forte mobilisation ce samedi matin à Ligné, avec près de 1500 manifestant-e-s. A la mesure de l'inquiétude et de la colère des salariés de la SAH Leduc. Une démonstration de force réussie pour les syndicats organisateurs : les salariés de SAH Leduc n'accepteront pas de payer pour une crise dont ils ne sont nullement responsables. Leduc doit vivre ! Zéro licenciement !

mercredi 7 avril 2010

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites



Cet appel unitaire initié par ATTAC et la Fondation Copernic, avec un très large soutien associatif, syndical et politique, a été rendu public aujourd'hui mercredi 7 avril.
Nous vous invitons à le soutenir en le co-signant sur le site :
http://exigences-citoyennes-retraites.net/
(accessible directement en cliquant sur le titre de cet article)



Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

lundi 5 avril 2010

Waterman Saint Herblain : Solidarité avec les ouvrier-e-s en grève




Depuis le vendredi 26 mars dernier, à l’appel de leur syndicat CGT, la majorité des ouvrier-e-s de l’usine Waterman de Saint Herblain sont en grève pour une hausse des salaires de 50 euros par mois. Pour l’instant la direction en reste à une hausse de 2,4%, soit environ 25 euros net, pour la majorité des ouvrier-e-s payés au SMIC.

Depuis la réorganisation de l’usine Waterman par la direction da la multinationale Newell Rubbermaid, l’usine herblinoise (525 salarié-e-s) a vu son activité confortée notamment par le transfert des activités de l’usine anglaise des stylos Parker de Newhaven fermée par Newell Rubbermaid.

Coordination générale des Alternatifs des 3 et 4 avril


Deux semaines après le second tour des régionales, la coordination générale des Alternatifs a débattu des leçons de ce scrutin et défini les priorités des notre mouvement pour les mois à venir.

Ne pas dissocier trois terrains : celui de l’unité, celui de la mobilisation, celui du projet.


Après les élections régionales s’ouvre une nouvelle période politique. L’abstention reste un phénomène majeur, la désagrégation sociale y contribue de manière structurelle. Elle reflète aussi une crise des institutions et de la représentation politique. Celle ci se vérifie dans le succès de listes qui se sont maintenues au second tour : FN dans 12 régions, MODEM en Aquitaine, Europe Ecologie en Bretagne, Terre de Gauche en Limousin.

samedi 3 avril 2010

50ème anniversaire du PSU - Parti Socialiste Unifié : droit d'inventaire




Le parcours du PSU vaut mieux que la nostalgie ou la commisération. Parti passerelle, qui contribua grandement à la politisation à gauche de larges secteurs des mouvements d’action catholique, parti-reflet autant que parti sujet, qui s’enrichit de l’apport de milliers de militant-e-s de la période de radicalisation de l’après 68, mais que le reflux laissa désarmé face à la reconstruction de la social-démocratie, parti d’un projet inachevé, qui comprit mieux que d’autres que mai 68 renvoyait plus à de nouveaux enjeux pour la transformation radicale de la société qu’à une "répétition générale" de type 1905.

Aucune organisation ne peut se réclamer de manière univoque de son héritage, mais plusieurs courants sont en écho des espoirs et contradictions qui le traversèrent. Pour faire simple, militant des Alternatifs, je me revendique de Charles Piaget, pas de Michel Rocard...

Droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales : une nouvelle occasion manquée !





L'Assemblée nationale se prononçait mardi 30 mars sur une proposition de loi constitutionnelle sur le « droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales des étrangers non ressortissants de l'Union européenne résidant en France », déposée par les députés membres du Groupe socialiste, radical et citoyen (SRC).

Cette proposition de loi, mise au vote mardi après-midi, a été repoussée par 313 députés UMP (212 pour et 2 abstentions) qui ont ainsi rejeté l'idée de demander aux Français de se prononcer sur cette question par référendum, comme le proposait le texte du groupe SRC.

La droite parlementaire a ainsi ignoré l'évolution de l'opinion des citoyens sur cette question quand tous les sondages, depuis de nombreuses années, indiquent qu'ils sont favorables au droit de vote des résidents étrangers.

jeudi 1 avril 2010

ERIKA, la persévérance donne des résultats,mais la mobilisation doit se poursuivre


Avec le slogan « Marées noires, assez de complaisances », 40 000 personnes étaient dans les rues de Nantes le 5 février 2000 afin de porter une parole citoyenne pour défendre l’intérêt général et demander le renforcement de la sécurité maritime internationale.

Cette mobilisation n’aura pas été vaine.

La justice s’était prononcée, en 1ère instance, en 2008 sur les responsabilités dans la catastrophe de l’Erika : tous les prévenus, de Total à l’armateur en passant par la société qui l’avait déclaré navigable, ont été condamnés pour faute ou imprudence. Le jugement les déclarait coupables d’avoir fait passer leurs intérêts financiers ou commerciaux avant la sécurité et. le préjudice écologique était reconnu, mais avec des restrictions d’application.

Aujourd’hui, la Cour d’appel confirme les condamnations pénales, étend le préjudice écologique à toutes les collectivités territoriales et accentue le montant des indemnisations. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Cependant, Total, certes toujours condamné pénalement, n'est plus reconnu civilement responsable. La convention maritime internationale CLC de 1969, modifiée en 1992, est reconnue applicable pour l’affréteur de l’Erika. Total n’ayant commis – selon la Cour d’Appel, qu’une faute d’imprudence peut bénéficier d’une limitation de responsabilité. Total, pour l’essentiel, n’aura donc plus rien d’autre à verser. Seuls l’armateur, le gestionnaire et la société de classification devront payer.

Après plus de dix ans de lutte, les Amis des Collectifs marée noire voient dans cet arrêt, d’une part une avancée certaine : le préjudice écologique est reconnu en France. Mais d’autre part, du point de vue du droit maritime international, beaucoup reste à faire pour que, en cas de pollution, tous les acteurs du transport maritime soient responsables pénalement et financièrement et que tous les pollueurs soient les payeurs.

Un bout de chemin est fait mais le combat doit continuer.


Les amis des collectifs anti-marée noire
(collectif unitaire auquel participent les Alternatifs 44)

Burqa-bla-bla




Une fois n'est pas coutume, c'est l'édito du numéro d'avril de l'excellent mensuel"le Monde Diplomatique" que nous invitons à découvrir ci-dessous ... avant de vous précipiter pour acheter ce numéro dans votre kiosque favori.


Les Français sont vraisemblablement plus nombreux à connaître le nombre de minarets en Suisse (quatre) et de « burqas » en France (trois cent soixante-sept (1)) qu’à savoir que le Trésor public a perdu 20 milliards d’euros à la suite d’une décision « technique » de l’exécutif.

Il y a dix-huit mois en effet, au lieu de subordonner son sauvetage des banques en perdition à une prise de participation dans leur capital, laquelle ensuite aurait pu être revendue avec un joli bénéfice, le gouvernement français a préféré leur consentir un prêt à des conditions inespérées… pour elles. Vingt milliards d’euros de gagnés pour leurs actionnaires, c’est presque autant que le déficit de la Sécurité sociale l’an dernier (22 milliards d’euros). Et quarante fois le montant de l’économie annuelle réalisée par l’Etat lorsqu’il ne remplace qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.

Le rétablissement électoral du Front national, et plus généralement de l’extrême droite en Europe, n’est pas tout à fait étranger à cette distribution de l’attention publique entre la poutre des polémiques subalternes qu’on enflamme et la paille des sujets prioritaires dont on prétend qu’ils sont trop compliqués pour le commun des mortels. Le fiasco des élections régionales derrière lui, M. Nicolas Sarkozy va s’attaquer à la « réforme des retraites ». L’enjeu social et financier étant considérable, on sait déjà que le gouvernement français s’emploiera à distraire la galerie en relançant le « débat sur la burqa ».

Riposter à cette manœuvre n’impose certainement pas de s’enfoncer sur son terrain boueux en donnant le sentiment de défendre un symbole obscurantiste. Encore moins de taxer de racisme les féministes — hommes et femmes — qui légitimement le réprouvent. Mais comment ne pas juger cocasse qu’une droite qui a presque partout associé son destin à celui des Eglises, du patriarcat et de l’ordre moral se découvre soudain éperdue de laïcité, de féminisme, de libre-pensée ? Pour elle aussi, l’islam accomplit des miracles !

En 1988, M. George H. W. Bush succéda à Ronald Reagan après une campagne d’une démagogie insigne, au cours de laquelle il réclama que soit criminalisé le fait de brûler la bannière étoilée — un acte commis entre une et sept fois par an… Avec le courage qu’on imagine, plus de 90 % des parlementaires américains adoptèrent une disposition répressive allant en ce sens — laquelle fut annulée par la Cour suprême. Au même moment éclatait l’un des plus grands scandales de l’histoire économique des Etats-Unis, celui des caisses d’épargne déréglementées par le Congrès, que des aigrefins avaient pillées, enhardis par des sénateurs dont ils avaient financé les campagnes. En 1988, nul ou presque n’avait évoqué le péril d’une telle arnaque, bien qu’il fût déjà connu. Trop compliqué, et puis la défense du drapeau occupait les esprits.

Le contribuable américain a payé 500 milliards de dollars le scandale des caisses d’épargne. On découvrira bientôt ce que cache réellement la « burqa ». Et combien cela coûte.

Serge Halimi

mercredi 31 mars 2010

Les premiers rendez-vous d'avril




- Mardi 6 avril,à 17h30 devant la Préfecture de Nantes, rassemblement intersyndical devant la Préfecture de Nantes à l'appel de la CGT, FSU et Solidaires.

- Jeudi 8 avril à 20h30 à la Maison des syndicats de Nantes, soirée débat avec Michel Warchwaski, militant israélien pour les droits des Palestiniens : "un an après Gaza, le pire est devant nous", à l'initiative de la plate-forme pour la Palestine.

- Samedi 10 avril à 10h à Ligné,rond point devant le Super U, rassemblement en soutien aux 380 salariés de SAH Leduc menacés de licenciement, à l'appel de la CGT

- Samedi 10 avril à 15 heures Place Royale à Nantes, manifestation de soutien au peuple Kurde, halte à la répression, pour la paix, à l'appel du collectif uni-e-s contre une immigration jetable et des amitiés Kurdes Bretagne.

lundi 29 mars 2010

Pour ne pas avoir atteint la barre des 5%, la liste Tous ensemble la gauche vraiment a besoin de votre soutien





Angers, le 28 mars 2010,

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Vous avez apporté votre voix à la liste « Tous ensemble, la gauche vraiment ! » lors du 1er tour des élections régionales. Près de 60 000 citoyens et citoyennes ont fait comme vous.

Il vous est également possible de soutenir notre liste en apportant une contribution
financière au financement du compte de campagne.

Merci alors d’établir un chèque à l’ordre de « Yves Lafon, mandataire financier de Marc Gicquel » et de l’adresser à Yves Lafon, mandataire financier de Marc Gicquel, 156 rue Tavano, 7 2000 Le Mans.

Tout don fera l’objet d’un reçu ; ce dernier donnera droit (pour les seules personnes imposables)à une réduction d’impôt de 66 % du montant versé.

Le compte de campagne doit être déposé pour validation courant mai ; pour des raisons pratiques,il importe que vos dons nous arrivent au plus tard fin avril.

Je vous remercie par avance au nom de toute la liste et vous assure de notre détermination à poursuivre le chemin tracé lors de cette élection.

Marc Gicquel, tête de liste.

lundi 22 mars 2010

Régionales 2010 : l’échec et les espoirs.


Rouge et Vert, le journal national des Alternatifs, revient largement sur les résultats du 1er tour des régionales. Nous publions ci-dessous les premières réflexions rédigées par les Alternatifs 44 au lendemain de ce premier tour en Pays de Loire.

Pour une poignée de voix, 43 très exactement, la liste unitaire de la gauche de gauche en région Pays de Loire n’a pas atteint la barre des 5%. Ces 4,997% concrétisent les faiblesses d’un rassemblement qui promettait, comme ailleurs en France, un résultat a priori plus près de 10% que de 5%, notamment au regard des résultats des européennes de 2009 où le NPA avait obtenu 4,80% et le Front de gauche 6,01% sur la région administrative, et à celui des régionales de 2004 où la liste commune LO-LCR avait atteint 6,07% (avec une abstention de seulement 38,12%).

C’est dans les quartiers populaires des villes ouvrières de Sarthe et de Loire Atlantique - région nazairienne et agglomération nantaise notamment - que nous avons obtenu les meilleurs résultats, dépassant fréquemment la barre des 10%. Mais la forte abstention dans ces quartiers populaires - supérieure à 80% dans certains bureaux de vote de l’agglomération nantaise - nous a très nettement pénalisés. Elle témoigne de notre difficulté à rendre audible et crédible notre message politique auprès des femmes et des hommes les plus frappées par la crise.

Le lancement tardif de la campagne, début janvier seulement, après de longs mois de débats et de négociations au sein des organisations d’abord puis entre PCF, PG, Gauche Unitaire, NPA, FASE et Alternatifs, n’a pas facilité le déploiement d’une campagne politique de masse et de proximité. Et la nature des désaccords, notamment sur le poids supposé des électorats des différentes composantes, le NPA exigeant et imposant par exemple le tiers des candidat-e-s, apparaît aujourd’hui bien dérisoire !

D’autres facteurs, telle la division du PCF avec trois fédérations, Loire Atlantique, Maine et Loire et Mayenne, faisant le choix de s’allier au 1er tour avec le PS, ou celle du NPA, avec une forte opposition interne à l’accord majoritaire et une fédération, en Vendée, refusant de participer à la campagne commune, ont évidemment pesé. Mais le plus important est que nous n’avons pas su compenser ces handicaps, notamment auprès des électrices et électeurs des quartiers d’habitat social, malgré l’engagement remarqué de nombreux responsables syndicaux en faveur de la liste « tous ensemble la gauche vraiment ».

L’accord sur le programme, à la rédaction duquel nous avons fortement contribuée, n’a pas toujours été simple, notamment en matière d’écologie et de claire opposition au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes (la tradition politique du PCF 44 étant un soutien sans réserve à ce projet, la rupture n’a pas été simple y compris chez les militant-e-s unitaires qui ont œuvré à la campagne commune). De fait, si cette question a bien été au cœur de la campagne, avec le plus important rassemblement militant de la campagne à Nantes le 6 mars à l’arrivée de la tracto-vélo (3000 manifestant-e-s, et une forte présence de la liste commune), nous n’avons pas été perçus par les populations les plus directement concernées, et les plus mobilisées, comme les porteurs de cette opposition. (A Notre Dame des Landes même, Europe Ecologie a cartonné avec 33,3% des voix … devant le MODEM à 19% et loin devant notre liste unitaire à 6%).

D’autres considérants sont aussi remontés dans notre réunion de bilan : peu de visibilité dans la presse locale de la pluralité de notre liste, réduite le plus souvent à une alliance Front de Gauche - NPA, l’affaire de candidature de la militante NPA voilée a aussi beaucoup choqué, notamment chez les courants féministes.

Mais, la déception (en partie) dépassée, reste aussi un riche bilan porteur d’espoirs. Au fil des semaines, nous avons appris et apprécié à militer de mieux en mieux ensemble, relativisant les soupçons initiaux quand la moindre virgule était discutée, ce qui bouffait de l’énergie et du temps sans doute plus utile ailleurs, en comprenant que la confrontation de nos différentes cultures était utile et nécessaire pour continuer à construire cette «Autre Gauche» qui manque si cruellement dans le paysage politique local et national.

Le dernier meeting régional de la campagne, le 10 mars à Nantes, malgré son boycott très politique par Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et, plus surprenant, par Jean-Luc Mélenchon, (mais en présence de Jean Jacques Boislaroussie, très apprécié), avec près de 800 participant-e-s, a témoigné de l’attente et de l’espoir de ce rassemblement unitaire.

Nos résultats montrent que nous avons encore beaucoup de travail à faire pour convaincre et réunir, nous y parviendrons en poursuivant dans la voie ouverte pas cette campagne unitaire, dans les luttes et dans les urnes. Ensemble, tous ensemble.

Fédé 44

PS) Pour s'abonner à Rouge & Vert, il suffit d'envoyer un chèque de 50 euros à Rouge & Vert 40 rue de Malte 75011 Paris.

Après les urnes, la rue !




Le 21 mars, l’abstention recule à peine. Si la droite est profondément ébranlée, la gauche et l’écologie, dans toutes leurs composantes, sont loin de convaincre la masse de l’électorat populaire.

La défaite de la droite, celle des cadeaux fiscaux aux privilégiés, de la destruction des services publics, de la xénophobie d’Etat, est confirmée. La liste de rassemblement des gauches et d’Europe Ecologie l’emporte dans les cinq départements des Pays de Loire. C'est une bonne chose.

Pour les Alternatifs, les illusions sur un infléchissement de la politique du gouvernement ne sont pas de mise. La crise politique de la Droite peut, au contraire, la conduire à accentuer le cours antisocial et autoritaire de sa politique. Après les urnes, c’est dans la rue que l’opposition se manifestera, dès le 23 mars.

La responsabilité de la vraie gauche est de s’inscrire dans les mobilisations à venir, et de travailler à un projet d’alternative écologique et sociale.

samedi 20 mars 2010

Accepter le recul de l’âge du départ à la retraite c’est partir battu !



Ils veulent reporter l’age légal de départ à la retraite de 60 à 62, voire 65 ou 67 ans !

Ils veulent remettre en cause le mode de calcul de la retraite des fonctionnaires !

Ils veulent allonger la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein !

Nous devons leur faire barrage !


Tous dans la rue mardi 23 mars à l'appel de l'intersyndicale CFDT - CGT - FSU - Solidaires - UNSA

- Nantes 10h30 Place du commerce

- Saint Nazaire 10h30 - Ruban bleu

- Châteaubriant 10h30 place de la relance sociale -mairie

- Ancenis 10h30 - sous-préfecture

Retraites : partage des richesses ou gestion de la misère ?

La crise financière a illustré la fragilité et l’injustice des systèmes de retraite par capitalisation. Pourtant, aujourd’hui, s’engage une nouvelle bataille contre ce qui reste du système de retraites par répartition. Après avoir fait payer la crise du système financier parasitaire par plus de chômage et de précarité, le capital et la Droite nous présentent la note de l’endettement public, au prix de nouvelles dégradations des systèmes de protection sociale et des services publics.

Le tir de barrage idéologique est précis : alarmisme démographique (pourtant la pyramide des âges est en France moins déséquilibrée que celle d’autres pays européens), appel à l’alignement sur les régressions sociales dans d’autres pays, la même rengaine que celle qui nous pressait hier d’aligner le "modèle français" sur le modèle ultra-libéral.

S’il est clair que pour survivre, le système de retraites par répartition doit être financièrement équilibré, une autre voie existe : celle de l’augmentation des ressources. Le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050. Plusieurs solutions sont possibles pour équilibrer ce système :

Le chômage pèse lourdement sur le rapport cotisants/retraités. Une économie sociale et écologique nécessite une réduction du temps de travail facilitant l’accès du plus grand nombre à l’emploi.

Depuis la réforme de 2003, les négociations sur la question de la pénibilité n’ont pas progressé : le droit à retraite anticipée pour les personnes soumises au travail posté ou en contact avec des substances dangereuses est urgente. Au delà, c’est toute la question des conditions de travail qui doit être mise à plat, pour améliorer les postes de travail, éradiquer les horaires atypiques et lutter contre la pression subie par les salarié-e-s, en renforçant les contre-pouvoirs syndicaux dans les entreprises.

Pour ce qui concerne l’assiette des cotisations, il faut remettre en cause l’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires, mesure anti-sociale et anti-emploi, et des cotisations sociales sur les bas salaires, soumettre à cotisation les stock options au même titre que les salaires, moduler les cotisations sociales en favorisant les activités de main d’oeuvre.

Il faut, par ailleurs, équilibrer les comptes sociaux grâce une action enfin efficace contre la fraude fiscale et la taxation de la spéculation financière.

Accepter le recul de l’âge du départ à la retraite c’est partir battu !

En France comme ailleurs en Europe, refusons de payer les crises alimentées par les banksters et les spéculateurs. Imposons une nouvelle répartition des richesses, protégeons et développons les solidarités sociales.

lundi 15 mars 2010

Voter Auxiette le 21 mars, manifester pour défendre les retraites et l'emploi le 23 mars !


Pour que la défaite de la droite ouvre la voie d'une alternative, les Alternatifs appellent à voter Jacques Auxiette le 21 mars et à manifester pour la défense des retraites et de l’emploi le 23 mars.


L'abstention a encore progressé : à une faible participation d'un électorat populaire, que la gauche, dans toutes ses composantes, n'a su convaincre, s'ajoute l'abstention d'une partie d'un électorat de droite désorienté par le sarkozysme. Une crise de légitimité est en train de s'ouvrir à droite, elle peut conduire à une paralysie du pouvoir comme à une fuite en avant antisociale et répressive.

Le vote d'une moitié du corps électoral révèle cependant des tendances fortes :

- La perte de légitimité de l'équipe au pouvoir accompagne celle de l'ultra libéralisme. La sanction est sans appel.

- Une partie non négligeable de l'électorat, y compris au sein des couches populaires, reste polarisée par les solutions xénophobes du Front National: la manipulation de la droite autour du thème de l'identité nationale se retourne contre ses auteurs.

- Une alternative de gauche offensive ne s'exprime pas suffisamment sur le terrain électoral. Le Parti Socialiste retrouve une position centrale, assez habituelle pour des élections territoriales. Le score d'Europe Ecologie, en recul par rapport aux élections Européennes, se maintient à un bon niveau. C'est un phénomène positif pour ce qui concerne la mise en évidence des enjeux écologiques, mais ambigu quant aux réponses à la crise, qui impliquent d'affronter le système, et non de l'accompagner. Il faut construire une alternative rouge et verte.

La gauche de transformation sociale et écologique conserve des positions électorales non négligeables, même si, pour une poignée de voix, la liste Tous ensemble la gauche vraiment conduite par Marc Gicquel n’atteint pas les 5%.

Parce que l'affaiblissement politique du pouvoir est une nécessité à la veille d'affrontements sociaux majeurs, les Alternatifs appellent à battre la droite dans les Pays de Loire en votant dimanche prochain, au second tour, pour la liste conduite par J. Auxiette, et en participant aux manifestations intersyndicales mardi 23 mars pour la défense des retraites et de l'emploi.

Malgré un lancement tardif et les défections de trois fédérations du PCF (44,49 et 53) et d’une fédération du NPA (85), la campagne de la gauche de gauche réunie dans la liste « Tous ensemble la gauche vraiment » a manifesté la capacité de celle ci d'avancer dans la voie de l'unité et de porter des réponses alternatives communes. C’est un acquis collectif important.

Au lendemain de ce premier tour, les Alternatifs se prononcent pour :

- que soient confortées et prolongées la dynamique unitaire engagée dans notre région et dans plusieurs autres;

- que ces dynamiques convergent et permettent à toute la gauche de transformation sociale et écologique d'avancer sur la voie d'un projet commun;

- la constitution d'un collectif de liaison des organisations de la gauche de gauche, car l'unité de ces organisations est, au delà de leurs différences, indispensable à la construction durable de l'unité entre organisations politiques et mouvements sociaux, permettant de contribuer aux mobilisations écologistes, sociales, féministes, démocratiques, antiracistes.

Dans le respect de l'indépendance des mouvements sociaux, cette unité sera un point d'appui précieux pour eux. Elle donnera force et crédibilité à une alternative globale au capitalisme et au productivisme.

Contribuer au rassemblement d'une gauche de combat et d'une écologie anticapitaliste, porter un projet rouge, vert, féministe, altermondialiste et autogestionnaire, telles seront les priorités des Alternatifs.

Pour que la défaite de la droite ouvre la voie d'une alternative.