lundi 5 mai 2014

Avec la gauche, refonder l’Europe par Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic


Les élections européennes vont d’abord servir à élire des députés européens. Contrairement à ce que certains affirment, le Parlement européen n’est pas un parlement croupion. Même si des domaines notables lui échappent encore, la procédure de codécision avec le Conseil de l’Union européenne couvre aujourd’hui des domaines nombreux et importants. 

Dans la pratique, le Parlement européen peut bloquer une directive en cas de désaccord avec le Conseil. Enfin, il élit le président de la Commission, le choix des autres membres de la Commission étant soumis à son approbation, et il peut censurer la Commission qui doit alors démissionner. 

Mais, au-delà du rôle non négligeable des députés européens, le 25 mai, les citoyen-ne-s vont enfin pouvoir dire leur mot sur les politiques européennes. C’est un vote essentiel car l’Union européenne est en train d’imposer partout des politiques d’austérité avec des conséquences dramatiques pour les populations. 

Européennes : définir notre propre enjeu, par Pierre Zarka


À 3 semaines des élections européennes, que peut-on en attendre ? Une nouvelle majorité, tellement à gauche qu’il y aura un changement de cap en juin ? Ou parce que le résultat fera peur aux décideurs ? Comme après les municipales ? Ou rien du tout ? Et s’il y avait un enjeu dont personne ne parle et là, les jeux ne sont pas faits ? 

Quand on vote, on fait deux choses à la fois : on élit quelqu’un. Bien sûr. Mais aussi on constitue un corps politique à travers le corps électoral auquel on participe. C’est le plus important. 

Les élections municipales n’ont pas seulement sanctionné le PS. Elles ont montré des électeurs qui se sentent abandonnés, trahis, dont le ressentiment a conduit à des victoires de la droite, à laisser passer le FN ou à son vote, à une abstention pleine de rancune. Rancune envers tout ce qui aurait dû protéger : État qui dit que les travailleurs ne sont que des bouches à nourrir coupables de générer les pertes d’emplois, entreprises où l’individu est malmené. 

samedi 3 mai 2014

Rompre et désobéir pour refonder l’Europe ! - par Myriam Martin


Le 25 mai prochain les élections se dérouleront en même temps dans les 28 pays de l’Union européenne. Un beau symbole... qui ne symbolise rien ! Et surtout pas l’existence d’une entité politique. 

L’Europe imposée aux peuples depuis des décennies n’a rien à voir avec celle des peuples qu’elle devrait être. Elle se réduit à un grand marché unique où la “concurrence libre et non faussée” est la règle absolue. 

Depuis 2008 les peuples d’Europe subissent la tourmente dans laquelle les ont fait sombrer la crise du système capitaliste, crise accentuée par les dogmes libéraux et les différents traités européens. Les gouvernements et la Commission européenne, avec la bénédiction de la Troïka, en ont profité pour imposer partout des politiques d’austérité, et à les imposer de manière de plus en plus brutale et autoritaire. Les populations connaissent une grande régression sociale, voire pour une partie d’entre elles un processus terrible de paupérisation. Alors qu’à côté de cela les richesses se concentrent dans un petit nombre de mains. 

jeudi 1 mai 2014

1er mai : près de 3000 manifestant-e-s en Loire Atlantique


A l'appel de l'intersyndicale CGT, CGT-FO, FSU et Solidaires, 2000 manifestant-e-s se sont retrouvés dans les rues de Nantes, avec en tête les salariés de la SEITA, avec leurs syndicats CGT et SUD, dont l'usine est menacée de fermeture. 
A Saint Nazaire, ils étaient 700, et à Châteaubriant et Ancenis une centaine. Au coeur des vacances scolaires, cette participation réduite est néanmoins en net progrès par rapport à l'an dernier.

A Nantes, le Front de Gauche (Ensemble, PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) était présent avec Myriam Martin, tête de liste aux Européennes, et Marie-Claude Robin, ancienne secrétaire de l'UD CGT-44. 

mercredi 30 avril 2014

Si on est de gauche, on vote contre l'austérité ! - par Ensemble !, suivi du vote des parlementaires du département


Mardi 29 avril, est soumis au vote de l’Assemblée Nationale le plan d’économie de 50 milliards d’euros prévu dans le cadre du Pacte de Responsabilité proposé par François Hollande. Le président de la République voulait faire de ce Pacte, un « moment de vérité » pour le pays. Ce sera surtout un moment de divorce accru entre le pouvoir qui se réclame de la gauche et les classes populaires. 

Ce plan d’austérité constitue une régression sociale majeure : 18 milliards d’économie sur le budget de l’État, 11 milliards sur les collectivités locales, 10 milliards sur l’assurance maladie et 11 milliards sur les autres dépenses de protection sociale. 

mardi 29 avril 2014

Alstom, halte à la rapacité des actionnaires : appropriation publique ! , par Ensemble !

La direction d’Alstom a décidé de se débarrasser de son activité « énergie » en voulant la céder à General Electric. La branche « énergie », 73 % des revenus d’Alstom, occupe une place centrale pour la fourniture de matériel dans ce secteur en France, y compris dans les énergies renouvelables. Alstom est, de plus, le leader mondial des centrales hydrauliques et possède une avance technologique dans les centrales à charbon. 

Même si le groupe a subi les conséquences de l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie ainsi que celles liées à la récession, à la crise financière en Europe, Alstom reste une entreprise bénéficiaire ayant un avenir. Son taux d'endettement reste inférieur à la moyenne des entreprises françaises. 

Alstom : la nationalisation pour résister au privé, déclaration de Myriam Martin


General Electric puis Siemens sont sur les rangs pour racheter la branche énergie dont la direction d'Alstom veut se débarrasser. Occupant une place centrale dans le secteur de l'énergie et des centrales hydrauliques, Alstom reste une entreprise bénéficiaire. L'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie, la récession qui a touché l'Europe depuis la crise financière a fait croître son taux d'endettement mais celui-ci reste inférieur à la moyenne des entreprises françaises. 

En fait, le démantèlement annoncé est la conséquence de la décision de Bouygues, actionnaire à hauteur de 30%, de vendre ses parts pour réinvestir son capital dans d'autres secteurs, comme la téléphonie. Cette décision de la direction met en danger la branche construction de tramways et de TGV et les emplois qui vont avec. 

lundi 28 avril 2014

1er Mai : appel commun départemental CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires


Le pacte de responsabilité du gouvernement Valls, c'est l'austérité généralisé qui s'attaque aux salariés, retraités et privés d'emplois, comme partout en Europe : 
-  Blocage des salaires des fonctionnaires (7 ans de gel !), des pensions de retraites et des prestations sociales, 
- Rationnement des soins (10 milliards d'€ d'économies sur l'Assurance maladie), 
- Poursuite des suppressions d'emplois publics, 
- 11 milliards de moins pour les collectivités locales. 

Cela s'ajoute à toutes les mesures déjà prises, qui massacrent l'emploi, le tissu industriel et facilitent les licenciements, à la grande satisfaction du Medef. Ce sont les salariés, qu'il faut écouter, pas les actionnaires et les banquiers ! 

jeudi 24 avril 2014

Notre Dame des Landes : fin de la menace d’expulsion des habitant-e-s et de destruction de la maison de Saint Jean du Tertre


Ci-dessous le communiqué des défenseurs de la ferme de Saint Jean du Tertre, suite aux négociations engagées avec la préfecture hier. 

"Hier à 11h la préfecture nous a contactés pour rentrer en négociation. Elle voulait que les routes soient libérées et qu’il n’y ait pas d’affrontements. En AG nous avons décidé de demander qu’il y ait une prise de parole publique sur le fait qu’il n’y aurait aucune expulsion sur l’ensemble de la zad d’ici la fin des recours engagés. Au terme des négociations nous avons obtenu la résolution ci dessous. 

M. Valls fait de l'esbrouffe !, par Myriam Martin, candidate du Front de Gauche aux européennes


En déplacement dans l'Eure-et-Loire, M. Valls vient d'annoncer une "mesure forte" en faveur des retraités modestes, mesure qui devrait être présenté, en juin, dans le cadre du projet de loi de finances rectificatives. Seraient concernéEs les retraitéEs touchant 8 à 900 euros par mois et qui sont au limite du seuil de pauvreté. Ce ne sont pas quelques euros de plus qui changeront la situation de toutes les catégories de la population qui font les frais de la politique d'austérité. 

Ces mesurettes seront mangées par l'augmentation du coût de l'énergie et le montant des loyers. En effet, comment peut-on vivre dignement en-dessous de 1700 euros par mois ! 

La vérité c'est que la pacte des responsabilité, qui doit être voté à l'Assemblée nationale le 29 avril, prévoit des sacrifices importants pour les couches populaires pour distribuer des cadeaux au patronat : 30 milliards en plus pour les patrons sans obligation de création d'emplois, 22 milliards à échéance 2017 en moins dans la poche des salariéEs. L'augmentation de 7 milliards de la TVA au 1er janvier c'était bien pour financer le CICE ! 

mardi 22 avril 2014

Via Campesina : l’internationalisme paysan, par Esther Vivas


La terre, l’eau et les semences sont indispensables pour cultiver et pour se nourrir. De la nourriture pour tous ou de l’argent pour quelques uns, telle est la question. La Via Campesina, le plus grand mouvement international de petits agriculteurs, d’ouvriers agricoles et de paysans sans terre, le revendique quotidiennement. Aujourd’hui, le 17 avril, à l’occasion de la journée internationale de la lutte paysanne, nous retraçons son histoire. 

Combattre la mondialisation alimentaire La mondialisation alimentaire, développée par et pour l’agro-industrie et les chaînes de supermarchés, privatise les biens communs, élimine ceux qui prennent soin de la terre et qui la travaillent et elle transforme l’alimentation en un business. La libéralisation de l’agriculture n’est rien d’autre qu’une guerre menée contre la paysannerie. Il s’agit de politiques qui, soutenues par les institutions et les traités internationaux, font disparaître les petits et moyens agriculteurs et les communautés rurales. 

lundi 21 avril 2014

Mobilisation contre les licenciements - Mercredi 23 avril, marche pour l'emploi 10h devant les usines Seita et Trelleborg


95 licenciements sur 290 salarié-e-s annoncés début avril chez Trelleborg Carquefou, fermeture de l'usine voisine Seita avec ses 327 salarié-e-s annoncée mi-avril, la casse industrielle s'accélère. Avec les sections syndicales CGT de Trelleborg et de la Seita, avec la section SUD Tabac, les syndicats CGT et Solidaires appellent à une marche pour l'emploi mercredi prochain à 10h chemin de la Mainguais, zone industrielle de Carquefou. Le Front de gauche s'associe à cet appel à la résistance syndicale et populaire pour imposer le maintien de tous les emplois sur le site de Carquefou.

Imperial Tobacco, propriétaire de l'usine de le Seita qu'il veut délocaliser en Pologne, a versé des dividendes en hausse de 10% à ses actionnaires en 2013 et annoncé une progression de ses bénéfices à 2,25 milliards de livres sterling soit près de 3 milliards d'euros (source La Tribune).

samedi 19 avril 2014

Pouvons-nous continuer à manger autant de viande ? par Esther Vivas


La viande est devenue indispensable dans notre nourriture. Il semble qu’on ne puisse pas vivre sans elle. Si, jusqu’à il y a peu de temps, sa consommation était un privilège, une nourriture réservée à des événements particuliers, sa consommation est aujourd’hui quotidienne. Peut être même trop quotidienne. Avons-nous besoin de manger autant de viande ? Quel impact cela a-t-il sur l’environnement ? Quelles sont les conséquences pour le bien-être animal ? Pour les droits des travailleurs ? Et pour notre santé ? 

La consommation de viande est associée au progrès et à la modernité. De fait, selon les chiffres du Ministère de l’Agriculture, entre 1965 et 1991 dans l’Etat espagnol, sa consommation a été multipliée par quatre, et c’est particulièrement le cas de la viande de porc. Ces dernières années, cependant, la consommation dans les pays industrialisée a stagné et a même diminuée du fait, entre autres choses, des scandales alimentaires (vaches folles, grippe aviaire, poulets à la dioxine, viande chevaline au lieu de viande bovine, etc.) et d’une plus grande préoccupation sur ce que nous mangeons. 

vendredi 18 avril 2014

Notre Dame des Landes : la Commission européenne met en demeure la France pour non respect de la réglementation européenne


L'envoi, par la Commission européenne, d'une lettre de mise en demeure à la France pour non-respect de la réglementation européenne dans les évaluations environnementales du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes constitue un nouvel aléa juridique pour les promoteurs du projet.... « à moins que le signal envoyé hier par Bruxelles ne serve de prétexte au gouvernement pour renoncer et se débarrasser d'un caillou dans sa chaussure », s'interroge ce matin le journal Ouest-France. 

Le courrier de la Commission européenne, une quarantaine de pages nous dit-on, étant (réputé) confidentiel, on peut s'interroger tant sur l'origine des fuites que sur son contenu qui, nous dit la presse, concernerait la prise en compte insuffisante des dessertes routières. Le sous-préfet en charge du dossier a bien confirmé hier l'existence de ce document en indiquant « la Commission demande des explications mais ce n'est pas encore une phase pré-contentieuse » et en balayant les critiques « car c'est un projet antérieur à la transposition en droit français de nouvelles directives européennes ». 

jeudi 17 avril 2014

Le matraquage anti-social s'amplifie !, par Ensemble


L'addition pour les salariéEs et la population va être lourde. Pas de revalorisation des prestations sociales, des pensions jusqu'en octobre 2015, à l'exception du minimum vieillesse. Pour le RSA et d'autres allocations, augmentation décalée d'un an. Economies drastiques concernant les parcours de soin, la consommation de médicaments. Gel du point d'indice des fonctionnaires, en vigueur depuis quatre ans, reconduit. Rétablissement de l'équilibre financier de l'Unedic d'ici 2015, par la révision à la baisse des indemnités. Ce n'est pas le rejet du sous-Smic ou le maintien des créations de postes dans l'éducation qui rendront la pilule moins amère.