mercredi 30 décembre 2009

La Cour des Comptes et l'avantage maternel retraite (MDA) : petite analyse de texte


Petite analyse de texte : observer les termes utilisés et expliquer la motivation de leur choix

La Cour des Comptes septembre 2009 évoquant la MDA (majoration de durée d'assurance ou avantage maternel de retraite) pour les mères: « la générosité à leur égard a jusqu’ici été permise par un rapport démographique favorable, dont la dégradation programmée nécessite de réduire ces avantages tout en augmentant l’effort contributif des cotisants »

Petite analyse de texte : expliquer en quoi ce qui suit est contradictoire avec les notions d’égalité de solidarité et de progrès social.

La même Cour évoquant l’allongement de la durée de salaire de référence pour valider un trimestre (de 200H actuellement à 300 ou 450H de SMIC) : « la diminution des durées d’assurance validées serait en outre concentrée sur les femmes et sur les assurés qui bénéficient des niveaux de retraite les plus bas »

Le corrigé sera effectué très prochainement, dans les luttes !

mercredi 23 décembre 2009

Gaza, un an après : briser le siège, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël.


RASSEMBLEMENT MARDI 29 DECEMBRE 2009 A NANTES
À partir de 17h
Au croisement des trams / Arrêt Commerce


à l'appel de l'Associations membres de la Plate-forme : Association France Palestine Solidarité, Pays de Loire Gaza Jérusalem, Comité Palestine Israël Méditerranée (Châteaubriant), Génération Palestine,Artisans du Monde, CCFD, CIMADE, Confédération paysanne, GASPROM, LDH, MRAP, ERM, UJFP. Membres observateurs : ACAT, Amnesty International Nantes sud, Secours Catholique.

Les Alternatifs soutiennent cet appel.

Appel du collectif national pour une paix juste et durable :

Le 27 décembre marquera le premier anniversaire du début de l'agression israélienne contre les Palestiniens de la Bande de Gaza. Les bombardements massifs, les destructions et les massacres (plus de 1400 victimes palestiniennes dont une majorité de civils), sont venus s'ajouter aux effets désastreux du siège total, suscitant l'indignation des opinions publiques internationales. En France, le 10 janvier dernier, nous étions 300 000, unis dans la diversité, à l'appel du Collectif National, dans 100 villes de France.

Les Nations-Unies ont depuis explicitement endossé le rapport du juge Goldstone. Celui-ci demande une levée immédiate du bouclage de Gaza et affirme notamment que l'armée israélienne a sans doute commis des crimes de guerre, voire des crimes contre l'humanité.

Un an après, l'objet de nos mobilisations reste d'actualité. Le blocus est toujours aussi dur, si ce n'est plus puisqu'il interdit en plus toute reconstruction des habitations et édifices détruits. Le gouvernement d'extrême-droite israélien refuse tout compromis. Il faut briser le siège, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël. Face à l'impasse des négociations entre Israéliens et Palestiniens, c'est à nous, citoyens, organisations de la société civile, syndicats et partis politiques d'amener nos dirigeants à imposer le respect du droit international.

Un an après, le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens appelle à :

- Soutenir la coordination française pour la Marche internationale pour Gaza. En y participant, en aidant les participants, en suivant et relayant les informations des marcheurs.

- Multiplier les initiatives unitaires de solidarité avec le peuple palestinien et leur donner une visibilité commune sur le site www.urgence-gaza.com. Localement, organisons, à partir du 27 décembre, veillées, marches, meetings, concerts.

- S'engager dans la dynamique BDS pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions contre l'occupation et la colonisation israéliennes.



AFPS, Alliance for Freedom and Dignity (AFD), LES ALTERNATIFS, ANECR, ATMF, CCIPPP, Cedetim, CFK, CMF, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, CPPI Saint-Denis, Fédération pour une Alternative Sociale (FASE), Femmes Egalite, FSU, FTCR, Génération Palestine, GUPS, Femmes en Noir, La Courneuve-Palestine, MRAP, NPA, PCF, PCOF, PSM, Solidarité Palestine 18ème, UJFP, Union Syndicale Solidaires, UTIT, Les Verts, WILPF

Appel local :

FREE GAZA ! : LIBEREZ GAZA !

Un an déjà : 1400 morts, des civils pour la plupart, 5000 blessés.
Un an s’est écoulé depuis le massacre des Gazaouis et rien n’a changé :
Israël continue à enfermer 1,5 millions de Palestiniens à Gaza, les affame, les empêche de reconstruire et d’accéder aux soins. Des tunnels de survie relient Gaza à l’Egypte, mais ils sont menacés par Israël et l’Egypte.

Pourtant, le rapport Goldstone, commandé par l’ONU, accuse Israël de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité…Cela n’empêche pas le gouvernement israélien de tenir tête à Obama qui demande le gel de la colonisation.

De son côté, l’Union européenne, dans une déclaration du 7 décembre 2009, prise à l’unanimité des 27 pays de l’Union, se déclare « gravement préoccupée par la situation de Gaza… » elle « appelle au plein respect du droit humanitaire international, et estime que, dans ce contexte, le bouclage est inacceptable… », l’Union « renouvelle ses appels en faveur de l’ouverture durable totale et sans conditions des points de passage pour que l’aide humanitaire puisse parvenir à Gaza et que les marchandises et les personnes puissent y entrer et en sortir… »

Mais cela reste sans suite parce que l’ Europe se refuse à la moindre sanction envers Israël.

Faudra-t-il attendre, ce que nous ne souhaitons pas, que les tirs de roquettes = reprennent sur Israël pour que Gaza revienne sur le devant de la scène internationale ?

Pour exiger la libération de Gaza, une marche internationale et pacifique va tenter d’entrer à Gaza à partir de l’Egypte.

Mobilisons nous en soutien à cette marche et contre la politique coloniale d’Israël.
Exigeons de nos gouvernements européens qu’ils mettent leurs actes en accord avec leurs paroles, à commencer par la suspension de l’accord d’association Union Européenne-Israël.

vendredi 18 décembre 2009

Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes



Nos organisations, celles d’une gauche de transformation sociale, affirment leur volonté de mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010.

Avec le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire), avec les Alternatifs, République et Socialisme, La Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), le M’PEP, le PCOF, nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.


Ce rassemblement, en construction, se veut ouvert, nationalement et régionalement, à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement social, dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population.

C’est urgent ! Les difficultés s’accumulent : plus de licenciements, plus de précarité, de pauvreté, et en même temps moins de services publics, moins de pouvoir d’achat, moins d’enseignement et de culture ! Cette situation devient insupportable, notamment dans les quartiers les plus populaires. L’environnement est sacrifié sur l’autel du profit. Les ravages de la crise sont amplifiés par la politique impulsée par Nicolas Sarkozy et la droite. Avec eux c’est toujours plus pour les riches, toujours moins pour l’ensemble du peuple. Et le président sème la division en puisant des idées nauséabondes dans l’arsenal de l’extrême droite qui, du coup, relève la tête.

Face à cette offensive redoublée, notre peuple, les salarié-e-s et les plus précaires résistent ; ils refusent de payer la crise. A la division, au chacun pour soi, ils opposent la lutte et la solidarité. Ils souhaitent un débouché politique à leurs luttes.

C’est pourquoi les listes qui nous rassembleront pour ces élections régionales, répondront à trois objectifs indissociables:

- changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique ;

- battre la droite, empêcher Nicolas Sarkozy et l’UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur ;

- construire des majorités solidement ancrées à gauche, portant des projets vraiment alternatifs à la logique du système en crise,
un projet de transformation sociale et écologique que nous voulons porter jusque dans les exécutifs, à l’exclusion de tout accord avec le Modem, si les conditions de ces avancées en sont réalisées.Il s'agit de la possibilité de mettre en oeuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.

Nous voulons faire des régions des points d’appui pour développer une politique au service des hommes, des femmes, des jeunes, de tous ceux qui travaillent et vivent ici.

Une politique en faveur de l’emploi, respectueuse des salariés, de leurs droits, favorisant l’extension de ces droits.

Une politique qui donne la priorité aux services publics.

Une politique qui fasse des citoyennes et des citoyens, dans leur diversité, les acteurs de la transformation de nos régions par un développement de toutes les formes de démocratie.

Une politique exigeante en matière écologique.

Une politique qui reconstruit le tissu social, à la ville et dans les campagnes.

Ce programme devra être porté par des listes unitaires dans les régions, des listes rassemblant nos organisations et ouvertes aux actrices et acteurs du mouvement social qui le souhaitent.

Nous vous donnons rendez-vous le 10 janvier, pour le meeting national de lancement de notre campagne.

mardi 15 décembre 2009

Identité nationale : un débat qui put la haine et le racisme !


<


Du « ils sont déjà 10 millions, 10 millions que l’on paie à rien foutre » du maire UMP de Gussainville (Meuse), au choix de Charmes, par le député UMP des Vosges Jacques Gaultier car elle est la ville natale de l’écrivain antisémite Barrés, pour entendre les déclarations scandaleuses de la secrétaire d’état à la famille et à la solidarité « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers », le débat sur l’identité nationale, voulu par le président de la République et mis en œuvre par le ministre Besson, tient vraiment toutes ses promesses : il put la haine et le racisme.

lundi 14 décembre 2009

Contre le changement climatique, c’est le système qu’il faut changer !



Sans doute près de 100 000 manifestant-e-s à Copenhague samedi 13 décembre, seulement 300 à Nantes et 150 à Saint Nazaire, mais une même exigence : pour la justice sociale et contre le réchauffement climatique.

La conférence de Copenhague donne lieu à d’innombrables prises de position et émissions de télévision, censées alerter l’opinion sur la nécessité de « faire quelque chose » pour la planète. Mais depuis 30 ou 40 ans, y a-t-il eu une seule réunion internationale qui ne se soit pas donné pour objectif : ne rien changer, mais surtout ne pas le dire ! Aucune mesure adoptée ne doit entraver le concurrence, libre et non faussée, et le commerce mondial.

Comment ne pas être scandalisé par les objectifs dérisoires de réduction des gaz à effet de serre adoptés en 1997 par les pays développés à Kyoto : 5,2% d’ici fin 2012 par rapport à l’année de référence 1990. Tous les climatologues estiment qu’il faudrait diviser par deux les rejets mondiaux avant 2050.

Le marché des droits à polluer, dans la suite de Kyoto, a ouvert une nouvelle bourse, celle du carbone . Le résultat ne s’est pas fait attendre : les maîtres de la finance spéculent au grand jour. Peut-être en fumant des cigares bios !

Malgré un bilan de Kyoto minable, le capitalisme vert continue à être mis en avant, et les adeptes de la croissance verte sont les nouveaux gourous chéris par les médias.

Pour les Alternatifs, c’est le système capitaliste, productiviste, destructeur des vies comme des ressources naturelles qui est en cause. C’est lui qu’il faut changer !

dimanche 13 décembre 2009

Régionales 2010 : les militant-e-s des Alternatifs ont choisi un accord national


Les adhérent-e-s des Alternatifs se sont prononcé-e-s sur l’orientation du mouvement pour les élections régionales.

- 58,5% ont choisi la construction d’un cadre unitaire au niveau national avec les formations du Front de Gauche (GU, PCF, PG) et d’autres forces (FASE, PCOF, M’PEP, R&S, ...).

- 33,1% ont refusé ce cadre qu’ils jugeaient trop restreint et se sont prononcés pour la recherche de l’unité la plus large au niveau régional.

Les Alternatifs réaffirment ensemble leur volonté de construire au delà des difficultés actuelles un rassemblement politico-social pour la transformation sociale et écologique regroupant toutes les forces politiques, du PCF au NPA.

Les Alternatifs participeront aux élections régionales pour défendre, et mettre en oeuvre si les conditions en sont remplies, des politiques publiques alternatives sur le plan des solidarités, de la démocratie et de l’écologie, en rupture avec la logique du système capitaliste et productiviste.

Leur objectif est de construire un cadre unitaire national sous l’intitulé « Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes ». Ce choix d’un accord national, décliné dans les régions, devra se concrétiser, outre l’intitulé commun, par le respect de la diversité des composantes politiques, dans la constitution des listes, la répartition des têtes de liste régionales et départementales, ainsi que par l’animation et la conduite de la campagne. Pour engager une vraie dynamique populaire, la campagne devra reposer sur l’organisation de forums citoyens dans les villes et départements et la constitution de collectifs unitaires.

Les Alternatifs défendront dans tous les cadres unitaires les priorités suivantes :

- La démocratie active : budget participatif, élaboration des projets avec les citoyen-ne-s, reprise autogestionnaire d’entreprises, participation des usagers et des salariés à la gestion des services publics, ...

- L’orientation des financements publics au profit des services publics (notamment de l’enseignement professionnel) et de l’économie sociale et solidaire.

- La priorité aux transports publics et l’évolution vers leur gratuité.

- Une politique d’économie d’énergie (habitat, transports, ...), le recours aux énergies renouvelables, l’aide à la relocalisation des productions, le soutien à l’agriculture paysanne et biologique.

- Une politique de solidarité et de coopération avec les pays du sud.

Dans toutes les régions, les Alternatifs défendront le rassemblement le plus large de l’autre gauche, y compris dans celles où le PCF a choisi pour sa part l’alliance avec le PS.

Conformément à leur mode de fonctionnement autogestionnaire, les Alternatifs respecteront les choix effectués dans chaque région par leurs adhérent-e-s.

Contre la droite et l’extrême droite, pour une alternative à l’écolo et au social libéralisme, dans les luttes et dans les urnes, l’heure est au rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologique.

____________________________________________________________________________________

En Pays de Loire, la consultation des adhérents-es alternatifs a vu la position B (recherche de l'unité la plus large au niveau régional) arriver largement en tête avec près de 62% des suffrages, contre 33% à la postion A en faveur d'un cadre unitaire national.

vendredi 11 décembre 2009

Contre l'ouverture du magasin IKEA manifestation unitaire dimanche 13 décembre



Les Alternatifs soutiennent l’appel intersyndical à manifester devant le magasin IKEA de Nantes Saint Herblain dimanche prochain 13 décembre.

Les organisations syndicales soulignent à juste titre l’illégalité de la décision de la direction d’IKEA. Il appartient au Préfet de Loire Atlantique de faire respecter la loi en interdisant dans les faits cette ouverture annoncée par l’enseigne.

Parce que cette ouverture illégale constituerait une brèche dans laquelle ne manquerait pas de s’engouffrer d’autres secteurs de la grande distribution, les Alternatifs appellent la population à s’y opposer et à faire respecter le droit de chacun-e au repos dominical.

Les Alternatifs appellent la population à sanctionner l’attitude de la direction d’Ikea en boycottant cette enseigne tant qu’elle refusera de respecter le droit du travail.

Vendredi 15 heures : suite à la condamnation d'IKEA Brest par le Tribunal de Grande Instance de cette ville à 35 000 euros d'astreinte par heure d'ouverture (demande FO) plus 4000 euros par salarié travaillant le dimanche (demande CFDT) , la direction d'IKEA Nantes vient d'annoncer qu'elle renonçait à ouvrir les 13 et 20 décembre ! Belle victoire !

dimanche 6 décembre 2009

IKEA Nantes Saint Herblain : la mobilisation contraint la direction du magasin à baiser le rideau



Plus de 300 manifestant-e-s se sont regroupés ce dimanche matin devant le magasin Ikéa de Nantes Saint Herblain. Beaucoup de syndicalistes CFDT, CGT, Solidaires et CFTC, mais aussi bon nombre de militant-e-s et élu-e-s des partis gauche de l’agglomération nantaise, ont contraint la direction à fermer le magasin… qu’elle a ré-ouvert quand la manifestation s’est dispersée aux alentours de 13 heures.

La démonstration est faite que la direction d’Ikéa ne comprend que le rapport de force : c’est ce qu’il va falloir lui rappeler à nouveau les dimanche 13 et 20 décembre prochain si elle maintient sa décision d'ouvrir ce magasin.

Contre la nouvelle pollution sur le littoral de Loire Atlantique et vendée, manifestation samedi 6 décembre à Batz sur Mer


Une centaine de manifestant-e-s se sont rassemblés samedi 6 décembre à Batz sur mer pour dénoncer la nouvelle pollution qui s'est déversée sur les plages du littoral de Loire Atlantique et Vendée. Manifestation modeste au regard des enjeux, mais il faut souligner qu'un rassemblement alerte pour le climat se tenait au même moment à Nantes. Vous pourrez lire ci-dessous l'intervention prononcée par Christian Hazebrouck, au nom de l'association des amis des collectifs marée noire (a laquelle les Alternatifs participent)



"C’est au moins la 3ème fois que nous nous retrouvons à Batz sur Mer depuis la catastrophe de l’Erika dont le 10ème anniversaire sera célébrer le 12 décembre prochain.


PLUS JAMAIS ÇA ! Vous vous rappelez ce slogan, ce slogan est répété à sa façon d’un bout à l’autre de la planète à chaque marée noire et la convergence des analyses et des revendications est frappante.

Non les marées noires ne sont pas des fatalités et nous le savons bien….

Ce qui nous rassemble aujourd’hui c’est cette nouvelle pollution de résidus d’hydrocarbures survenue depuis 8 jours. Certes c’est loin des grandes catastrophes écologiques que la côte atlantique a subies, mais tout de même. Déjà plus de huit tonnes de galettes de fioul ramassées et une vingtaine de chantiers de dépollution mise en place.

Une fois de plus, une centaine de sapeurs-pompiers et plusieurs dizaines d’agents municipaux et des services départementaux, combinaison jaune sur le dos, bottes, gants, masques de protection et seau à la main ont été mobilisés pour cette dépollution.

Nous l’avons trop souvent vu depuis 10 ans.

Selon la presse et un communiqué de la Préfecture : L'origine des galettes de fioul qui ont souillé ce week-end les côtes demeure inconnue. Les analyses ont seulement montré que la pollution ne provenait de l'Erika (1999), du Prestige(2002) ou de la raffinerie TOTAL de Donges (2008).

Ouf en quelque sorte nous l’avons échappé belle….

Selon le CEDRE (Centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux), les échantillons prélevés "proviennent tous de la même origine", mais qui reste donc inconnue.

Comment pourrions-nous accepter de telles conclusions sans réagir, les citoyens, les citoyennes, les associations, les organisations syndicales et politiques depuis la manifestation du 5 février 2000 « Nantes, noire de monde » sont en vigilance, et exigent un contrôle citoyen que la démocratie participative tant souhaitée par nos gouvernants et nos élus, disent-ils, s’applique réellement et soit effective.

A ce propos, je voudrais rappeler que la Coordination des collectifs marée noire du littoral atlantique dont est issue notre association, partie civile dans le procès de l’Erika, est intervenue lors du procès en appel par l’intermédiaire de notre présidente (Marinette Colin) pour dire que la société civile, émue, mais aussi informée, a agi, en l'an 2000, pour traduire les exigences des populations touchées par le naufrage de l'Erika.

Evènement qui n'était pas une fatalité mais, sans doute, la recherche du profit à tout prix, au détriment du respect des hommes et de l'environnement.

Les diverses actions que nous menons depuis 10 ans s’inscrivent dans le rôle que modestement nous jouons : celui de sentinelle citoyenne

Oui à un contrôle citoyen transparent et indépendant.

Non pas parce que nous mettons en doute les conclusions du Cèdre mais il est tout de même troublant que cet organisme public comme bien d’autres hélas fonctionne grâce à de larges financements privés et que nous retrouvions pour le Cèdre parmi les membres de droits des représentants de l’industrie pétrolière, chimique et même des armateurs. Nous avons déjà dénoncé cet état de fait, il remet en cause les principes de transparence et d’indépendance.

Il est donc légitime de dénoncer ces réalités.

Comme nous avons pu ces derniers temps par 2 fois dénoncer les comportements de la Société TOTAL face à ces responsabilités.

La 1ère – Total, tout en faisant appel des condamnations requises à son encontre par le Tribunal lors du procès en première instance de l’Erika indemnise la plupart des parties civiles et les somment de ne pas poursuivre en appel. Ben voyons !!!

La 2ème – Pire encore à mon avis que la 1ère - la raffinerie TOTAL de Donges, avec semble t-il une certaine complaisance de la part de la Préfecture procède à une indemnisation directe des préjudices causés aux collectivités et aux usagers professionnels de la Loire avant même que justice soit rendue, remettant ainsi en cause la nécessité des dépôts de plainte et la validité d’un éventuel procès qui aurait permis de déterminer les responsabilités et ainsi définir et faire appliquer des règlementations plus contraignantes en matière de sécurité.


Prenons garde, nous ne pouvons accepter que le rôle de la justice soit ainsi floué. Comme vous le savez, la privatisation accrue des services publics voulue par ce gouvernement, nous entraîne vers des dérives qu’il nous faut refuser.

Des plaintes de plusieurs communes ont été déposées, le Conseil général a annoncé qu'il « portera plainte dans les prochains jours et s'inscrira dans toute action juridique tendant à identifier le responsable de cette pollution ».

Nous ne pouvons que nous en féliciter. Notre association ne manquera pas de se constituer elle aussi partie civile dans cette affaire.

Pour conclure, nous sommes à quelques jours du sommet de Copenhague sur l’Urgence climatique, les mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale pour répondre à la crise écologique et sociale que nous subissons, soyons donc vigilants et rappelons aux autorités compétentes que nous ne pourrons nous satisfaire des conclusions actuelles, exigeons que la vérité soit recherchée dans cette nouvelle pollution et dans l’hypothèse de responsables, que justice soit pleinement rendue".

vendredi 4 décembre 2009

IKEA Nantes : Non à l'ouverture du magasin les dimanches de décembre


La direction d’IKEA vient d’annoncer l’ouverture en toute illégalité de son magasin de Nantes –Saint Herblain les dimanche 6, 13 et 20 décembre. Les Alternatifs s’associent à la demande faite au Préfet de Loire Atlantique par le Président de Nantes Métropole d’imposer le respect de la loi en interdisant cette ouverture sauvage.

Les Alternatifs appellent les citoyen-ne-s à boycotter l’enseigne IKEA si sa direction maintient ces ouvertures sauvages.

Les Alternatifs appellent l’ensemble des partis de gauche et du mouvement social à unir leurs forces pour imposer par la mobilisation le droit au repos hebdomadaire des salarié-e-s le dimanche.

dimanche 29 novembre 2009

Nouvelle pollution des côtes de Loire Atlantique et de Vendée : la mer n’est pas une poubelle !


Les responsables de la nouvelle pollution des plages doivent être identifiés et poursuivis.

L’actuelle arrivée de galettes de fioul sur les plages du département et sur celles de Vendée est une nouvelle atteinte grave à l’environnement. Qu’elle soit issue de déchets reliquats de la marée noire de l’Erika remontés à la surface avec les intempéries ou d’un nouveau dégazage sauvage, cette nouvelle pollution a des responsables. Il importe qu’ils soient rapidement identifiés et poursuivis et que soit reconnu le préjudice écologique dont sont victimes les communes et habitants des côtes à nouveau souillées.

Les Alternatifs 44 ont décidé de répondre positivement à l’invitation de l’association Natur-action pour co-organiser une manifestation unitaire de protestation contre celle nouvelle atteinte à l’environnement samedi prochain 5 décembre à Batz/mer, 15 heures, place du Murier.

samedi 28 novembre 2009

44 - Mon département, j'y tiens !


Le Conseil Général de Loire Atlantique vient de lancer une campagne publique contre le projet de réforme territoriale concocté par Sarkozy/Fillon. Le texte de la pétition en ligne dénonce justement les conséquences de ce projet. C'est pourquoi les Alternatifs 44 vous invitent à le signer massivement et souhaitent que la majorité socialiste et divers gauche du Conseil Général pèse de toutes ses forces pour développer la mobilisation la plus large contre ce projet.

Appel à signature :

Les collectivités locales sont prises pour cible : la méthode employée pour décider d’importants bouleversements institutionnels et démocratiques n’est pas acceptable - rejet de toute concertation, dénigrement des élus, démagogie, autoritarisme – et cette volonté de recentralisation est dangereuse pour l'avenir des services publics locaux, les libertés locales et la justice fiscale.

Qui peut accepter :

- un "millefeuille" territorial conservé et amplifié ?
- des missions départementales qui ne sont pas clarifiées, mais des aides aux communes et aux associations qui seront supprimées ?
- la fin de l'engagement du Département dans le sport, la culture, l'économie, les transports… ?
- la taxe professionnelle (principale recette du Conseil général) supprimée, le poids de l'impôt reporté des entreprises vers les familles ?
- moins de moyens financiers pour le service public, moins d'équipements de proximité ?
- des conseillers territoriaux, cumulant les fonctions de conseiller général et de conseiller régional, donc moins proches et moins disponibles ?

Que deviendront, demain, les services publics exercés par le Conseil général si celui-ci n’a plus les moyens financiers d’assumer leur mise en oeuvre ?

Ce que propose l'État pour les territoires n'est pas une réforme, mais une régression. Le projet de réforme territoriale nous concerne tous et c’est pourquoi, nous lançons un appel à la mobilisation contre ce projet.

OUI, je souhaite que mon Département continue à assurer ses missions de solidarité, envers tous les habitants et tous les territoires de Loire-Atlantique et je signe cet appel.


(pour signer, cliquer sur le titre de cet article)

mardi 24 novembre 2009

Rassemblement départemental contre le projet de loi de privatisation samedi 28 novembre à Nantes– 14h30 Place du cirque


POUR LA POSTE ON CONTINUE !

Après avoir arrêté le décompte à plus de 2,3 millions de votants, le comité national a écrit au président de la République pour lui présenter les résultats et lui demander de prendre la mesure d’une mobilisation historique, révélatrice de l’opposition que provoque le projet de changement de statut de La Poste. Le mépris pour toute réponse

Pour toute réponse Sarkozy et le gouvernement ont accéléré la procédure engagée sur le projet de loi au sénat. Ce qui constitue une marque de mépris vis-à-vis d’un exercice de citoyenneté qui a su trouver sa légitimité et sa crédibilité.

Poursuivons la mobilisation

Le comité national appelle donc à poursuivre la mobilisation sur cette question essentielle du service public postal et à amplifier la dynamique créée par la votation du 3 octobre. Après l’adoption du projet de loi par une majorité du sénat, la mobilisation contre la privatisation de La Poste continue avec l’interpellation des députés qui auront à leur tour à examiner le projet de loi en décembre.

NOUS EXIGEONS :

le respect du résultat de la votation du 3 octobre 2009

 le retrait du projet de changement de statut de La Poste

 l’ouverture d’un débat public sur l’avenir du service public postal

 un référendum sur l’avenir de La Poste

Nous pouvons gagner cette bataille


Alors rendez vous le samedi 28 novembre à Nantes à 14h30 Place du Cirque (en bas de la Tour Bretagne, sur le cours des 50 Otages)

dimanche 22 novembre 2009

Régionales 2010 : "mettre en oeuvre des politiques publiques alternatives sur le plan des solidarités, de la démocratie et de l’écologie"


Les Alternatifs et les régionales

La coordination générale des Alternatifs s'est réunie les 21 et 22 novembre. Deux délégué-e-s représentaient la fédération de Loire Atlantique. La résolution ci-dessous sur la participation des alternatifs aux élections régionales de 2010 a été très majoritairement adoptée.

Les Alternatifs participeront aux élections régionales pour mettre en oeuvre des politiques publiques alternatives sur le plan des solidarités, de la démocratie et de l’écologie, en rupture avec la logique du système capitaliste et productiviste. Pour cela ils continuent leur combat pour l’unité de toutes les composantes de la gauche de transformation sociale et écologique.

Cette démarche converge avec l’appel unitaire “Réussir le rassemblement”. Ainsi, ils poursuivront leur participation aux discussions initiées le 29 septembre pour aboutir à la constitution d’un cadre national unitaire large. Dans le même esprit, ils continuent les discussions commencées au niveau régional et départemental. Une charte de fonctionnement garantira une conduite et animation de campagne et une composition des listes reflétant la diversité des composantes du rassemblement.

Pour les Alternatifs, ce cadre doit conduire à un accord sur des orientations programmatiques et une démarche citoyenne. Nous défendrons les propositions suivantes :

- Mise en place d’une démocratie active dans l’optique de l’autogestion : mise en oeuvre d’un budget participatif, élaboration des projets avec les populations

-Impulsion et soutien à des initiatives de reconversion écologique du système de production, notamment pour une politique agricole et alimentaire de qualité accessible à tous Défense du bien public (eau et biodiversité ...),

- Refus du financement des établissements scolaires privés,

- Développement des services publics avec association des usagers à leur gestion

- Mise hors marché des biens communs à chaque fois que c’est possible,

- Aménagement social, écologique et équilibré du territoire,

- Politique de transition énergétique, notamment pour une sortie du nucléaire,

- Réorientation des aides aux entreprises vers l’économie sociale et solidaire et les services publics

- Aide à la reprise par les salariés de leur entreprise en difficulté ou pas,

- Priorité aux transports collectifs, notamment ferroviaires, gratuité, développement du ferroutage,

- Un véritable service public de la formation professionnelle, et une valorisation des lycées professionnels publics,

- Une réelle égalité femmes/hommes, des mesures et des équipements favorisant l’autonomie des femmes

- Renforcement des solidarités à l’intérieur des régions et coopération internationale solidaire en priorité avec les pays du Sud

- Contre les politiques de délégation de services publics au privé, création ou retour à des régies publiques.

La démarche doit associer et impliquer citoyens, citoyennes, associatif-ve-s, syndicalistes. Elle ne peut se limiter à un rassemblement cartellisé d’organisations politiques. Les Alternatifs constatent les convergences avec d’autres courants de la gauche alternative, dont la FASE, sur les contenus et la démarche de la campagne pour les élections régionales. Partout, dans chaque département, des forums citoyens seront mis en place. Cette démarche initiée lors de la campagne sera appliquée et développée tout au long du mandat.

Si un accord unitaire large est possible, la coordination générale donne mandat à l’exécutif pour l’adopter.

Si le 6 décembre un tel accord national large n’apparaît pas possible, les Alternatifs participeront aux élections régionales pour défendre et appliquer leurs propositions soit dans un cadre national plus restreint, soit à l’échelle régionale.

Les Alternatifs devront choisir une des options suivantes :

- Accord national avec le Front de Gauche et d’autres forces,

- Accord national avec le NPA et d’autres forces,

- Décision dans chaque région en recherchant une alliance la plus large possible.

Une consultation des adhérent-e-s sera lancée au plus tôt et devra être achevée au plus tard le 13 décembre. Pour que les débats dans les fédérations et les groupes locaux puissent se dérouler dans les meilleures conditions, des motions présentant les différentes options seront envoyées aux adhérent-e-s, si possible par bulletin interne. Ces motions devront être rédigées rapidement par ceux et celles qui les soutiennent. Les fédérations et les groupes locaux doivent d’ores et déjà organiser leurs débats. Le vote sera validé par une réunion de l’exécutif.

Les axes essentiels pour Les Alternatifs dans le cadre d’une éventuelle participation aux exécutifs régionaux sont :

Mise en place d’une démocratie active :

- Mise en oeuvre d’un budget participatif, élaboration des projets avec les populations

⁃ Aide à la reprise par les salariés de leur entreprise en difficulté ou pas,

⁃ Participation des usagers à la gestion des services publics,

Défense et développement des services publics, en particulier de la formation professionnelle, et de l’éducation nationale et leur renforcement particulièrement dans les zones rurales et les quartiers populaires.

Mise en oeuvre d’une politique de transition énergétique basée sur les énergies renouvelables et les économies d’énergie, dans la perspective d’une sortie du nucléaire civil et militaire.

Réforme du lycée : exigeons son retrait !



La réforme du lycée est une contre-réforme de grande ampleur qui s’inscrit dans le cadre des politiques libérales visant à remodeler l’ensemble du système éducatif. Elle n’est pas acceptable.


Elle s’inscrit pleinement dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) dans la mesure où elle a pour but des économies de moyen considérables et constitue une adaptation du lycée aux suppressions de postes que l’Education nationale a connu depuis plusieurs années et connaît encore.

Dans ce cadre, la réforme du lycée prévoit de nombreuses réductions horaires et une réorganisation des années de Première et de Terminale : l’année de Terminale serait désormais consacrée essentiellement aux enseignements de spécialité (physique / chimie et SVT en filière scientifique…) tandis que l’année de Première serait dévolue aux enseignements « de tronc commun » (français, histoire / géo, maths, langues…) dont l’évaluation au bac se ferait à son issue. Cette réorganisation permettra de supprimer de nombreuses heures de cours.

Le redoublement devra désormais être exceptionnel : quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur son efficacité actuelle, il est certain que cette mesure s’accompagnera d’une multiplication des réorientations forcées, en particulier en fin de classe de Seconde. Combien d’élèves de Terminale ayant échoué au bac ne trouvent d’ores et déjà pas d’établissements qui acceptent de les réinscrire ?
La suppression des personnels d’orientation (COPsy) est actée et les tâches d’orientation sont confiées essentiellement à des enseignants qui deviendraient les « tuteurs » d’élèves pendant toute leur scolarité au lycée.

La réforme des lycées consacre en outre une hiérarchie des filières qu’elle accentue encore, en contradiction avec l’affichage qu’on lui donne. La filière S est renforcée. La volonté de valoriser la filière L est affirmée, sans que les mesures proposées permettent de voir comment. En revanche, la filière ES est victime d’attaques idéologiques au prétexte que les enseignants de SES parleraient trop de sociologie et trop peu de l’entreprise, en des termes insuffisamment laudateurs… Au-delà, l’enjeu est politique : la filière ES accueille aujourd’hui un public d’origines sociales très différentes, elle réussit par conséquent à lutter contre la reproduction des inégalités sociales et fournit à ses lycéens une culture, des méthodes de travail et un sens critique qui en font les plus à même d’affronter les difficultés de l’Université.

Cette réforme prévoit la possibilité d’une réorientation des élèves d’une filière à une autre en fin de classe de Première, par le biais de « classes passerelles ». Mais cette réorientation ne sera possible que dans le cas d’échecs scolaires constatés et non par la volonté d’un élève. Par conséquent, il s’agit en réalité de renforcer encore une fois la hiérarchisation des filières en évinçant les élèves indésirables des sections privilégiées à la fin de l’année de Première.

Cette réforme consacre donc un éclatement du lycée, qui sera de moins en moins lisible pour ses élèves, où il sera de plus en plus difficile de se repérer. Dans ce cadre, seuls les plus informés s’en sortiront, accentuant de fait les inégalités et les ségrégations sociales.

Cette réforme, au prétexte d’autonomie des établissements, renvoie vers le local la plupart des arbitrages douloureux. Il s’agit là de renforcer les potentats locaux des chefs d’établissement et de provoquer un morcellement des mobilisations.

La seule proposition pour lutter contre l’échec scolaire réside, comme dans le primaire et au collège, dans la mise en place de mesures de soutien individuel dans le cadre d’un accompagnement éducatif, prévu deux heures par semaine. Cet accompagnement éducatif ne constitue pas une solution réelle aux difficultés scolaires. Il se substitue aux cours, puisque les heures d’accompagnement éducatif seront inscrites à l’emploi du temps des enseignants et les Conseils d’Administration devront arbitrer quelles heures disciplinaires ils souhaitent supprimer en compensation de ces deux heures de soutien. Il s’agit surtout d’amener l’élève en grande difficulté à se sentir individuellement responsable de son échec. Ainsi, le tour est joué : le système se disculpe en accordant à ces élèves quelques heures de soutien et pourra désormais affirmer que les « perdants » n’auront pas fait ce qu’il faut pour réussir.

Enfin, la réforme des lycées prévoit l’organisation régulière de stages de vacances pour les élèves, dans les domaines des langues ou de l’orientation par exemple, et prétend faire des lycées des « lieux de vie » qui soient ouverts aux lycéens bien au-delà des heures de cours. C’est une imposture ! Derrière l’affichage du lycée « lieu de vie », il s’agit là de réduire les lycéens à l’état de consommateurs qui se rendraient au lycée – centre commercial et iraient en cours ou en stage pour remplir leur chariot. Ce ne sont en rien des lieux de vie autogérés qui favoriseraient l’épanouissement des élèves, permettraient des rencontres et la construction d’un projet scolaire cohérent.


Au final, cette contre-réforme ne permet en aucune manière de lutter contre les inégalités sociales, elle renforce la hiérarchie des filières et ne permet pas d’avancer vers la démocratisation nécessaire du lycée. Elle ne peut se négocier : il faudra arracher son retrait par la lutte.

Dès lors, nous souhaitons la tenue d’un grand débat citoyen, rassemblant les personnel-le-s, les usagers et usagères, à commencer par les jeunes lycéens et lycéennes, dans des assemblées générales d’établissement, pour définir l’école que nous voulons et parvenir à une transformation radicale et autogestionnaire du système éducatif. L’école appartient à tous et toutes, nous devons tous contribuer à sa transformation pour en faire le lieu d’une véritable émancipation.