lundi 14 septembre 2015

Liberté de circulation ! Liberté d’installation ! "No one is illegal", par le collectif Avec la Révolution Syrienne


Depuis le mois de janvier, plus de 3000 réfugiés sont morts sur les chemins de l’exil, en essayant de rejoindre l’Europe. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, après avoir subi de multiples violences (guerre, bombardements, tortures,...), dans leur pays d’origine et lors de leurs parcours migratoires chaotiques, se heurtent aux "murs" des législations et dispositifs de l’Union Européenne : règlement de Dublin, agence de surveillance et de contrôle des frontières (Frontex)... 

À ces dispositifs, auxquels participent les gouvernements français et allemand, s’ajoutent des dispositifs des États nationaux. Ainsi en France, l’actuel gouvernement a laissé en place les politiques restrictives en matière d’accueil et de droit d’asile prises précédemment (notamment par Sarkozy). De plus, de nouveaux textes (loi sur l’asile, loi sur le droit des étrangers), sous couvert d’apporter des améliorations en matière de séjour, perpétuent voire aggravent la précarité des personnes en situation régulière. 

dimanche 13 septembre 2015

"Ceux qui distillent la haine seront vaincus"


Au lendemain de la dégradation par des inscriptions racistes et anti-réfugiés de l’église Saint-Médard du quartier Vieux-Doulon et de la Mosquée de la Bottière, plus d’une centaine personnes se sont retrouvées ce dimanche matin à 11 heures place du Vieux-Doulon. 

Avec la même exigence solidaire tant à l’égard des dizaines de migrants hébergés dans les locaux squattés de l’ancien presbytère que des milliers de réfugié-es qui fuient chaque jour la guerre et la misère. Et la même volonté de ne pas tolérer les intimidations et menaces de l’extrême-droite. 

samedi 12 septembre 2015

Nantes : slogans racistes et anti-réfugiés sur l'Eglise et la Mosquée : Rassemblement demain dimanche 11h Place du Vieux-Doulon


Dans la nuit de vendredi à samedi, plusieurs slogans racistes et violemment hostiles aux réfugiés ont été peints sur les murs de l’Eglise Saint-Médard de Doulon ainsi que sur les murs de la salle de prière musulmane de la Bottière et de plusieurs bâtiments privés du quartier. Prévenus par le curé de la Paroisse, les services municipaux les ont effacés dès ce matin. 

Moins d’une semaine après le rassemblement citoyen à Nantes en faveur de l’accueil des réfugiés, déjà marqué par la provocation d’un groupe d’activistes d’extrême-droite, c’est l’église Saint-Médard et la salle de prière musulmane de la Bottière qui ont cette fois été les cibles de la violence de l’extrême-droite, les différents slogans peints sur les murs (« Dehors les réfugiés », « Envahisseurs à la mosquée », « Vos impôts financent l’invasion de la France», « Africains dehors ») ne laissant aucun doute sur la filiation de ses auteurs ni sur la volonté de s’en prendre aux migrants hébergés dans les locaux de l’ancien presbytère. 

Régionales : une question de responsabilité : se rassembler pour une vraie politique de gauche et écologiste


Remise en cause des 35h, réfugiés errants dans Paris, campements inhumains, attaques contre le code du travail, provocations dans les décrets d’application de la loi Macron, crise d'un modèle agricole libéral et productiviste, budgets austéritaires en préparation …Jusqu’où ira-t-on ? 

La crise politique, sociale, démocratique, écologique en France et en Europe s’amplifie. L’afflux des réfugiés poussés par les guerres et la misère exige des réponses solidaires. L’Europe ne doit pas se barricader ! La France doit ouvrir ses frontières ! Accueillir les réfugiés est parfaitement à la portée de ses moyens et n’est pas contradictoire avec le logement des sans toits. Nous sommes tous de la même humanité, n’en déplaise aux semeurs de haine du FN et des droites extrêmes. 

vendredi 11 septembre 2015

Rapport Combrexelle : une pédagogie de l’arnaque avec le mode d’emploi législatif, par Richard Abauzit


 
Plus de plancher pour les salaires, plus de plafond pour la durée du travail, plus de règles contraignantes en hygiène et en sécurité, plus de sanctions pour les patrons délinquants, tels sont les objectifs.

Le moyen c’est de renverser la hiérarchie des normes : la loi était un plancher, le même pour tous, au-dessus l’accord collectif ne pouvait logiquement n’être que plus favorable aux salariés, et encore au-dessus le contrat de individuel ne pouvait être, suivant la même logique d’égalité des droits, que plus favorable que l’accord ; avec Combrexelle, l’ordre est inverse, l’accord collectif plus défavorable que la loi s’appliquera et pourra également s’imposer au contrat de travail individuel.

mercredi 9 septembre 2015

Migrants, réfugiés : la droite française au bout de l’abjection, par Guillaume Liégard


Depuis des mois, pas une semaine sans une déclaration honteuse de tel ou tel membre de la droite dite républicaine sur les réfugiés. Florilège de ces dégorgements et rappel de l’histoire de France à ceux qui s’en réclament. 

Bien sûr, les dérapages incontrôlés et les sorties de route ne sont pas l’apanage de la seule opposition parlementaire.  La gauche gouvernementale a elle aussi creusé son sillon du « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », phrase initialement énoncée par Michel Rocard dans les années 1990 et initialement sans le correctif qu’on voulu lui ajouter certains socialistes. 

Mais la droite française, dans sa course sans fin derrière le Front national, n’a de cesse de se vautrer dans la veulerie et l’indécence.

mardi 8 septembre 2015

Hollande : « Il faut adapter le droit du travail à la réalité des entreprises », Gérard Filoche répond


Ce sont les entreprises qu'il faut adapter au droit des humains qui y travaillent. Le code du travail c’est la protection n° 1 des droits de l’homme au travail. Normalement le patronat devrait le promouvoir au lieu de vouloir le faire disparaitre. La constitution est claire : le droit du travail relève du Parlement. Selon son article 34, c’est « la loi (qui) détermine les principes fondamentaux.. du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale ». 

C’est 110 ans d’histoire qui sont en jeu. Notre pays a séparé le ministère de l’économie et le ministère du travail en 1906. Ce fut un grand progrès historique : car il s’agissait de dire que la construction du droit du travail devait échapper aux exigences sans cesse plus avides de l’économie, des chefs d’entreprise. 

lundi 7 septembre 2015

Migrants : «Nous sommes exaspérés par l’inertie de nos décideurs politiques», tribune inter-associative


Face à l’ampleur de la crise et au drame humain, les principales associations caritatives françaises demandent aux pouvoirs publics de se mobiliser pour accueillir davantage de réfugiés. 

La photo d’un enfant syrien mort noyé et retrouvé sur une plage turque mercredi 2 septembre a fait le tour du monde. Suffira-t-elle à réveiller nos représentants politiques et à impulser une stratégie commune pour faciliter l’accueil des réfugiés en Europe ? 

samedi 5 septembre 2015

Réfugiés : "«Il faut supprimer le dispositif Dublin et Frontex", entretien avec Danièle Lochak, ex-présidente du GISTI

 
Lors des nombreux débats autour des questions migratoires, les politiques affirment tout et son contraire. Certaines formules vous ont-elles particulièrement choquées dernièrement?
 
Danièle Lochak. Je pense par exemple à ce discours qui consiste à dire qu’il faut mettre fin à l’activité des passeurs et que tout rentrera dans l’ordre. C’est l’affirmation la plus stupide et la plus hypocrite qui soit. D’abord, s’il y a des passeurs, c’est que des personnes ont absolument besoin de recourir à leurs services à cause de la fermeture de toutes les routes légales et sûres pour venir en Europe. Ensuite, les moyens évoqués pour éradiquer leur activité supposent de livrer une véritable guerre, d’utiliser les armes de la guerre. Enfin, à supposer que l’on stoppe leur activité, cela signifie que les gens qui ont recours à ces passeurs ne pourront plus sortir de là où ils sont. Ils seront torturés, tués et enfermés  sur place au lieu de mourir en Méditerranée, puisqu’aujourd’hui c’est le choix qui leur est laissé.

vendredi 4 septembre 2015

Mort d’un enfant : de l’émotion à la raison politique, par Clémentine Autain


Alors que les réfugiés meurent aux portes de l’Europe depuis des années, la photo du corps d’Aylan Kurdi, trois ans, échoué sur une plage, crée un choc mondial. Une prise de conscience probablement salutaire, à laquelle il ne faut pas s’arrêter. 

 L’indigence politique vire à l’horreur humaine. Ce n’est pas une nouvelle, mais le simple partage international d’une photo sur les réseaux sociaux a permis de monter d’un cran dans la prise de conscience du sort des migrants. 

jeudi 3 septembre 2015

Crise agricole : pour une agriculture paysanne, par Ensemble!


En réponse à la manifestation de plus de mille tracteurs dans Paris le gouvernement va débloquer trois milliards sur trois ans. 

Ce sont les politiques agricoles, libérales et productivistes, de la France et de l'UE, au service des firmes et des plus grandes exploitations qui sont responsables de la hausse des coûts de l'alimentation pour le bétail et de la chute des cours. 

Derrière la crise du lait, la faillite du productivisme agricole, par Vincent Gay


L’été a été marqué par de fortes mobilisations paysannes illustrant une nouvelle fois la profondeur d’une crise sociale et écologique, qui appauvrit les paysans et sacrifie l’environnement. Cependant, les paysans mobilisés cet été, et en particulier leurs soutiens de la FNSEA, se trompent et de diagnostic et de solutions. 

Cette crise profonde de l’agriculture productiviste a d’abord touché les filières du porc et du bœuf, et concerne maintenant les producteurs de lait. La fin des quotas laitiers en avril dernier a conduit une grande partie des producteurs à s’agrandir, jouant ainsi le jeu du productivisme, et à s’endetter. Les petites exploitations, qui n’ont pas eu la folie des grandeurs, sont aujourd’hui moins endettées, et donc moins touchées par la crise. 

mercredi 2 septembre 2015

Crimes climatiques, stop ! Signez l'appel de la société civile


Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques 

Nous sommes à la croisée des chemins. Nous ne voulons pas nous retrouver contraint.e.s à survivre dans un monde devenu à peine vivable. Des îles du Pacifique Sud à la Louisiane, des Maldives au Sahel, du Groenland aux Alpes, la vie quotidienne de millions d’entre nous est déjà perturbée par les conséquences du changement climatique. Par l’acidification des océans, par la submersion des îles du Pacifique Sud, par le déracinement de réfugiés climatiques en Afrique et dans le sous-continent indien, par la recrudescence des tempêtes et ouragans, l’écocide en cours violente l’ensemble des êtres vivants, des écosystèmes et des sociétés, menaçant les droits des générations futures. Ces violences climatiques nous frappent inégalement : les communautés paysannes et indigènes, les pauvres du Sud comme du Nord sont les plus affectés par les conséquences du dérèglement climatique.

Migrants : dix raisons (et plus) de les accueillir dignement en Europe, par Jean Gadrey


« Alors que l’Europe se barricade, pensant que les murs qu’elle dresse la protégeront d’un fantasmatique danger migratoire, voici dix raisons d’ouvrir les frontières.

Entre 2000 et 2014, 40 000 migrants sont morts aux frontières, dont 22 000 en tentant de rejoindre l’Europe, qui est aujourd’hui devenue la destination la plus dangereuse du monde pour les migrants. 

mardi 1 septembre 2015

Le parachute doré de l’ex-PDG d’Alcatel


14 millions d’euros – entre sa future retraite, les stocks-options et les actions qui lui ont été généreusement attribués – : c’est le pactole touché par Michel Combes, transféré comme PDG à Numéricable. Pour ce faire, le conseil d’administration n’a pas hésité à changer les règles en vigueur. 

Aujourd’hui l’indignation s’exprime, y compris chez certains au Medef, parait-il ! Emoi purement platonique puisque aucune mesure du Medef lui-même ou texte de loi n’encadre le salaire, ou interdise les parachutes dorés, des PDG, dans les grandes entreprises en particulier. Et ce n’est pas E. Macron, ministre de l’Economie qui va s’en offusquer, lui qui demande aux jeunes d’avoir envie de devenir milliardaires