Je ne lui en veux pas. Benoît Hamon n’a pas eu le temps de me téléphoner depuis sa victoire contre Valls. Pourtant il disait dans sa campagne qu’il me contacterait dès le lendemain du vote interne au PS. De toute façon, je suis à la campagne cette semaine.
Je ne lui en veux pas car j’aurai mal pris d’être calé entre un rendez-vous chez Cazeneuve, un autre chez Hollande ou bien juste derrière sa rencontre avec le groupe des parlementaires PS, à qui il fut dit que la démarche vers moi est essentiellement destinée à me marginaliser. Je préfère cette pause dans les postures car l’image serait très brouillée et négative pour moi si je figurais dans une telle série.
"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
vendredi 10 février 2017
Scandaleux: l'IGPN nie le viol de Théo à Aulnay-sous-Bois.
L'IGPN vole au secours des quatre policiers membres de la Brigade de surveillance du territoire (BST), dont l'un est poursuivi pour viol et les trois autres de « violences volontaires en réunion ».
C'est bien ainsi qu'il faut comprendre le premier rapport de la police des polices. Alors que Théo est victime d'une lésion du canal anal de 10 cm de profondeur, d'une section du muscle sphinctérien nécessitant 60 jours d'ITT, l'IGPN ose parler d'une « opération qui tourne mal ».
C'est bien ainsi qu'il faut comprendre le premier rapport de la police des polices. Alors que Théo est victime d'une lésion du canal anal de 10 cm de profondeur, d'une section du muscle sphinctérien nécessitant 60 jours d'ITT, l'IGPN ose parler d'une « opération qui tourne mal ».
jeudi 9 février 2017
Le «système», c’est la Cinquième, par Paul Alliès
Le mot connaît un succès ravageur. Tous les candidats déclarés à l’élection présidentielle l’utilisent pour mieux s’en extraire: le «système» c’est les autres. Sauf qu’on ne sait plus trop à quoi il correspond. Il est en fait le syndrome d’un mal que personne ne nomme: l’irresponsabilité politique qui est au principe même de la Cinquième République.
Un mot des définitions savantes. La science politique connaît une théorie du système politique. Elle la doit à des chercheurs américains (le plus connu étant sans doute David Easton, décédé il y a deux ans). S’inspirant de la novation portée par la cybernétique, ils considéraient que le gouvernement d’une société relève de la science des systèmes. Cette « gouvernance » (il y aurait beaucoup à dire sur ce terme) est donc une organisation de nature technologique et rien d’autre. Les détenteurs de l’autorité y sont professionnalisés à un point tel que la politique ou l’idéologie n’ont pas de place dans l’exercice de leurs fonctions.
Un mot des définitions savantes. La science politique connaît une théorie du système politique. Elle la doit à des chercheurs américains (le plus connu étant sans doute David Easton, décédé il y a deux ans). S’inspirant de la novation portée par la cybernétique, ils considéraient que le gouvernement d’une société relève de la science des systèmes. Cette « gouvernance » (il y aurait beaucoup à dire sur ce terme) est donc une organisation de nature technologique et rien d’autre. Les détenteurs de l’autorité y sont professionnalisés à un point tel que la politique ou l’idéologie n’ont pas de place dans l’exercice de leurs fonctions.
mardi 7 février 2017
Fillon ou l'implosion du politique, par Noël Mamère
Décidément, cette élection présidentielle ne ressemble à aucune autre. L’affaire Fillon n’est que la dernière touche de ce chamboule- tout. Le sentiment de ras-le-bol généralisé devant le si mauvais remake d’un film déjà revu cent fois, percute de plein fouet les « valeurs sûres » du jeu politique ancien.
Le « Fillongate » dépasse de loin tout ce qu’on a connu des Chirac et autres bonimenteurs, dans la mesure où le candidat de la droite a remporté la primaire de son camp sur la vertu, l’intégrité et l’honnêteté, reprochant, en sous texte, à son principal adversaire de ne pas l’être.
Aujourd’hui, malgré une conférence de presse visant à le réhabiliter, François Fillon est devant ses contradictions ; l’homme public soi-disant vertueux ne parvient plus à effacer l’homme d’argent, le gagne-petit, prêt à toutes les combines et à tous les conflits d’intérêt pour épaissir son matelas de châtelain.
Le « Fillongate » dépasse de loin tout ce qu’on a connu des Chirac et autres bonimenteurs, dans la mesure où le candidat de la droite a remporté la primaire de son camp sur la vertu, l’intégrité et l’honnêteté, reprochant, en sous texte, à son principal adversaire de ne pas l’être.
Aujourd’hui, malgré une conférence de presse visant à le réhabiliter, François Fillon est devant ses contradictions ; l’homme public soi-disant vertueux ne parvient plus à effacer l’homme d’argent, le gagne-petit, prêt à toutes les combines et à tous les conflits d’intérêt pour épaissir son matelas de châtelain.
lundi 6 février 2017
Aux hésitants, par Samy Johsua
Le « désir de gauche » s’est exprimé nettement à la primaire PS. Oui, en faire réellement une alternative est une nécessité. Mais, pour l’heure, les conditions pour aller dans ce sens ne sont pas données par Benoît Hamon. Le soutien de la campagne de Mélenchon reste le choix le plus efficace pour y contribuer.
Si Valls avait obtenu l’investiture… Voilà qui aurait manifesté un état désespérant du pays et de sa gauche. Le choix effectué par plus d’un million de personnes en faveur de Hamon est donc une excellente nouvelle.
Les soutiens de Macron s’étant éloignés, il n’y a donc plus à gauche de base populaire pour le néo-libéralisme autoritaire. Après l’auto-élimination du chef de la bande, Hollande, c’est son porte flingue le plus zélé qui a pris le toboggan direct vers la sortie. On ne va pas bouder son plaisir.
Si Valls avait obtenu l’investiture… Voilà qui aurait manifesté un état désespérant du pays et de sa gauche. Le choix effectué par plus d’un million de personnes en faveur de Hamon est donc une excellente nouvelle.
Les soutiens de Macron s’étant éloignés, il n’y a donc plus à gauche de base populaire pour le néo-libéralisme autoritaire. Après l’auto-élimination du chef de la bande, Hollande, c’est son porte flingue le plus zélé qui a pris le toboggan direct vers la sortie. On ne va pas bouder son plaisir.
dimanche 5 février 2017
Collectif national d'Ensemble : déclaration politique
Les élections françaises de 2017 se déroulent dans un contexte international lourd de tensions : arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, interventionnisme de Vladimir Poutine, approfondissement des crises et des guerres au Moyen-Orient, attentats terroristes…
Le monde est secoué de bouleversements qui ne vont pas manquer de se développer dans les prochains mois. La société française est elle-même travaillée par des tensions et des fractures multiples qui peuvent se concentrer dans une crise politique inédite dont la séquence électorale de 2017 peut être un moment de dénouement.
Le monde est secoué de bouleversements qui ne vont pas manquer de se développer dans les prochains mois. La société française est elle-même travaillée par des tensions et des fractures multiples qui peuvent se concentrer dans une crise politique inédite dont la séquence électorale de 2017 peut être un moment de dénouement.
Contre le pouvoir présidentiel, une nouvelle République, par Edwy Plenel
Contributeur du Club de Mediapart depuis l'origine, Paul Alliès, président de la Convention pour la Sixième République (C6R), publie aux éditions Don Quichotte un livre issu de ses chroniques. Ce "rêve d'autre chose" est l'outil indispensable pour accompagner la refondation démocratique qu'appelle l'actuelle crise de régime. C'est pourquoi j'ai accepté de le préfacer. Préface que voici.
" Dans un passage trop méconnu de son maître ouvrage, De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville s’alarme de l’avènement durable d’une « tyrannie douce » où « les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent ».
" Dans un passage trop méconnu de son maître ouvrage, De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville s’alarme de l’avènement durable d’une « tyrannie douce » où « les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent ».
vendredi 3 février 2017
Ni aujourd'hui, ni jamais: un appel contre les politiques de Trump, par Médecins du Monde
Nous sommes témoins chaque jour du combat de femmes, d'enfants et d'hommes vulnérables, victimes de circonstances qui échappent à leur contrôle et qui n'ont pas accès aux soins médicaux élémentaires. Certaines politiques récemment mises en place par le président Trump constituent une violation des droits humains fondamentaux de ceux que nous soignons et vont directement à l'encontre des valeurs de notre organisation.
Les actions du président Trump ont remis en cause trois de nos valeurs fondamentales.
Les actions du président Trump ont remis en cause trois de nos valeurs fondamentales.
“Désir de gauche” et volonté d’alternative, par Samy Johsua
Une bonne nouvelle : après l’auto-élimination du chef de la bande,
Hollande, c’est son porte flingue le plus zélé qui a pris le toboggan
direct vers la sortie. On ne va pas bouder son plaisir.
La Primaire socialiste en a fourni l’occasion pour plus d’un million de votant-e-s. Difficile de savoir ce qui a primé, de l’envie irrépressible de se défaire de Valls ou de celle de soutenir la parole d’un socialiste de gauche “vieux style”.
Dans les deux cas, c’est quand même bien d’un “désir de gauche” qu’il s’agit. La question est : qu’en faire ? Hamon a été de l’aventure Hollande pendant la moitié du quinquennat, comptable donc des reniements immédiats qui ont suivi l’élection, dont la signature sans gloire du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Plus de toutes les orientations libérales qui ont suivi.
La Primaire socialiste en a fourni l’occasion pour plus d’un million de votant-e-s. Difficile de savoir ce qui a primé, de l’envie irrépressible de se défaire de Valls ou de celle de soutenir la parole d’un socialiste de gauche “vieux style”.
Dans les deux cas, c’est quand même bien d’un “désir de gauche” qu’il s’agit. La question est : qu’en faire ? Hamon a été de l’aventure Hollande pendant la moitié du quinquennat, comptable donc des reniements immédiats qui ont suivi l’élection, dont la signature sans gloire du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Plus de toutes les orientations libérales qui ont suivi.
jeudi 2 février 2017
De l'inconnu en politique, ... l'éditorial de Politis, par Denis Sieffert
Il faut espérer que Benoît Hamon, qui s’est montré audacieux durant la campagne, saura poursuivre sur le chemin de l’audace et faire le choix résolu de la vraie gauche et de l’écologie.
Longtemps, le paysage politique a paru d’une fixité désespérante. C’était vrai en France. C’était souvent vrai à l’échelle planétaire. Deux générations depuis la fin de la guerre ont vécu dans le confort intellectuel de cette histoire prévisible.
« Confort » ne veut pas dire que le monde était facile à vivre, ni qu’il était exempt de tragédies, mais qu’il était facile à penser. En fait, Francis Fukuyama, faux prophète de la « fin de l’histoire », avait commis un contresens. Tout commence ou recommence, au contraire, à partir de ces années 1980 où se sont conjugués les deux événements considérables que furent la mondialisation libérale et la chute de l’URSS. Il y faut ajouter la prise de conscience écologique, qui n’a pas été une moindre révolution dans les esprits.
Longtemps, le paysage politique a paru d’une fixité désespérante. C’était vrai en France. C’était souvent vrai à l’échelle planétaire. Deux générations depuis la fin de la guerre ont vécu dans le confort intellectuel de cette histoire prévisible.
« Confort » ne veut pas dire que le monde était facile à vivre, ni qu’il était exempt de tragédies, mais qu’il était facile à penser. En fait, Francis Fukuyama, faux prophète de la « fin de l’histoire », avait commis un contresens. Tout commence ou recommence, au contraire, à partir de ces années 1980 où se sont conjugués les deux événements considérables que furent la mondialisation libérale et la chute de l’URSS. Il y faut ajouter la prise de conscience écologique, qui n’a pas été une moindre révolution dans les esprits.
Notre-Dame-des-Landes : lettre ouverte du CéDpa à Philippe Grosvalet, président du Conseil Départemental 44
Notre Dame des Landes, le 31 janvier 2017
Objet : Notre Dame des Landes : nos réactions à votre lettre ouverte à B Hamon
Monsieur le Président,
Quelle rapidité pour écrire à Benoît Hamon ! Nous aurions aimé que vous répondiez à nos différents courriers avec la même célérité, puisque l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes occupe visiblement toutes vos pensées (en fait, vous n’avez pas répondu du tout).
On aurait pu s’attendre à un petit moment de silence, voire de décence avant qu’en choeur caciques locaux et nationaux demandent au candidat finalement choisi de renier ses positionnements ( sur NDDL pour certains, sur le revenu de base pour d’autres et la liste n’est pas close) : jusqu’ici on attendait au moins d’être élu avant de ne pas tenir ses promesses, tout s’accélère décidément !
Objet : Notre Dame des Landes : nos réactions à votre lettre ouverte à B Hamon
Monsieur le Président,
Quelle rapidité pour écrire à Benoît Hamon ! Nous aurions aimé que vous répondiez à nos différents courriers avec la même célérité, puisque l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes occupe visiblement toutes vos pensées (en fait, vous n’avez pas répondu du tout).
On aurait pu s’attendre à un petit moment de silence, voire de décence avant qu’en choeur caciques locaux et nationaux demandent au candidat finalement choisi de renier ses positionnements ( sur NDDL pour certains, sur le revenu de base pour d’autres et la liste n’est pas close) : jusqu’ici on attendait au moins d’être élu avant de ne pas tenir ses promesses, tout s’accélère décidément !
mercredi 1 février 2017
Mineurs réfugiés : quand l’urgence en cache une autre, par Cyril Lecerf Maulpoix (Regards.fr)
Entre violences, insuffisance de moyens et dispositifs inadaptés, les autorités maintiennent les migrants dans une extrême précarité dont les mineurs sont les premières victimes.
Ce vendredi 27 janvier, devant le centre humanitaire de la Chapelle destiné aux hommes migrants primo-arrivants, ils sont quelques-uns à venir dans la rue chercher un petit-déjeuner proposé par le collectif Solidarité migrants Wilson sous des températures avoisinant les moins trois degrés.
La semaine dernière, une vidéo avait tournée sur les réseaux sociaux, provoquant la colère des collectifs de soutien, où l’on voyait une trentaine de migrants tentant désespérément d’ouvrir de force les portes du centre.
Ce vendredi 27 janvier, devant le centre humanitaire de la Chapelle destiné aux hommes migrants primo-arrivants, ils sont quelques-uns à venir dans la rue chercher un petit-déjeuner proposé par le collectif Solidarité migrants Wilson sous des températures avoisinant les moins trois degrés.
La semaine dernière, une vidéo avait tournée sur les réseaux sociaux, provoquant la colère des collectifs de soutien, où l’on voyait une trentaine de migrants tentant désespérément d’ouvrir de force les portes du centre.
Résistance et solidarité contre D. Trump
Le télescopage dans le temps de l’attentat contre une mosquée à Québec et la signature du décret de D. Trump interdisant l’entrée aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, à l’exclusion des monarchies du Golfe, donne un éclairage extrêmement inquiétant sur la situation politique dans un monde labouré par les conflits, les guerres, le retour des nationalismes, la xénophobie.
« Ensemble! » condamne vigoureusement l’attentat islamophobe à Québec, s’incline devant les victimes et témoigne de toute sa solidarité à une communauté lourdement frappée.
« Ensemble! » condamne vigoureusement l’attentat islamophobe à Québec, s’incline devant les victimes et témoigne de toute sa solidarité à une communauté lourdement frappée.
Inscription à :
Articles (Atom)











