lundi 14 mai 2012

Solidarité avec le peuple grec - A Athènes comme partout, un même mot d’ordre : cette crise est celle des spéculateurs, faut pas payer !


Les milieux d’affaires voient avec inquiétude les résultats des dernières élections grecques. Pas les Alternatifs, qui se réjouissent du succès de SYRIZA. Depuis des mois, les Grecs subissent une politique d’austérité, véritable guerre sociale menée contre les classes moyennes et populaires au nom de la lutte contre la crise et dans l’intérêt des marchés et de la bourgeoisie.


Accompagnées d’un discours culpabilisant et méprisant contre le peuple grec, les conditions de « l’aide » internationale de la Troïka et, particulièrement des gouvernements français et allemands de Sarkozy et Merkel, ont donné ici le visage sinistre de l’équarrissage social au nom des grands équilibres financiers, des intérêts des bourses et des grandes entreprises ouest-européennes. C’est à une mise au pas de toute l’Europe au nom de la crise à laquelle nous assistons : en Grèce, en Italie, en Irlande, en Espagne, au Portugal déjà.


Nous exigeons que le nouveau gouvernement français se désolidarise de cette politique.



Les résultats des élections grecques du 6 mai, qui reflètent la force des mobilisations populaires contre l’austérité, sonnent comme un coup de tonnerre dans le ciel noir européen.


Les commentateurs évoquent avec inquiétude la « poussée des extrêmes ». Pratiquer l’amalgame entre les deux est une pure et simple manipulation. La radicalisation de l’extrême-droite grecque, déportant ses votes du LAOS aux néo-nazis est une très mauvaise nouvelle. A l’opposé, le succès électoral de la coalition de la gauche alternative et radicale SYRIZA est porteur d’espoir pour le peuple grec.


SYRIZA a combattu la campagne raciste contre les « bronzés » (selon le vocabulaire ignoble partagé largement de l’extrême-droite à certains députés du PASOK), elle n’a pas non plus agité le drapeau bleu et blanc contre l’Union européenne. Elle a refusé avec détermination le plan inique de régression sociale, cautionné par la droite et les sociaux-libéraux.


Les Alternatifs saluent le très bon score de SYRIZA, sa détermination à ne pas céder au chantage de Paris et Berlin, comme celui de l’Union européenne, son refus de composer avec les sociaux-libéraux, sa démarche unitaire, démocratique et radicale. Ils espèrent un renforcement de SYRIZA lors des prochaines élections.


A Athènes comme partout,  un même mot d’ordre : cette crise est celle des spéculateurs, faut pas payer !

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