"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
mardi 31 mai 2016
Le 2 juin, la Loire-Atlantique dans l’action contre le projet de loi Travail - Appel intersyndical CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF
Face à une opinion qui continue majoritairement à désapprouver le projet de loi antisocial du gouvernement sur la loi Travail, le Premier Ministre et le Président maintiennent une position cabrée, agressive à l’égard des organisations syndicales. Le MEDEF en rajoute dans l’insulte et la caricature.
Face à ce mépris la réponse syndicale demeure celle du maintien de notre unité et de notre volonté d’amplifier et d’articuler une lutte prévue pour tenir dans la durée.
« Pourquoi, dès que la victime est policier, y a-t-il deux poids, deux mesures ? », par Noël Mamère, Olivier Besancenot, Annick Coupé, Jean-Baptiste Eyraud
Les faits sont têtus. Le 18 mai, une voiture de police est incendiée par des manifestants. Une vidéo montrant des individus non identifiables tourne en boucle sur les chaînes d’information en continu.
Le soir même, puis le lendemain matin, quatre personnes sont arrêtées et mises en examen « pour tentative d’homicide volontaire, destruction du bien d’autrui en bande organisée, violences en bande organisée et participation à un attroupement armé », passibles d’un déferrement devant une cour d’assises, sur la seule base de leur participation à la manifestation parisienne non déclarée du mercredi 18 mai et d’un témoignage sous X ultérieur d’un policier, probablement infiltré dans les réseaux « antifa ».
lundi 30 mai 2016
Loi Travail : panique au sommet, par Guillaume Liégard
Devant la persistance du mouvement contre la loi travail, la condescendance le cède à un franc mépris de classe, et à un affolement palpable. Médias de garde, Medef, majorité et opposition ont compris que la contestation était proche d’une victoire.
Hier encore, ils affichaient leur morgue et leur arrogance. Vous refusiez la loi travail ? Une lubie liée à une altération du jugement, on allait donc vous ré-ex-pli-quer la modernité, le réel. Le Français moyen (tellement moyen, c’est aberrant à la fin), souillé, déformé par des décennies d’égalitarisme absurde se révèle souvent un peu benêt. Et après tout, la pédagogie c’est aussi la répétition, alors éditorialistes, représentants du gouvernement et "économistes" officiels en tout genre se sont relayés jusqu’à la nausée pour expliquer tous les charmes cachés de cette loi El Khomri injustement incomprise.
Nantes : solidarité avec le centre LGBT, par Ensemble!
Ensemble, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, condamne avec la plus extrême fermeté la nouvelle dégradation des locaux du centre LGBT perpétrée ce week-end dernier à Nantes.
A quelques jours de la 20ème édition de la marche des fiertés Pride Nantes 2016 du 11 juin prochain et à l’avant-veille de l’ouverture du festival Cinépride le 31 mai au cinéma Katorza à Nantes, cet acte de vandalisme porte clairement la signature abjecte de l’homophobie.
samedi 28 mai 2016
Notre-Dame-des-Landes, consultation du 26 juin 2016 en Loire Atlantique : On a tous une bonne raison de voter NON !
La Coordination des opposants (plus de 50 groupes - associations, collectifs, syndicats et mouvements politiques) a décidé, après discussion lors de sa réunion exceptionnelle du 31 mars 2016, de dénoncer haut et fort la mascarade que représente cette consultation mais d'appeler aussi les citoyens à aller voter massivement NON pour ne pas laisser le champ libre aux porteurs du projet.
La Coordination a toujours su s'adapter et réagir aux différentes turpitudes de ce dossier, aussi bien sur le terrain que sur les volets juridique et politique. Les fortes mobilisations de janvier et février 2016 autour de Nantes ont démontré la détermination et la cohésion de l'ensemble du mouvement.
"Halte à la division. tous ensemble, nous pouvons, nous devons gagner!", par Solidaires 44
L'Union syndicale Solidaires de Loire-Atlantique dénonce l'interdiction de manifester dans le centre-ville de Nantes ( pour la 2ème fois après celle du jeudi 19 mai. Ces interdictions, qui commencent à faire système, sont une réelle et très grave atteinte à un droit démocratique essentiel, garanti par la Constitution : celui de manifester!
La manifestation qui a réuni plus de 3000 personnes a bravé cette interdiction, et a réussi à se dérouler pendant 1h30, comme le jeudi 19 mai. A nouveau, les forces de l'ordre ont bloqué tous les accès menant au Centre Ville de Nantes, obligeant la manifestation à se diriger vers l'île de Nantes, sans la moindre possibilité de se dégager de la nasse mise en place par le Préfet.
Rennes : "Soyons fiers de ce que nous avons fait depuis deux mois et demi". Entretien avec Hugo Melchior
Notre camarade Hugo Melchior est l'un des animateurs en vue du mouvement sur Rennes. Il a été victime d'une mesure d'interdiction de manifestation. Il a bien voulu répondre longuement à nos questions et tirer un premier bilan de 2 mois et demi de lutte, au moment où se met en place un comité de soutien à toutes les victimes de la répression.
Hugo, peux-tu nous expliquer pourquoi le Préfet t'a interdit l'accès au centre-ville de Rennes pendant 15 jours et comment as-tu réagi ?
Valls dégage, la loi travail on n'en veut pas, par Ensemble!
300 000 personnes ont manifesté le 26 mai pour le retrait de la loi travail à l'appel de l'intersyndicale et des organisations de jeunesse. C'est un succès.
« Ensemble! » dénonce les violences policières et les arrestations arbitraires qui ont eu lieu aujourd'hui à Paris et dans plusieurs villes.
La montée en puissance des blocages, des barrages, de la grève dans des secteurs névralgiques de l'économie, comme les raffineries, les dépôts de carburant, les ports, les transports, les centrales nucléaires et thermiques fracture la cohésion gouvernementale. En cause, l'article 2, celui qui est la charpente du texte de loi puisqu'il institue l'inversion des normes et donc le dumping social.
vendredi 27 mai 2016
« Valls veut substituer la question de l’identité à la question sociale ». Entretien avec Clémentine Autain
Depuis plusieurs mois, une polémique oppose Manuel Valls à Clémentine Autain, porte-parole du mouvement de gauche radicale Ensemble, à propos de l’islamologue suisse Tariq Ramadan. Actuellement en visite en Israël et dans les territoires palestiniens, le premier ministre est revenu dimanche 22 mai sur le sujet, dénonçant, dans une interview à Radio J, « l’islamo-gauchisme », « ces capitulations, ces ambiguïtés avec les Indigènes de la République, les discussions avec Mme Clémentine Autain et Tariq Ramadan, ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de la violence et de la radicalisation ». A la suite de ces propos, la conseillère régionale d’Ile-de-France a menacé, «sans excuse » de la part de M. Valls, de porter plainte . Elle s’explique.
mercredi 11 mai 2016
Amplifier la mobilisation : face au déni de démocratie !, par CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
Alors que les salarié-es, les jeunes, les privé-es emploi, les retraité-es sont mobilisés depuis plus de 2 mois pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, alors que l’opinion publique reste massivement opposée à ce texte, le gouvernement décide de passer en force en utilisant le 49.3. Inacceptable !
Ce sont les mobilisations qui ont contraint le gouvernement, à proposer des modifications au projet de loi pour tenter d’en minimiser les impacts. Le compte n’y est toujours pas !
mardi 10 mai 2016
Non au passage en force ! Non au 49.3 !
Le débat à l'Assemblée nationale tourne court. Le gouvernement a autorisé M. Valls à utiliser le 49.3.
La répression et les violences policières à l'égard de jeunes, de syndicalistes ou de simples manifestantEs, a montré que le gouvernement avait peur de la mobilisation populaire, de la convergence des luttes et des colères.
Affaire Baupin : la violence sexiste est forte en politique. Elle fait partie du quotidien, par Clémentine Autain
Le mouvement de libération de la parole des femmes victimes de violences sexuelles est en marche. L’enquête de Mediapart, en partenariat avec France Inter, brise une nouvelle fois le silence avec la mise en cause du député Denis Baupin. Les huit témoignages de femmes ayant subi les assauts sexistes du député sont édifiants. Le caractère collectif de cette dénonciation permet une prise de conscience salutaire.
"L’affaire Baupin" soulève la chape de plomb qui pèse sur la réalité, l’ampleur, les mécanismes du harcèlement et des agressions sexuelles. Elle révèle la prégnance du machisme dans le monde politique. Elle ouvre les yeux sur ce que toutes les femmes qui évoluent dans cet univers de pouvoir savent, connaissent, subissent. Ce n’est pas un hasard si le dernier roman à succès d’Olivier Adam, "La renverse", dépeint un climat politique délétère dans lequel s’imbriquent avidité de pouvoir et violence sexuelle, en toute impunité.
lundi 9 mai 2016
Loi Travail: le 49.3, une arme contre la démocratie, par Noël Mamère
Je ne sais si, in fine, le pouvoir utilisera le 49.3 pour passer en force ou s’il en restera à une menace pour forcer la main aux députés frondeurs. Rappelons que Manuel Valls, avant même que soit connu le contenu effectif de la loi, avait revu une interview de la ministre du travail, à « l’insu de son plein gré », pour faire planer la menace d’utilisation de cette arme constitutionnelle de la monarchie présidentialiste.
PCF : l'ère des incertitudes, par Roger Martelli
En adoptant à une courte majorité le texte de la direction, c’est un Parti communiste aux effectifs réduits et plus divisés qui se présentera à son Congrès dans moins d’un mois. Analyse de ses variations numériques et politiques depuis dix ans.
Les militants
communistes ont voté la semaine passée pour décider du texte qui
servirait de base à la discussion de Congrès de juin prochain. Comme de
coutume, le document proposé par la direction sortante a été choisi par
une majorité de ceux qui se sont prononcés. Mais, cette fois, il n’a
obtenu la majorité absolue que pour quelques centaines de voix.
Une jeunesse sacrifiée et qui le sait, par Guillaume Liégard
Une récente enquête, peu médiatisée, établit l’ampleur de la désespérance politique chez les 18-25 ans. Sentiment d’abandon, progression de l’abstention et des intentions de vote FN : c’est un feu qui couve dans la jeunesse.
C’est une enquête qui aurait mérité de faire la une de tous les grands médias. Réalisée par l’Ifop pour le compte de l’ANACEJ (Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes), elle n’a donné lieu qu’à des commentaires sur le volet des intentions de vote des 18-25 ans à la prochaine élection présidentielle.
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