mardi 27 novembre 2012

Notre Dame des Landes : il ne s’agit pas de négocier la couleur de la peinture mais d’amorcer le retrait de cet aéroport

Lundi sur la ZAD
« Ayrault veut l’apaisement mais c’est lui qui a allumé des incendies partout », déclarait fort justement Dominique Fresneau l’un des co-président de l’ACIPA à l’annonce par le Premier Ministre de la mise en place d’une commission du dialogue, au soir d’un week-end marqué par des violences extrêmes de la part des militaires. « On a des blessés par grenade, des fractures de côtes dues à des tirs de flash ball. Quelqu’un a des débris métalliques dans le bas-ventre » témoignait un médecin bénévole au journal Ouest France. 

La journée d’hier lundi aura été marquée par une forte présence des opposant-e-s sur le site et par la construction avec 40 tracteurs de militant-e-s de la Confédération paysanne d’une efficace chaîne de protection des maisons en bois construites au soir de la manifestation du 17 novembre. Avec cet engagement : « tant que les forces de l’ordre seront là, les tracteurs ne bougeront pas ». 

Le Préfet de Région, maître d’œuvre de l’intervention policière qui a détruit tous les squats , a tenté d’imposer comme conditions de retraits des forces de gendarmerie « le gel de toutes nouvelles constructions illégales sur le ZAD ». En vain évidemment. Il a ensuite organisé l’infiltration des manifestants par une dizaine de gendarme « déguisés en opposants habillés de vêtements boueux », dixit le journaliste d’Ouest France témoin de la scène, pour faire tomber par la force une barricade sur la route reliant La Paquelais à Fay. 

lundi 26 novembre 2012

Quelle société autogestionnaire pour demain ? Conférence débat avec Gilbert Dalgalian Lundi 3 décembre 20h Médiathèque de Nantes


Un peu plus de 200 jours après l’élection de François Hollande, le doute est en passe de devenir inquiétude et colère. De la ratification du pacte TSCG Sarkozy-Merkel et à sa « règle d’or », au pacte de compétitivité et aux coups de force permanent contre Notre Dame des landes, le gouvernement et la majorité PS semblent définitivement convertis à une gestion sociale-libérale qui tourne le dos aux intérêts et besoins du peuple. 

« Les politiques professionnels – les indéboulonnables – souffrent d’une addiction au pouvoir qui ouvre la voie à tous les dérapages » écrit Gilbert Dalgalian. Avant de promouvoir « une autre conception de la république que celle héritée des élites autoproclamées, bénéficiaires quasi-exclusifs de la délégation des pouvoirs. C’est la fin des conceptions substitutistes, ce pour « pour le peuple sans le peuple ». Ce sont ces conceptions-là – où une avant-garde se substitue au peuple souverain – qui expliquent pour l’essentiel et tout au long de l’histoire l’échec répété des révolutions et des gouvernements de gauche (et de droite à fortiori) »

Alors, l’autogestion ? 
« Plutôt que de nous massifier en une foule de robots serviles, nous pouvons nous réinventer en un être humain solidaire et responsable. Réinventer notre liberté de neuf. Cela s’appelle la démocratie autogestionnaire », explique Gilbert Dalgalian.

C’est de cette société autogestionnaire de demain que nous vous invitons à débattre avec Gilbert Dalgalian lundi prochain 3 décembre à 20h à la Médiathèque de Nantes, amphithéâtre Jules Vallès (tramway ligne 2, arrêt Médiathèque) 

Cette conférence-débat vous est proposée par les Alternatifs, la Gauche Anticapitaliste et la Gauche Unitaire, trois des composantes du Front de Gauche.

dimanche 25 novembre 2012

Commission du dialogue ? Premier recul ou simple manoeuvre ?


Après cinq semaines de violences policières croissantes sur le site même de Notre dame des landes, une semaine après la manifestation qui a rassemblé près de 40 000 personnes, au soir de la manifestation nantaise qui a réuni plus de 7000 participants tandis que dans des rassemblements se tenaient dans de très nombreux départements, le Premier Ministre annonce la mise en place d’une commission du dialogue. Premier recul ou nouvelle manœuvre ? Pour les Alternatifs 44, à l’évidence un peu des deux. 

Il suffisait d’entendre les « Ayrault démission » repris en cœur par les milliers de participant-e-s à la manifestation nantaise d’hier, pour comprendre le prix politique considérable que le gouvernement paie pour avoir choisi d’écraser la résistance au projet de nouvel aéroport par la violence. 

Que le Premier Ministre essaie aujourd’hui de calmer le jeu après avoir conduit une politique de terre brûlée depuis cinq semaines est une bonne chose. A condition que les forces de police soient toutes évacuées de Notre Dame des Landes et que le bocage puisse panser ses plaies dans un peu de quiétude. 

Manœuvre aussi parce que malgré leur nombre, les forces de police étaient en difficulté du fait de la nature même du terrain. Pas simple, en plein hiver, de faire manœuvrer des mastodontes de chantier en zones humides. 

L’annonce de Jean-Marc Ayrault est peut-être aussi une façon de tenter d’éloigner les projecteurs de la résistance au projet d’aéroport pour mieux porter l’estocade au printemps. A lui de montrer qu’il n’en est rien en prenant enfin le temps, enfin, d’un vrai dialogue avec celles et ceux qui depuis des années se battent contre une décision écologiquement et socialement désastreuse. 

Pour leur part, avec et au sein de la coordination des opposants, les Alternatifs y sont prêts.

samedi 24 novembre 2012

Contre la répression, contre l’aéroport plus de 7000 manifestant-e-s dans les rues de Nantes


Le bouche à oreille aura suffi. Plus de 7000 manifestant-e-s se sont retrouvés ce samedi après-midi dans les rues de Nantes pour protester contre la violente répression qui, sur le site de Notre Dame des Landes, frappe les opposant-e-s et réaffirmer leur refus de la construction d’un nouvel aéroport. 

Largement spontanée, cette manifestation a sillonné les rues de la ville pendant plus de deux heures avant de se retrouver devant la Préfecture où se sont déroulés quelques affrontements, canon à eau et renforts policiers contre quelques jets de pierres.  Il est à craindre que ces quelques affrontements fassent les titres de la presse de demain et masquent l’essentiel, à savoir l’enracinement populaire croissant de la résistance à Ayrault et son gouvernement.

Il faut dire que sur le site de Notre Dame des landes, la journée a été particulièrement brutale, violente même avec des scènes inouies : ainsi ces jeunes pacifistes dénudés littéralement gazés avant d’être jetés dans la boue et menottés au sol, ainsi la véritable chasse à coups de flash ball menée cet après-midi dans les champs.

L’indignation fait chaque jour davantage place à la colère. On ne lâchera rien !

vendredi 23 novembre 2012

Notre Dame des Landes : partout, résistance ! Rassemblement samedi 24 novembre, 16h Place Royale Nantes


Les Alternatifs condamnent la nouvelle intervention militaire contre les opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. 

Revendiquée au plus haut sommet de l’Etat par le Premier Ministre lui-même, mise en œuvre par le ministre de l’intérieur qui a détaché sur place son propre porte-parole Pierre-Henri Bardet (nommé en son temps à ce poste par l’UMP Claude Guéant), cette opération militaire n’est qu’une nouvelle crapulerie du gouvernement PS en riposte à l’immense et pacifique manifestation de samedi dernier. 

Aux côtés des habitants de Notre Dame des Landes et des associations de résistance, Les Alternatifs appellent et soutiennent toutes les actions pacifiques de protestation contre cette nouvelle provocation politique du gouvernement PS à l’habillage légal hasardeux. 

Comme au Larzac, comme à Plogoff, plus que jamais, Nantes Dame des Landes = culture de Résistances. Gardarem Notre Dame des landes !

Les maisons anti-aéroport poussent en forêt, un reportage du journal Ouest-France


Samedi dernier, des milliers de manifestants lançaient la « réoccupation » de la zone de Notre-Dame-des-Landes. Depuis, six maisons de bois ont été construites. Reportage 

Les quatre paludiers de Guérande sont arrivés le matin à Notre-Dame-des-Landes. Très tôt, afin d'être présents en cas d'intervention des forces de l'ordre. Il n'y a pas de casques en vue. Alors, au coeur de la châtaigneraie, ils scient, pointent, posent le bardage intérieur d'un dortoir imaginé par des étudiants de l'école d'architecture de Nantes. Avec un groupe d'une quinzaine d'étudiants, Simon et Pierre, 23 ans, ont conçu une maison, modèle spécial Zad, Zone à défendre, « pas chère, ludique et facile à monter. Tout est de la récup, sauf la visserie, il y en a pour 150 €. L'isolation est assurée par un mélange paille-terre bien tassé »

Chaîne humaine 

Les étudiants ont profité des ateliers de l'école nantaise. Ils y ont assemblé les palettes dont sont faits les murs. Plafond A, mur B... Samedi, lors de la manifestation de réoccupation de la zone, une chaîne humaine a transporté les panneaux au coeur de la clairière. 

jeudi 22 novembre 2012

Après la trêve à Gaza : appel à une mobilisation pour une solution politique durable - Rassemblement samedi 15 heures à Nantes


Une fois de plus, le peuple de Gaza a payé le prix fort : plus de 160 tués , hommes, femmes et enfants, plus de 1000 blessés … 
Nous déplorons toutes les victimes civiles, mais nous considérons qu'Israël en rompant le cessez le feu et déclenchant l'agression en porte la responsabilité. 
Nous saluons la trêve qui vient d’intervenir mercredi car elle met fin, au moins provisoirement, aux souffrances. Mais nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une parenthèse dans une spirale de violences toujours prête à reprendre. 

Et, tandis que le monde a les yeux tournés vers Gaza,la colonisation se poursuit en Cisjordanie et la répression israélienne des manifestations a déjà fait 3 morts palestiniens. 

La seule solution pour sortir de l’impasse actuelle est politique : elle passe par la justice et le droit. Le blocus inhumain et illégal imposé par Israël aux Palestiniens de Gaza est inacceptable. 

Citoyens conscients de notre responsabilité, nous nous adressons au gouvernement français pour exiger qu’il mette tout en œuvre pour aller vers une solution politique durable dans ce conflit. Cela passe par des pressions diplomatiques, économiques et des sanctions envers l’Etat israélien pour qu’il mette fin au blocus de Gaza et se conforme enfin au droit international. 

mercredi 21 novembre 2012

L’avortement, un droit,mon choix, notre liberté ! Manifestation samedi 24 novembre 14h Chaussée de la madeleine Nantes


De 1975 à 2001, le droit pour l’avortement a progressé grâce aux luttes menées par les femmes pour qu’il soit et reste une liberté fondamentale et imprescriptible. 

En 2001, la loi a élargi ces droits des femmes : son objectif : réduire les obstacles à l’égalité d’accès et en garantir la liberté d’exercice. 

2012 : Respectant sa promesse, le gouvernement Hollande vient de permettre le remboursement de l’IVG à 100% ce qui devrait se poursuivre par la revalorisation de l’acte sans que le reste à payer soit à la charge des femmes. 

Pourtant aujourd’hui encore nous constatons que ce droit n’est pas un acquis imprescriptible ! La Loi Hôpital, Patients, Santé, Territoire – loi dite « Bachelot », conduite dans une logique de rentabilisation, frappe de plein fouet l’offre de soin et particulièrement l’activité des centres d’interruption volontaire de grossesse (CIVG) : démantèlement des centres autonomes et des unités fonctionnelles, suppression de locaux et de personnels. Fermeture d’hôpitaux de proximité, de maternités, de centres d’IVG, délais d’attente trop importants, non respect des tarifs réglementaires, refus de prise en charge des mineures, des étrangères sans papiers, politique de quotas : le recul est considérable pour les droits des femmes à disposer de leur corps, pour l’égalité de toutes à l’exercice de leur liberté ! 

mardi 20 novembre 2012

"Tant qu’une femme sera victime de violences, nous marcherons !" Marche contre les violences faites aux femmes vendredi 23 novembre 18h30 Place du Bouffay à Nantes


Dans le cadre de la journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et de l'appel national pour le 25 novembre du Collectif National pour les Droits des Femmes rassemblant largement associations, organisations syndicales et politiques, l es organisations suivantes : Attac44, les DurEs à Queers, FSU44, LDH, le Planning Familial 44, le SEN, Solidaires, les Alternatifs, les organisations du Front de Gauche de Loire- Atlantique (PCF, Gauche Anticapitaliste, PG, Gauche unitaire), le NPA … appellent à marcher contre les violences faites aux femmes le 23 novembre à Nantes, à 18H30, Place du Bouffay

L'ampleur des violences faites aux femmes (viols, violences conjugales, harcèlement au travail, harcèlement dans la rue, …), les absences très régulières de sanctions face à ces violences, sont les signes d'une société encore profondément sexiste, avec des inégalités encore très importantes entre les hommes et les femmes. Ceci doit changer !
Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche !
Tant qu’une femme sera victime de violences, nous marcherons !

Notre-Dame-des-Landes : La mobilisation citoyenne contre le projet d’aéroport s’étend - Communiqués de l'ACIPA puis de l'ADECA


L’ACIPA constate que la mobilisation citoyenne s’est considérablement amplifiée ces dernières semaines, en réaction légitime et humaine à la volonté impitoyable de l’Etat et d’AGO/Vinci de vider la zone en 48 heures ! La manifestation impressionnante de samedi 17 novembre 2012 a dépassé les attentes en terme d’affluence et de solidarité, avec de l’ordre de 40 000 participants et le soutien du monde agricole et ses 400 tracteurs. 

L’absence totale de membres des forces de l’ordre a permis à cette manifestation de remplir complètement ses objectifs et a tenir ses engagements. Elle était festive, familiale, et cependant totalement déterminée. Force est de constater que s’il n’y a pas de présence policière à Notre-Dame-des-Landes, il n’y a pas non plus de violences ! 

Les constructions vont bon train sur la zone. Nous appelons toutes les personnes disponibles à venir donner un peu de leur temps pour la reconstruction de bâtiments sur le terrain d’un propriétaire en procédure d’expropriation. De ce fait, ce terrain se trouve concerné par l’accord politique du 8 mai 2012 obtenu après 28 jours de grève de la faim, validé par les signatures des présidents de Nantes Métropole, du Conseil Général 44 et de la Région Pays de la Loire.

Le congrès des Alternatifs, tribune de Jean-Jacques Boislaroussie à Regards.fr


Ce weekend, les Alternatifs tenaient congrès à Paris. Un ordre du jour chargé, entre crise internationale et ralliement au Front de gauche. La poussée xénophobe et raciste dans tous les pays européens, le bilan désolant, au point de mériter un satisfecit du MEDEF, du gouvernement Ayrault-Hollande, la prise en compte du danger de guerre, l’importance des enjeux écologiques et antiproductivistes, mais aussi l’approfondissement des réponses alternatives, faisaient largement accord entre les participant-e-s au congrès des Alternatifs, réuni les 17 et 18 novembre. L’accent est particulièrement mis sur les mobilisations sociales à l’échelle du continent, et sur la nécessité d’une nouvelle radicalité. 

Opposer enfin au capitalisme de la catastrophe écologique une vision alternative rompant avec le tabou de la croissance, oser enfin défendre l’appropriation sociale contre la marchandisation de tous les aspects de nos vie, comprendre enfin que des victoires, même partielles, valent mieux que des discours, et soutenir la reprise des entreprises par les travailleuses et les travailleurs, défendre la réduction massive du temps de travail comme levier contre la précarité et comme point de passage nécessaire pour vivre autrement. La mobilisation, l’auto-organisation, l’initiative populaire et citoyenne seront au coeur des combats à venir, sans elles nous ne gagnerons pas. 

Unis autour de ces objectifs, les Alternatifs étaient divisé-e-s sur la question de l’entrée dans le Front de Gauche. Débat inhabituel, croisant les choix d’orientation et des questions portant sur le sens, les terrains, et l’éthique même de l’engagement politique. Débat difficile, puisque la forte minorité du mouvement opposée à l’entrée dans le Front de Gauche, tant qu’un certain nombre de garanties et d’éclaircissements ne seront pas données, perçoit cette entrée comme une inflexion dangereuse en regard de nos priorités autogestionnaires et écologiste. 

lundi 19 novembre 2012

Les décisions du congrès national des Alternatifs


Le congrès des Alternatifs, réuni à Paris les 17 et 18 novembre avait pour ordre du jour 
 - l'analyse de la crise/mutation du capitalisme et les réponses alternatives à travers les mobilisations, dans le débat politique, par les expérimentations alternatives et la construction de contre-pouvoirs
- la poursuite de la démarche de rassemblement d’une gauche alternative rouge et verte 
 - le débat sur la participation au Front de Gauche. 

L'analyse de la situation et les propositions du mouvement ont fait l'objet d'un large accord. Les Alternatifs défendent dans les mobilisations comme dans le champ politique un projet rouge vert, féministe, altermondialiste et autogestionnaire. L'accentuation du caractère autoritaire du capitalisme confirme le caractère décisif des réponses autogestionnaires. Les Alternatifs seront présents dans tous les cadres de mobilisation et de rassemblement contre la droite et l'extrême droite, en opposition à l'offensive libérale et au social-libéralisme. 

Concernant la question de l’entrée dans la Front de Gauche deux propositions contradictoires avaient été soumises au vote des militant-e-s, l’une favorable à la participation au Front de Gauche a obtenu 53.47 % des mandats, l’autre souhaitant des clarifications avant de faire ou non ce choix en a obtenu 38.80 %. 

Le texte final adopté par le congrès le dimanche 18 novembre décide de la participation des Alternatifs au Front de Gauche, afin de développer une démarche de rassemblement pour une alternative sociale et écologique au capitalisme et au productivisme, et confirme par ailleurs la volonté des Alternatifs de contribuer à l’émergence d’un nouveau pôle rouge et vert. (56,37% pour, 34,75% contre, 8,89% abstentions) 

Les Alternatifs porteront leurs propositions et leur projet dans le cadre du Front de Gauche comme dans la société. 

dimanche 18 novembre 2012

Notre Dame des Landes : se pincer pour y croire !


Nous vous invitons à lire ci-dessous l'intégralité du communiqué publié hier par Jacques Auxiette, Président du Conseil Régional des Pays de la Loire, Philippe Grosvalet, Président du Conseil général de Loire Atlantique, Gilles Retière, Président de Nantes Métropole et Patrick Rimbert, Maire de Nantes.

"Futur aéroport du Grand Ouest Transfert de l'aéroport : nous ne nous laisserons pas dicter notre destin Une manifestation a lieu à Notre Dame des Landes. Mais combien y a-t-il de ligériens, combien d'entre eux seront encore là en 2017 quand l'aéroport de Nantes Atlantique aura été transféré ? C'est à ces manifestants que nous voulons nous adresser. Si nous respectons les opposants sincères au transfert, nous voulons exprimer notre ras-le-bol devant la présentation unilatérale, caricaturale et à charge contre ce projet. Il n'est pas acceptable qu'il serve de prétexte pour alimenter des luttes qui ne sont pas celles de notre territoire. Les gens de l'Ouest, dont nous sommes les élus, ne se laisseront jamais dicter leur destin par des leaders nationaux. Nous ne laisserons pas des Bové, Joly ou Mélenchon mettre en cause le développement de ce territoire. Il y a 20 ans, nous avons refusé le déclin. Nous avons toujours fait le choix du développement et du désenclavement du Grand Ouest. Il est de notre responsabilité de préparer l'avenir et nous ne permettrons à personne de casser cette dynamique de croissance gage d'emploi, de pouvoir d'achat et de qualité de vie. Nous entendons garder notre destin en main et continuerons à assurer le développement durable de notre territoire, y compris avec le transfert de l'aéroport et le TGV jusqu'à Rennes. Nous rappelons que les élus de 2 Régions, 4 Départements et plus de 50 communes soutiennent ce transfert qui profitera à tout le grand Ouest. Nous ne sommes pas le Larzac. Il ne s'agit pas d'implanter un camp militaire, mais de transférer un équipement qui permettra la création de milliers d'emplois et le développement de tout un territoire. Nous défendons l'aéronautique et les emplois industriels".

samedi 17 novembre 2012

Gardarem Notre Dame des Landes, motion votée à l'unanimité du congrès des Alternatifs


Réuni(e)s en Congrès ces 17 et 18 novembre 2012, les Alternatifs saluent l’immense mobilisation des femmes et des hommes engagé(e)s contre e projet de Notre Dame des Landes. 

Votre lutte, notre lutte, exemplaire et inventive qui sait faire la jonction entre toutes les forces nouvelles et historiques, met en œuvre de façon concrète l’autogestion et la solidarité. 

Contre ce qui est le symbole du productivisme et de la fuite en avant, contre les basses manœuvres destinées à supprimer le débat démocratique de fond, votre combat, notre combat, débouchera sur l’arrêt de ce projet fou, destructeur de terres nourricières et d’emplois en négation des enjeux écologiques majeurs. 

Gardarem notre Dame des Landes !

Notre Dame des Landes : près de 40 000 manifestant-e-s disent non à la construction d'un nouvel aéroport


Les plus optimistes des militant-e-s ne l'avaient pas imaginé : ce sont près de 40 000 manifestant-e-s qui se sont retrouvés ce samedi sur le site de Notre Dame des Landes, avec une mention particulière à la Confédération Paysanne qui a mobilisé près de 300 tracteurs. 

La Préfecture qui avait osé annoncer "2 à 3000 manifestant-e-s" a dû corriger pour le chiffre tout aussi fantaisiste de 13 000 manifestants, tandis que les dirigeants socialistes se répandaient dans la presse  pour villipendier les opposants. 

Cette participation massive, malgré une météo annoncée mauvaise (heureusement la pluie aura eu la bonne idée d'attendre la fin de soirée avant d'arriver), témoigne de l'écho croissant de la mobilisation pour dire non à la destruction du bocage pour construire un aéroport aussi inutile qu'écologiquement et socialement désastreux. Et de l'indignation face à la répression brutale qui a sévi pendant quatre semaines sur la ZAD. 

L'objectif de la manifestation était d'aider à la reconstruction de la ZAD. Et ce sont des centaines de jeunes et moins jeunes qui ont construit un véritable village de la résistance à quelques encablures de la Vacherit.