samedi 17 octobre 2009

Maintenant avancer vers l'unité de l'autre gauche !


Le 16 octobre, les formations de la gauche de transformation sociale et écologique ont abordé sur le fond la question de la stratégie de construction de leur rassemblement aux élections régionales.

Rien n'est encore acquis, mais un débouché unitaire est possible. Une nouvelle réunion aura lieu le 28 octobre, les Alternatifs souhaitent qu'elle permette enfin l'affirmation d'un positionnement commun en faveur de listes unitaires des gauches anticapitalistes, anti-libérales et de l'écologie radicale, et que s'engage le travail sur un projet alternatif commun.


CONTRIBUTION des ALTERNATIFS à la réunion du 16 octobre

Le processus de discussion engagé entre les forces de la gauche de transformation sociale et écologique doit conduire chacune de ces forces à exposer clairement sa stratégie : c'est la condition d'un travail en commun en confiance et dans la durée.

Pour les Alternatifs l'enjeu stratégique est de faire émerger une gauche alternative, féministe, autogestionnaire et écologique, à vocation majoritaire, ancrée dans les mobilisations et à même de porter et appliquer des objectifs permettant de dépasser le capitalisme productiviste.

Le combat contre ce système est à mener d'abord dans les mobilisations sociales et aussi dans les urnes.

La mobilisation populaire est la clef de ce combat, et ce, quelles que soient par ailleurs la place respective que peuvent donner nos diverses organisations aux luttes et aux élections dans leur stratégie.

Etre en capacité de porter des réformes majeures d'abord dans les luttes, et si les conditions en sont remplies dans les institutions, est aussi un facteur de construction d'une gauche d'alternative. En effet, l'enjeu pour la population se situe sur ce terrain plus que sur celui du changement des rapports de forces entre formations de gauche, souvent renvoyées dos à dos dans une période de crise profonde de l'engagement et des perspectives politiques.

Le système capitaliste n'est plus supportable, sur les plans économique, démocratique, social, et écologique. On ne peut s'en tenir à des aménagements à la marge. Une alternative globale est vitale : là est la ligne de partage première avec les sociaux et écolos libéraux;

Aucune de nos organisations n'est seule en mesure de construire une force politique efficace à une échelle de masse. Ensemble, nos organisations doivent constamment contribuer à développer l'échange, sans hiérarchisation entre le social et le politique, avec les mouvements d'émancipation, féministes, altermondialistes, écologistes, sociaux, démocratiques...

Nous ne pouvons préjuger de la forme que prendra/prendront la force/les force(s) politique(s) au service de l'émancipation. Au stade actuel, c'est un front commun durable des forces et organisations de la gauche de
transformation écologique et sociale qui est à l'ordre du jour. Le front commun peut donner espoir dans les luttes, et force à nos propositions. Sa durabilité est condition de crédibilité.

Nous devons assumer la rupture stratégique avec les sociaux et écolo-libéraux et leurs organisations, car nos projets sont contradictoires. Mais cette affirmation ne nous conduit pas à mettre un trait d'égalité entre la droite d'une part, le PS et les écolo-libéraux d'autre part, et ce, tant en termes de bases sociales que d'orientation.

Nous pouvons assumer des compromis avec ces forces sur des plate formes communes, mais toujours à l'aune des rapports de forces et de contenus en mesure de changer vraiment la société, pas au nom d'un moindre mal souvent alibi de l'alignement.

Pour ce qui concerne les élections régionales, cette démarche conduit les Alternatifs au positionnement suivant :

- Les Alternatifs réaffirment leur orientation en faveur d'un rassemblement durable, dans les mobilisations comme dans les urnes, d'une gauche de transformation sociale et écologique, pour une alternative au capitalisme et au productivisme. Cette construction politique nécessite tout autant l'unité des organisations politiques de gauche de transformation sociale et écologique que la mobilisation et la créativité populaire, non comme relais des partis politiques mais comme contribution décisive au processus de rassemblement.

- Les régionales à venir peuvent être l'occasion de faire un pas en avant pour, ensemble, avec les citoyens-ne-s, les associatifs et les syndicalistes, porter les exigences des travailleurs et des classes populaires, et contribuer ainsi à encourager, renforcer l'unité contre la droite et le patronat pour changer le rapport de force.

- Au premier tour, les Alternatifs défendent la perspective d'un accord national pour des listes communes de la gauche et de l'écologie antilibérales et anticapitalistes, sur la base d'une plate- forme et de propositions communes, listes indépendantes du PS.

- Nous ne sous-estimons pas le travail qui a pu être mené par des élu-e-s du PCF, du PG et d 'autres courants dans les conseils régionaux, cependant, pour les Alternatifs des listes unitaires larges de la gauche de transformation sociale et écoloqiue peuvent permettre de renforcer la présence de la gauche anticapitaliste et antilibérale dans les conseils régionaux, d'adosser le travail de ses futurs élu-e-s à une vrai dynamique politique et militante.

- Pour le second tour, afin de battre la droite, les Alternatifs défendent une fusion démocratique assurant une répartition juste entre les différentes listes se réclamant de la gauche et de Régions Ecologie. Une telle démarche exclut des accords avec des listes intégrant le MODEM.

- Les élu-e-s issu-e-s du rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologique seront au service des mobilisations et porteurs de propositions alternatives. En cas de victoire face à la droite, si le rapport de force ne permet pas d'appliquer un projet commun, nous ne nous engagerons pas dans une solidarité de gestion. Les élus s'engageront à soutenir toute proposition allant dans le sens du projet et à combattre toute proposition contraire.

- Pour les Alternatifs, l'existence de divergences sur le type d'accords après le deuxième tour (participation ou non à l'exécutif régional) parmi les composantes du rassemblement ne doit en aucun cas être un préalable au rassemblement lui-même ; le pluralisme de celui ci doit être assumé et il faut battre la droite.

C'est avec la volonté d'aboutir à un accord politique pour les élections régionales, première étape d'un front commun durable à vocation majoritaire, que les Alternatifs participent aux réunions de toutes les forces de la gauche antilibérale et anticapitaliste.

Les Alternatifs agiront pour que s'engage maintenant, à partir de ce cadre unitaire, un large débat :

- sur les contenus d'une politique en rupture avec la logique du système capitaliste et du productivisme pour les régions,
- pour une politique de solidarité et de coopération juste et équitable au niveau international
- pour des démarches et propositions communes au service des mobilisations populaires
- pour l'ouverture, à travers la mise en place de forums citoyens, de ce cadre unitaire aux citoyennes et aux citoyens, associatifs, syndicalistes, intéressé-e-s par les contenus et la démarche de ce rassemblement
- plus globalement pour des discussions sur tous les points à régler pour trouver un accord, y compris la démarche stratégique, permettant de construire l'unité de la gauche de gauche et de l'écologie radicale.

Afin de ne pas dissocier le dire et le faire, nous devons travailler à un programme pour les régions et aux mesures clés à porter dans les conseils régionaux, y compris dans le cadre de discussions avec le PS et les Verts. A défaut, nous reproduirions les vieilles démarches : programme radical pour les élections, compromis au rabais dans les institutions.

Notre responsabilité est grande : divisés nous laisserions le champ politique s'organiser à gauche autour d'un débat entre le PS et les Verts, avec l'appoint éventuel du MODEM. Construire notre unité, c'est refuser le choix sans espoir entre soumission au PS et marginalité, c'est aussi exprimer et traduire en positif à travers un projet alternatif l'écoeurement généralisé et la désespérance et la colère sociale grandissantes qui peuvent -faute d'espoir et de perspectives- faire l'objet d'une récupération par l'extrême-droite.

jeudi 15 octobre 2009

Notre Dame des Landes : mensonges et faux arguments


La déclaration signée par les 18 maires de la majorité de Nantes-métropole est un modèle du discours politique d’hier voire d’avant-hier ! Tous les procédés rhétoriques sont appelés à la rescousse :

- les grands mots : « avenir, générations futures, ambition, développement et progrès durables, otages, acte fort… » ;

-les affirmations péremptoires : « ce projet renforcera la création d’emplois », « seul le transfert permet de régler la question de la sécurité », « l’intérêt stratégique du projet est établi », « il est impossible de construire une seconde piste » .

Pas un mot en revanche sur les bouleversements en cours, sur la crise économique, écologique, sociale qui devrait nous faire repenser le mot de « développement », sur le choix de société qu’implique ce projet de nouvel aéroport ; pas un mot sur les investissements qui, en cette période difficile pour les finances publiques, lui seront forcément sacrifiés. Tout juste un mot pour dire que le financement devrait être très majoritairement privé mais jusqu’où exactement ? Avec quelles garanties ?


Mesdames et messieurs les maires, votre agacement devant le travail remarquable d’analyse des opposants n’y fera rien, le doute est de plus en plus partagé ; les derniers arguments qui sortent du chapeau aujourd’hui (subventions publiques qui ne seraient que des avances remboursables, fermeture de la piste de Bouguenais) montrent surtout qu’on ment en permanence depuis le début et à peu près sur tout. Pas étonnant que l’opposition de droite de Nantes-métropole apporte son soutien à ce choix productiviste.


Mesdames et messieurs les maires, écoutez plutôt ce que disent les pilotes sur les questions de sécurité et le besoin de 2 pistes, au lieu de vous fier aux sirènes du secteur du BTP.


Nous, Alternatifs, Gauche unitaire, NPA, Parti de Gauche, réaffirmons notre profond désaccord avec un projet et des méthodes dépassés, demandons la réouverture d’un débat totalement transparent et appelons les citoyens à se saisir de leur avenir sans laisser aux politiques, qui prétendent savoir tout mieux qu’eux, le monopole de la parole et de la décision.

Cette réaction communedes Alternatifs, de la Gauche Unitaire, du NPA et du Parti de Gauche de Loire Atlantique répond à la déclaration des 18 maires de la majorité PS et apparentée de Nantes-métropole

mardi 13 octobre 2009

Manifestation nationale pour les Droits des Femmes samedi 17 octobre


Pour une société féministe et autogestionnaire

Les Alternatifs 44 appellent à participer à la manifestation nationale pour les droits des femmes samedi prochain 17 octobre, 14h30, Place de la Bastille.
(déplacements collectifs au départ de Nantes)


Le féminisme et l’autogestion n’attendent pas la rupture anticapitaliste et la révolution : les pratiques féministes et autogestionnaires existent déjà.

L’offensive libérale, les attaques à la fois contre les acquis sociaux, les services publics, les droits et les libertés démocratiques, fragilisent encore plus les femmes déjà touchées par les discriminations et les inégalités.

Les résistances et les mobilisations unitaires sont indispensables à la fois pour dire non, pour construire un rapport de forces mais aussi pour redonner confiance et espoir.

Parce qu’ils défendent un projet alternatif de société, basée sur l’émancipation humaine, individuelle comme collective, et luttent contre toutes les oppressions et les discriminations, les Alternatifs conjuguent féminisme et autogestion.

Pour les Alternatifs, une société féministe est de fait autogestionnaire parce qu’elle permet

• l’autodétermination de toutes et tous (quelque soit la sexualité ou le genre) dans la société

• l’égalité des droits

• le refus des violences

• une meilleure répartition du temps de travail et sa réduction : 32 heures en quatre jours, du temps pour vivre et participer ensemble à la vie citoyenne, du travail pour toutes et tous

• le partage des tâches et des responsabilités dans la sphère privée comme dans la vie sociale et professionnelle

• une éducation basée sur le respect et l’égalité de tous et toutes sans discrimination ni stéréotypes sexistes

• la remise en cause de l’exploitation et de toutes les oppressions, notamment celle de la domination masculine

• la parité stricte dans les institutions et la vie politique, avec non cumul et limitation dans le temps de tous les mandats

Pour une société féministe et autogestionnaire

Pour les Alternatifs, féminisme et autogestion sont incompatibles avec le capitalisme.

Le féminisme se réclame de l’autogestion dans l’organisation de ses luttes et dans ses projets, l’autogestion appelle le féminisme en remettant en cause toutes les oppressions.

Le féminisme et l’autogestion n’attendent pas la rupture anticapitaliste et la révolution : les pratiques féministes et autogestionnaires existent déjà, développons-les partout, c’est ainsi que nous construisons le projet alternatif et que nous préparons les ruptures nécessaires.

dimanche 11 octobre 2009

Que penser de la « Taxe Carbone » ?


Loin de marquer un jalon dans une politique de rupture avec une économie destructrice des écosystèmes, la « taxe carbone » s'inscrit dans la continuité d'une politique libérale dans laquelle la production et la consommation sont régies par le marché. Alors qu'une véritable fiscalité écologique aurait pu constituer un volet essentiel d'une politique de reconversion écologique de l'économie, la « taxe carbone » à la Sarkozy protège les intérêts des entreprises les plus polluantes, ne touche pas aux intérêts du lobby nucléaire et s'avère n'être que le vernis vert d'une économie qui poursuit sa lancée sur la voie de la destruction de la planète.


Eléments explicatifs

À partir du 1er janvier 2010, les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la combustion des énergies fossiles seront taxées sur la base de 17€ la tonne. Cette taxe s'appliquera au fioul, à l’essence, au gasoil, au gaz, au charbon et au GPL. Le prix de « 17 €/tonne de CO2 » impliquera un surcoût de 4,5 cts par litre de fioul ou de gasoil, 4 cts par litre d'essence et 0,35 cts par KwH de gaz. La taxe s'appliquera aux ménages et aux entreprises. Elle ne touchera pas le transport aérien, ni les grandes entreprises déjà soumises au système européen des permis d'émission (dont les fournisseurs d'électricité).

Le gouvernement estime qu'à ce prix, le coût moyen par foyer sera de 74€ pour l'année 2010. Il s'est engagé à compenser ce coût par un crédit d'impôt – ou un chèque vert – qui sera versé aux ménages dès février 2010. Ce montant sera de 46€ par adulte et 10€ par enfant, auxquels s'ajouteront 15€ par adulte au cas où le foyer réside dans une zone non couverte par les transports en commun. En ce qui concerne les entreprises, aucune compensation n'est prévue, les entreprises bénéficiant de l'annulation de la Taxe Professionnelle portant sur les actifs industriels.


La taxe carbone est-elle juste socialement ?


A priori, il est difficile de la présenter comme anti-sociale, du moins, si on ne considère que son volet « particuliers ». En effet, l’intégralité des prélèvements étant redistribuée sur une base uniforme, cette taxe agit en réalité comme une redistribution des sommes prélevées. Plus précisément, d’après une étude de l'ADEME[1] (cette mesure serait favorable aux 3 déciles[2] inférieurs et pénaliserait les 7 déciles supérieurs.


Si on intègre les mesures touchant les entreprises, on ne peut en revanche qu’être choqué-e par la différence de traitement entre les grandes entreprises soumises au système européen des permis d'émission, qui sont exonérées de cette taxe, et les autres. Il existe en effet une différence de taille entre les deux mécanismes : les permis d'émission sont accordés gracieusement aux industries polluantes, tandis que la taxe carbone implique une somme à payer. On sait par ailleurs de quelle manière les mécanismes de flexibilité associés au système des permis (dont les « Mécanismes de Développement Propre »), ainsi que l’instauration d’une bourse du carbone, permettent aux entreprises les plus habiles en matière de spéculation, et les plus aptes à utiliser les possibilités de détournement du système (investissements dans les pays du Sud qui rapportent doublement, financièrement et en termes de quotas d’émissions) à sortir gagnantes de ces pseudo-mesures écologiques. On ne peut également que s’indigner de ce que les « producteurs agricoles », qui contribuent au réchauffement climatique de par l’influence de gaz autres que le CO2, liés à l’élevage (méthane ; protoxyde d’azote) au potentiel de réchauffement dramatiquement plus grave (23 fois plus pour le méthane ; 296 fois plus pour le protoxyde d’azote), ne soient pas concernés par l’instauration de la taxe, ce qui semble indiquer clairement quels intérêts le gouvernement protège.


Par ailleurs, considérée dans un paysage fiscal plus large, l’instauration de la « taxe carbone » peut inquiéter. Elle est en effet associée à la réforme de la Taxe Professionnelle (TP), qui occasionnera une perte nette d'environ 8 milliards d'euros pour le budget de l'État. Le produit attendu de la Taxe Carbone sera de l'ordre de 4,3 milliards d'euros, dont 2,3 milliards environ redistribués aux ménages, soit 2 milliards nets prélevés sur les entreprises. La combinaison de l'abandon de la TP et la mise en place de la taxe carbone aboutit donc à faire un cadeau de 6 milliards d'euros aux entreprises. La TP alimentait essentiellement les budgets des collectivités territoriales, et on peut valablement se demander si l’effet combiné des deux taxes ne risque pas d'amener les collectivités locales à augmenter les prélèvements aux particuliers, ce qui, au final, pèsera sur les ménages.


Est-elle efficace écologiquement ?


La première remarque à faire au sujet de cette taxe est qu'elle évite soigneusement de pénaliser la consommation électrique, ce qui, dans l'environnement industriel français, constitue une prime indiscutable à l'énergie d'origine nucléaire. Souvent présentée comme une énergie « propre » en ce qui concerne le climat, la filière nucléaire émet néanmoins des quantités de GES non négligeables, liées au cycle de vie des réacteurs (construction, démantèlement), et de leur combustible (extraction, transport, retraitement…). Alors que la voie d'une économie véritablement écologiste devrait reposer surtout sur des encouragements aux économies d'énergie, cette « taxe carbone » constitue en fait une prime à l'énergie nucléaire.


Nous avons mentionné plus haut l’impact de l’agriculture, et notamment de l’élevage, qui est responsable sur Terre de 18% des émissions de GES (rapport de la FAO, novembre 2006). Il est très préoccupant que la taxe fasse l’impasse sur un secteur aussi important. Il est par ailleurs incompréhensible que le secteur aérien, qui est responsable de 4% des émissions de gaz d’origine anthropique, proportion en augmentation très rapide, soit également exclu de la taxation (comme c’est déjà le cas pour le transport aérien international, qui n’est pas comptabilisé dans le cadre du protocole de Kyoto).


Deuxièmement, on peut s’interroger sur les effets dissuasifs sur la consommation d’une taxe au montant aussi faible, qui ne pèsera que de 80€ par an sur les ménages les plus touchés, c'est-à-dire les plus riches (d’après l’étude de l’ADEME). Est-ce en demandant une somme aussi modique au dixième de la population ayant les revenus les plus élevés que l'on espère les voir changer de comportement ? La manière dont le débat a été orchestré par le gouvernement montre que celui-ci ne voulait surtout rien faire qui pénaliserait la consommation et donc les profits des entreprises : on a laissé un tollé s'installer autour d'un prélèvement de 32 € la tonne pour, quelques mois plus tard, diviser ce montant par presque deux et instaurer une redistribution totale de ses bénéfices, ce qui divise à nouveau ses effets sur les ménages les plus riches par 2 ! On aurait voulu dénigrer une fiscalité écologique qu'on ne s'y serait pas mieux pris...


Enfin et surtout, il s’agit d’un dispositif censé conduire à une réorientation des comportements, mais qui ne participe d’aucune politique permettant à ces comportements de se réorienter vers des pratiques moins nocives écologiquement. Il s’inscrit dans le cadre d’une politique de casse des services publics (fret ferroviaire, transport de passagers) et de soutien aux activités les plus polluantes (industrie automobile, élevage, autoroutes…). De manière générale, une mesure dissuasive n'a de sens que si elle s'accompagne d'une politique offensive offrant aux agents économiques de réels choix. Ce n'est bien entendu aucunement l'orientation du gouvernement qui consiste à laisser le marché régler les choix économiques fondamentaux pour le meilleur profit des détenteurs de capitaux.

Des propositions alternatives

Si taxe il doit avoir, nous revendiquons le principe du pollueur-payeur, c'est-à-dire que les responsables des émissions de GES soit taxés sans exemption – de même que nous nous prononçons pour une fin des exceptions dans l’application de la TIPP (transport aérien ; marins-pêcheurs ; taxis…) – : production d’énergie y compris nucléaire ; grandes entreprises soumises aux permis d’émission ; agriculture.

Surtout, nous n’envisageons une telle taxe que dans le cadre d’une politique écologique ambitieuse et cohérente. La fiscalité doit accompagner une telle politique, elle ne doit pas s’y substituer. Cette politique doit reposer :


- sur un renforcement et une écologisation des services publics, notamment du transport et du logement, sous contrôle des salarié-e-s et des usager-e-s, avec soutien au fret ferroviaire, et isolation thermique des bâtiments.


- sur un financement important de la recherche dans le domaine des énergies renouvelables, et une aide fiscale aux particuliers et aux entreprises qui désirent recourir à ces énergies.

- sur une relocalisation de la production, notamment alimentaire (avec un soutien à la production coopérative locale), et une incitation aux économies d’énergie et à des pratiques réductrices de l’empreinte écologique et climatique (réduction de la part animale dans l’alimentation)


- sur une rupture avec le culte de la productivité, et une réduction du temps de travail pour tou-te-s, avec une réappropriation des bénéfices des entreprises par les travailleurs/euses au détriment des détenteurs/trices du capital.

(cette contribution est une première synthèse des débats chez les Alternatifs. Elle a été rédigée par Elodie Vieille Blanchard)

PCF 44 : front républicain derrière Auxiette contre front de gauche ?



« Face à l’offensive de la droite qui espère reprendre la main pour aggraver une situation sociale qui pèse terriblement sur les familles populaires, nul doute que les communistes auront à cœur de tout faire pour contribuer au rassemblement le plus large à gauche dès le 1er tour. Rassemblement sur un contenu progressiste ambitieux pour un nouveau développement des politiques publiques régionales. Ce sont à mon sens les conditions nécessaires pour que la gauche soit à la hauteur des enjeux de 2010, à l’inverse des logiques politiciennes qui semblent dominer les positionnements de plusieurs autres forces à gauche, favorisant du même coup la droite de Fillon-Sarkozy ».

Pour qui en aurait douté, l’édito de Gilles Bontemps, vice-président communiste du Conseil Régional, dans la dernière livraison des Nouvelles de Loire Atlantique, signe la décision de la direction du PCF de s’opposer à la construction d’une liste de la gauche de gauche pour les prochaines régionales en Pays de la Loire. Ne doutons pas que le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, composantes du Front de Gauche, apprécieront d’être affublés d’être dans des « logiques politiciennes » pour, au contraire, œuvrer à la construction, dans le luttes et dans les urnes, d’une alternative tant à la politique de Sarkozy-Fillon qu’au social-libéralisme version Auxiette.

Gilles Bontemps ne fait, évidemment, pas la moindre référence aux appels du pied de l’actuel président de la région au MODEM : « Je ne pense pas que les gens honnêtes du MoDem se reconnaissent dans les thèses de Philippe de Villiers », avant d’appeler « les centristes et les démocrates » à constituer un « front républicain » en vue des élections régionales de 2010. Citons encore son : « On partage des valeurs communes avec des centristes, des humanistes, des démocrates chrétiens ». (Ouest France 12 septembre).

S’il n’est pas certains que la décision des communistes de Loire Atlantique fasse consensus tant dans les autres fédérations communistes de la région administrative que chez nombre de militant-e-s de ce parti, il reste que son annonce tend à torpiller les débats nationalement en cours entre les partis de l’autre gauche (PCF, PG, NPA, GU, Alternatifs, Fédération, PCOF).

En faisant la part belle au bilan de la mandature Auxiette - qui, pour notre part, nécessite non d’être rejetée en bloc mais de faire l’objet d’un bilan critique lucide - Gilles Bontemps confirme que le PCF 44 n’entend pas contester l’hégémonie électorale et politique du PS, mais de s’y résigner et de s’y soumettre.

Cela ne donne que plus de responsabilités aux autres composantes de l’autre gauche locale, Parti de Gauche, NPA, Gauche Unitaire, pour lancer sans tarder une campagne régionale commune.

lundi 5 octobre 2009

Votation citoyenne : 46 541 votant-e-s en Loire Atlantique


45 713 non – 616 oui – 202 nuls

Aucun des initiateurs n’avait prévu un tel succès populaire. Et un tel engouement citoyen pour défendre le service public.

C’est le constat unanime qu’ont fait les principaux porte-parole des syndicats, associations et partis politiques, dont les Alternatifs, qui ont uni leurs efforts pour cette votation citoyenne.

Tous indiquent avoir été assaillis d’appels téléphoniques en provenance des communes où cette consultation citoyenne n’était pas organisée ou pour connaitre le lieu exact de la votation.

Et, une fois n’est pas coutume, c’est unanimement qu’ils considèrent ces résultats comme un point d’appui décisif pour contraindre le gouvernement à retirer son projet de loi et qu’ils annoncent de nouvelles mobilisations sociales et citoyennes pour y parvenir.

vendredi 2 octobre 2009

Ils n’empêcheront pas la population d’exprimer massivement son refus de la privatisation de La Poste !


En traduisant devant le Tribunal Administratif, les maires d’Indre, Boussay et Soulvache, et en obtenant l’annulation des délibérations prises par les conseils municipaux de ces communes pour l’organisation de la votation citoyenne contre la privatisation de La Poste, le Préfet de Loire Atlantique a confirmé la volonté du gouvernement de tout faire pour limiter l’impact de cette mobilisation citoyenne.

Les Alternatifs 44 apportent leur soutien aux élu-e-s des trois communes concernées et à tous-tes celles et ceux qui se sont engagés pour que les citoyen-nes puissent exprimer leur opinion sur le projet gouvernemental d’ouverture du capital de La Poste.

Les Alternatifs 44 mettront tout en œuvre pour que le succès de la votation citoyenne mette en échec le zèle ridicule du premier représentant de l’Etat en Loire Atlantique pour entraver un exercice de démocratie citoyenne et exprime avec force l’opposition massive des citoyen-nes du département à toute privatisation de La Poste.

mercredi 30 septembre 2009

La Poste : privatisation, c'est non !


"Le service public : le patrimoine de ceux qui n'ont rien", c'était le texte figurant sur une banderole syndicale.

Aujourd'hui, ce sont plutôt les gros patrimoines qui sont bien défendus par le pouvoir. Les thuriféraires de "la concurrence libre non entravée", ont choisi le triptyque, libéralisation, dérégulation, flexibilisation.

Au tour de la Poste service public populaire, symbolique de liens sociaux, qui, pour cause "d'ouverture à la concurrence doit changer de statut".

Personne n'est dupe, la privatisation est programmée.

Il existe un précédent : France télécom. Entreprise autrefois socialisée, dont les gestionnaires sont aujourd'hui obsédés par la "création de valeur pour l'actionnaire" Le management par la peur, la dictature de la productivité - confisquée pour la croissance des dividendes - font aux salariés une vie littéralement infernale.

Par la Poste "concurrentielle", verrons-nous bientôt notre courrier distribué par des facteurs précarisés, dépressifs, et suicidaires ? Heureusement, le pire n'est pas certain, d'autant moins que nous saurons nous mobiliser pour refuser la privatisation.

Le processus est bien engagé qui transforme les bureaux en supérettes commerciales. Les quartiers populaires et les campagnes sont spécialement dégarnis, les suppressions d'emplois y sont massives, tant aux guichets, que dans la distribution. La dégradation du service postal est massive, nationale et prépare sciemment les arguments des partisans de la privatisation.

Il faut donc tout faire pour assurer le succès du "référendum artisanal" en cours jusqu'au 3 octobre, pour dire non à la privatisation de la poste, et pour exiger une extension des services publics.

La liste des points de vote en Loire Atlantique :
http://www.sudptt44.org/Pointsdevote.pdf

mardi 29 septembre 2009

Une posture inquiétante



Réaction des Alternatifs 44 suite au soutien appuyé de M. Ayrault à la Directrice du CHU :



En apportant son soutien sans faille à la Directrice du CHU dans les conflits autour de l’hôpital public, Jean-Marc Ayrault prend, au-delà d’une position purement personnelle, une posture inquiétante.

Après l’approbation du plan financier qui a entraîné des centaines de suppressions d’emplois alors que l’hôpital public en manque tant, cette position prend une signification :

• d’accord à la mise en œuvre du processus de réorganisation aux forceps des hôpitaux publics, en en fermant de nombreux, avec la mise en oeuvre de la tarification à l’activité (T2A) qui favorise de fait les actes rentables dont sont friands les cliniques privées au détriment des actes et des missions d’intérêt général ;

• d’opposition frontale au mouvement social et de stigmatisation de la lutte des personnels, engagés pour la défense du service public, comme si les facteurs humains étaient secondaires.


Le président du Conseil d’administration devrait pourtant savoir que la politique impulsée par l’ARH et maintenant l’ARS, aux ordres du gouvernement, vise à une restructuration de l’offre de soins afin de faire glisser les services publics de santé vers une privatisation rampante de ses parties les plus rentables.

Les entreprises privées comme la Générale de santé, Vitalia, Capio, Médi-partenaires, Védici ou OC Santé, souvent adossées à des fonds de pensions, arrivent à des taux de rentabilité financière de 16% et ponctionnent plus de 40% des investissements publics alors qu’ils n’accueillent q’un peu plus de 30% des malades ; la T2A assure de fait un transfert du public vers le privé qui fait payer au prix fort les soins par le surnombre de praticiens en secteur 2 avec des dépassements d’honoraires remboursés aux 2/3 seulement par les assurances complémentaires, autre source d’inégalités. La Cour des comptes note bien, dans son rapport 2007, ces mouvements du secteur public vers le secteur privé avec une amputation de 191 M€ du public et un transfert de 168 M€ au privé.

Au-delà des revendications locales, le combat des agents du CHU est donc symbolique des luttes pour la sauvegarde des hôpitaux publics contre la politique du gouvernement Sarkozy au service des actionnaires.

dimanche 27 septembre 2009

La première nécessité, c'est la mobilisation sociale


Résolution adoptée par la coordination nationale des Alternatifs réunie les 26 et 27 septembre fixant l'orientation de notre mouvement pour les semaines et mois à venir.

Les déclarations des dirigeants du G20 ne doivent pas faire illusion. Le système capitaliste reste en crise et leurs propositions visent seulement à le faire perdurer par ces effets d'annonce mais aussi par la répression des mouvements d'émancipation et la poursuite des interventions militaires.

Plans de licenciements, dégradation constante des conditions de travail, retour aux super bonus : le capitalisme financiarisé garde le cap. Une alternative globale à ce système est nécessaire. Elle doit conjuguer :
- une nouvelle répartition des richesses,
- la mise hors marché des biens communs de l'humanité, comme l'eau, et de services publics essentiels comme l'éducation et la santé,
- l'appropriation sociale du système bancaire et des grandes entreprises,
- la reconversion écologique du système de production,
- une démocratie active vers l'autogestion,
- des rapports égalitaires et coopératifs entre le Sud et le Nord,
- l'égalité des droits entre toutes et tous

La première nécessité, c'est la mobilisation sociale. Unité, auto-organisation, convergence, sont les conditions de son succès. Après la manifestation des entreprises en lutte le 17 septembre, il faut développer l'action pour ne laisser aucun secteur isolé. Les Alternatifs seront parties prenantes des initiatives dans ce sens, notamment des marches contre le chômage et les précarités de la fin de l'année. Ils participeront aussi aux mobilisations contre la privatisation de la Poste, la destruction du système de Santé public, les attaques contre la Sécurité sociale, ainsi qu'aux journées des 7 et 22 octobre afin qu'elles soient des étapes vers la généralisation des luttes.

Les Alternatifs soutiennent la manifestation nationale pour les droits des femmes du 17 octobre, et se retrouveront dans les combats écologiques, notamment au rassemblement antinucléaire de Colmar les 3 et 4 octobre et, à Copenhague en décembre, pour la mobilisation écologiste et altermondialiste contre le réchauffement climatique.

Pour le soutien à toutes ces mobilisations, les Alternatifs défendent la mise en place de cadres unitaires larges rassemblant toutes les forces associatives, syndicales et politiques se réclamant de la défense des intérêts du monde du travail, de la gauche et de l'écologie de gauche.

Mais les divergences avec l'orientation social-libérale du PS ne permettent pas de participer à des ateliers programmatiques communs visant à des alliances stratégiques et électorales avec ce parti au moment même où ce dernier recherche l'alliance avec le MODEM.

Les Alternatifs réaffirment leur orientation pour un rassemblement durable, dans les mobilisations comme dans les urnes, d'une gauche de transformation sociale et écologique, pour une alternative au capitalisme et au productivisme. Cette construction politique nécessite tout autant l'unité des organisations politiques de gauche de transformation sociale et écologique que la mobilisation et la créativité populaire, non comme relais des partis politiques mais comme contribution décisive au processus de rassemblement

Cette démarche vaut pour les élections régionales à venir. Elles peuvent être l'occasion de faire un pas en avant pour, ensemble, porter les exigences des travailleurs et des classes populaires, et contribuer ainsi à encourager, renforcer l'unité contre la droite et le patronat pour changer le rapport de force.

Au premier tour, les Alternatifs défendent la perspective d'un accord national pour des listes communes de la gauche et de l'écologie antilibérales, sur la base d'une plate- forme et de propositions communes, listes indépendantes du PS.

Pour le second tour, afin de battre la droite, les Alternatifs défendent une fusion démocratique assurant une répartition juste entre les différentes listes se réclamant de la gauche et de Régions Ecologie.

Une telle démarche exclut des accords avec des listes intégrant le MODEM. Les élu-e-s issu-e-s du rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologique seront au service des mobilisations et porteurs de propositions alternatives.

En cas de victoire face à la droite, si le rapport de force ne permet pas d'appliquer un projet commun, nous ne nous engagerons pas dans une solidarité de gestion. Les élus s'engageront à soutenir toute proposition allant dans le sens du projet et à combattre toute proposition contraire

Pour les Alternatifs, l'existence de divergences sur le type d'accords de deuxième tour (participation ou non à l'exécutif régional) parmi les composantes du rassemblement ne doit en aucun cas être un préalable au rassemblement lui-même; le pluralisme de celui ci doit être assumé et il faut battre la droite

C'est avec la volonté d'aboutir à un accord politique pour les élections régionales, première étape d'un front commun durable à vocation majoritaire, que les Alternatifs participent à la réunion de toutes les forces de la gauche antilibérale et anticapitaliste du lundi 28 septembre.

Les Alternatifs agiront pour que s'engage maintenant, à partir de ce cadre unitaire, un large débat :
- sur les contenus d'une politique en rupture avec la logique du système capitaliste et du productivisme pour les régions,
- pour une politique de solidarité et de coopération juste et équitable au niveau international
- pour des démarches et propositions communes au service des mobilisations populaires
- plus globalement pour des discussions sur tous les points à régler pour trouver un accord, y compris la démarche stratégique permettant de construire l'unité de la gauche de gauche et de l'écologie radicale.

Mettre un terme à gauche à l'hégémonie du social libéralisme


A l'heure où Sarkozy-Fillon annoncent un budget 2010 de combat contre les salarié-e-s et les couches populaires, les Alternatifs se donnent deux priorités :

- construire les mobilisations sociales contre les licenciements et contre les projets du gouvernement pour une généralisation des luttes,

- regrouper la gauche de gauche, dans les luttes et les élections, pour enfin construire une alternative à gauche.

C'est cette double volonté qu'expriment les deux déclarations que notre mouvement a adopté avec le Parti de Gauche et avec le NPA.

Les Alternatifs 44 mettront tout en oeuvre pour les concrétiser localement et invitent celles et ceux qui partagent ces objectifs à les rejoindre.


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Communiqué Alternatifs - Parti de Gauche


Des délégations du Parti de Gauche et des Alternatifs se sont rencontrées le mercredi 23 septembre. Le long échange entre les deux délégations a, pour l'essentiel, porté sur la construction d'un front commun durable des gauches antilibérale et anticapitaliste et de l'écologie radicale.

Les Alternatifs et le Parti de Gauche agissent pour la construction de ce front large, dans les mobilisations écologiques, sociales, démocratiques, et dans les urnes, pour s'opposer dans un premier temps à la Droite à Sarkozy et au MEDEF et mettre en place les conditions pour les battre. Pour atteindre cet objectif il faut mettre un terme à gauche à l'hégémonie du social libéralisme. Les deux organisations sont particulièrement vigilantes face au risque de constitution d'un centre gauche autour du PS, du MODEM et d'alliance type Europe Ecologie.

Dans la perspective des élections régionales de 2010, le Parti de Gauche et les Alternatifs sont favorables :
- au premier tour à des listes de large rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologique , sur la base d'une plate forme politique commune pour une gestion des régions alternative au libéralisme et au productivisme.
- à un accord national pour constituer ces listes, représentatives de la diversité politique et sociale du rassemblement et indépendantes du Parti Socialiste et des listes de type Europe Ecologie.

Le Parti de Gauche place cette stratégie dans la continuité du Front de Gauche qu'il espère voir perdurer, et s'élargir, pour les régionales puis les présidentielles et les législatives. Il s'agit pour lui d'un acquis et d'un outil pour tous ceux qui partagent cet objectif et, pour lui, les Alternatifs pourraient manifestement en faire partie. Le Parti de gauche aspire pour les Régionales à des listes larges unissant l'ensemble du Front de gauche et des partis de l'autre gauche qui n'en sont pas.

Les Alternatifs sont favorables à un front commun durable de toute la gauche de transformation sociale et écologique et de l'écologie radicale.

Au second tour, le Parti de Gauche et les Alternatifs se prononcent en préalable pour la fusion démocratique des listes de la gauche de gauche avec celles du PS, des Verts-Régions Ecologie, et des autres listes de gauche.

Cette fusion démocratique a pour objectif de battre la Droite et d'assurer la présence de la gauche de transformation sociale et écologique et de l'écologie radicale, dans les Conseils régionaux.

Mais les Alternatifs et le Parti de Gauche se présentent à ces élections avec la volonté d'appliquer les mesures de ruptures que portera le programme de "l'autre gauche". En conséquence, la participation à des exécutifs sera conditionnée aux rapports de forces et aux contenus d'une politique de rupture avec le libéralisme et le productivisme et à l'exclusion de toute alliance avec le Modem. Les conditions et la possibilité de sa mise en oeuvre aux prochaines régionales restent en débat au sein des Alternatifs.

C''est avec la volonté d'aboutir à un accord politique pour les élections régionales, première étape d'un front commun durable, que les Alternatifs et le Parti de Gauche participeront à la réunion de toutes les forces de la gauche antilibérale et anticapitaliste du lundi 28 septembre.

Les deux organisations agiront pour que cette réunion permette d'engager, sans autre préalable, notamment sur la question des exécutifs, un débat et un travail unitaires :

- tout d'abord sur les contenus d'une politique en rupture avec la logique du système capitaliste et productiviste pour les régions,

- pour des démarches et propositions communes au service des mobilisations populaires

- plus globalement sur un calendrier qui permettra d'organiser les discussions sur tous les points à régler pour trouver un accord, y compris la démarche stratégique permettant de construire l'unité de la gauche de gauche et de l' écologie radicale.

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Communiqué Alternatifs - NPA

Plans de licenciements, dégradation constante des conditions de travail, retour aux super bonus : le capitalisme financiarisé garde le cap.

La première réponse, c'est la mobilisation sociale. Unité, auto-organisation, convergence , sont les conditions de son succès. Après la manifestation des entreprises en lutte le 17, il faut développer l'action pour ne laisser aucun secteur isolé. Les Alternatifs et le NPA seront parties prenantes des initiatives dans ce sens, notamment des marches contre le chômage et les précarités de la fin de l'année. Ils participeront aussi aux mobilisations contre la privatisation de la Poste, la destruction du système de Santé public, les attaques contre la Sécurité sociale, ainsi qu'aux journées des 7 et 22 octobre afin qu'elles soient des étapes vers la généralisation des luttes.

Le NPA et les Alternatifs soutiennent la manifestation nationale pour les droits des femmes du 17 octobre, et se retrouveront ensemble dans les combats écologiques, notamment au rassemblement antinucléaire de Colmar les 3 et 4 octobre, et, à Copenhague en décembre, pour la mobilisation écologiste et altermondialiste contre le réchauffement climatique.

Pour le soutien à toutes ces mobilisations, NPA et Alternatifs défendent la mise en place de cadres unitaires larges rassemblant toutes les forces se réclamant de la défense des intérêts du monde du travail, de la gauche et de l'écologie de gauche.


Mais les divergences avec l'orientation social-libérale du PS interdisent à nos deux organisations de participer à des ateliers programmatiques communs visant à des alliances stratégiques et électorales avec ce parti au moment même où ce dernier recherche l'alliance avec le MODEM.


Le NPA et les Alternatifs se prononcent pour un rassemblement durable, dans les mobilisations comme dans les urnes, d'une gauche de transformation sociale et écologique, regroupant antilibéraux et anticapitalistes pour une alternative au capitalisme et au productivisme.


Cette démarche vaut pour les élections régionales à venir. Elles peuvent être l'occasion de faire un pas en avant pour, ensemble, porter les exigences des travailleurs et des classes populaires, dire « non, nous ne payerons pas les frais de leur crise » et contribuer ainsi à encourager, renforcer l'unité contre la droite et le patronat pour changer le rapport de force.

Au premier tour, Alternatifs et NPA défendent la perspective d'un accord national pour des listes communes de la gauche et de l'écologie radicales, sur la base d'une plate- forme et de propositions communes, listes indépendantes du PS.

Au second tour ces listes défendent une fusion démocratique avec les autres listes se réclamant de la gauche et celles des Verts, afin de battre la Droite et de faire entrer dans les conseils régionaux des éu-e-s au service des mobilisations et porteurs de propositions alternatives. Une telle démarche exclut des accords avec des listes intégrant le MODEM.


Pour les Alternatifs, la question de la participation à des exécutifs, en débat en leur sein et à débattre entre toutes les composantes des listes unitaires de la gauche de gauche et de l'écologie radicale présentées au premier tour, est en tout état de cause conditionnée aux rapports de forces et aux contenus programmatiques.


Pour le NPA, le bilan du Parti socialiste dans les régions qu'il gérait, la nécessaire indépendance vis-à-vis de ce dernier afin de préserver sa liberté de parole, de vote et d'action pour que nos élu-e-s soient les porte-parole fidèles de la population, impliquent le refus de cette participation.


Le NPA et les Alternatifs seront partie prenante de la mise en place d'un cadre d'élaboration commun à toute la gauche de transformation sociale et écologique, dont la première réunion aura lieu le lundi 28 septembre et se réjouissent de l'écho de cette initiative.

Ils agiront pour que ce cadre préfigure un rassemblement durable, dans les luttes comme dans les urnes.

mercredi 23 septembre 2009

Les Alternatifs 44 affirment leur soutien aux paysans producteurs laitiers qui participent à la grève européenne du lait.


Après plusieurs mois de mobilisation, nombre de producteurs laitiers du département sont passés à des actions radicales : grève des livraisons, blocages d’entreprises, manifestations .... Par ces actions, notamment la grève, très coûteuse pour eux, doublée de la menace des entreprises à l’encontre de leurs fournisseurs grévistes, ils expriment leur colère et leur inquiétude, à la fois face à la chute durable du prix du lait et, pour leur avenir compte tenu de la suppression de toute régulation. Les Alternatifs 44 affirment leur soutien aux paysans producteurs laitiers qui participent activement à la grève européenne du lait.

Une bataille frontale oppose :

- d’un côté les forces libérales, entreprises laitières qui souhaitent par la contractualisation pouvoir être plus libres des quantités collectées et des prix, entreprises de distribution, et gouvernements opposés à toute régulation efficace,

- et de l’autre les partisans d’un ajustement maîtrisé de la production à la consommation européenne, condition de prix rémunérateurs et du maintien de producteurs nombreux, répartis sur l’ensemble du territoire, pratiquant une agriculture respectueuse de l’environnement et des consommateurs.

Il s’agit d’éviter ce qui s’est passé dans le secteur porcin : une restructuration drastique au gré des fluctuations du marché dérégulé, avec la constitution de méga fermes intégrées par les banques et les transformateurs.

Les pouvoirs auraient tort de compter sur la division syndicale pour passer en force en destructurant le secteur laitier.

La lutte des producteurs laitiers concerne tous les citoyens, Les Alternatifs 44 appellent à une mobilisation conjointe élargie des producteurs et des citoyens européens qui seule pourrait imposer une autre politique agricole et alimentaire.

Se joue ici et maintenant une des batailles fondamentales pour le futur de la PAC et des règles internationales !

mardi 22 septembre 2009

Contre la privatisation de La Poste : un millier de manifestant-e-s à Nantes, 200 à Saint Nazaire



A l'appel des syndicats CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC, les postier-e-s du département étaient massivement en grève ce mardi 22 septembre. Selon les syndicats, environ 1 postier-e sur 2 était en grève en Loire Atlantique.

Un millier d'entre eux ont manifesté dans les rues de Nantes, et près de 200 à Saint Nazaire.

Une délégation des Alternatifs conduite par ses deux conseillers municipaux, Louisette Guibert et Bertrand Vrain, était présente, de même que des délégations du PCF, PS et NPA.

La réussite de cette journée nationale de grève est une réponse cinglante aux déclarations du ministre Darcos confirmant la volonté du gouvernement de modifier le statut de La Poste en société anonyme .... et un atout majeur pour préparer la journée de votation citoyenne du 3 octobre prochain contre le projet de privatisation de La Poste.

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La liste des communes de Loire Atlantique où est d'ores et déjà organisée la votation citoyenne :

Bouguenais
St Herblain
Orvault
Séverac
Thouaré
Rezé
Oudon
La chapelle des marais.
Clisson
Châteaubriant
Ste Luce
Mairie de Doulon
Nantes
Indre
St Nazaire
Savenay
Paimbœuf
Carquefou
Bouaye
Blain
St Sébastien
St Malo de Guersac
Vallet
Donges
Geneston
La Turballe
Trignac
Pornichet
La Baule
St Joachim
St Julien de Concelles
Les Sorinieres
La Haie Fouassière
Asserac
Herbignac
St Lyphard
La Chapelle des marais
St Philbert de Grand lieu
La Chapelle sur Erdre
Guenrouët
St Jean Boiseau
Coueron
Basse Goulaine
La Montagne
Missillac
Montoir
Nort sur Erdre
Oudon

samedi 19 septembre 2009

CHU Nantes : solidarité aux agents hospitaliers


APPEL POUR UN SERVICE PUBLIC DE SANTE RENFORCE !

Le nivellement par le bas des avantages sociaux des personnels des hôpitaux publics, ainsi que la dégradation très sensible de leurs conditions de travail, c'est à dire, d'accueil et de soin des patients, font partie d'une politique délibérée de privatisation du secteur de la santé. Tous les CHU en font aujourd'hui les frais, et particulièrement celui de Nantes, qui a vu se réduire considérablement ses effectifs depuis un an (plus de 1000 emplois supprimés sur un total de 8200 hospitaliers non médicaux).

Nous ne pensons pas que cette politique culpabilisatrice des personnels et des patients puissent être de nature à assurer un service public de qualité, que le secteur marchand ne serait d'ailleurs pas en mesure de rendre, alors même qu'il coûterait certainement plus cher à la société (dépassements d'honoraires, ...).

Nous sommes indignés que la direction du CHU de Nantes n'ait pas à ce jour pris ses responsabilités quant à la continuité du service public, en négociant avec les partenaires sociaux, afin de prévenir le conflit aujourd’hui criant. Les personnels ont, par conscience professionnelle, toujours assuré l’accueil des urgences. Privés de l'appui d'une véritable organisation, que les patients seraient pourtant en droit d'attendre, ils ont encore et toujours rogné sur leurs temps de repos pour compenser le manque d’effectif. Ils disent stop !

La direction, quant à elle, préfère faire intervenir les forces de l'ordre et assigne en référé (procédure d'urgence) les organisation syndicales concernées par le mouvement, au motif du blocage des services de la logistique et de l'approvisionnement.


Il serait temps qu’une démocratie sanitaire commence à exister dans cet établissement.

Signataires :
Les Alternatifs 44, Gauche Unitaire 44, NPA 44, MPEP 44, Parti de Gauche 44

mercredi 16 septembre 2009

Mobilisations unitaires contre le projet de privatisation de La Poste


- Grève unitaire des salarié-e-s de la Poste mardi 22 septembre

- Votation citoyenne contre le projet de changement de statut de la Poste samedi 3 octobre


Le gouvernement a déposé un projet de loi transformant la Poste en société anonyme. Le débat est prévu au Parlement dès octobre pour un vote final en décembre. A l’instar du gouvernement, la direction de La Poste multiplie la communication pour affirmer que la Poste restera « à 100% public » et que l’emploi des salarié-e-s y sera garanti jusqu’en 2012, ce qui, pour le moins, est peu rassurant !

La transformation de La Poste en société anonyme ferait entrer le premier service public de proximité dans la même spirale libérale que celle actuellement à l’œuvre à France Télécom/Orange ou à GDF-Suez et aboutirait rapidement à une privatisation totale. Pour les salarié-er-s comme pour les usagers, les conséquences seraient lourdes.

Lourdes pour l’emploi.

La direction de La Poste multiplie les réorganisations. Rien que pour les 6 premiers mois de l’année 2009, elle a supprimé 7500 emplois et fermé 485 bureaux, remplacés par des agences postales communales ou des relais poste chez un commerçant. La première conséquence d’un changement de statut serait l’accélération de ces réorganisations et des suppressions de poste, au mépris du service public de proximité.

Lourdes pour le service public.

Déjà grandement malmené, le service public postal deviendrait un service strictement marchand soumis aux aléas de la course au profit. C’est déjà le cas avec la présence postale mise à mal dans les zones rurales. Ce le serait encore plus en matière d’égalité de traitement notamment en matière de coût et de délai d’acheminement.
C’est pour cela que la bataille syndicale et politique qui s’engage concerne toute la population.

Les Alternatifs 44 appellent la population à se joindre aux manifestations syndicales appelées par CGT, CFDT, FO et SUD mardi prochain 12 septembre à 10 heures à Nantes, Place Bretagne, et Saint Nazaire, Place de l’Amérique Latine, et à apposer sur sa boite aux lettres un auto-collant contre la privatisation.

Partie prenante du collectif départemental contre la privatisation de La Poste, Les Alternatifs 44 appellent tous les citoyen-nes à participer, y compris en prenant localement en charge son organisation, à la votation citoyenne organisée le 3 octobre prochain par le comité national contre la privatisation pour dire non à cette privatisation.

Cette votation est d’ores et déjà organisée, le plus souvent en partenariat avec les mairies, dans de nombreuses villes du département :
Nantes
St Herblain
Bouguenais
St Nazaire
Paimboeuf
Oudon
Donges
Trignac
St Joachim
Guenrouët
Savenay
Rezé
St Malo de Guersac
Vertou
St Julien de Concelles
La haie Fouassière
Geneston
Clisson
Vallet
Bouaye
St Sébastien
Nort sur Erdre
Carquefou
Châteaubriant
Blain
Coueron, etc…

Si vous voulez vous y associer, merci d’envoyer un courrier électronique à alternatifs44@orange.fr