jeudi 13 mars 2014

Pollution : notre santé est en danger, une alternative est urgente


Dans une grande partie de la France, le taux de pollution atmosphérique atteint, une fois de plus, un niveau inquiétant. Les conséquences à long terme de cette pollution sur la santé publique sont patentes. Pourtant les lobbies multiplient les obstacles à des politiques réduisant radicalement les risques environnementaux et sanitaires, et les pouvoirs publics plient devant leurs exigences. 

C’est le cas pour ce qui concerne les flux de transport comme pour la politique énergétique. Et les "mesures d'urgence" annoncées, avec retard, à l'occasion de chaque pic de pollution s'attaquent aux effets, et non pas aux causes. 

Une politique alternative est indispensable : 


• investissements massifs dans la recherche sur les énergies renouvelables • réorientation de la politique de transports en favorisant, en terme de fiscalité comme de projets d'aménagement, les modes peu ou non polluants (transport ferroviaire, fluvial...) 
• politique d'économies d’énergie (logement, transports, activités tertiaires, agricoles et industrielles) Une réduction importante de la consommation en énergie passe par : 
• La décroissance d’une partie de la production matérielle et des transports routiers, individuels et aériens, la relocalisation d’activités, la remise en cause des grands projets inutiles et imposés (comme Notre-Dame des Landes) 
• La mise en oeuvre de solutions reposant sur le choix de techniques appropriables, renouvelables et durables Le défi est de conjuguer l’écologie, la « démocratie réelle » et la justice sociale. 

La transition écologique et énergétique nécessitera : 

• une coordination entre les niveaux national et local, en termes de production et de distribution d’énergie : entre un service public national (pôle public de l’énergie) et des instances locales : régies publiques contrôlées par les citoyen-ne-s et les travailleur- se-s et des coopératives (SCIC). 
• une reconversion écologique de l’industrie garantissant les droits collectifs des salarié-e-s et une relocalisation des activités 
• un développement important de transports collectifs respectueux de l’environnement (transport ferroviaire de passagers et marchandises, tramway etc.) l’élaboration de contre-plans alternatifs associant les travailleurs-ses, les syndicats les associations et les citoyen-ne-s ; 
• la prise en compte des besoins sociaux (accès à l’eau et à l’énergie pour toutes et tous) et la mise en œuvre d’une péréquation incluant la gratuité des premières tranches et des tarifications fortement progressives contraignant à la responsabilité en terme de consommations énergétiques 
• une valorisation des expérimentations (agriculture, auto-construction, productions coopératives d’énergie renouvelables, etc.), et des décisions collectives et démocratiques au niveau des territoires dans le cadre d’une démarche globale. 

Le dogme de la croissance doit être remplacé par une vision alternative écologique, sociale, démocratique, du développement humain. Un projet vraiment de gauche ne pourra ignorer cette nécessité.

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