mercredi 23 septembre 2009

Les Alternatifs 44 affirment leur soutien aux paysans producteurs laitiers qui participent à la grève européenne du lait.


Après plusieurs mois de mobilisation, nombre de producteurs laitiers du département sont passés à des actions radicales : grève des livraisons, blocages d’entreprises, manifestations .... Par ces actions, notamment la grève, très coûteuse pour eux, doublée de la menace des entreprises à l’encontre de leurs fournisseurs grévistes, ils expriment leur colère et leur inquiétude, à la fois face à la chute durable du prix du lait et, pour leur avenir compte tenu de la suppression de toute régulation. Les Alternatifs 44 affirment leur soutien aux paysans producteurs laitiers qui participent activement à la grève européenne du lait.

Une bataille frontale oppose :

- d’un côté les forces libérales, entreprises laitières qui souhaitent par la contractualisation pouvoir être plus libres des quantités collectées et des prix, entreprises de distribution, et gouvernements opposés à toute régulation efficace,

- et de l’autre les partisans d’un ajustement maîtrisé de la production à la consommation européenne, condition de prix rémunérateurs et du maintien de producteurs nombreux, répartis sur l’ensemble du territoire, pratiquant une agriculture respectueuse de l’environnement et des consommateurs.

Il s’agit d’éviter ce qui s’est passé dans le secteur porcin : une restructuration drastique au gré des fluctuations du marché dérégulé, avec la constitution de méga fermes intégrées par les banques et les transformateurs.

Les pouvoirs auraient tort de compter sur la division syndicale pour passer en force en destructurant le secteur laitier.

La lutte des producteurs laitiers concerne tous les citoyens, Les Alternatifs 44 appellent à une mobilisation conjointe élargie des producteurs et des citoyens européens qui seule pourrait imposer une autre politique agricole et alimentaire.

Se joue ici et maintenant une des batailles fondamentales pour le futur de la PAC et des règles internationales !

mardi 22 septembre 2009

Contre la privatisation de La Poste : un millier de manifestant-e-s à Nantes, 200 à Saint Nazaire



A l'appel des syndicats CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC, les postier-e-s du département étaient massivement en grève ce mardi 22 septembre. Selon les syndicats, environ 1 postier-e sur 2 était en grève en Loire Atlantique.

Un millier d'entre eux ont manifesté dans les rues de Nantes, et près de 200 à Saint Nazaire.

Une délégation des Alternatifs conduite par ses deux conseillers municipaux, Louisette Guibert et Bertrand Vrain, était présente, de même que des délégations du PCF, PS et NPA.

La réussite de cette journée nationale de grève est une réponse cinglante aux déclarations du ministre Darcos confirmant la volonté du gouvernement de modifier le statut de La Poste en société anonyme .... et un atout majeur pour préparer la journée de votation citoyenne du 3 octobre prochain contre le projet de privatisation de La Poste.

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La liste des communes de Loire Atlantique où est d'ores et déjà organisée la votation citoyenne :

Bouguenais
St Herblain
Orvault
Séverac
Thouaré
Rezé
Oudon
La chapelle des marais.
Clisson
Châteaubriant
Ste Luce
Mairie de Doulon
Nantes
Indre
St Nazaire
Savenay
Paimbœuf
Carquefou
Bouaye
Blain
St Sébastien
St Malo de Guersac
Vallet
Donges
Geneston
La Turballe
Trignac
Pornichet
La Baule
St Joachim
St Julien de Concelles
Les Sorinieres
La Haie Fouassière
Asserac
Herbignac
St Lyphard
La Chapelle des marais
St Philbert de Grand lieu
La Chapelle sur Erdre
Guenrouët
St Jean Boiseau
Coueron
Basse Goulaine
La Montagne
Missillac
Montoir
Nort sur Erdre
Oudon

samedi 19 septembre 2009

CHU Nantes : solidarité aux agents hospitaliers


APPEL POUR UN SERVICE PUBLIC DE SANTE RENFORCE !

Le nivellement par le bas des avantages sociaux des personnels des hôpitaux publics, ainsi que la dégradation très sensible de leurs conditions de travail, c'est à dire, d'accueil et de soin des patients, font partie d'une politique délibérée de privatisation du secteur de la santé. Tous les CHU en font aujourd'hui les frais, et particulièrement celui de Nantes, qui a vu se réduire considérablement ses effectifs depuis un an (plus de 1000 emplois supprimés sur un total de 8200 hospitaliers non médicaux).

Nous ne pensons pas que cette politique culpabilisatrice des personnels et des patients puissent être de nature à assurer un service public de qualité, que le secteur marchand ne serait d'ailleurs pas en mesure de rendre, alors même qu'il coûterait certainement plus cher à la société (dépassements d'honoraires, ...).

Nous sommes indignés que la direction du CHU de Nantes n'ait pas à ce jour pris ses responsabilités quant à la continuité du service public, en négociant avec les partenaires sociaux, afin de prévenir le conflit aujourd’hui criant. Les personnels ont, par conscience professionnelle, toujours assuré l’accueil des urgences. Privés de l'appui d'une véritable organisation, que les patients seraient pourtant en droit d'attendre, ils ont encore et toujours rogné sur leurs temps de repos pour compenser le manque d’effectif. Ils disent stop !

La direction, quant à elle, préfère faire intervenir les forces de l'ordre et assigne en référé (procédure d'urgence) les organisation syndicales concernées par le mouvement, au motif du blocage des services de la logistique et de l'approvisionnement.


Il serait temps qu’une démocratie sanitaire commence à exister dans cet établissement.

Signataires :
Les Alternatifs 44, Gauche Unitaire 44, NPA 44, MPEP 44, Parti de Gauche 44

mercredi 16 septembre 2009

Mobilisations unitaires contre le projet de privatisation de La Poste


- Grève unitaire des salarié-e-s de la Poste mardi 22 septembre

- Votation citoyenne contre le projet de changement de statut de la Poste samedi 3 octobre


Le gouvernement a déposé un projet de loi transformant la Poste en société anonyme. Le débat est prévu au Parlement dès octobre pour un vote final en décembre. A l’instar du gouvernement, la direction de La Poste multiplie la communication pour affirmer que la Poste restera « à 100% public » et que l’emploi des salarié-e-s y sera garanti jusqu’en 2012, ce qui, pour le moins, est peu rassurant !

La transformation de La Poste en société anonyme ferait entrer le premier service public de proximité dans la même spirale libérale que celle actuellement à l’œuvre à France Télécom/Orange ou à GDF-Suez et aboutirait rapidement à une privatisation totale. Pour les salarié-er-s comme pour les usagers, les conséquences seraient lourdes.

Lourdes pour l’emploi.

La direction de La Poste multiplie les réorganisations. Rien que pour les 6 premiers mois de l’année 2009, elle a supprimé 7500 emplois et fermé 485 bureaux, remplacés par des agences postales communales ou des relais poste chez un commerçant. La première conséquence d’un changement de statut serait l’accélération de ces réorganisations et des suppressions de poste, au mépris du service public de proximité.

Lourdes pour le service public.

Déjà grandement malmené, le service public postal deviendrait un service strictement marchand soumis aux aléas de la course au profit. C’est déjà le cas avec la présence postale mise à mal dans les zones rurales. Ce le serait encore plus en matière d’égalité de traitement notamment en matière de coût et de délai d’acheminement.
C’est pour cela que la bataille syndicale et politique qui s’engage concerne toute la population.

Les Alternatifs 44 appellent la population à se joindre aux manifestations syndicales appelées par CGT, CFDT, FO et SUD mardi prochain 12 septembre à 10 heures à Nantes, Place Bretagne, et Saint Nazaire, Place de l’Amérique Latine, et à apposer sur sa boite aux lettres un auto-collant contre la privatisation.

Partie prenante du collectif départemental contre la privatisation de La Poste, Les Alternatifs 44 appellent tous les citoyen-nes à participer, y compris en prenant localement en charge son organisation, à la votation citoyenne organisée le 3 octobre prochain par le comité national contre la privatisation pour dire non à cette privatisation.

Cette votation est d’ores et déjà organisée, le plus souvent en partenariat avec les mairies, dans de nombreuses villes du département :
Nantes
St Herblain
Bouguenais
St Nazaire
Paimboeuf
Oudon
Donges
Trignac
St Joachim
Guenrouët
Savenay
Rezé
St Malo de Guersac
Vertou
St Julien de Concelles
La haie Fouassière
Geneston
Clisson
Vallet
Bouaye
St Sébastien
Nort sur Erdre
Carquefou
Châteaubriant
Blain
Coueron, etc…

Si vous voulez vous y associer, merci d’envoyer un courrier électronique à alternatifs44@orange.fr

lundi 14 septembre 2009

Un front commun durable de la gauche de gauche dans les luttes et les urnes peut changer la donne


Lors des débats organisés à la Fête de l'Humanité par le PG et la FASE, les Alternatifs ont réaffirmé leur volonté de contribuer à la constitution d'un front large de la gauche de transformation sociale et écologique, dans les mobilisations comme aux élections, notamment pour les prochaines régionales.

Un Front commun large et durable est la condition indispensable pour combattre la droite, agir ensemble sur tous les terrains sociaux et changer radicalement la donne à gauche. Les Alternatifs participeront donc à toutes les initiatives visant à construire des contenus politiques, une démarche commune de toute la gauche de transformation sociale et écologique et un cadre unitaire pérenne de cette gauche.

Si des alliances de toutes les forces de gauche politiques, syndicales, associatives et citoyennes sont indispensables pour s'opposer à la politique régressive et répressive de Sarkozy et du MEDEF, il faut dire aussi clairement ce qui divise la gauche : la politique sociale-libérale de centre gauche du PS lorgnant vers le Modem n'est pas la perspective d'une alternative au système capitaliste mise en avant par la gauche de transformation sociale et écologique.

Il ne peut donc pas y avoir d'alliance de premier tour lors des prochaines élections régionales avec le PS, et les Alternatifs ne se retrouveront pas dans des initiatives visant à associer le PS au front commun de la gauche de transformation sociale et écologique.

Les Alternatifs poursuivent les échanges à ce sujet avec leurs partenaires de la FASE et rencontreront dans les prochains jours, en Loire Atlantique comme nationalement, le PG et le NPA.

C'est par leur union dans les luttes et dans les urnes que la gauche de gauche et l"écologie radicale changeront la donne.

lundi 7 septembre 2009

Les enjeux de la rentrée sociale


Après les journées d’action du premier semestre, l’heure est à la reconstruction des rapports de forces sociaux.

Pour ne pas en rester au solo funèbre des collectifs de travail confrontés aux plans de licenciements, construire les solidarités dans les bassins d’emploi, fédérer pour résister, notamment lors des marches contre le hômage et les précarités de la fin de l’année.

Faire échec à la privatisation de la Poste, par la mobilisation du personnel et en éussissant la votation populaire du 3 octobre.

Refuser le projet régressif du pouvoir sur les retraites, lui opposer une alliance sociale et politique large et propositionnelle.

Sur le terrain de l’écologie, refuser la démagogie en portant des propositions visant à engager la décroissance de la consommation d’énergies fossiles avec le soucis de lier justice sociale et alternative écologique.

Soutenir les combats de l’agriculture paysanne pour un juste prix du lait, en construisant toujours plus la solidarité paysans-consommateurs pour une production de qualité.

Enfin, poser les exigences féministes à l’occasion de la manifestation nationale du 17 octobre.

Dans le champ politique les grandes manoeuvres sont engagées au centre-gauche : l’organisation de primaires ne règle en rien les question de fond. Gardons en mémoire le fiasco italien, qui aboutit aujourd’hui au champ de ruines où cohabitent une gauche radicale radicalement marginalisée et un Parti Démocrate incapable de porter la moindre proposition alternative conséquente. En irait-il autrement pour un centre-gauche à la française élargi au MODEM ?

La question de la convergence de la gauche de gauche et de l’écologie radicale n’en est que plus cruciale. Le soutien en commun aux luttes sociales et féministes ne devrait pas poser trop de problèmes...il en ira autrement de certaines luttes menées sur le terrain écologique, qui sont tout sauf mineures.

L’échéance des Régionales est proche, il est possible d’assurer les deux premières prises de la construction unitaire : listes communes indépendantes du PS au premier tour, et au deuxième tout bataille unitaire contre la main-mise de la Droite sur les régions et fusions démocratiques. Reste l’obstacle des accords de gestion avec le PS. Le front commun large, c’est la possibilité d’un rapport de forces imposant la fusion démocratique au PS, la coordination des Alternatifs, réunie les 26 et 27 septembre, travaillera à des propositions permettant sa réalisation.

Jean-Jacques Boislaroussie

dimanche 6 septembre 2009

Hommage à Jean de Neyman


LE JOUR « J »

C’est aujourd’hui à 16h au Parc du château d’Heinlex (face à l’IUT), en présence de sa famille, que sera commémoré l’exécution de Jean de Neyman. Certes, sa vie fût courte mais étincellante. Actions de résistance, sauvetage d’otages, instigation et soutien aux déserteurs de l’armée allemande. Le respect de la valeur humaine est au cœur de l’action de Jean.

A travers du symbole militant de Jean de Neyman, c’est bien les valeurs de la Résistance populaire et les conquêtes sociales de la Libération (propriété collective des moyens de production, sécurité sociale, …) qu’il convient d’éclairer. Jamais comme cette année, l’esprit de résistance est évoqué pour contrer la course aux profits des dominants et l’attaque contre les droits sociaux.

Face aux dérives de la société libérale et son corollaire de montée des idées racistes, relever aujourd’hui l’action de Jean de Neyman permet de remettre en situation les combats toujours d’actualité (fraternité, partage des ressources, accueil des étrangers,…).

« Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements (Noam Chomsky) ».

Spécialement pour cette cérémonie, c’est la section locale du PCF qui lance l’initiative. On ne peut être d’accord sur tout et cacher se qui fait débat (les alternatives au nucléaire, Donges-Est, l’aéroport de Notre Dame des Landes). Toutefois, il ne faut pas oublier ce qui nous uni notamment la défense contre la répression et les actions pour la dignité humaine.

En tant que militant de la formation politique « Les Alternatifs », je partage aussi l’invitation au rassemblement -en cette semaine de rentrée scolaire- sur le lieu d’exécution de l’enseignant Jean de Neyman ( ce samedi 5 septembre 2009 à 16h).


Philippe Fraix



Ce mois çi sur les écrans, la sortie du film de Robert Guédiguian « L’armée du crime » relatant l’apport « des étrangers» à la Résistance.

mercredi 2 septembre 2009

NANTES 7 doit vivre, en toute indépendance


Les Alternatifs 44 étaient présents au rassemblement de ce mercredi 2 septembre devant le Tribunal de Commerce en soutien aux 32 salariés de NANTES 7 menacée de disparition.

Tout média qui disparaît est une perte pour la liberté d’expression.

Les actionnaires principaux NANTES 7 ont jeté l’éponge et le rendu du tribunal de commerce, par la procédure de redressement judiciaire, permet d’entrevoir un nouveau tour de table avec, espérons-le, une continuation de l’activité.

Pour la réaliser, les Alternatifs 44 soutiendront les propositions, y compris émanant de collectivités locales, qui permettront cette expression libre.

mardi 1 septembre 2009

Cachez ces crises que je ne saurai voir


L’article de mon collègue Yann Vince paru dans l’Humanité du 17 Août 2009 et portant sur le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes en Loire-Atlantique révèle une absence de prise en compte de la triple crise que nous vivons, non seulement en France mais aussi sur notre planète, crise écologique avec le réchauffement climatique, crise économique avec l’appropriation des bénéfices par les actionnaires, et crise sociale avec la concurrence de tous contre tous et la destruction des protections sociales.

Le débat public sur ce projet rappelé par Yann Vince a bien eu lieu mais une information complète m’oblige à préciser que, concernant les alternatives à ce projet, mises au débat dès le début, aucune évaluation indépendante n’a été entreprise ; la seule mention dans le dossier d’enquête publique évacue d’un revers de main ces propositions. Les qualifier de déclin face au progrès d’un « aménagement durable » - par ailleurs non défini - révèle soit une étude incomplète du dossier, soit une caricature de la réalité. De plus, Yann se rappelle qu’aucun débat n’a été organisé au sein de notre Conseil Communautaire, ni même au Conseil Municipal de Nantes, et que seule une délibération a été soumise à notre vote, c’est la « clause du retour à meilleure fortune », en vue d’assurer à l’éventuel candidat retenu pour la construction et l’exploitation de la nouvelle plateforme une compensation sur ses fonds investis en cas de problème financier dû à des changement de conditions économiques durant la délégation, c’est-à-dire 55 ans, merci pour nos enfants. On est une fois de plus dans la socialisation des pertes qu’en temps qu’élus de la gauche nous devrions combattre.

La réponse aux besoins du trafic aérien souhaité par Yann Vince ne nécessite en aucune façon la construction d’une nouvelle plateforme : le trafic actuel de 2,8 millions de passagers, et celui projeté par les promoteurs du projet, 9 millions de passagers en 2050, si tant est qu’il existe un jour, reste tout à fait compatible avec la plateforme actuelle puisque, pour ne prendre que quelques exemples, Genève, San Diego, Stansted ou Gatewick, avec leur piste unique, accueillent respectivement 11, 17, 24 et 35 millions de passagers ; il y a de la marge.

Lorsque Yann Vince pointe la mauvaise configuration géographique de la plateforme actuelle de Nantes-Atlantique, il a raison mais l’alternative de réorienter la piste, comme proposé par l’association Solidarité-Ecologie, donne une réponse pertinente et raisonnable : pertinente car l’impact en terme de bruit serait divisé dans un rapport 10, et raisonnable en raison d’un coût bien moindre puisque les travaux porteraient sur une piste avec ses taxiways au lieu d’un aéroport complet avec ses accès.

Par contre, lorsqu’il évoque la concurrence avion–route ou les questions énergétiques, il se trompe : l’avion sur des longues distances ne concurrence pas la route ni même le train, mode paradoxalement non évoqué ici par lui-même. Mais le train est pourtant une réelle alternative à l’avion sur des distances moyennes allant jusqu’à 1 000 Km voire plus, c’est-à-dire sur la plupart des liaisons intérieures voire européennes au départ de Nantes.

De plus, lorsque mon collègue évoque des substitutions en matière énergétique, c’est une simple profession de foi : si des agro-carburants existent bel et bien, les moteurs à hydrogène ou les piles à combustibles n’ont, à ce jour, pas été installés sur des avions et les obstacles techniques sont colossaux mais, en tout état de cause, la ressource hydrogène resterait à fabriquer, ce qui est particulièrement dispendieux en énergie primaire. Je rappelle également les conflits pour l’usage de la terre suscités par les agro-carburants, concurrents de l’alimentation humaine. De ce point de vue, les 2 000 ha de terre nourricière accaparés par le projet de Notre Dame des Landes sont un symbole d’anti-développement durable.

Mais au-delà de ces données, prétendre faire du développement durable en promouvant le transport aérien est plus que paradoxal pour trois raisons :

• la première tient aux rejets de Gaz à Effet de Serre avec, non pas 1% des rejets totaux comme le dit mon collègue Yann Vince mais 3,3% pour les seuls vols intérieurs et 13% en intégrant les relations internationales (source ADEME) ; à titre d’exemple, en comptant les rejets totaux de Gaz à Effet de Serre en équivalents CO2, un trajet Paris-Marseille en avion rejette 300 Kg de CO2 et seulement 6 pour le même trajet en TGV (source ADEME et GIEC).

• la deuxième tient dans les conséquences économiques de ce gaspillage énergétique causé par ce mode de développement productiviste, modèle que nous combattons, avec une contribution à l’épuisement des ressources en hydrocarbures qui vont maintenant vers une diminution inexorable dans un processus qui génère une augmentation importante du prix du pétrole : les 140 $ du prix du baril en 2008 ne sont qu’un début.

• La troisième n’est pas la moindre : le modèle déployé par le transport aérien complètement libéralisé est celui du Low Cost sur lequel les gestionnaires de l’aéroport s’appuient pour leur développement. C’est un véritable scandale social mis récemment en évidence avec la condamnation de la compagnie Easy Jet pour travail dissimulé ; ce n’est pas notre modèle social de développement.

Bien entendu, je réitère la demande, avec plusieurs centaines d’élus de Loire-Atlantique, d’un nouveau débat public équilibré et honnête, notamment au sein des instances délibérantes ; je demande la publication du cahier des charges de l’appel d’offre, jusqu’ici refusée ; il s’agit pourtant, dans ce projet, de l’utilisation d’argent public.

La coordination des associations opposées à l’aéroport de Notre Dame des Landes, le groupe de plus de 300 élus sont des moyens que nous avons contribué à construire pour peser sur la réévaluation de ce projet, vieux de plus de 30 ans. Les inébranlables certitudes des soutiens à ce projet ressemblent à celles concernant l’extension du port de Donges-Est, en Loire-Atlantique, qui avait, lui aussi, fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique mais maintenant abandonné, laissé au musée des années Pompidou, époque où la préservation de la planète n’était pas dans les têtes et où seule comptait le taux de croissance et le productivisme, par ailleurs sans retour pour le bien des classes laborieuses.

Tenons compte que, depuis les années 70, le monde a plus que légèrement changé.

Bertrand Vrain, conseiller communautaire Alternatif de Nantes Métropole

mercredi 26 août 2009

Leclerc Paridis Nantes : régularisation des salariés sans papiers



A l'appel des syndicats CGT, CFDT, FSU et Solidaires et du collectif contre une immigration jetable, auquel participent les Alternatifs, une cinquantaine de salariés sans papiers et de militants ont manifesté hier mardi 25 août dans la galarie marchande Paridis à Nantes.Vous lirez ci-dessous le communiqué commun des organisations appelant à cette mobilisation.

Depuis le 14 mai dernier, 3 travailleurs sans-papiers agents de sécurité du site de Leclerc Paridis sont en grève pour leur régularisation.

L’employeur (Sécuri-Ouest) et le donneur d’ordre (Leclerc Paridis) ont dans un premier temps rempli les documents nécessaires à la régularisation par la Préfecture. Dès le lendemain les pressions, intimidations & humiliations ont repris de plus belle. Alors que la Préfecture s’est engagée à régulariser ces 3 salariés, ceux-ci font l’objet d’une procédure de licenciement sous la pression de Leclerc Paridis qui dénonce le contrat avec Sécuri-Ouest. La Préfecture reste muette malgré nos interpellations. C’est l’hypocrisie la plus totale : tous se défaussent de leurs responsabilités & font semblant d’ignorer le Code du Travail qui établit les responsabilités de l’employeur & du donneur d’ordre.

La détermination des salariés à obtenir leur régularisation est entière. A ce jour ce sont plus de 4000 clients de Leclerc Paridis qui ont signé la pétition de soutien.

Tout l’été, la mobilisation a continué sur le lieu de travail des salariés, dans la galerie de Leclerc Paridis. Sa direction a obtenu du Tribunal une ordonnance (non contradictoire) pour interdire manifestations, distributions de tracts et signatures de pétition sur son site. Leclerc peut donc solliciter le concours de la force publique pour nous faire expulser.

Un recours contre cette ordonnance a été déposé.

De même, nous contestons les licenciements et les situations des salariés en déposant un recours aux Prudhommes.

Nous renouvelons notre demande d’une réunion tripartite Préfecture Entreprises, Intersyndicale pour construire la régularisation des 3 salariés.

lundi 10 août 2009

Contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes : plus de 10000 participant-e-s à la semaine de la Résistance.



Le pari était ambitieux. Il a été gagné : ce sont plus de 10 000 personnes qui sont passées à la semaine de la résistance sur le site de la Rolandière à Notre Dame des Landes.

Si les week-ends ont naturellement été les temps forts, la semaine, avec le Camp action climat et les débats proposés par les organisations membres de la coordination anti-aéroport, a vu chaque jour près d’un millier de visiteurs-ses, avec en point d’orgue le débat politique du vendredi avec le député européen Yannick Jadot (Europe ecologie) et des représentants nationaux des Alternatifs (Jean-François Pélissier), du NPA, du Parti de Gauche, du MPEP, des Décroissants et du MEI. Pendant près de trois heures et en présence d’un demi-millier de participant-e-s, ont été débattu les enjeux politiques de l’écologie avec, côté Alternatifs, NPA et Parti de Gauche, une claire remise en cause d’une écologie qui s’accommoderait du libéralisme et la volonté de construire la convergence politiques des écologistes anticapitalistes. De bon augure pour les prochaines mobilisations, notamment autour du sommet de Copenhague en décembre prochain, et aussi pour les élections régionales du printemps prochain !

Cette semaine aura permis d’affirmer la mobilisation citoyenne contre le projet d’aéroport de Notre Dame des landes comme un enjeu écologique majeur au niveau national et au niveau européen, ce qui est un atout décisif pour élargir le front des opposants contre les mensonges des promoteurs du projet et en faveur des alternatives développées par la coordination pour éviter le survol de la ville de Nantes (cf intervention de Bertrand Vrain lors de la première journée de la semaine de résistance).

PS) Regrettons cependant que les actions violentes d’une petite minorité, avec les dégradations d’un local de Nantes Métropole et le pillage du super U de Vigneux de Bretagne, soient venues ternir le succès de cette semaine de résistance. Pour notre part, il nous parait difficile de poursuivre la mobilisation avec des personnes ou courants qui refuseraient de condamner de tels agissements.

dimanche 2 août 2009

Plus de 3000 personnes rassemblées contre le projet d'aéroport : Notre Dame des landes Culture de Résistances



Plus de 3000 personnes ont participé ce dimanche 2 août à la première journée de mobilisation contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes. C'est un indéniable succès.
Lors du meeting, notre camarade Bertrand Vrain, porte-parole des Alternatifs 44 et conseiller municipal de Nantes, a rappelé le sens de l'engagement des Alternatifs dans cette mobilisation. Nous vous invitons à lire ci-dessous cette intervention.

Inutile et nuisible, NOTRE DAME DES LANDES, CULTURE DE RESISTANCE

Cher-e-s ami-e-s, c’est un plaisir de se retrouver ici, sur le site de Notre Dame des Landes, comme tous les ans, toujours plus nombreux pour dire notre volonté de ne pas voir aboutir ce projet d’aéroport. Pour Les Alternatifs, ce combat est un point de convergence de plusieurs enjeux, et nous sommes en plein délire, c’est véritablement un projet fou.

Quel serait le coût réel pour une telle infrastructure ?

• L’estimation annoncée aux alentour de 600 millions d'euros est manifestement sous évaluée si on la compare à d’autres aménagements semblables en Europe et dans le Monde ; le seul exemple de Stansted, près de Londres, est éloquent puisque, pour un terminal et une nouvelle piste avec ses annexes, le coût est à peu près de 3 milliards d'euros ; cherchez l’erreur ! Ne parlons même pas des désertes par rail jugées indispensables à l’ouverture de la plate-forme, et encore moins d’un hypothétique TGV Nantes Rennes passant par ici dont le coût, à lui seul, peut être évalué à 1,5 milliard d'euros au moins puisque l’accord récent sur le financement de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne est arrêté à 3,5 milliards d'euros pour 180 Km.

• De plus, l’utilisation des deniers publics a été sollicité, l’Etat d’abords mais aussi les collectivités locales puisque le Conseil Régional, le Conseil Général et la Communauté Urbaine de Nantes ont voté il y a peu la même délibération qui entérine des aides potentielles de ces collectivités locales au cas ou le délégataire, Bouyges,Vinci, et compagnie… n’arriverait pas à équilibrer son opération. On est là encore dans l’éternelle position de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits. Les bénéficiaires de la construction de cet aéroport en seraient d’abords ces entreprises de travaux publics et du bâtiment mais avec des emplois pas forcément locaux, cela dépend de la technicité nécessaire.

Notre Dame des Landes s’annonce donc comme un projet ruineux

Quel développement nous propose-t-on avec ce projet ?

• Les bâtiments de l’aéroport sont affichés sans rire Haute Qualité Environnementale. Soit, mais ils ne compenseront jamais les rejets du transport aérien, 5 à 10% des Gaz à Effet de Serre, d’autant plus que les promoteurs du projet veulent booster le transport aérien, notamment par les Low Cost ; mais attention, à Copenhague, en Décembre 2009 le transport aérien devrait être intégré dans le protocole de réduction des émissions ; ainsi, la belle croissance envisagée risque d’être largement contrariée. Le modèle de développement prôné ici, c’est le gaspillage organisé.

• De plus, une singularité française, c’est le seul projet d’aéroport en Europe, et Incompatible avec le Grenelle de l’environnement même si ses promoteurs arguent d’un transfert pour raisons de nuisances et de sécurité ; merci Monsieur Fillon.

• Enfin ce projet est destructeur de 2000ha de terre nourricière et générateur d’imperméabilisation des sols, je n’insiste pas.

Notre Dame des Landes se présente donc comme un projet destructeur et anti-écologique, il symbolise un développement non soutenable

Mais quel modèle social est associé à cette logique ?

• Les 5000 emplois temporaires créés pour 600 millions d'euros, coût affiché, seraient plus utiles socialement dans l’éolien. Dans ce secteur, 170 000 emplois Equivalent Temps Plein ont été créés dans le monde en 2006 pour 17 milliards d'euros ; le secteur des énergies renouvelables correspond à un vrai besoin social. Et les mêmes investissements seraient encore plus porteur d’emplois dans l’isolation des bâtiments qui absorbent, faut-il le rappeler, 40% de l’énergie finale en France, ce qui permettrait d’alléger les charges de chauffage, particulièrement lourdes pour les ménages modestes.

• En tout état de cause, le transfert de l’aéroport ne créerait pas d’emploi en soi mais entraînerait une simple délocalisation des emplois du Sud Loire vers le Nord Loire, ce qui accroîtrait le déséquilibre actuel entre le Nord et le Sud de la Loire.

• En outre, le développement souhaité du transport aérien est envisagé à partir des Low-cost, ce qui veut dire dégradation des conditions sociales d’exercice des personnels de ces compagnies qui se voient appliquer la fameuse directive Bolkestein, dans un secteur du transport aérien totalement libéralisé. Cette libéralisation, l’Europe ultra-libérale l’a imposé pour les télécoms, nous le promet pour l’électricité, le gaz, le rail ou la Poste ; vous savez, c’est la concurrence libre et non faussée. Ces compagnies Low cost osent même bientôt proposer aux voyageurs de rester debout, histoire d’en loger plus dans un avion ; décidément, on n’arrête pas le progrès.

Notre Dame des Landes se pose donc comme un projet anti-social

Et à quelle parodie de débat avons-nous assisté ?

• Ce débat est refusé à la Communauté Urbaine de Nantes et au Conseil Municipal de Nantes malgré nos demandes répétées. Un nouveau débat public est écarté d’un revers de manche. Le dernier date pourtant de 2003 ; le pétrole était à 25 dollars le baril, or nous en sommes à 70 dollars aujourd’hui, après être passé par 140 dollars. Les éléments nouveaux et la crise imposeraient logiquement quelques actualisations sur les données du problème.

• Ensuite, ces décisions ont été obtenues par des assemblées délibérantes, le vote d’élus. Elles ont été adoptées par la Droite & le Parti Socialiste dans une union sacrée, le doigt sur la couture du pantalon. Certes ces instances sont légitimes mais sur une projet de cet ordre, on peut mener un débat direct avec les habitantes et habitants concernés ; et si on consultait directement les habitants de Loire-Atlantique ?

• Enfin, la culture du secret est tenace : le cahier des charges de la consultation est sous black out et nos demande se sont vues refusées tout net, circulez, il n’y a rien à voir ! c’est le règne de l’opacité ; c’est un véritable scandale dans une démocratie.

Notre Dame des Landes s’affiche donc comme un projet anti-démocratique

Mais, me direz vous, tout ça pour quelle utilité ?

• Les obsédés de la croissance, les fétichistes du PIB, ne s’occupent pas de l’utilité sociale des investissements pourvu qu’ils génèrent du chiffre ; du chiffre dans les profits accaparés par les actionnaires qui sont les vrais maîtres du monde. C’est le développement capitaliste dans sa plus pure tradition, consommer plus, exploiter plus, mais pour quels besoins sociaux ?

• L’utilité affichée par les porteurs du projet est sur 3 points :

1. l’attractivité du territoire, un des leitmotiv des présidents des trois conseils Régionaux, Général, Communautaire de Nantes ; mais cette attractivité est déjà forte au vu de l’évolution de la démographie de l’agglomération, et l’actuel Aéroport international de Nantes-Atlantique répond largement aux besoins.

2. la saturation de Nantes-Atlantique est une vaste plaisanterie, vu les exemples de Genève avec 11 MPax, San Diego avec 17 MPax ou Gatwick avec 35 MPax, tous à une seule piste. Il y a de la marge.

3. le survol de Nantes et le bruit : là, c’est un problème sérieux, bien claironné par les promoteurs du projet mais qui n’a pas et qui n’est toujours pas pris en compte par l’Etat ; l’alternative, développée par Solidarité Ecologie est, bizarrement, toujours ignorée or elle répond au problème.

Notre Dame des Landes est donc un projet qui n’a pas d’utilité sociale

Face à tous ces dénis : quelle est notre réponse, à toutes et à tous dans notre combat ?

• Premièrement l’alternative aux nuisances réelles des habitants du Sud Loire est connue depuis longtemps avec, non seulement un recours au ferroviaire et une répartition du trafic sur les plates-formes proches de la région, mais aussi la proposition de la réorientation de la piste à Nantes-Atlantique ; alors, franchement, entre 2000ha détruits à Notre Dame des Landes et 200ha à Nantes-Atlantique pour ce réaménagement, entre 130 exploitations agricoles impactée à Notre Dame des Landes et les 2 exploitations à Nantes-Atlantique, entre les 14 000 habitants situés à moins de 3 Km de Notre Dame des Landes et les 6 000 habitants dans la même situation à Nantes-Atlantique, comment ne pas réfléchir ?

• Notre deuxième réponse, c’est ici, la force de notre mobilisation à toutes et à tous, c’est la mobilisation des élus, nous sommes déjà plus de 300 en Loire-Atlantique. Et, vous voyez, ça avance. Oh surprise, des lézardes apparaissent déjà chez les promoteurs du projet, Joël Batteux, Jacques Auxiette ont des doutes ; alors, à quand Patrick Mareschal et Jean-Marc Ayrault ? Messieurs, encore un petit effort !

• Et puis, ici, dans notre combat, c’est cette culture de résistance qui invente les formes d’action, avec la coordination des associations, en auto organisation, et les Alternatifs et leurs quelques élu-e-s se battent depuis le début, tant localement que nationalement; cette culture de résistance est une richesse, faisons la vivre.

Cher-e-s ami-e-s, OUI, NOTRE DAME DES LANDES est Inutile et nuisible
Notre lutte, à toutes et à tous est cette CULTURE DE RESISTANCE,
pour construire une alternative écologique et sociale à cette fuite en avant.


Chers amis, nous avons gagné contre la centrale du Pellerin, contre celle du Carnet,
nous avons gagné contre Donges-Est, nous gagnerons contre l’aéroport de Notre Dame des Landes

Cher-e-s ami-e-s, chers camarades, demain, nous gagnerons, ensemble,

vendredi 31 juillet 2009

Contre ce projet inutile et nuisible, NOTRE DAME DES LANDES, CULTURE DE RESISTANCE


Nous sommes à un moment de vérité : alors que les promoteurs du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes et leurs soutiens politiques continuent à nier les nécessaires évolutions vers une société de sobriété énergétique, alors qu’ils ne veulent pas entendre parler d’un nouveau débat public, les Alternatifs 44, partie prenante depuis le début de la coordination des associations qui luttent contre ce projet fou et ruineux, appellent toutes et tous à participer en nombre au rassemblement de ce dimanche 2 août et à la semaine de résistance qui suit sur les terres de Notre Dame des Landes , au lieu dit La Rolandière :

Contre ce projet inutile et nuisible, NOTRE DAME DES LANDES, CULTURE DE RESISTANCE

Les Alternatifs 44 vous donnent rendez-vous à leur stand sur le site du rassemblement.Suite à l'indisponibilité de Rachel Lafontaine, c'est Jean-François Pélissier, membre de l'exécutif national, qui sera le porte-parole des Alternatifs au débat poltique du vendredi 7 août.

lundi 27 juillet 2009

Notre Dame des Landes : semaine de Résistance du 1er au 9 août


Inutile, coûteux, anti-écologique et antisocial
NON À L’AÉROPORT NOTRE DAME DES LANDES

DU 1ER AU 9 AOÛT 2009 SEMAINE DE RESISTANCE

A La rolandière à notre dame des landes (44)

RESISTER, C’EST CREER !


Depuis 40 ans la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes regroupe des paysans et des citoyens engagés pour la sauvegarde de la terre nourricière et pour une économie au service de l’homme.

Alors que la question du réchauffement climatique relève de l’urgence et interroge nos modes de vie, de consommation, de production et de distribution, les dirigeants politiques de droite et de gauche décident de passer outre le refus des habitant-e-s et imposent à tous un projet dispendieux, anti-écologique, antisocial et sans avenir.
La résistance n’a pas faiblit depuis 40 ans, ce que prouvent les récentes mobilisations contre les forages avant travaux. Depuis des mois, celles et ceux qui, au-delà de leur propre situation, se battent pour préserver leurs lieux de vie et plus de 2000 ha de terres agricoles, qu’ils refusent de voir stérilisées, se heurtent à la pensée politique du moment : s’agiter et mener des actions sensées nous rassurer sur notre sort d’homo économicus.

Après de multiples manifestations tout au long de l’année, la condamnation de deux opposant-e-s, des actions de sensibilisation et de désobéissance civile, nous appelons à un grand rassemblement pour une Semaine de Résistance du 1er au 9 août 2009.

La résistance et la non coopération ne doivent pas inquiéter, elles expriment la vie dont nous sommes capables et parlent de l’avenir que nous voulons. Des débats, des échanges, des ateliers, des conférences, des projections vidéos sur toute la semaine, peuvent nous aider à cerner les besoins qu’ils nous faut satisfaire ensemble et à se saisir du bien commun à la place du bien tout court.

Articuler les questions écologiques, sociales et politiques en mettant l?accent sur la réappropriation de nos modes de vies et le contrôle du développement économique. Reparler des modes de gestion directe, dans l’action de résistance et dans la vie quotidienne, décoloniser notre imaginaire et s’autoriser à inventer notre futur. Réfléchir sur les espaces, sur les inter relations entre nos actions et nos lieux de vie, sur l’aménagement rural et urbain, sur la déconcentration et de la démassification. Jouer à déconstruire les discours de progrès et de croissance, de technoscience, de privatisation et de marchandisation de tous les aspects de la vie (économique, social, culturel), de remise en cause du quantitatif, de la vitesse et du profit, de la concurrence pour mettre en avant les aspects de coopération et d’association, d’entraide et d’échanges solidaires. Sans prétention, car nous ne voulons parvenir à aucune conclusion péremptoire mais nous donner un temps de co-production d’une réflexion partagée.

La Semaine de Résistance demandera la participation de chacune et chacun aux tâches collectives (portage et construction, cuisines, entretien de l’espace, toilettes sèches).

La Semaine de Résistance se décompose en plusieurs temps :

Samedi 1er Août :

DEUXIÈME ÉDITION DU FESTIVAL LE Plancher des Vaches
Concert À PARTIR de 20 H


Dimanche 2 Août :

9ème Pique-Nique des opposants à 12 H


Du 3 au 9 Août :

CAMP ACTION CLIMAT
ATELIERS, DÉBATS, CONCERTS, PROJECTIONS


Vendredi 7 août, Rachel LAFONTAINE, porte-parole des Alternatifs, participera au débat sur "Comment les politiques prennent en compte l'écologie" avec notamment José Bové, Yannick Jadot, Christine Poupin et Paul Ariès

Samedi 8 Août :

MANIFESTATION
arrivée de l’Alter Tour, action de masse


www.resistance-ndl.org
contact@resistance-ndl.org

ACIPA : 06 71 00 73 69
Initiative de la Coordination Anti-Aéroport* soutenue par : ATTAC, CIRCA (clowns activistes), Décroissants radicaux, Europe-écologie , Faucheurs et Semeurs volontaires (44), FASTI, Greenpeace, Nouveau Parti anticapitaliste, Objecteurs de croissance, le Parti de Gauche, les Alternatifs, Réseau Action-Climat, Réseau No Pasaran, Utopia…

COORDINATION ANTI-AÉROPORT : ACCV, ACIPA, ADECA, A l’est de l’erdre, ANDE, ATTAC 44-56, BVV, Bretagne Vivante, Collectif anti-marées noires, Confédération Paysanne, FEA, FNAUT, GND, Greenpeace 44, Les Alternatifs 44-56, Les Verts 44, LPO, MALICE, MEI 44, NATUR-ACTION, NATURE AVENIR, NATURE ET PROGRÈS, OBJECTEURS DE CROISSANCE, SDN-L&V, SOLIDARITÉS-ECOLOGIES, SP 2015, VAS, VAT

http://www.resistance-ndl.org/2009/05/semaine-de-resistance-du-1er-au-9-aout-2009/
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Un Camp Action Climat à Notre Dame des Landes du 3 au 9 août 2009
http://www.campclimat.org/

jeudi 2 juillet 2009

Régionales 2010 : préparer une alternative sociale et écologiste


Pendant la crise, la casse continue. La droite et le patronat considèrent que l’absence d’alternative crédible leur permet de continuer la libéralisation à tout crin menée depuis le tournant libéral des années 90.

La remise en cause du droit à la retraite s’amplifie, le travail du dimanche continue à se diffuser, la privatisation de la Poste devrait franchir une nouvelle étape fin juillet, les suppressions de poste dans l’Education Nationale continuent de plus belle, la Sécurité Sociale est promise à une privatisation rampante, etc… Le chômage et la précarité explosent (exemple des AVS dans les écoles). Dans le même temps, les politiques répressives et xénophobes du gouvernement s’accentuent. La politique écologique du gouvernement est insuffisante face à l’urgence climatique : il choisit de sanctuariser le nucléaire et de poursuivre les programmes routiers inutiles…sauf pour les lobbies du BTP. Le développement durable est mis à toutes les sauces, oubliant que ce développement n’a de réalité que s’il est également social…le contraire de la politique actuelle.

Il est donc indispensable que les fronts de résistance les plus larges se construisent, qu’une démarche unitaire alternative s’affirme, dans les luttes et dans les urnes. Ce sera l’un des enjeux des élections régionales de 2010.

Nous ne voulons pas que l’UMP devienne majoritaire sur la Région des Pays de Loire. Nous ne voulons pas que Madame Bachelot devienne Présidente de la Région car nous avons trop connu le règne des Guichard, Fillon et consorts.

À partir d’une analyse sans a priori du bilan de la majorité actuelle, Les Alternatifs de la région administrative des Pays de la Loire souhaitent contribuer à l’élaboration d’un projet répondant aux exigences écologiques, sociales et démocratiques dans la région.

Ce projet doit être porté au premier tour des élections régionales par une liste de rassemblement sans exclusive de la gauche antilibérale, écologiste et socialiste, liste indépendante du PS.


Au niveau régional, les Alternatifs rencontreront toutes les forces potentielles de ce rassemblement du premier tour pour engager au plus vite le travail sur un projet alternatif pour la région.