"Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte !" Asli Erdogan
mercredi 16 avril 2014
Jeter le sous-smic de Pierre Gattaz à la poubelle, par Myriam Martin, tête de liste Front de gauche dans le Grand Ouest
Un tollé a accueilli la proposition du président de Medef. De Laurence Parisot à Najat Vallaud-Belkacem en passant pas A. Juppé, nombreuses ont été les voix à se démarquer de Pierre Gattaz. Même M. Valls affirme ne pas en vouloir. ChacunE d’entre eux a sans doute en tête la levée en masse de la jeunesse en 1994 et 2006 contre le CIP de Balladur et le CPE de Villepin, lesquels avaient été obligés de remballer leur projet.
Il ne faut pas croire que l'affaire est enterrée. La vigilance est de mise. Car dans les rangs du gouvernement et de ses conseillers, cette idée fait hélas son chemin. Pour le lendemain des Européennes ?
mardi 15 avril 2014
Seita à Carquefou : fermeture et délocalisation pour les profits, par Myriam Martin, tête de la liste Front de gauche dans le Grand Ouest.
La Seita à Carquefou c'est 327 salariéEs dont un certain nombre vient des usines de Strasbourg et de Metz, fermées en 2008, quand Imperial Tobacco a racheté Altadis. Aujourd'hui, le même cauchemar se répète : la direction, à l'occasion d'un comité central d'entreprise vient de confirmer la fermeture de l'usine de Carquefou. La production va être délocalisée en Pologne.
Aux 327 suppressions d'emplois de Carquefou s'en ajoutent trente autres du centre de recherche de Bergerac en Dordogne.
Cette fermeture n'a rien à voir avec la santé conséquence du tabagisme. Elle est uniquement causée par la recherche du profit. Imperial Tobacco a engagé un plan d'économies de 385 millions d'euros d'ici 2018 et entend en même temps maintenir ses profits. La marge bénéficiaire du groupe reste à un haut niveau et les dividendes versés aux actionnaires en 2013-2014 ont augmenté de 10%.
lundi 14 avril 2014
dimanche 13 avril 2014
Changer la donne en Europe !
Après avoir attendu le retour de la croissance qui aurait pu, comme pour Lionel Jospin après 1997, inverser la courbe du chômage et redonner de l’air aux finances publiques, le Président de la République accélère dans sa politique pro-patronale avec le pacte de responsabilité et change toutes les têtes chargées de mettre en œuvre cette politique, du Premier ministre au premier secrétaire du Parti socialiste en passant par le secrétaire général de l’Elysée.
Le pacte de responsabilité, avec ses 50 milliards de réduction de cotisations pour les entreprises - autant d’économies demandées aux services publics, à la protection sociale et aux ménages -, est cohérent avec les politiques appliquées par la plupart des gouvernements européens. Une baisse du coût du travail et des politiques d’austérité qui mènent l’Union européenne au bord de la déflation - risque majeur qui inquiète jusqu’au FMI et, plus récemment, jusqu’au secrétaire du Trésor des États-Unis, Jack Lew, qui, le 9 avril, a demandé aux gouvernements européens, en particulier à l’Allemagne, de relancer la demande au lieu de la freiner. Ces enjeux sont au cœur de la campagne pour les élections européennes où trois orientations sont présentes.
vendredi 11 avril 2014
Tout changer, pour que tout change !
Le premier tour l’avait annoncée : sur fond d’une abstention croissante, la débâcle électorale pour le PS a bien été au rendez-vous du second tour des municipales. Le plus terrible, et le plus inquiétant, est sans doute que ce qui s’apparente à un séisme électoral se soit passé dans l’indifférence de la majeure partie de la population.
Il en est de même pour le changement de Premier Ministre et de gouvernement. Ayrault, sitôt parti, sitôt oublié. Valls, sitôt arrivé, sitôt laminé. Le discours de politique général du nouveau chef du gouvernement, dans le brouhaha pitoyable des députés UMP, aura conforté l’impression de cirque parlementaire loin, très loin, des préoccupations et des attentes des populations.
La dérive libérale de l’UE vue à travers les négociations sur le projet de traité avec les USA, par Michel Buisson
Ce projet vise l’établissement d’un grand marché transatlantique (GMT, ou TAFTA ou TTIP). Comme le dit le texte du Front de Gauche "il faut refuser le GMT". Il s’agit ici en complément, d’analyser les stratégies à la base de ce projet, notamment celle de l’Union Européenne qui veut ainsi pousser au maximum envisageable le libéralisme en matière de commerce et d’investissement. Il s’agit aussi de préciser les conséquences de ce projet pour faciliter le débat, électoral entre autres, et la mobilisation.
La stratégie de l’UE peut se résumer ainsi : ne pas se laisser distancer par les USA, qui en parallèle et avec le traité avec l’Asie Pacifique (14 pays), plus avancé, veulent se remettre au centre et contrer la Chine, contrer les émergents et les tendances à relocalisation, en profitant de l’échec du multilatéralisme à l’OMC, échec auquel ils ont contribué. Avec des nuances (quelques réticences en Europe du côté de la culture et de l’agroalimentaire), il s’agit d’une stratégie impulsée par le business (les sociétés transnationales, STN) qui sont à l’initiative et forces dominantes dans les négociations.
jeudi 10 avril 2014
Rompre et refonder l'Europe - Myriam Martin, porte-parole d'Ensemble, conduira la liste du Front de Gauche aux Européennes pour la circonscription ouest
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| Myriam Martin le 22 février à Nantes à la manif contre NDDL |
Le programme "Rompre et refonder l'Europe", publié sur ce site, constitue la base de l'accord réalisé entre les composantes du Front de Gauche pour des listes communes dans les sept grandes circonscriptions.
Pour la circonscription Ouest, qui regroupe les régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charente, c'est notre camarade Myriam Martin qui conduira la liste des 18 candidat-e-s et suppléant-e-s.
mercredi 9 avril 2014
"Libéralisme et autoritarisme seront indissociables pour s'opposer aux mobilisations des salariéEs, en soutien aux sans-papiers, contre les grands projets inutiles imposés" - Le 12 avril, dans la rue, refusons la confiance à M. Valls, par Ensemble
Sans surprise, M. Valls, dans le cadre de sa déclaration de politique générale, a confirmé les cadeaux fiscaux, la baisse des cotisations sociales en faveur des patrons, les 50 milliards de réduction des dépenses publiques, annoncées par F. Hollande le 14 janvier dans le cadre du pacte de responsabilité.
La protection sociale, la santé sont particulièrement matraquées avec 10 milliards d'économies annoncées à la tribune de l'Assemblée, auxquels s'ajouteront 11 milliards annoncés après coup. S'ajoutant aux 20 milliards du CICE, la suppression totale des cotisations pour un salarié au Smic, l'allègement des cotisations famille sur les salaires à hauteur de 5095 euros brut et 1 milliard pour les travailleurs indépendants fourniront 10 milliards supplémentaires. Cerise sur le gâteau : une nouvelle diminution de l'impôt sur les sociétés qui atteindra 28% en 2020.
Valls liquide la gauche, par Clémentine Autain
Les mots du Premier ministre, dans son discours de politique générale, ne sont plus ceux de la gauche. La quête de « compétitivité » a pris la place du combat contre les inégalités, et le fond politique colle aux dogmes libéraux et aux ronrons d’une Ve République à bout de souffle.
Ce mardi 8 avril était jour de grand oral pour le Premier ministre, suivi du vote de la confiance par le Parlement. Si le résultat du scrutin ne faisait aucun doute, force est de reconnaître que Manuel Valls a obtenu une large majorité. Le PS, à l’exception de 11 abstentions sur 291 députés, le PRG et les deux tiers d’EELV ont apporté leur soutien à Manuel Valls. Seuls les députés du Front de gauche ont voté contre la confiance à ce nouveau gouvernement – ils s’étaient abstenus il y a deux ans.
mardi 8 avril 2014
"La raison essentielle de l’augmentation du chômage n’est pas le coût du travail, mais les politiques d’austérité qui aggravent la crise" - Menaces sur le SMIC ! , par Pierre Khalfa (Ensemble)
Le SMIC est régulièrement la cible d’attaque de la part des économistes néolibéraux. Fin 2012 déjà, un rapport du groupe d’experts chargés de faire des recommandations au gouvernement sur le sujet proposait une remise en cause de son indexation actuelle et avançait comme pistes possibles d’évolution une régionalisation ou la création d’un « SMIC jeune ».
Un de ces « experts », Gilbert Cette, sort aujourd’hui un livre, « Changer de modèle », avec deux autres économistes, Philippe Aghion et Elie Cohen, dans lequel il reprend ce type de préconisation avec pour argumentation qu’un salaire minimum trop élevé peut nuire à l’emploi. Mais ce sont les déclarations le 2 avril sur LCP de Pascal Lamy, ex directeur de l’Organisation mondiale du commerce et adhérent de longue date du Parti socialiste, qui ont fait le plus sensation. Que nous dit-il ? Qu’à ce « niveau de chômage, il faut aller vers plus de flexibilité, et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au SMIC (…) un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot ». Certes, le nouveau ministre des finances, Michel Sapin, a déclaré n’être pas favorable à cette proposition, mais combien de temps cette position sera-t-elle tenue dans un contexte où le président de la République s’est totalement converti au dogme de la compétitivité ?
lundi 7 avril 2014
L'Ukraine entre ses oligarques et les impérialismes « protecteurs », par Catherine Samary - Catherine Samary animera une réunion d'information sur l'Ukraine le 15 avril à Nantes (Maison des syndicats)
Gazprom a annoncé vendredi 28 mars l’annulation unilatérale de tous les rabais octroyés à l’Ukraine, au bord de la cessation de paiement. L' « aide » du FMI -sur laquelle se décharge l'UE - s'accompagne d'exigences socialement insoutenables. C'est la population qui paiera cette rivalité des « protections» empoisonnées, à moins qu'elle ne se soulève à nouveau, trouvant son unité contre tous les rapports de domination, dans un processus d'autodétermination respectueux de sa diversité et d'une égalité des droits sociaux et culturels.
Le déploiement militaire russe et le référendum précipité en Crimée ont été imposés par Poutine au nom de l'urgence d'une « protection » contre un « putsch fasciste » à Kiev, supposé menaçant pour toutes les populations russophones.
Le déploiement militaire russe et le référendum précipité en Crimée ont été imposés par Poutine au nom de l'urgence d'une « protection » contre un « putsch fasciste » à Kiev, supposé menaçant pour toutes les populations russophones.
jeudi 3 avril 2014
Cap à gauche ou cap suicide, par Gérard Filoche (intervention au bureau national du PS)
Depuis plus de vingt ans, Gérard Filoche a choisi de rejoindre le PS. Animateur de la gauche de ce parti, il est actuellement membre du bureau national. Son intervention au bureau national du 1er avril pose crûment le dilemme posé au PS : cap à gauche ou cap suicide. Sans illusion sur la réponse apportée par le nouveau tandem Hollande-Valls.
Chers camarades, la situation est très grave et très douloureuse. Les élections municipales ont été un désastre sans précédent pour notre Parti socialiste. La droite a gagné en pourcentage sans qu’il y ait eu de basculement de voix en sa faveur en chiffres absolus.
mercredi 2 avril 2014
Le GMT et les normes sociales encore en vigueur en Europe. Un démantèlement programmé - par Raoul-Marc Jennar
Il n’y a pas d’Europe sociale. En dépit des promesses et des engagements, en dépit de la magnifique Charte sociale de Turin et de tous les textes qui ont suivi et qui n’ont qu’une valeur indicative. Chacun sait, et les juristes mieux que d’autres, qu’il n’y a pas de droits sans possibilité de les faire respecter. C’est la dramatique faiblesse des Conventions sociales de l’Organisation Internationale du Travail.
Dès le traité de Rome de 1957, les six gouvernements fondateurs ont renoncé à l’obligation d’harmonisation sociale parallèlement à la volonté d’harmonisation commerciale et économique. L’harmonisation sociale devait résulter, comme l’indique l’article 117, du « fonctionnement harmonieux du marché ». On voit aujourd’hui ce qu’il en est avec 27 millions de chômeurs et un droit du travail en plein recul !
Dès le traité de Rome de 1957, les six gouvernements fondateurs ont renoncé à l’obligation d’harmonisation sociale parallèlement à la volonté d’harmonisation commerciale et économique. L’harmonisation sociale devait résulter, comme l’indique l’article 117, du « fonctionnement harmonieux du marché ». On voit aujourd’hui ce qu’il en est avec 27 millions de chômeurs et un droit du travail en plein recul !
mardi 1 avril 2014
Européennes 2014 : rompre et refonder l'Europe, le Front de gauche entre en campagne
Les peuples d'Europe sont dans la tourmente de la crise mondiale du capitalisme financiarisé. La crise est généralisée, le chômage et la pauvreté explosent, les économies des pays de l'UE sont très majoritairement en récession. Les dogmes ultralibéraux, les traités européens et ceux qui les défendent encore sont lourdement responsables de la crise en Europe. Les tenants du consensus libéral, quels qu'ils soient, en ont fait une opportunité pour accélérer les réformes libérales contre les travailleurs et toutes les formes de solidarités nationales, locales, européennes avec les politiques d'austérité violentes, imposées ça et là par la Troïka. En France, François Hollande a trahi ses engagements et ceux qui lui ont fait confiance en 2012. Il est aujourd'hui l'allié de Merkel et de la droite européenne, du MEDEF et des marchés.
Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses - départs collectifs en cars de Saint Nazaire et Nantes
Pour cette manifestation nationale des cars sont organisés au départ de St Nazaire (départ 7h Base sous marine) et de Nantes (départ 8h de Baco/gare routière) avec retour à 18h de Paris.
Participation libre mais un coût indicatif de 35€ par personne recueilli dans le car. Les inscriptions se font à l'adresse : marche12avril44@gmail.com
Pour inviter à cette manifestation, des distributions de tracts sont organisées à Nantes samedi 5 Petite Hollande 10h station Médiathèque, mardi 8 Gare 7h30 jusqu'à 9h et mardi 8 Croisée des Trams à 17h30
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