mercredi 9 mai 2012

Album Daviais



Autre album



Un vrai bonheur!



L'ambiance a changé ici, au square Daviais à Nantes : les camarades grévistes de la faim, engagés à fond contre le projet de Notre Dame des Landes avec le comité de soutien et la Coordination sentent qu'une issue est possible et même probable. La visite d'Alain Gralepois, responsable du PS est un signe. Après 27 jours d'ignorance et de mépris, un contact est enfin renoué.

Bien sûr, personne n'attend, à ce stade, l'annonce de l'arrêt du projet de Notre Dame des Landes mais l'acceptation par le PS d'une rencontre dès 15 heures marque la volonté de discuter pour sortir de cette situation de blocage trop longtemps couvée par les promoteurs politiques de ce projet.

Notre Dame des Landes : une grande victoire d’étape


Au 28ème jour, Les Alternatifs 44 saluent l’issue heureuse arrachée de haute lutte par les grévistes de la faim du square Daviais à Nantes.

En mouvement contre les expulsions des paysans de leurs terres de Notre Dame des Landes, Michel, Marcel, Françoise, Gilles, Séverine, Marie, Sandrine et Robert, le comité de soutien et les associations et mouvements politiques de la Coordination ont, ensemble, réussi à obtenir la suspension des expulsions tant que les recours n’auront pas abouti.

Le résultat positif de l’accord avec les trois collectivités locales, Conseil Régional des Pays de la Loire, Conseil Général de Loire-Atlantique et Nantes Métropole marque non seulement une avancée par rapport aux positions initialement intransigeantes des trois présidents mais encore ouvre un espace de dialogue après une période de mutisme et de mépris de la part des promoteurs politiques du projet.

A côté des paysans exploitants qui vont pouvoir maintenir leur activité de façon moins tendue, la lutte prend un nouveau visage et renforce l’espoir de voir ce projet enfin abandonné. Le travail d’explication, de recours juridique et d’opposition sur le terrain continue.

Notre Dame des Landes est, plus que jamais, une culture de résistance

mardi 8 mai 2012

Du blé, du lait et des moutons, pas du béton


Tout étourdi de la défaite de Sarko, les fêtards de la nuit politique où chacun espère, à Gauche, qu'il annonce un printemps, la nuit a été courte et bruyante.

Ce matin, il y a déjà beaucoup de monde et le point presse de 11 heures apporte plusieurs informations d'importance :
Ils sont tous et toutes là, Michel, Gilles, Marie, Sandrine, Séverine et Robert. Dans une situation de santé précaire, Robert Chiron a dû interrompre le mouvement mais demande à rester présent auprès de nos camarades grévistes "Merci de me faire l'honneur de vous accompagner" a-t-il dit et il a lu un texte de soutien vibrant en mettant Notre Dame des Landes et le Larzac sur la même logique : "du blé, du lait et des moutons, pas du béton !". Sur la réponse dilatoire des 3 présidents Jean-marc Ayrault, Philippe Grosvalet et Jacques Auxiette, il a réaffirmé que, ici, tout le monde est à gauche et que ce refus de dialoguer n'est pas l'attitude attendue de la démocratie, "Nous gagnerons, comme au Larzac ; nous sauverons les terres de Notre Dame des Landes".

Gilles Denigot a fait remarquer que maintenant, après la victoire de François Hollande, ils ne pourront plus se défausser en disant que c'est un projet de l'état et le PS est désormais un acteur décisif non seulement dans la plupart des collectivités locales mais aussi au niveau de l'Etat.

Michel Tarin salue le changement de Président et il faut sortir du blocage, on attend une porte ouverte, "on est prêts, nous, à donner du temps au temps", une fois un vrai dialogue engagé et on continue.

dimanche 6 mai 2012

François Hollande élu : une victoire, une étape ...


Nous avons ensemble chassé Sarkozy. Chassé un candidat qui s'est aligné sur les thèses du Front National pour tenter d'être réélu.Nous avons fait bloc pour battre la droite, sans illusions sur le programme proposé par François Hollande, mais avec résolution face au danger pour les droits sociaux, l'égalité, les droits démocratiques, que représentait le candidat sortant.

Le danger persiste, celui d 'une droite extrême aux couleurs de l'extrême droite,d'une extrême droite tentant de remodeler la société à son image.

François Hollande est élu, la finance va engager l'offensive pour empêcher toute avancée sociale, pour balayer l'idée même de transformation de la société.Quelques éléments du projet du PS esquissent des pas en avant limités : réforme fiscale, moyens accrus pour le système éducatif, droit de vote des résidents non communautaires aux élections locales.. Mais ce projet de centre-gauche est étroitement limité par la crainte de tout affrontement réel avec les forces du capital comme de rupture avec les diktat de l'Europe libérale, en premier lieu la "règle d'or" Merkozy.


Le contre feu, c'est d'abord la mobilisation de toutes et tous, pour qu'après avoir fait sauter le verrou Sarkozy, s'ouvre une perspective. Mobilisation sur les terrains sociaux, démocratiques, écologiques - notamment pour l'abandon du projet de Notre Dame des Landes. Cette mobilisation rejoint celle des peuples européens contre le carcan,de l'austérité et la régression socialeimposée au nom d'une dette illégitime.

Hommage à Bobby Sands, soutien aux grévistes de la faim de Notre Dames des Landes


A l'initiative du groupe Saint-Herblain à Gauche, un rassemblement à la mémoire de Bobby Sands, mort le 5 mai 1981, et en soutien aux grévistes de la faim de Notre dames des Landes s'est tenu hier matin.  Une vingtaine d'herblinois et herblinoises étaient présents, dont des militants et militantes de Breizhistance, des Alternatifs et du NPA, etc.. Plusieurs personnes se sont ensuite rendus place Daviais pour rencontrer les grévistes de la faim. Ci-dessous le texte de l'hommage.

Hommage à B. Sands et soutien aux grèvistes de la faim de NDDL

samedi 5 mai 2012

Notre Dame des Landes : 25ème jour de grève de la faim. Les présidents de la Région du Département et de Nantes Métropole écrivent aux grévistes mais refusent de s'engager à suspendre les expropriations.


Le courrier est arrivé hier soir, à la presse locale et aux grévistes. Signé de M. Auxiette, Grosvalet et Ayrault, il demande aux grévistes d'arrêter la grève de la faim en échange de quoi les trois présidents "s'engagent solennellement" à ce que les onze paysans exploitants "puissent poursuivre l'exploitation des terres concernées jusqu'à ce que les recours et pourvois à ce jours engagés devant le Conseil d'Etat et la Cour de Cassation aient été définitivement jugés".

Pour les grévistes et les militant-e-s du comité de soutien, c'est la douche froide. 4 semaines de grève de la faim pour s'entendre dire que les expropriations vont continuer et que les seuls recours acceptables sont ceux déja déposés, le compte n'y est pas. La réponse est unanime, on continue la grève et on demande aux resonsables politiques qu'ils daignent enfin nous rencontrer pour débattre sur le fond du dossier et que, sans attendre, ils s'engagent  à arrêter toutes les expropriations et les expulsions tant que tous les recours n'auront pas été jugés. Le week-end va être long.

Intolérable : la loi sur le Harcèlement sexuel a été abrogée ! Nous exigeons une nouvelle loi ! 20 ans après son vote, exigeons un droit juste et efficace !


Le 4 mai 2012, le Conseil Constitutionnel, saisi d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité, a déclaré non conforme la loi sur le harcèlement sexuel et l’a immédiatement abrogée. La condamnation de Gérard Ducray, ancien secrétaire d’État, ancien ministre, élu municipal, avocat, condamné pour harcèlement sexuel à l’encontre de trois femmes en mars 2011 est, par conséquent, annulée, ainsi que toutes les procédures pénales en cours.


Pour la première fois dans l’histoire des luttes féministes, une loi est abrogée vingt ans après avoir été votée et alors même que l’AVFT avait alerté les pouvoirs publics sur sa nonconformité à la Constitution et sur son inefficacité pour les victimes. Jusqu’au vote, le cas échéant, d’une nouvelle loi, les victimes sont abandonnées par la justice. Le message d’impunité ainsi adressé aux harceleurs est révoltant.

vendredi 4 mai 2012

Notre Dame des landes : 24ème jour de grève de la faim. « Le Festin, on l’a eu hier ».


Ce matin, le campement se réveille doucement. Les traits sont tirés. Difficile de dormir parce qu’il y a toujours du bruit. Dans un coin, Séverine aidée par une amie, fait des étirements. Déjà plusieurs dizaines de militant-e-s sont présents pour témoigner leur soutien. Tous reviennent sur la pression policière invraisemblable qui a contraint, hier soir, à retirer le troupeau de génisses. Ordre du maire, comme l’a dit le commissaire ou ordre du Préfet, comme l’écrit ce matin la presse locale ? La réponse leur appartient, mais en attendant les forces de police avaient mobilisés bétaillères et vétérinaires. Et pendant une heure, la tension a été à son comble. Un avant goût de ce qui attend les paysans de Notre Dame des Landes ou une ultime provocation, faute d’arguments, face à la détermination des grévistes et à l’impressionnante mobilisation d’hier ?

« Ce matin au réveil, tout le monde était en forme, avec Michel on s’est dit que le festin on l’avait eu hier. Et quel festin ! », Gilles, 10ème jour de grève, est tout sourire et accueille chacun- d’un mot de sympathie.

jeudi 3 mai 2012

Notre Dame des Landes : au 23ème jour, extraordinaire démonstration de force de la Confédération Paysanne en soutien aux grévistes de la faim. Venu de Notre Dame des Landes, un troupeau de génisses installé au centre de Nantes.



Venus du nord, de l’est et du sud du département, dans d’impressionnants cortèges, ce sont 220 tracteurs avec les drapeaux de la Conf’ flottants au vent et plus de 1500 manifestant-e-s qui se sont rassemblés ce midi dans le centre de Nantes, devant les tentes et caravanes des six grévistes de la faim. Sous le soleil, et dans une ambiance particulièrement fraternelle, tour à tour Marcel et Sylvain pour les paysans de Notre Dame des Landes, puis Dominique Lebreton, porte-parole départemental de la Confédération Paysanne puis Philippe Collin, porte-parole national on longuement pris la parole, ponctués d’applaudissements et des « on lâche rien, on lâche rien », tandis que les drapeaux de la Conf’ – les plus nombreux – mais aussi ceux de SUD – Solidaires, de la coordination rurale et des partis politiques Alternatifs, Europe Ecologie Les Verts, PG, PCF (85).


Pour Marcel, premier gréviste de la faim, avec Michel qui en est aujourd’hui à son 23ème jour, cette mobilisation est d’abord « une réussite collective » des paysans de Notre Dame des landes « qui refusent de vendre leur terre ». « Nous sommes aujourd’hui 11 » complète Sylvain « 11 qui refusent de vendre et à qu’on menace d’exproprier. J’ai reçu hier la saisine du juge. La visite du juge pour estimer terres, bâtiments de la ferme et domicile n’est pas loin. Et nous, nous n’avons pas de plan B ». Et d’appeler au soutien de tous quand huissier et forces de polices se présenteront sur sa ferme. La réponse des la foule présente est unanime, « on lâche rien, on lâche rien ».

mercredi 2 mai 2012

Notre Dame des Landes : 22ème jour de grève de la faim. Robert Chiron, 71 ans, rejoint les grévistes.


« La santé tient encore, même si le souffle devient court ». Au 22ème jour de grève de la faim, malgré le soleil, la fatigue est prégnante et chacun remarque combien Michel doit faire appel à la volonté que chacun lui connait pour tenir. Et laisser éclater sa colère à la lecture de l’entretien que Sarkozy a accordé à Ouest France ce matin où le président candidat explique que sans aéroport, Notre Dame des Landes est « un terrain vague ». Jusqu’où peut aller le mépris d’un homme «qui ignore totalement le monde paysan et qui n’a pas encore pris conscience qu’il y a des paysans sur le site».



Tour à tour, Marie, Gilles, Sandrine et Séverine, ne diront pas autre chose : la fatigue est bien présente, pesante, mais elles et il réaffirment une détermination intacte pour bousculer cette surdité insupportable des deux candidats à la présidentielle et s’opposer à la destruction du bocage de Notre Dame des Landes.


Et c’est les larmes aux yeux que Michel accueille un sixième gréviste de la faim, Robert Chiron, docteur en science et fondateur de l’association Bolivia Inti.

Notre Dame des Landes : manifestation de soutien aux grévistes de la faim demain jeudi 3 mai 13h square Daviais à Nantes

Au 22ème jour de grève de la faim, la situation semble désespérément bloquée. Pire, au mépris du travail des paysans de la zone de Notre Dame des Landes et des centaines d’emplois induits, Nicolas Sarkozy explique aujourd’hui, dans la presse, que, sans aéroport, Notre Dame des Landes ne serait qu’un « immense terrain vague », tandis que François Hollande, malgré son engagement, n’a toujours pas répondu toujours pas aux demandes du comité de soutien en s’engageant publiquement à suspendre les expropriations et expulsions en cours tant que tous les recours ne seront pas jugés.


Chaque jour qui passe est un jour de trop pour la santé des désormais six grévistes de la faim. L’indifférence devient complicité. Les Alternatifs 44 appellent les nantaises et nantais à répondre présents à l’appel des syndicalistes paysans de la Confédération Paysanne et du comité de soutien aux grévistes de la faim en se retrouvant nombreux square Daviais, en bas de la rue Jean-Jacques Rousseau, demain jeudi 3 mai à 13h pour affirmer leur soutien aux grévistes de la faim et leur opposition à la construction d’un nouvel aéroport totalement inutile au regard des besoins et de l’existant.


mardi 1 mai 2012

1er mai : 15 000 manifestant-e-s à Nantes, les grévistes de la faim acclamés !


A 10h30, les groupes de manifestant-e-s étaient encore bien clairsemés, mais l'optimisme était pourtant déja présent chez les militant-e-s... avec le soleil. Une heure et demie plus tard, ce sont près de 15 000 manifestant-e-s qui défilaient dans les rues de Nantes dans un cortège coloré où Sarkozy et sa politique étaient la cible. "Qu'il dégage, lui et sa politique", le slogan faisait consensus !
Au coeur de la manifestation et du cortège de la Confédération Paysanne et de l'union syndicale Solidaires, le comité de soutien aux cinq grévistes de la faim était présent tandis que des centaines de manifestant-e-s arboraient l'auto-collant ou le badge "Notre Dame des Landes, aéroport, NON !".

Et à la fin du long ruban intersyndical, vers 13h30, ce sont encore plusieurs centaines de personnes qui se sont rendus square Daviais pour soutenir et acclamer les cinq grévistes de la faim, debout pour accueillir ce 1er mai de lutte. C'est d'abord Michel, qui a entamé aujourd'hui sa quatrième semaine de grève de la faim, qui a pris la parole pour dire toute sa détermination et celle de ses quatre camarades et leur commune volonté d'aller au bout de la lutte engagée. Puis Julien et Agnès, pour le comité de soutien, et Cédric pour la Conf'44, ont fait le point sur les contacts en cours notamment du côté du candidat socialiste François Hollande et lu le courrier qui lui a été transmis en lui demandant des réponses écrites et précises. Ils ont aussi rappelé l'importance de la manifestation de jeudi prochain* pour encore faire grandir le rapport de force. Et c'est aux cris de "on lâche rien" et avec la chorale "voix de garage" que, longtemps encore, les discussions se sont poursuivies.

* Jeudi 3 mai, rendez-vous à 13h suare Daviais. Venus de tout le département, les paysans et les tracteurs de la Confédération Paysanne rentreront dès 11h dans la ville par Pirmil, La Haluchère et le Cardo pour rejoindre le centre ville et les cinq grévistes de la faim à 13h.

Un "nouveau Larzac" sous les pieds de Jean-Marc Ayrault, par Anne-Sophie Mercier. Un nouvel article du quotidien Le Monde


Deux agriculteurs, Michel Tarin (à gauche) et Marcel Thébault (à droite) posent devant un tracteur en face de la préfecture, le 12 avril 2012 à Nantes, alors qu'ils ont entamé une grève de la faim pour protester contre le futur aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes.


Il y a presque trois semaines, ils ont tranquillement installé leur tente au cœur de Nantes, garé leurs caravanes à proximité, amené quelques moutons bêlants et sautillants, histoire de bien attirer l'attention. Délocaliser la lutte, ne pas se laisser enfermer dans le bocage nantais, donner à leur combat une dimension nationale : les paysans opposés à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), dont certains entament leur vingtième jour de grève de la faim, n'ont jamais oublié cette règle et n'ont pas l'intention de baisser les bras.