Dans le langage policé qui sied à la tradition des vœux présidentiels, suintant pour l’occasion de suffisance, d’hypocrisie et de condescendance pour le peuple, le Président de la République a clairement exprimé sa volonté de poursuivre ses contre-réformes et de faire payer aux salariés et à la population les conséquences de la crise du capitalisme. Et tant pis pour les victimes de la crise : « l'égalité des chances et la justice ne sont ni l'égalitarisme ni l'assistanat » nous a-t-il asséné. Car, dans la bouche de Sarkozy, l’intérêt général s’identifie à l’intérêt du capital.
Son insistance à souligner la poursuite des réductions des dépenses publiques annonce des coupes toujours plus sombres dans l’Education nationale et les services publics.
Déjà en précampagne électorale, Sarkozy n’aura pas manqué ses appels du pied à l’électorat le plus conservateur avec référence à la burqa (qui ne touche que quelques dizaines de personnes en France) et à l’absentéisme scolaire.
Et que dire de l’hommage, véritable coup de pied de l’âne, aux français qui ont su ne pas bloquer le pays face à la contre-réforme des retraites. Les syndicalistes apprécieront … et devront en tirer les leçons !














